Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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vendredi 16 décembre 2016

Folle envie



Une envie soudaine d'écrire, ne serait-ce qu'un petit article pour partager cette idée qui me trotte dans la tête depuis quelques temps.

Il ne s'agit pour le coup pas de ma relation avec mon Maître, enfin pas directement mais de ce lien qui se crée au travers de mes échanges avec mes amies soumises.

Mes amies je les compte sur les doigts d'une main, soumises ou pas, je limite volontairement mon cercle de blogs tout simplement parce que je suis incapable de vivre un attachement de surface... le "je vais sur ton blog parce que tu viens sur le mien..." très peu pour moi !

Je suis sincère, entière, vraie, que ce soit dans la vie ou par écran interposé.

Le hasard, la chance ou je ne sais quoi d'autre a mis sur mon chemin ma meilleure amie soumise, ma jumelle comme dirait mon Maître, ma sœur de cœur, Elenna.

Je me suis également beaucoup attachée à deux autres amies, Amazone et Elerinna, esclave novice et kajira.

Nos vies sont à la fois différentes et similaires,,évoluant chacune à notre rythme, portées par l'amour et l'envie profonde et sincère de servir notre Maître.

Je vis ces échanges comme un cadeau : échanger en étant comprise, parler librement sans être jugée, être telle que l'on est sans avoir à se cacher, exprimer aussi les doutes et les moments difficiles. Le vécu de chacun permet parfois d'être réconfortée, de se questionner, d'avancer.

Une folle idée m'a traversée la tête il y a plusieurs semaines, et s'il était possible de se découvrir en "vrai", quatre couples Maître/soumise/esclave/kajira, des quatre coins de la France se découvrant pour passer un moment ensemble.

Cette envie n’est peut être que la mienne mais elle me laisse rêveuse.

mardi 29 novembre 2016

Un homme exceptionnel...


Mon Maître m'a demandé un article d'écrire un article sur le romantisme et la relation Maître/soumise.

Je dois dire que le sujet ne m'inspire pas. Nous avons pendant plus d'un an vécu notre relation Maitre/soumise où le romantisme n'existait pas, de même que l'expression des sentiments. Laps de temps où je devenais sa soumise le temps de la séance, où intensité rimait avec contrainte, obéissance, surprise, baise, vouvoiement mais où il n'y avait pas l'ombre d'un je t'aime.

Les sentiments sont apparus lorsque le bdsm est devenu plus ancré dans notre vie, lors de notre passage en 24/7 il y a quelques mois. Une certitude, je ne peux pas vivre sans amour et sans l'expression de celui-ci alors maladroitement les sentiments sont apparus dans notre vie Maître/soumise, pendant nos séances, premiers "je Vous aime" chargés d'une grande émotion mais avec une réception difficile.Point de romantisme pour autant, surtout pas pendant les séances, trop de douceur, de caresses, de massage et la façon même de vivre la séance n'était plus la même, l'intensité tant convoitée disparaissait.

Je dois le sentir Maître, sentir que c’est lui qui dirige et me sentir soumise.

Je me suis, trop souvent interrogée sur notre 24/7, jusqu'à la fin de cet été. Pourquoi vouloir à tout prix mettre une étiquette sur ce qu'on vit ? Pourquoi faudrait-il vivre de telle ou telle manière, suivant l'image que j'avais, moi, du 24/7, une image inspirée certainement parce qu'il me semblait percevoir chez les autres couples vivant de cette manière. Je souhaitais qu'il me tienne, tout le temps, qu'il me donne des consignes, qu'il me fasse sentir sa présence même lorsqu'il n’était pas là. Je ne devais plus être libre et faire ce que j'avais envie de faire au moment où j'avais envie de le faire.

Mon Maître a commencé par m'imposer 2 séances de sport par séance (hourra grâce et pour lui je les tiens toujours  !) mais me tenir tout le temps n’est pas ce qu'il souhaite par manque de temps peut être, ou manque de conviction. Il n'a pas besoin de ça pour sentir que je suis à Lui.

Je l'ai accepté. Je vis de plus en plus sereinement notre relation, sans étiquette, je vis ce que nous sommes et je me laisse guider.

Je suis soumise, plus que jamais, au plus profond de moi. C’est difficile à décrire, je ne trouve pas les mots, j'ai juste une vague d'émotion qui me traverse en écrivant ces quelques mots, ça fait partie de moi.

Je m'agenouille chaque soir à ses pieds avec plaisir, naturellement. Ca n'a pas toujours était le cas, il m'est arrivé de le tester,je ne suis pas à l'abri de le refaire un jour pour susciter une réaction et voir qu'il y a attache toujours autant d'importance. Parfois par simple amusement je m'agenouille sur le lit, surprise par sa fermeté de me désigner le sol du doigt, je ne bronche pas et me met à ma place. Je suis le plus souvent sérieuse dans ma position mais parfois je suis d'humeur joueuse, je souris, je le taquine, tout simplement parce que je suis bien.

Je trouve un refuge lorsque je pose ma tête sur cuisses, lorsque je sens sa main caresser mes cheveux.

Est-ce cette acceptation qui nous permet aujourd'hui de laisser entrer le romantisme dans notre vie ? Ce bouquet de fleur posé sur mon coussin a été magique. Est-ce que je me suis sentie moins soumise, plus vanille à ce moment là ? Pas le moins du monde, je me suis agenouillée sur mon coussin et j'ai pris le bouquet. Il s'est mis debout devant moi. L'expression de l'amour de mon Maître pour sa soumise, une attention, me faire plaisir, me rendre heureuse.

Non le bdsm n’est pas seulement fait d'autorité, de flagellation, de marques. L’autorité de mon Maître est naturelle, et quoi de plus naturel  entre deux êtres qui s'aiment que d'exprimer leurs sentiments par de petites attentions.

La soumise peut aussi se faire gâter, chouchouter... Mon maître m'a offert une séance à la cire et j'ai trouvé ça romantique même si l'instant d'avant il m'a promenée nue, tenue en laisse, allant jusqu'à m'obliger de me positionner devant notre fenêtre donnant sur le côté rue alors que nous attendions de la famille d'un moment à l'autre.

Il s'est démené pour moi, pour me faire passer un superbe anniversaire. La soumise pieds sous la table se laissant servir par son Maître, il m'a préparé de bons petits plats, m'a offert une robe magnifique, que je n'aurais jamais accepté de m'offrir. J'ai vu ses yeux pétiller d'amour et dire "qu'est ce que tu es belle" lors que je l'ai enfilée.

J'ai ensuite découvert la carte qu'il m'avait écrite, l'organisation d'un week-end, rien que tous les deux, me demandant de me laisser porter, de me laisser guider et que ma seule tâche serait de faire la valise. Si ça ça n'est pas romantique ! Rien qu'à l'imaginer je me suis retrouvée complètement trempée.

C'est trop, je pense qu'il a perdu la tête. Rien n'est trop beau pour moi, sa soumise, la femme de sa vie ! Mon Maître est incroyable, surprenant mais aussi exceptionnel !!

Le romantisme est une façon parfois d'exprimer ses sentiments, de créer une ambiance, de faire plaisir, de chérir l'être aimé. L'accepter dans notre vie ne nous fait en aucun perdre ce que nous sommes, au contraire, cela nous montre nous n'avons pas choisi le bdsm mais qu'il fait partie de nous, de notre vie tout comme notre amour en fait partie et si tel est le plaisir du Maître de faire rêver sa soumise, fleur bleue à ses heures alors pourquoi s'en priver !

Et si notre relation n'est pas celle de tout le monde, peu importe.

Je me prends parfois la tête, turlupinées par un tas de questions inutiles qui entachent mon/notre bonheur. Je ferais mieux de me laisser vivre et profiter de la chance que nous avons.

Je suis si heureuse de partager ma vie avec Vous, Maître

Je Vous adore !

Votre soumise sur son petit nuage

vendredi 25 novembre 2016

Nouveau tour sur les montagnes russes...


Je parlais il y a quelques temps de mes montagnes russes et je n'y ai une fois de plus pas échappé.

Quel a été l'élément déclencheur ? Probablement le passé dans lequel je me suis replongée suite à un échange avec un Maître. Selon celui-ci les soumises ont un trait de caractère commun : ce sont des personnes qui manquent de confiance en elle ou une image dégradée d'elle-même. Elles se dirigent donc vers le bdsm et tente d'y retrouver une estime d'elle-même au travers de leur Maître.

Je me permets de le citer :

"Soumise = Confiance en soi en berne, image de soi dégradée
Soumission = Dans un espace temps défini, je me prouve, je lui prouve que je suis capable de….Comme j’ai une faible confiance en moi, j’ai besoin que mon Maitre me renvoie une image positive de moi pour y croire...  

La Soumise a besoin que l’on s’occupe d’elle pour devenir « unique », l’objet de toutes les attentions. Encore une fois c’est le mécanisme précédent qui est à l’œuvre : la valorisation de son image : Etre reconnue."


Il m'a dit que si je posais la question à mes amies soumise, je verrais qu'elles ont très certainement un manque de confiance en elle. Il a senti que j'étais proche d'une amie sur Fetlife (qui se reconnaitra) et m'a invité à lui poser la question pour affirmer ses dires, je lui ai répondu que selon moi ça n'était pas le cas (pour elle en tout cas), mais il m'a dit de lui demander... A travers cet article je pose donc la question de façon plus générale à celles qui voudront bien répondre.

Il m'a fait au travers d'un simple mot prendre conscience que je n'ose pas m’affirmer, je "pense" et je "crois" beaucoup de choses. Je vais donc dire les choses telles que je les ressens.

Oui je manque de confiance en moi, oui j'ai une image parfois dégradée de moi mais je suis sûre que ça n’est pas ça qui m'a amenée au bdsm. J'y ai, au commencement de cette relation, trouvé une nouvelle passion, une nouvelle intensité, c'était sexuellement très épanouissant et cet épanouissement passait par la soumission parce que j'aime être surprise, attachée, obéir, avant d'y découvrir véritablement un mode de vie.

Je peux néanmoins croire sans difficulté que beaucoup de soumises manquent de confiance en elles. IL peut être en effet avec ce trait de caractère difficile de s'imposer même si certains font le choix inverse c'est à dire tenter au contraire de s'affirmer dans le rôle du Maître.

Mais cela m'a fait ressasser des choses, mon moral a baissé alors que dans mon dernier article tout allait bien, moins bien, moins tout, bonne à rien ! Le moral à la limite du zéro, incomprise par mon Maître qui n'a pas compris pourquoi je passais d'un extrême à l'autre, pourquoi je pensais que lui-même n'avait pas une bonne image de sa femme, de sa soumise, qu'il la pensait vide, pas intelligente.

Après avoir beaucoup pleuré, il a fallu que j'entende de sa bouche les mots que j'avais besoin d'entendre, besoin de savoir qu'il m'estimait et que je n'étais pas une coquille vide juste bonne à être soumise. J'ai de la chance d'avoir une véritable amie, ma folle à chats, qui m'a apporté son soutien. Ça m'a beaucoup aidé et ça m'a permis de remonter la pente. Je sais que l'équilibre est parfois fragile, je passe d'un extrême à l'autre sans savoir pourquoi  mais ça m'a permis au moins temporairement de chasser ces idées de mon esprit.

jeudi 24 novembre 2016

La cire...



Suite à notre dernière séance mon Maître m'a demandé d'écrire un article sur la cire, qu’est ce que j'aime, qu’est ce que je n'aime pas, qu’est ce que je ressens...

Ca fait tout juste un an que j'y ai goûté pour la première fois. Le jour n'a probablement pas été choisi au hasard par mon Maître et quoi de plus normal que de sortir une bougie le jour d'un anniversaire. Une goutte, une deuxième, un mélange de sensations partagée entre peur, plaisir, chaleur, picotement.

Cette découverte m'a donné envie de recommencer mais j'ai vite compris que cette bougie n'avait de basse température que le nom. Même en tentant d'éloigner la bougie, je trouvais ces gouttes bien trop chaudes pour les apprécier, une grimace à chaque goutte. Mouais, bah la bougie c'est pas si formidable que ça.

En bonne soumise mon Maître m'a donné une fois le choix d'une récompense et devinez ce que j'ai choisi ? La bougie ! Oui !! Mais pas sur moi, sur lui ! Bien que réticent il a accédé à ma demande. Imaginez mon Maître sur le ventre, et le pouvoir de la soumise à califourchon sur lui tenant entre ses mains la fameuse bougie rouge allumée. J'ai joué comme il l avait fait avec moi, éloignant ou rapprochant la bougie de son corps. Un avantage tout de même cette cire se nettoie vraiment très facilement, elle n'accroche pas à la peau et une fois débarrassé j'ai pu découvrir son dos rougi (oui c’est bien chaud !). Mon Maître n'a pas été convaincu non plus.

Le bâton rouge a trouvé une nouvelle utilisation en début d'année. Lors d'une séance, allongée sur le dos, les yeux bandés mais en mode intriguée je me suis surprise à essayer de regarder sous le bandeau (promis c'était exceptionnel !), je ne distinguais pas grand chose si ce n'est la lumière orangée de cette bougie  qui faute de bougeoir avait pris place dans ma chatte avec un mouvement de va et vient c'était très fort et vraiment très très excitant.

Nous nous sommes depuis réconciliés avec les bougies, laissant tomber les basses températures pour des bougies traditionnelles, basiques, blanches et sans parfum (il convient bien sûr de tester la température avant de l'utiliser).

Nous avons d'abord commencé avec des bougies type chauffe-plat, j'ai ainsi pu découvrir la sensation d'un filet de cire, du plaisir à sentir ce liquide chaud couler sur  mon corps, la sensation n'a rien à voir avec du goutte à goutte. Mais quelle misère pour nettoyer, ça accroche à la peau, ça ne s'enlève pas à sec, je n'ai donc rien trouvé de plus efficace que de me laver au gant de crin (et là pas besoin d'avoir d'être fessée pour avoir la peau écrevisse).

Mon Maître m'en verse un peu plus à chaque fois. Lors de la dernière séance, j'ai compris pourquoi il avait allumé des bougies, pour le côté romantique mais pas que ! Alors que j'étais en train de me caresser avec mon jouet, yeux bandés, j'ai senti la cire couler sur mes seins. J'ai tout de suite su qu'il ne s'agissait pas des petites bougies habituelles. D'environ 3 cm de diamètre pour 5/6 cm de haut, la cire s'était accumulée dans le photophore depuis le début de notre séance. Elle était plus chaude qu'à l'accoutumée, pas insupportable mais plus chaude quand même. La sensation de ce ruisseau chaud est exceptionnelle, assez indescriptible, même si je pense que je grimace lors du contact sur ma peau. Les yeux bandés le ressenti est amplifié, le fluide très liquide coule sur la peau, comme de l'eau donnant l'impression qu'il y en a beaucoup. Mon Maître avait plusieurs bougies à sa disposition, il m'a demandé d'écarter grand les jambes, j'étais crispée, j'avais peur, peur qu'il déverse ce liquide sur mon clitoris, que ce soit trop chaud (ce petit endroit est quand même bien plus sensible), j'imaginais déjà le nettoyage impossible, regrettant d'avoir négligé une épilation correcte et laissé une touffe de poils. J'ai tenté de refermer les jambes pour me protéger puis vient la voix de mon Maître demandant de les écarter faute de quoi elles seraient attachées. Mais fermer les jambes est un réflexe.

Etre attachée aurait pu être une solution, de facilité dont je ne voulais pas, j'ai donc écarté les jambes apeurée. Finalement la cire ne s'est déversée que sur mes seins formant une coque rigide. La cire a monopolisé toute mon attention et m'a fait délicieusement jouir. Et bonne nouvelle celle-ci se nettoie facilement :)

Alors pour Vous Maître, voici en quelques mots ce que je pense de la cire :

J'aime la sensation envoûtante de la cire qui se répand sur mon corps, sentir cette vague chaude est incroyable même si elle me fait parfois peur (d'être brûlée)

J'aime que Vous m'en mettiez un peu plus à chaque fois. J'ai envie d'en avoir plus encore, avoir mes fesses recouvertes de cire par exemple, que vous orniez mon corps de couleurs...

Notre dernière séance m'a fait sentir votre puissance mais aussi ma peur. Recouvrir mon intimité de cire m'a réellement terrifiée, curieuse peut être, envie de m'offrir encore plus à Vous, d'aller plus loin mais aussi freinée (peur des conséquences). Si un jour vous décidez prévenez moi pour que je puisse à minima faire une épilation adaptée ;)

Je fais un petit edit aujourd'hui, au lendemain de mon anniversaire, pour Vous remercier pour notre séance imprévue et ce marquage à la cire pour la première fois les yeux ouverts.

Les sensations sont différentes Maître, oui je sais à quoi m'attendre et par conséquent il n'y a pas la surprise et le même ressenti qu'avec le bandeau. Je me suis trouvée plus résistante, j'ai aimé vous voir tenir cette grosse bougie, y voir la lueur orangée lécher la cire pour la rendre liquide et voir ce filet dégouliner doucement jusqu'à ce qu'il entre en contact avec ma peau, voir  mon ventre, mes seins blanchir et disparaitre sous une épaisse coque de cire. Un moulage de mes seins avec l'empreinte de mes pointes emprisonnées dont je me souviendrai longtemps.

Merci Maître

lundi 21 novembre 2016

Petite gourmande...



Tout a commencé il y a une dizaine de jours, assise à califourchon sur mon Maître, je lui ai demandé l'autorisation d'aller chercher mon jouet préféré, mon body wand. Il sait combien je l'aime et a accepté. Je me suis dirigée d'un pas léger vers notre armoire pour ne réveiller notre enfant, j'ai attrapé mon jouet et l'ai aussitôt branché, je tourne la molette et là... rien ! Le néant ! En bonne femme ne cherchant absolument pas à comprendre d'où pouvez venir le problème je mets sur arrêt, je tourne à nouveau, toujours rien, grrr, foutu jouet ! Mon Maître découvre le problème, le fil à l’extrémité est dénudé, (re)grrrrr

Il ne s’est pas pressé pour le réparer et jeudi dernier j'ai fait un peu l'impertinente en disant que si je n'avais pas mon jouet, ça n'était pas la peine de faire une séance le lendemain. C'était bien entendu sur le ton de la plaisanterie mais j'étais agacée tout de même.

Vendredi matin, mon Maître est parti exceptionnellement après moi de la maison, je file à l'école, fais mes bricoles en rentrant avant de me diriger vers mon bureau où je trouve mon body wand avec petit mot : une invitation à le tester tout en me demandant de lui écrire un rapport après.

Ce genre de demande n'attend pas ! Un petit nettoyage et le voilà branché. Téléphone ! Mince, je me demande une fraction de seconde si je vais aller répondre, je décide que oui car je n'ai pas envie que le téléphone sonne à nouveau après. Mon Maître... je lui fais part de ma surprise en découvrant son mot et lui demande en même temps si je ne risque pas l’électrostimulation vu le scotch placé au niveau de la réparation. Finalement le test est reporté, me voilà avec quelques recherches à faire qui ne peuvent pas attendre.

Une heure plus tard, je n'ai plus du tout la tête au jouet mais je monte tout de même dans la chambre, je ne souhaite pas faire attendre sa demande. Et là, hummm, je retrouve les délicieuses vibrations. Cette diète forcée semble me rendre encore plus sensible et moins de deux minutes après, l'orgasme aussi brutal que rapide me submerge. Trop vite, je me sens insatisfaite, je le laisse donc en place et avec deux minutes supplémentaires je jouis une deuxième fois. Petit rapport comme demandé à mon Maître et je laisse la journée se passer, mon Maître me réserve une séance ce soir là.

Bien qu'ayant eu des moments câlins, nous n'avons pas eu de longues séances depuis 2 semaines, l'emploi du temps de mon Maître ne permettant pas qu'il se libère les seuls jours où nous pouvons avoir la maisons pour nous seuls. Je devrais me réjouir et pourtant je n'ai pas la tête à ça, les longs moments sans séances me font douter de ma capacité à lâcher prise et à faire le vide autour de moi. Lors de notre dernière séance mon Maître m'avait dit qu'il ne m'avait pas assez mise en condition (il m'envoie souvent des mails ou des textos avant pour me donner des consignes) et voilà qu'aujourd'hui ça recommence, je sais juste que je vais avoir une séance à 18h30 rien de plus.

Lorsque je rentre à la maison, il est déjà là, sous la douche. Je vais à mon tour me préparer et j'attends son autorisation avant de me rendre dans la chambre (habituellement je l'attends agenouillée).

En entrant mon regard se pose d'abord sur les bougies qu'il a allumées (ce qui est assez rare), mon Maître est adossé contre la tête de lit, vêtu d'un jean et d'un tee-shirt, pieds nus. Il me demande de me mettre dans ma position, sur mon coussin, luxe auquel je n'ai droit que lors des débuts de séances.

Et là, je fonds, sur mon coussin m'attend un bouquet de roses rouges. Nos séances n'ont jamais été romantiques mais le début de celle-ci l'est assurément. Un sourire jusqu'aux oreilles éclaire mon visage, émue et touchée par cette attention, le coeur remplit d'amour.

Puis vient le début de la séance, je lui baise les pieds, il me passe mon collier, les bracelets de contraintes, resserre le bandeau à l'arrière de ma tête. Je me lève et je sens  les cordes de mon Maître passer autour de ma poitrine, sur ma taille, mes cuisses.... Je n'ai aucun mal à deviner qu'il est en train de me faire un nouveau cordage et me demande quand il l'a appris. Il m’autorise à voir le résultat, je suis décidément fan des cordes, quelques photos, l'objectif me met toujours si mal à l'aise. Il replace le bandeau et continue son cordage que je ne verrais pas, je sais que cette partie n'est pas pour moi mais pour lui et qu'il est en train de me comprimer la poitrine.

Allongée sur le lit il me donne mon jouet et me demande de me caresser. Je me mets la pression, comme à chaque fois. Je me dis qu'il va s'attendre à ce que je jouisse en 2 minutes comme le matin, les vibrations me donnent du plaisir mais l'orgasme ne veut point venir. Ca y est... je me trouve longue, j'ignore depuis combien de temps je me caresse, si ça fait 5 minutes ou 10... plus peut-être, j'ai perdu la notion du temps sous le bandeau, je me dis qu'il va me trouver longue aussi... le pire c’est que je sais que lorsque je cherche l'orgasme il ne vient pas et pourtant je ne peux m'en empêcher. Je n'ai pas toujours été comme ça, autrefois je n'attendais rien et je jouissais beaucoup, désormais je ne comprends plus comment font les autres jouisseuses pour jouir autant. J'ai besoin d'être dans ma bulle et un rien peut me faire redescendre, une parole quand il ne faut pas...

Je joue avec la molette pour intensifier les vibrations et mon corps finit par lâcher.

Le reste est un grand trou noir, je suis incapable de remettre de l'ordre dans ce qui s'est passé. Mon Maître m'a fait abuser de mon jouet, il m'a baisé durement, je me suis caressée encore tandis qu'il maintenait mes pieds en l'air, jambes grandes écartées ou qu'il tirait sur l'anneau de mon collier, je me souviens avoir joui, avoir eu des crampes de pieds, joui encore, senti les cordes comprimer fortement ma poitrine, sa main tirant sur mes seins, joui encore plus fort longuement tandis qu'il déversait la cire sur ma poitrine et le summum j'ai joui pendant qu'il me baisait en hurlant encore plus fort.

J'ai fini la séance complétement épuisée mais heureuse, je me suis avec regret agenouillée pour qu'il me retire mon collier.

Merci Maître pour cette belle séance.

Je Vous aime
Votre petite gourmande


vendredi 4 novembre 2016

Récit à la demande de mon Maître


En début de soirée mon Maître m'a téléphoné, nous avons un peu papoté, raconté nos journées, il m'a annoncé qu'il rentrerait assez tôt pour que nous ayons une séance. Je n'étais pas chez moi et n'avais rien préparé avant mon départ car voyant l'heure tourner je me suis dit qu'il ne pourrait pas se libérer aujourd'hui. Pas de tenue particulière, je devais juste l'attendre agenouillée, détendue et sexy et me laisser porter.

A son arrivée dans notre chambre il m'a passé mon collier et suivant notre rituel, il m'a demandé ce que cela signifiait, mes mots d'alerte... Il m'a ensuite bandé les yeux et m'a offert un cadeau, de nouveaux bracelets de contrainte plus larges pour mes poignets (merci Maître il y a longtemps que j'en voulais). Mains en l'air, j'ai senti ses cordes se serrer autour de moi, au dessus de ma poitrine, en dessous, autour de ma nuque, hum ce que j'aime ça. Puis il a accroché mes mains avec les chaînes pour les maintenir suspendues.

J'ai alors senti les caresses du petit fouet en daim, une des premières acquisitions que nous avions faites il y a plus d'un an et demi, il l'a fait claqué sur mes fesses en me disant "ça ne vous fait plus rien", c'est vrai que maintenant il me parait très gentillet.

Le martinet à longues lanières a donc pris la relève, quelques coups avant qu'il me dise :

- Vous allez compter maintenant.

Je me suis mise à compter... un, deux, ...

- Plus fort je veux vous entendre.

Il a fait claquer les lanières sur mes fesses, mes cuisses où je ne peux m'empêcher de gigoter, mon dos, mes seins.

Si certains coups sont supportables, d'autres m'arrachent une vive douleur, j'ai du mal avec l'extrémité des lanières qui va plus loin que la zone d'impact pour se loger sur les côtés des cuisses, sur les flancs...

... quarante-neuf, cinquante. Je pensais que c'était son objectif, je me suis trompée...

J'ai continué à compter... soixante dix-neuf, quatre-vingts !

- C'est bien soumise. Lorsque je vous ferai passer votre test, je vous donnerai cent coups.

Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite, j'ai été prise soudainement de nausées, je ne me sentais pas bien, j'avais les yeux cachés par le bandeau, je me demandais si je devais le dire, en voulant pas gâcher ce moment. Il a fallu que je le fasse car j'avais l'impression que je n'allais pas tarder à tomber dans les pommes, j'ai demandé à mon Maître si je pouvais m'allonger, ce qu'il a bien sûr accepté, il m'a retiré mon bandeau et a attendu patiemment que le malaise passe.

Nous avons ensuite repris notre séance, je me suis caressée devant lui à sa demande avant qu'un jouet ne remplace ma main jusqu'à ce que je jouisse. Il m'a ensuite baisé et a joué avec la roulette de Wartenberg, mais pas en mode douceur, en appuyant fermement dessus, mes bras, mon ventre, mon dos. je sentais la roulette appuyer fort sur ma peau, je me demandais jusqu'à quel point il appuierait, l'insistance sur mon dos m'arracha quelques cris.

Des questions, des affirmations, des doutes se bousculèrent dans ma tête. La douleur était forte, plus qu'à l'accoutumée, il me poussait plus loin mais mon esprit reprenait le contrôle.

Je me suis demandée subitement si mon avenir était celui d'une soumise, ai-je vraiment envie de ça ? Je ne suis en tout cas pour le moment pas soumise masochiste, ça c'est certain.

- C'est dur soumise ? Regardez-moi

Je tournais le visage vers lui avec mes yeux embrumés.

- Oui, Maître

- Pourquoi vous le faites ?

- Pour Vous Maître.

- Pour faire plaisir à votre Maître.
Lors de nos dernières séances je vous ai poussé à chaque fois un peu plus loin, la cravache, la cire, le martinet. Vous aurez bientôt cent coups pour votre test (censé marqué si je le réussis la fin de ma période novice/apprentie), vous le raconterez sur votre blog ce soir. Je vous pousserai comme je ne vous ai encore jamais poussée...

....Vous n'aimez pas souffrir ?!

- Non Maître.

- Est ce que c'est trop ?

Comment pouvais-je répondre à cette question ? Je lui ai donc simplement demandé "et si ça l'était ?"

- Cela voudrait dire que nous aurions atteint vos limites et qu'il faudrait diminuer. Ce n'est pas pour autant que vous n'êtes pas une bonne soumise.

L'entendre ! "Nous aurions atteint vos limites", non, non et Non ! Coup de massue !  Les avons-nous atteintes ? Les larmes me sont montées aux yeux. Moi qui fais tout pour toujours aller plus loin, pour ne prononcer aucun mot d'alerte même quand les coups sont difficiles, laissant pour tout réponse "pas de couleur Maître" quand il me souhaite savoir où j'en suis.

Cela fait plus de 18 mois que j'essaie de m'améliorer sans cesse, que j'attends désormais ce test qui marquera la fin de mon initiation pour accéder au développement, obéissant à tout ordre sans réfléchir. J'ai attendu si longtemps, pensant parfois que je serais à jamais une soumise en période d'essai. Jusqu'à ce que je me sente prête, jusqu'à ce que Lui me sente prête à aller plus loin. Et tout aurait basculé ce soir parce que la douleur chez moi se mue rarement en plaisir, même si  j'ai la satisfaction et le plaisir de servir mon Maître. Pourquoi mon esprit refuse-t-il de capituler, pourquoi je me pose ces questions ?!!

Je sais qu'il y a quelques temps je n'aurais pas supporté ces 80 coups de martinet et c'est d'ailleurs plutôt la roulette qui m'a fait douté de ma capacité à supporter la douleur, s'agit il d'une habitude à prendre ?

Ne pas être à la hauteur, ne pas être une bonne soumise me rend malade. De la déception. Déçue de moi-même.

Je n'ai pas pu exprimer mes sentiments à ce sujet avec mon Maître à la fin de la séance lorsqu'il m'a demandé ce qui n'allait pas, incapable de prononcer le moindre mot. Je sais qu'il lira bien sûr mon article.

Pourquoi Maître n'ai-je pas réussi à Vous parler?

Parce que j'ai peur de votre attitude en retour. Me dire "c'est pas grave, nous sommes bien comme ça" ou changer ce que Vous aviez prévu de me faire faire à l'avenir ou lors de ce test..

Je ne le souhaite pas ! Je ne veux pas de votre compassion.

Mon rêve est de devenir une soumise, une Très bonne soumise, celle qui vous obéira aveuglement et qui fera ce que Vous avez décidé pour elle. C’est certainement le seul projet/envie dans ma vie que je ne veux pas rater !! Le seul que je ne veux pas abandonner.

Quelques heures ont passé depuis la fin de la séance, je sens encore la chaleur de vos marques, la pression est redescendue, je ne doute plus, je sais ce que je veux, aller plus loin même s'il est vrai que mon plaisir lors de nos séances est plus grand quand je ne suis pas captive de la douleur.

Je Vous aime,

Votre Soumise

samedi 15 octobre 2016

Sur les montagnes russes...



Voilà un moment que je n'ai rien écrit ici, plus de 2 semaines, presque3, je crois que c'est la première fois que je garde le silence si longtemps. Les changements sont nombreux en ce mois d'octobre, un nouveau départ professionnel pour mon Maître qui nous amène à vivre différemment, je lui apporte mon aide comme je peux, cela me prend beaucoup de temps, pour ne pas dire tout mon temps. Je finis la journée fatiguée, obsédée par ce qu'il me reste encore à faire. Je visite les blogs de mes amies soumises sans pouvoir lire tous leurs articles, je lis les derniers ou ceux qui m’interpellent parfois sans prendre le temps de poster un commentaire. Le travail revient également  à la maison avec mon Maître, quelques mails encore à faire... des soirées courtes et du temps en moins ensemble.

Je ressens un grand besoin d'amour. Oui j'aime qu'il me baise mais j'ai aussi envie de tendresse, de câlins, d'amour, besoin de sentir qu'il m'aime tout simplement.

Mon Maître m'a donc offert une séance  peu particulière la semaine dernière. Je devais l'attendre vêtue uniquement dans ma position d'attente agenouillée, bijoux sur les seins, les yeux bandés et les mains menottées dans le dos, pas si simple de faire tout ça toute seule mais ça m'avait mise en condition. Lorsqu'il est arrivé je l'attendais simplement vêtue d'un shorty, il m'a dit combien je le faisais bander, j'ai pu le toucher découvrant ainsi qu'il ne portant rien sous son jean. J'ai découvert par la même occasion qu'il ne portait jamais rien sous son jean lors de nos séances. Un an et demi que ça dure avant que je ne m'en rende compte ! Il faut dire que j'ai souvent les yeux bandés et je n'ai en général pas le droit de le toucher. Il m'a fait basculer sur le lit à plat ventre, toujours mains dans le dos menottée avant de me masser, tendrement, ça m'a perturbée, je ne savais pas si notre séance n'allait être que tendresse. les moments à deux sont tellement rares, l'organisation des séances difficiles... J'aime ses massages mais je ne voulais pas utiliser ce moment si précieux juste pour ça. La séance a continué sur le même chemin, des attentions pour moi, pour mon plaisir avant que mon Maître s'aperçoive qu'il me manquait quelque chose, j'avais besoin de me sentir plus à lui, qu'il me parle comme il le fait à sa soumise pour prendre plus de plaisir. La tendresse que je lui avais pourtant maintes fois demandées n'était pas suffisante. Cette séance nous a montré qu'il était réellement difficile pour nous d'allier les deux. Mon Maître reste un homme tendre et câlin mais nous avons tout simplement des difficultés à vivre une séance de cette façon.

Peut être à cause de la fatigue accumulée ou de ce manque d'amour, je suis à nouveau tombée dans un trou, plus profond encore cette fois, là où je ne pensais jamais retomber. Mon moral est descendu au plus bas où il fait tellement noir qu'il m'est difficile d'apercevoir le moindre rayon de lumière : rien ne va, tout cloche, rien n'est assez, tout est remis en questions. Je me suis enfermée à l'intérieur de moi-même en grisant  tous les aspects de ma vie.

Puis il y a ce soir où je me suis agenouillée près de lui comme je le fais chaque soir. Au lieu de rester sagement à ma place je l'ai enlacé en lui disant que j'avais envie de lui. Nous étions fatigués mais il m'a encouragé à poursuivre, bien que j'en sois l’investigatrice. Nous avons fait l'amour, tendrement mais de façon si forte ! Je crois avoir utilisé mon mot d'alerte "rose" signifiant que j'avais besoin de lâcher prise, de pouvoir lui parler et exprimer mes sentiments simplement comme nous le faisions dans notre vie vanille. J'avais besoin de sentir qu'il tenait à moi, un besoin d'amour profond qui ne pouvait que m'aider à remonter la pente raide sur lequel mon moral était.

Ce qu'il nous manque c'est du temps - ensemble - pour décompresser, se retrouver...

Hier mon Maître m'a fait une surprise. Il m'a invité à déjeuner (habituellement nous ne nous voyons jamais du matin au soir) et s'est libéré l'après-midi. J'étais tellement heureuse que quelques larmes ont coulé en apprenant qu'il rentrait plus tôt à la maison. J'ai reçu ses consignes par texto, bien qu'étant juste dans une autre pièce de la maison, m'indiquant que je devais être prête à 15 h uniquement vêtue d'un corset dans ma position d'attente. J'ai eu peur de ne pas être prête à temps car j'ai un peu trainé avant d'aller me préparer, petit rappel à l'ordre me prévenant que mes fesses s'en souviendraient tout le week-end si je n'étais pas ponctuelle.

Je suis arrivée sur mon coussin, pile à l'heure, peut être même avec une minute d'avance. Mon Maître m'a passé mon collier, mes bracelets et m'a bandé les yeux. Il m'a demandé de lui embrasser les pieds, il m'a demandé si je vénérais mon Maître...

Debout, j'ai juste écouté le son de sa voix

- A partir de maintenant je ne veux plus vous entendre sauf si je vous le demande. Vous (ou tu je ne sais plus mon Maître utilise indifféremment les deux) hocherez la tête pour répondre par oui ou par non. Si je vous entends une fois vous aurez le bâillon, deux fois, 10 coups de cravache, ensuite 20 coups... Vous pouvez utiliser vos mots d'alerte. Vous avez compris ?

Je m'empressais de hocher la tête pour lui signifiait que j'avais compris. Bras tendus au dessus de la tête, maintenus par les chainettes, il a fait quelques photos, m'a déshabillé et puis a joué avec mon body wand sur mon clitoris.

- Ca vous plait soumise ?

- Oui, Maître.

C'est sorti trop vite, sans réfléchir et je me suis retrouvée avec l'écarteur buccal.  Au moins il me maintenait la bouche ouverte tout seul alors qu'avant je devais la maintenir de moi-même ouverte.

C'était pour me prévenir, me rappeler que je devais être vigilante, mon Maître me l'a enlevé un peu plus tard.

A genoux, le buste contre le lit il m'a demandé si j'avais envie de souffrir aujourd'hui. J'ai haussé les épaules car mon rapport à la douleur est difficile et il est rare que je puisse en sortir.

- Vous souffrirez si tel est le plaisir de votre Maître.

Je hochais la tête pour toute réponse.

Le martinet de cuir à longues lanières s'est abattu sur mes fesses, j'ai parfois l'impression qu'il y va doucement mais quand il va doucement c'est encore pire. Les longues lanières viennent piquer mes cuisses ou les côtés de mon ventre, j'ai horreur de ça. Le martinet a ensuite violemment claqué sur mon dos, plusieurs fois,  mes fesses.

Il me demandait si j'aimais. Bien que n'aimant pas avoir mal je hochais la tête. J'aime être à lui, sentir qu'il se lâche, j'aime qu'il me pousse, toujours un peu plus loin.

Sa ceinture d'abord caressante a pris la relève, une dizaine de fois. Puis ce fut le tour de la cravache. Je n'ai pas réussi à être dans cet état d'esprit où ma tête et mon corps se séparent pour rendre tout cela plus supportable. Non, ça piquait, j'avais mal, je me crispais sous les coups sans avoir ce moment de relâche qui m'aurait peut-être permis de me recentrer.

Allongée sur le dos, mains maintenues par des liens virtuels que je devais respecter sans bouger, il s'est ensuite amusé avec des pinces à linges, sur l'intérieur des cuisses (la partie la plus sensible pour moi), sur les flancs et de nombreuses sur la poitrine. Une autour de mon clitoris et une sur mes petites lèvres, sur cet endroit qui me crispe et me fait peur (l'endroit le plus insupportable pour moi et j'ai horreur de la sensation lorsqu'il les retire).

Les piques de roulette de Wartenberg sont passés ensuite sur tout mon corps tantôt très appuyées tantôt plus douces: les jambes, la poitrine, le ventre, sur mon intimité tandis que mon Maître m'avait donné le droit de me donner du plaisir avec mon body wand jusqu'à ce que je jouisse.

Il m'a baisé durement, profondément, rapidement. Sa main s'est écrasée sur mon visage m'empêchant de bouger, sa main a serré ma gorge, son tee shirt a couvert mon visage avant qu'il le maintienne fermement plaqué sur ma bouche. J'ai vraiment beaucoup aimé me sentir à lui, être sa chose, son objet de plaisir.

J'ai pu reprendre les caresses jusqu'à ce que je décolle, jouissant à nouveau, jouissant encore, planant dans ma jouissance qui ne s’arrêtait plus, me donnant cette sensation étrange d'avoir envie d'uriner sans en avoir envie comme je l'ai découvert il y a quelques mois lors de ma seule et unique expérience de fontaine avec mon womanizer. Mais j'avais peur de lui montrer ça et je me suis arrêtée en lui disant où ça allait nous mener.

Mon Maître s'est servi de moi comme j'aime pour son plaisir, chatouillant le fond de ma bouche avec sa queue.

Il a marqué mon corps avec la cire chaude coulant en filet sur ma poitrine et mon ventre avant de marquer ma bouche de sa jouissance.

Ses mots ont été ma récompense, fier de moi avec cette petite phrase que j'entends depuis quelques jours "vous êtes prête". Oui Maître je le suis, je vous suis où vous m'emmenez, je vous obéis - à tout - sans réfléchir. J'ai atteint je pense votre objectif et il me tarde de passer votre test et de découvrir la suite.

Je Vous aime Maître (qu'il est bon de Vous retrouver)
Votre dévouée soumise

lundi 26 septembre 2016

Publiée...


Impatiente et excitée j'attendais la sortie de ce nouveau recueil de nouvelles de la collection "Osez..." de La Musardine dont je n'ai pu tenir un exemplaire qu'hier soir (merci la poste pour ce retard de livraison !).

Vingt histoires, vingt auteurs et autant de scénarios débridés autour d'un seul thème : La soumission sexuelle.

J'ai parcouru rapidement le sommaire avec un immense sourire aux lèvres et non sans une pointe de fierté lorsque mon regard s'est posé sur "Anaëlle" et le titre de ma nouvelle. Oui je l'avoue ça m'a fait quelque chose de le voir noté noir sur blanc.

Inutile de vous dire qu'il va rapidement trouver une place sur ma table de chevet, il me tarde de découvrir également les autres nouvelles qui le compose.



vendredi 23 septembre 2016

Retour des séances


Mon tour, notre tour est venu... des semaines à attendre ce moment... le retour des séances. Ca aurait pu se passer un peu plus tôt dans la semaine mais notre enfant était malade ce jour-là, il m'a fallu attendre encore un peu car à ma grande surprise mon Maître a rapidement reporté la séance que nous devions avoir mardi à ce soir.

Quelques instructions dans l'après-midi juste pour savoir comment l'attendre, j'ai retrouvé ce petit coup de stress d'avant séance, surtout lorsque j'ai constaté à mon retour à la maison qu'il était arrivé avant moi mais je savais aussi qu'aujourd'hui je serais différente, je ne sais pas pourquoi ni même comment l'expliquer. J'ai commencé à le ressentir lorsque je me suis agenouillée sur mon coussin, heureuse de le retrouver.

Mon Maître m'a dit qu'il m'offrirait une séance soft aujourd'hui comme ça faisait longtemps. Les bras attachés au crochet de notre chambre il s'est approché de moi alors que j'avais les yeux bandés, suffisamment près pour sentir qu'il s'était parfumé. Je n'ai pa sfait de remarque car je ne savais pas si je pouvais parler mais j'avais envie de lui dire que j'aimais son odeur et cette attention.

J'ai senti la corde autour de mon cou, puis elle a épousé mes courbes, délicieuse sensation que de la sentir caresser ma peau.Allongée sur le lit, il m'a mis l'écarteur buccal et m'a demandé de me caresser.

J'ai senti son petit martinet en daim, quelques coups sur le haut de mon corps, puis une petite tape sur le visage, une deuxième un peu plus fort, une troisième encore un peu plus fort et quelques unes encore. J'ai toujours beaucoup de mal à cet endroit. Il m'a libéré de mon baillon qui m'a laissé une belle douleur dans la mâchoire.

Je savais qu'il avait un nouveau jouet à me faire essayer, j'ignorais ce dont il s'agissait, je ne l'ai deviné que lorsque les roulettes sont remontées de mes pieds à mes cuisses, puis sur mes bras, ma poitrine, mon ventre. Une sensation nouvelle et extrêmement agréable, il n'appuyait pas fort, et je n'ai pu retenir mon plaisir cédant à l'orgasme. Il m a brusquement retiré mon jouet en me disant que je ne devais pas déjà jouir, un orgasme frustrant car trop rapide, trop bref, une ascension suivie d'une chute bien trop brutale.

La roulette de Wartenberg est remontée le long de mon cou, est passée sur mes joues, sur mes lèvres, ma langue, j'ai deviné qu'il y avait 3 roulettes, la sensation n'était plus aussi agréable, le visage est une partie sensible et j'ai probablement grimacé de la sentir à cette endroit. Il s'est ensuite aventuré un peu plus bas, sur mes autres lèvres. Brrrr, la peur, l'étrange sensation d'être piquée, l'inquiétude d'être blessée, l'envie irrésistible est incontrôlable de resserrer les jambes. Il m'a ordonné de les ouvrir à nouveau et de lui faire confiance.

Je me suis rasaisie, je sais ce que je veux être pour lui et j'ai décidé de m'offrir à lui. La roulette a repris son chemin, cette fois son sillon était bien moins doux, mon Maître appuyait plus fort, je l'ai laissé faire, allant partout sur mon corps. Elle s'est à nouveau aventurée sur mon visage, je n'ai pas bougé, sur mes lèvres et à nouveau sur ma langue. Mon Maître m'a félicité de cette progression, c'était bien mieux. Il est passé entre mes jambes descendant et remontant et je l'ai laissé faire avec la même sérénité.

A sa demande je me suis retournée pour lui offrir mes fesses bien relevée pendant que j'avais la tête dans un oreiller. J'ai su qu'aujourd hui je pourrais aller plus loin. Je parle souvent de l’intensité des séances. Celle-ci était différente. Mon été d'esprit était différent. J'ai fait le vide en moi, séparant autant que possible la douleur de ses coups de ceinture et mon esprit qui se voulait dans sa petite bulle au calme, comme pour être moins affecté, pour ne pas laisser la douleur s'emparer de moi car une fois que c'est fait je n'arrive plus à la maîtriser. Peut être était ce ça au fond, je tentais de maîtriser ma douleur en ne me focalisant pas sur elle.

J'ai compté les coups de ceinture, tapant sans arrêt au même endroit, j'ai compté les fessées sans broncher, surprise moi-même de ma résistance aujourd'hui. Mon Maître fut également surpris, il s'attendait à ce que je sois très douillette et il me félicita encore une fois.

Il m'a baisé, fort, vite, profondément, enragé. J'ai franchement cru que le lit allait finir par céder. Je lui ai tendu le petit martinet. Il a répondu à ma demande en me demandant si c'était bien celui-là que je voulais. Il a donc sorti celui avec les longues lanières de cuir.

Il m'a fouetté les fesses et le dos. Je ne sais pas comment expliquer l'état dans lequel j'étais mais j'étais simplement prête, je ne me sentais pas autant affectée que les autres fois. Je lui ai demandé de m'amener plus loin encore, je voulais découvrir mes limites, atteindre l'insupportable, voir jusqu'au je pouvais aller mais il m'a dit que ça ne serait pas pour cette fois.

Il m'a baisé à nouveau et a marqué mon dos et mes fesses de son plaisir, et j'ai eu l'honneur de pouvoir le nettoyer avec la bouche comme j'en rêvais depuis longtemps.

Dans mon souvenir embrouillé je me rends compte que j'ai oublié de parler de la laisse, de mon jouet fermement attaché entre mes jambes avec lequel mon Maître m'a torturé jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter... Je suis désolée pour ces oublis Maître.

Je ne sais pas si ce que j'ai fait était bien ou non, le fait de se mettre dans un certain état d'esprit calme et serein permet d'aller plus loin mais enlève aussi quelques sensations. A la fin de la séance je n'ai pas eu cette impression d’intensité mais je me sentais tout simplement bien, dans un état de quiétude, différente aussi, apaisée.

En écrivant je sens le picotement de mes fesses qui me ramène à mon Maître.

Merci pour cette séance Maître, qu'il est bon de Vous retrouver. Je suis plus que jamais décidée à devenir Votre Soumise idéale et inutile de Vous dire qu'il me tarde d'avoir à nouveau un moment avec Vous.

Je Vous aime
Votre dévouée Soumise




vendredi 16 septembre 2016

Dans l'attente...



La rentrée... voilà plus de 2 semaines qu’elle a commencé. Reprise des habitudes : trajets, horaires à respecter, cartable à la main, devoirs, stress... des contraintes accompagnées de libération pour bon nombre de couples qui ont, avec le chemin de l'école, retrouvé le plaisir d'être à deux. Retour des séances où l'on peut se laisser aller pour mes amies soumises après 2 mois d'attente, de doutes parfois, de questionnements.

Nous aurions également pu retrouver notre rythme, nos "rendez-vous" mais cette année la rentrée est mouvementée. Mon Maître manque de temps, il y a des périodes comme ça qu'on ne choisit pas, des périodes prenantes où les journées sont longues, où les réunions s’enchaînent, où la masse de travail est considérable... J'essaie de le soutenir dans ses projets, je sais qu'il ne choisit pas, j'essaie de garder ma place, je l'attends quand je le peux agenouillée à son retour du travail dans le hall de notre entrée, je m'agenouille chaque soir près du lit de son côté pour qu'il me passe un bracelet autour du poignet et qu'il me donne l'autorisation de me coucher en gardant en tête cette semaine que nous avions vécue juste tous les deux un peu avant la rentrée.

Je sais ce qui il est - mon Maître -je sais que nous voulons tous deux la même chose et ce que serait notre vie s'il n'y avait pas toutes ces contraintes. Je l'attends - patiemment - du mieux que je peux même si parfois j'ai l'impression que nous nous éloignons. Je me suis demandée s'il m'aimait moins (ah les femmes et leurs questions !) quand les "je t'aime" se font faits plus rares, quand les baisers se sont faits plus chastes mais il simplement préoccupé et a besoin de souffler en rentrant, de décompresser, d'avoir un peu de temps pour lui.

Ca ne nous empêche pas d'avoir des moments câlins, des moments intimes où je vois l'effet que je lui fais mais ça ne compense en rien le manque de séances. Nous essayons d'en caler une mais il rentre trop tard, une deuxième sans plus de succès. Une nouvelle semaine commence, encore de l'espoir pour ces deux seuls soirs de la semaine où nous avons la maison rien que pour nous mais ses horaires ne lui permettent pas de se libérer.

Je pense déjà à la suivante, qui sait.. peut-être... je finis par me demander si je ne suis pas trop dans l'attente. Si en idéalisant cette séance à venir, je ne risque pas d'être déçue. Ca fait longtemps que je n'ai pas senti le martinet, en tout cas ça m'en donne l'impression, je serais peut-être trop douillette. J'ai envie de tout, ça fait si longtemps que je n'ai pas senti les cordes mais je sais que pour apprécier une séance il ne faut pas en faire trop, tout mélanger n'augmente pas l’intensité, au contraire. Arriverais-je tout simplement à faire le vide dans ma tête ? A ne penser à rien pour profiter de chaque minute passée à ses côtés ou mon esprit sera t-il dans le brouillard du quotidien ?

Je veux juste passer du temps avec Lui, complices, une séance, un bain, un massage, n'importe quoi mais un moment juste tous les deux.

samedi 3 septembre 2016

Un peu d'humour...


Un peu détente en ce début de week-end. Hier j'ai beaucoup ri en lisant sur un forum bdsm "les règles de l'homme" et je ne résiste pas à la tentation de partager avec vous ces règles, ça sent le vécu !! Je suis sûre que plus d'un homme a déjà eu quelques unes de ces pensées, vous y reconnaîtrez sans doute le Vôtre également ;-)

"LES RÈGLES DE L'HOMME


Enfin, un homme a pris le temps de coucher nos règles sur le papier. Parce qu’on vous entend toujours nous saouler avec VOS règles. VOICI LES NÔTRES !

Et si elles sont toutes notées « 1 », c’est pas par hasard !

1. Les hommes ne lisent pas dans les pensées.

1. Apprenez à baisser la cuvette des chiottes. Vous êtes des grandes filles. Si elle est levée, vous la baissez. On a besoin de la lever, vous avez besoin de la baisser. Vous nous entendez gueuler quand vous la laissez baissée ? Non ? Bon !

1. Pleurer, c’est du chantage.

1. Exprimez-vous clairement ! Laissez-nous vous l’expliquer une fois pour toutes :
Les sous-entendus subtils NE MARCHENT PAS !
Les sous-entendus moins subtils NE MARCHENT PAS !
Les allusions claires NE MARCHENT PAS NON PLUS!
DITES-LE ET C’EST TOUT !

1. Oui et Non sont des réponses parfaitement acceptables pour pratiquement toutes les questions.

1. Venez nous voir quand vous avez un problème mais seulement si vous avez envie qu’on trouve une solution. Si c’est pour vous écouter vous plaindre, il y a les copines pour ça.

1. Tout ce qu’on a pu dire il y a 6 mois ou plus est non recevable dans une engueulade. En fait, tout commentaire qu’on ait pu faire devient nul et non avenu au bout de 7 jours.

1. Si tu penses que t’es grosse, c’est probablement vrai. Alors ne demande pas.

1. Si quelque chose qu’on a pu dire peut être interprété de 2 façons et que l’une d’elle vous rend triste ou en colère, on voulait dire l’autre.

1. Vous pouvez SOIT nous demander de faire quelque chose, SOIT nous dire comment vous voulez le faire. Pas les deux. Si vous connaissez déjà la meilleure façon de le faire, vous n’avez qu’à le faire vous même.

1. Dans la mesure du possible, dites ce que vous avez à dire pendant la pub.

1. Christophe Colomb n’avait pas besoin qu’on lui montre le chemin. Nous non plus…

1. Tous les hommes voient seulement 16 couleurs, comme les paramètres par défaut de Windows.
Par exemple, « pêche » est un fruit, pas une couleur. Pareil pour pomme et citron. On n’a aucune idée de ce qu’est le fuchsia.

1. Si on vous demande ce qui ne va pas et que vous nous répondez « rien », on agira exactement comme si tout va bien. On sait que vous mentez, mais on s’en branle.

1. Péter et roter sont des comportements normaux.

1. Si vous nous posez une question à laquelle vous ne voulez pas qu’on réponde, attendez-vous à une réponse que vous ne voulez pas entendre.

1. Quand on doit aller quelque part, quoique vous puissiez porter convient parfaitement…vraiment.

1. Ne nous demandez pas à quoi on pense à moins d’être prête à parler de foot, de bagnoles ou de jeux vidéo.

1. Vous avez ASSEZ de fringues.

1. Vous avez TROP de chaussures.

1. Je suis en forme. Rond, c’est une forme.
 

Merci d’avoir lu tout ça. Oui je sais, je vais dormir sur le canapé ce soir mais vous savez qu’on s’en fout ? C’est comme le camping. En plus il y a la télé et le frigo n'est pas loin.
Faites suivre au maximum d’HOMMES que vous connaissez pour qu’ils se marrent un peu.
Faites suivre au maximum de FEMMES que vous connaissez car elles se marreront sans doute aussi tant tout est vrai."

lundi 29 août 2016

Bilan d'une semaine à deux


Voilà, notre semaine entière passée sans enfant à la maison s'est terminée hier. Être sans enfant nous arrive rarement, je pourrais même dire vraiment exceptionnellement. La dernière fois c'était au tout début de notre relation D/s, il y a un peu plus de 18 mois, mon Maître (que je n'appelais à l'époque pas encore comme ça) m'avait emmenée en week-end, quelques jours d'initiation, de découverte où j'ai appris à respecter ses premiers ordres et découvert le sentiment de devoir lui obéir mais aussi ce qu'était une relation où seul lui décide, gouttant pour la première fois à la compression des sangles (nous n'avions pas encore de cordes) sur mon corps.

Depuis nous avons parcouru beaucoup de chemin et apprenons que vivre notre relation au quotidien n'est pas toujours simple. Je pense notamment à la période de doutes lors de nos vacances où je le sentais moins présent. Je m'étais alors demandée si son envie de me dominer était toujours présente ou si vraiment il ne pouvait agir tel qu'il le souhaitait parce que nous étions constamment à trois dans un petit appartement.

Il m'a montré, cette semaine, que son envie de me dominer était toujours là et même bien là. Il m'a offert plus que je n'aurais pu l’espérer. Il a su me remettre en condition en me faisant me faire sentir ma place au travers de mon collier que j'ai porté quasiment toute la semaine, jour et nuit. Pas partout bien sûr il n'est pas assez discret pour ça alors lorsque je devais sortir dans un lieu public je lui demandais tout simplement l'autorisation de l'enlever. Vouvoiement constant, attente de son retour du travail le soir agenouillée...

Il n'a pas pu profiter de moi (physiquement) autant qu'il le souhaitait les premiers jours de la semaine. J'étais trop stressée. Compréhensif, il m'a laissé le temps de discuter le soir avec ma jolie Miss dans l'attente de notre rendez-vous, m'autorisant même à me réserver pour elle. Mais il s'est bien ensuite rattrapé.

Il m'a fait à nouveau goûter au martinet, celui à longues lanières, mains maintenues tendues au dessus de ma tête par les chaînettes, yeux bandés.  Cinquante coups sur les fesses, les flancs et au creux de mes jambes que j'ai compté un à un. Je sais qu'il m'a volontairement ménagée dans l'intensité portée, il aurait pu taper plus fort mais peu importe, j'étais à lui.

J'ai ensuite redécouvert le plaisir de la cire, laissant de côté notre bougie spéciale qui n'a de basse température que le nom pour des bougies classiques (plus supportables). J'ai ainsi pu apprécier la chaleur de la cire sur mon dos, mes fesses, et le ruisseau qu'il a fait couler entre mes seins.

Lui faire confiance. Me rappeler que que je dois le suivre les yeux bandés, tirée par ma laisse, en marchant le plus naturellement possible, sans avoir peur de mettre les pieds l'un devant l'autre. Une sensation d'abandon où je m'en remets à lui. Il m'a amené dans la salle de bain et m'a demandé de m'installer à quatre pattes dans la douche pour me laver de toute cette cire.

J'ai à nouveau goûté au plug, aux photos coquines, aux pinces à linge, aux pinces à seins, à la peur, à la douleur lorsque celles-ci vinrent pincer mes lèvres et mon clitoris, aux mots crus, à être son "trou" pour son plaisir.

Il m'a rendu infiniment gourmande, me faisant goûter à la triple stimulation. Mon plug entre les fesses, un gode dans la chatte (parfois remplacé par quatre de ses doigts) et mon vibro sur mon clitoris. Se faire prendre de partout en bonne petite salope, sensation terriblement délicieuse.

Il s’est voulu Maître de mon plaisir. Son plus grand plaisir est certainement de me voir jouir, il est donc rare qu'il m'empêche de le faire même s'il m'a par le passé déjà interdit de jouir, ou s'il me frustre régulièrement m'utilisant pour son seul plaisir. Et puis souvent lorsqu'on m'arrête en cours de route mon plaisir redescend et il faut tout recommencer.

Mais ce jour-là mon Maître a transformé mon envie de jouir en torture (petit clin d’œil à nos amis avec qui il en avait parlé). Je me suis caressée devant lui avec mon vibro auquel je peux difficilement résister, il a guetté mes réactions, ce signe annonciateur de mon explosion de plaisir, me retirant mon jouet au moment même où je sentais l'orgasme venir.
Une première fois, une seconde, une troisième, l'envie de jouir revenait rapidement mais je rageais qu'il s'en amuse autant, j'avais envie de me lâcher, d'être comblée, j'avais peur de ne plus réussir à jouir s'il m'en refusait encore l'accès. Mais il a continué à s'en amuser, à me frustrer, cinq ou six fois jusqu'à ce que je n'en puisse plus et que je le supplie de me laisser enfin jouir. Un orgasme libérateur, fort, intense.

Il m'a montré tout son plaisir à me contrôler, me demandant d'enlever mes sous vêtements lors de notre traditionnelle journée courses et son envie d'aller plus loin chez nous en lui demandant la permission d'aller aux toilettes et l'obligation de laisser la porte grande ouverte. Il ne s’est pas pour autant planté devant moi pendant que j'étais assise sur la cuvette. Il l'a fait avec respect en me faisant dépasser par étape les quelques limites de mon intimité qu'il me faut apprendre à repousser.

Une semaine merveilleuse où j'ai retrouvé ma place mais aussi mon petit nuage. Tout ce que nous avons vécu cette semaine nous a rendu encore plus complices. Je me suis agenouillée hier aux pieds du lit, pour une fois tête relevée, heureuse et souriante.

Je Vous aime Maître,
Votre dévouée Soumise

vendredi 26 août 2016

Quand un fantasme devient réalité...


"Cette année, vous réaliserez un de vos fantasmes les plus fous"

Tels avaient été les mots de mon Maître en début d'année. Parler fantasmes dans un couple peut être facile, certains sont facilement "avouables". Mais faire entrer mon Maître dans mes pensées secrètes les plus folles et audacieuses où il n'y a ni contrainte, ni morale avec pour seule limite mon imagination débridée n'a pas été aussi aisé. Il me fallait lui ouvrir mon jardin secret, acceptant qu'il sache que mes fantasmes ne concernaient pas que lui. Je dressais à sa demande la liste de mes 3 fantasmes les plus fous sans retenue ni tabou, ceux que je ne pensais jamais réaliser mais qui reviennent régulièrement dans mon esprit.

Il en choisit un parmi les trois, celui qu'il connaissait depuis de nombreuses années, celui dont nous avions parlé au tout début de notre relation vanille. Jeunes amoureux, nous nous étions demandés une fois au cours d'une discussion si nous le réaliserions. Nous ne l'avons pas fait, cette discussion est restée sur le bord de la plage de nos vacances. Notre relation est devenue sérieuse, nous nous sommes mariés puis sommes devenus parents. Une vie "rangée" qui ne lui donnait plus aucune chance de se concrétiser. Ce fantasme allait en rester un, à sa place, le ressortant régulièrement du tiroir lors de mes plaisirs solitaires...

Mon Maître entrouvrait cette année la porte. Ce qui n'aurait jamais possible dans notre vie vanille le devenait dans notre relation Maître/soumise. La simple idée que ce rêve puisse devenir réalité me fit frissonner... de plaisir mais aussi de peur. Je ne savais pas si j’avais vraiment envie de le faire, le poids moral, la fidélité, la peur que notre relation change ensuite, qu'il ne voit plus de la même façon, qu'il le subisse... et puis étais-je tout simplement capable de le faire ? Il me fallut quelques mois pour accepter l'idée que tout cela pouvait devenir concret.

Comment allais-je trouver celle qui allait devenir ma partenaire ? Je me mis à chercher, sans trop savoir comment m'y prendre, je voulais vivre cette expérience avec une femme qui me ressemblait, qui avait les mêmes attentes, mais aussi vivre cette découverte avec elle, une première fois pour toutes les deux au risque de ne pas vraiment savoir quoi faire. Mais je voulais cette première fois unique et ne pas être une femme parmi d'autres, je voulais lui laisser un souvenir comme sans nul doute elle m'en laisserait un pour toujours.

Je pris ainsi conscience que les sites de rencontres ne m'apporteraient rien. je me décidais à lancer un message, une bouteille à la mer persuadée qu'elle voguerait sur les flots sans être découverte. Je fus donc surprise de découvrir qu'une jeune femme répondait à mon appel. C'était elle ! Nous nous étions trouvées, allant jusqu'à fixer la date de notre rencontre. Je ne me suis pas reconnue mais je me suis laissée porter par les évènements, je ne voulais pas faire machine arrière. La séance allait se dérouler à quatre, moi, la soumise et nos Maîtres qui seraient spectateurs.

C'était hier.

Je me suis réveillée en pensant à notre rencontre, le jour J était arrivé. Un stress difficile à maîtriser emprunt de peur de la rencontrer, de ne pas lui plaire, de me mettre nue devant elle mais également pour la première fois devant un autre Maître que le mien. Je savais que lui aussi devait prendre sur lui pour l'accepter. Pour ma part j'acceptais qu'il voit une autre femme nue, ça n'aurait pas été envisageable il y a quelques mois encore mais l'idée ne m'a cette fois pas contrariée.

Des questions et un stress en partie partagé par celle qui allait devenir ma tendre complice.

Nous avons fait la connaissance d'un couple charmant et très sympathique avec qui nous avons passé un très moment. C’est la première fois que nous rencontrions un couple bdsm. Quel plaisir de pouvoir être nous, d'échanger librement et de parler de tout sans crainte du jugement.

Mon Maître m'a amené dans notre chambre en me tenant par une laisse. Je me suis agenouillée sur mon coussin, dans ma position habituelle pour l'attendre. Le coeur battant j'attendais qu'elle fasse son entrée. Mon Maître lui a symboliquement remis la laisse même si elle n'en n'aurait pas l'utilité car nous voulions cette relation sur un pied d'égalité. Cela lui permettait non seulement de montrer que nous étions bien dans notre relation Maître/soumise mais également qu'il me prêtait entièrement à elle.

D"abord debout face à face nous sommes câlinées. Un peu maladroites parfois peut-être mais c'était une première fois pour toutes les deux. Nous nous sommes déshabillées dans la chambre tamisée sous le regard de nos Maîtres. Finalement ça n'a pas été aussi difficile que je l'avais pensé, peut-être parce que nous avions discuté avant, je n'ai pas ressenti de gêne. Je pense que nous étions tout simplement dans un climat de confiance et finalement mon Maître n'a eu aucune problème à accepter cette nudité partagée.

Nous étions dans notre "bulle" pour reprendre l'expression de nos Maîtres tentant de nous apprivoiser. Ce n'est pas si facile de caresser un corps comme le sien, chaque femme a sa propre personnalité, ses préférences. Ce n'est pas parce que nous sommes faites de la même façon que les même choses nous font vibrer, des choses que l'on apprend à connaître quand on partage la vie de quelqu'un et qu'on tente de découvrir lors d'une première rencontre.

J'ai découvert ses courbes, sa taille marquée, la courbure de ses reins, ses fesses, la douceur de ses seins... Je me suis enivrée de son parfum. Ma langue l'a explorée, goûtée. Ses tendres baisers ont couvert mon corps, nos mains se sont entremêlées, nos fesses ont rougi sous les fessées...

J'ai vécu ce moment sans me poser de question, heureuse d'être avec elle, ma douce et tendre complice. Je me suis abandonnée au plaisir des orgasmes qu'elle m'a offert.

Je n'en raconterai pas plus, je garde le reste pour elle et moi.

Merci Maître pour ce magnifique cadeau.

Merci également à vous Monsieur d'avoir rendu cette rencontre possible et à toi ma jolie Miss pour ce moment magique.

mardi 23 août 2016

Quand le Maître reprend sa soumise...


Les vacances sont terminées et nous avons repris dimanche le chemin de la maison. Un retour à nos habitudes ? Pas tout à fait car cette semaine est un peu particulière. En effet, nous ne sommes que tous les deux.

Mon Maître m'a rapidement fait comprendre sur le trajet du retour qu'il comptait bien en profiter pour me remettre à ma place. Après m'avoir demandé d’ôter mon soutien gorge (ce que j'ai fait habilement sans avoir à enlever mon haut, vive l'été et les manches courtes !), il m'a demandé de baisser mon jean (et ça va de soi ma culotte par la même occasion) pour me caresser. Rapidement le tout s'est retrouvé sur mes chevilles, sans vraiment de gêne car à moins de doubler un camion je me savais à l'abri des regards.

Mon Maître a rapidement remplacé ma main par la sienne en corsant un peu les choses puisque j'ai du également enlever le tee-shirt qui me "protégeait". Contrairement à la première fois où il me l'avait demandé j'ai obéi - rapidement - avec toujours cette volonté de lui montrer combien j'étais une bonne soumise. Bon j'avoue je me suis un peu emmêlée les pinceaux lorsque j'ai voulu me réciter dans ma tête "obéir sans réfléchir" pour me donner le courage de tout faire sans rechigner et être ainsi la soumise qu'il souhaite, mais involontairement j'ai commencé à réciter "réfléchir sans obéir", ça doit être mon petit côté rebelle mais ça m'a bien fait sourire.

Une fois nue je faisais quand même moi la maligne. Je reste convaincue qu'en doublant les voitures sur l'autoroute (et qui vont par conséquent dans le même sens que nous) on a vite fait de jeter un oeil dans l'habitacle opposé et de voir ce qui s'y passe (faudra que tu testes Elenna ;)). mais j'ai tenu bon, et ma petite chatte a eu l'air de bien apprécié.

A la maison, après le repas, mon Maître m'a demandé de m'agenouiller et m'a passé mon collier (toujours mon large tour de cou noir avec la petite chainette et un anneau au centre) en me disant que je le porterai toute la semaine pour penser à lui et que je ne pourrais le retirer que pour me doucher ou avec sa permission (ouf pour les courses ! Et tant pis pour les voisins que je risquerais de croiser autour de la maison).

Un sourire a du éclairer mon visage. Tellement contente de le retrouver.

Il m'a laissé faire mon petit tour sur le pc, blogs et forum bdsm avant de m'envoyer un petit message me demandant de l'attendre dans ma position, dans notre chambre. Je me suis agenouillée comme chaque soir près de sa table de chevet, tête baissée. Il m'a tendu mon bracelet (assorti au collier) que je porte pour dormir, je ne m'y attendais pas car je ne l'ai pas porté pendants nos vacances et comme j'avais le collier je ne pensais plus au bracelet, puis le deuxième, les reliant tous deux à mon collier par des chainettes.

Je me suis installée sur le lit, le métal froid sur mes seins et mon ventre. A quatre pattes, mes fesses ont à nouveau goûté à la cravache, m'arrachant un cri de surprise.

Impatient probablement d'essayer le cadeau qu'il m'avait acheté il m'a à nouveau fait agenouiller. Mon premier bâillon u plutôt devrais-je dire mon premier écarteur buccal, je ne l'imaginais pas ainsi, un gros anneau qui oblige la bouche à rester bien ouverte.

Même si j'arrive à bouger la langue, il m'est impossible de parler avec. Mon bandeau de satin noir sur les yeux, il m'a ensuite privée de la vue.

A genoux, les mains tendues vers l'arrière, front posé sur le matelas, il m'a attaché les mains aux jambes. La position était des plus inconfortables et j'ai pu me rendre compte que le bâillon m'empêchait non seulement de déglutir normalement mais qu'il m'empêchait également de retenir quelques coulées de salive.

Mon Maître m'a baisé pour son plaisir, tout en me parlant, me posant un tas de questions auxquelles je ne pouvais répondre que par un signe de tête allant chercher au plus profond de moi chaque parcelle de jardin secret, des choses dont je pense la plupart des couples ne parlent jamais.

Sa queue dure s'est difficilement introduite dans l'anneau, pas autant qu'il le voulait (visiblement pas très pratique pour être utilisé ainsi) me donnant non pas la sensation de le sucer (comme j'aime tant le faire) mais véritablement de me faire baiser la bouche sans pouvoir en profiter.

Il m'a baisé comme il aime le faire, profondément, sans se soucier de moi mais juste pour profiter de la bonne soumise que je suis, et en me disant que j'étais la soumise dont il rêvait :)))

Le petit martinet en daim est venu fouetter ma poitrine, d'abord avec plaisir, puis rapidement avec douleur. Il n'a pourtant pas donné beaucoup de coups, mais les quelques coups répétés sur le même téton ont été difficiles, regrettant d'être ce jour là trop douillette, peut être parce que ça faisait longtemps, ou parce que ma tête n'a jamais voulu lâcher complétement prise, ou peut être encore aurait il du y aller plus progressivement.

Je me suis donnée un orgasme en me caressant avec mon vibro tandis qu'il s'est masturbé au dessus de ma bouche ouverte maintenu par l'anneau.

Je me suis endormie dans ses bras, simplement vêtue de mon shorty, de mon collier et des chaines attachées à mes bracelets.

J'ai mal dormi mais à chaque réveil j'ai pensé à ce qu'il m'avait dit "lorsque tu sentiras les chaines la nuit tu penseras que tu es à moi", et cette simple pensée a suffi me combler.

lundi 22 août 2016

Bientôt marquée


Il y a quelques jours nous avons "fêté" nos un an et demi. Déjà 18 mois que nous sommes "tombés" dans le bdsm et un an qu'il m'a offert mon premier (et unique) collier en cuir noir.

Même si je pense sincèrement qu'on n' offre pas un collier juste pour une date mais en fonction de l'évolution de notre relation, j’espérais recevoir le collier tant convoité et dont j'ai parlé à plusieurs reprises sur mon blog. Pourquoi là ? Tout simplement parce qu'il y a un mois il m'a dit que j'étais prête à l'avoir, les jours ont passé et comme je n'ai rien vu venir, je me suis dit qu'il attendait cette occasion. Mais non !

Mon Maître s'est réveillé ce jour-là d'humeur coquine mais il m'a surtout fait sentir qu'il était mon Maître. Notre anniversaire n'est arrivé que quelques jours après ma longue soirée d'angoisses.

"A poil soumise", tels ont été ses premiers mots. Je me suis déshabillée et je me suis allongée sur lui à sa demande.

"Allez chercher votre plug". Il n'y avait pas loin à aller, il me suffisait de descendre du lit et d'ouvrir l'armoire à côté. Mais à 7 h du matin je ne me sentais pas d'humeur à commencer la journée avec un plug entre les fesses. Je lui ai donc dit que je n'en avais pas envie.

Comme si c'était à moi de décider ! Il a répété la même chose une deuxième fois et j'ai su qu'il ne faudrait pas qu'il la répète encore une fois.

Je lui ai offert mes fesses, sentant la partie pointue contre mon petit trou lubrifié. Bien que veillant à l'entrer délicatement, ça m'a fait quand même grimacer lorsque la partie la plus large est passée.

Quelques minutes d'adaptation et  la douleur a vite cédé la place au plaisir. Excitée de porter ce petit objet, qu'il puisse le voir, le toucher, pénétrer ma chatte serrée. Il m'a baisé comme j'aime qu'il le fasse, alternant coups de butoir et caresses sur mon clitoris, m'autorisant aussi à me toucher.

Tout en me baisant il m'a dit qu'il ne m'offrirait pas de collier scellé, trop difficile à porter devant la famille mais qu'il m'offrait un tatouage pour marquer que je lui appartiens. Un symbole fort, marqué à jamais sur ma peau.

Il m'a fait jouir longuement, un orgasme fort, intense où la redescente n'est pas brutale comme si j'étais suspendue à ce point culminant. Dans ce moment intime où amour, bdsm et passion ne faisait qu'un mon corps a joui à nouveau de notre simple baiser. Un moment délicieusement enivrant.

Il ne nous reste plus qu'à choisir ensemble le motif indélébile qui marquera bientôt ma peau. ^je suis impatiente mais je sais qu'il nous faudra un peu de temps pour bien choisir, que ce soit le dessin, éventuelle écriture, l'endroit...

Doutes, craintes et difficultés du 24/7



Depuis que j'ai ouvert mon blog, j'ai parlé de la relation qui m'unit à mon Maître depuis le début de notre 24/7. Séances, interrogations sur mon envie de lui appartenir toujours plus, moments de bonheur...

Difficile de parler des ces moments qu'on préfère vivre seule où mes certitudes laissent place aux doutes. Car non la vie n’est pas toujours simple même pour une soumise et le 24/7 est une difficulté à lui seul.

J'ai lu avant notre départ en vacances un commentaire sur un forum expliquant que le 24/7 était un fantasme. Une petite phrase que j'aurais pu lire sans y prêter attention et qui m'a pourtant laissé bien pensive.

Il n'y a que quelques mois que nous l'avons commencé. Je me souviens encore de ce jour où après en avoir discuté avec mon Maître nous avons décidé de nous lancer. Mon besoin d'être tenue la journée, même en son absence devenait croissant. Je ne voulais pas me contenter de nos séances, elles ne me suffisaient pas, je voulais Lui appartenir davantage, qu'il me guide même en son absence.

Lorsque cette idée de vivre différemment est devenue réalité j'ai été submergée par l'émotion. J'allais certes vers mon Maître mais j'ai véritablement eu l'impression de perdre mon mari, comme si j'avais dû faire un choix. Ce n'est pas parce que j'aime être dirigée, obéir que je n'aime pas le mari aimant, attentionné, doux et câlin. Et mon Maître strict, directif avec lequel je ne partageais jusqu'alors qu'intensité et baise sans expression de sentiments et mon mari faisaient deux.

Le choix était pourtant fait et ce sont les larmes aux yeux que j'ai serré mon mari dans les bras, comme pour lui dire au-revoir avant d'entamer notre 24/7.

Celui-ci a commencé comme vous pourriez l'imaginer. Le "tu" a cédé la place au "Vous" en permanence même devant notre enfant. Mon Maître a mis en place des consignes pour la journée. Me faire faire des séances de sport, me faire écrire, me pousser plus loin dans certains échanges avec d'autres personnes et m'a montré que j'étais à sa disposition quand il en avait envie. Ainsi, il m a montré que j'étais à lui même en m'acquittant de la corvée courses en sa compagnie, en me demandant par exemple d y aller sans vêtement, en me retrouvant nue en extérieur, en portant pinces et bijoux pour les seins sous mes vêtements ou à la vue de tous à la plage, en me faisant m'agenouiller à ses pieds en public...

Je savais par avance que les vacances scolaires seraient difficiles. J'aime bien sûr que mon enfant soit à la maison et le rythme moins stressant des vacances. Mais les séances me manquent. Lors de nos vacances en juillet nous avons eu beaucoup de moments à deux et il m'a fait vivre des choses incroyables. Ces vacances nous ont permis de voir que nous pouvions avoir une relation câline, complice, s'amuser ensemble et utiliser le "tu" tout en allant plus loin.

C’est ainsi qu'à notre retour, j'ai à nouveau utilisé le "tu" pour le quotidien et le "Vous" pour les moments où je le sentais vraiment mon Maître. Il a à nouveau utilisé des mots doux et peu à peu j'ai eu l'impression de voir le Maître s'effacer.

Oui mais qu'en était il de notre 24/7 ? Avais-je le droit de vivre ces moments ? Des journées sans ordres, sans consignes, si ce n'est le rituel de notre coucher où je m agenouille chaque soir à ses pieds. Pour Lui nous étions heureux ainsi et il ne sert à rien de vouloir ressembler à une image d'une relation D/s. Pour lui l'important du 24/7 c'est que je suis à sa disposition 24h/24h et que lorsqu'il me demande quelque chose il trouve forcément sa soumise. Je n'ai selon lui pas besoin d'être poussée chaque jour, il me sufit de rester à ma place et de répondre à ses attentes.

Je ne sais pas s'il en de même pour les autres soumises mais ce relâchement a été très difficile. Peur de perdre tout ce que nous avions gagné et de revenir petit à petit à nos anciennes habitudes.

La semaine dernière, pendant nos vacances, je ne me suis pas agenouillée à ses pieds le soir. Il m'en a fait la remarque mais sans m'y obliger, me demandant juste d'éteindre la lumière. J'avais pourtant besoin qu'il me l'ordonne, qu'il ne me laisse pas partir dans mes doutes naissants, qu'il s'impose à moi, me recadre et me fasse sentir soumise.

Une goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Prise d'une angoisse que je ne pouvais réfréner, je me suis interrogée sur notre relation. Pour moi il était évident qu'il ne prenait plus autant de plaisir à être mon Maître, qu'il était heureux tel que nous vivions, qu'il n'en demandait pas plus. Et moi qu'est ce que je devenais dans tout ça ? Me suffisait-il de patienter jusqu'à son nouvel ordre pour me sentir totalement à ma place ? Étions nous vraiment en train de vivre un 24/7 ou ne voulait-on tout simplement pas dire qu'il était impossible de le vivre ?

Cette phrase que j'avais lue quelques semaines plus tôt disant que le 24/7 n'était qu'un fantasme, qu'il était difficile de le vivre vraiment, en raison du travail, des obligations familiales, des corvées quotidiennes inévitables me revint en tête. Je ruminais dans mon lit avec l'impossibilité de m'endormir pendant que lui s'était endormi. Rien de pire à ce moment là. Je me sentais seule avec mes préoccupations qui ne concernaient à priori que moi. J'avais peur de lâcher des mots que je regretterais ensuite mais le tourbillon infernal était lancé dans ma tête et je finis par dire que nous allions probablement arrêté notre relation là.

Mon Maître n'a pas compris ce qui arrivait. Pour lui je me pose trop de questions au lieu de me laisser simplement vivre. Il m'a rappelé que nous savions que ces vacances scolaires seraient difficiles puisque nous ne sommes jamais seuls.

Bien sûr il avait raison et après avoir disjoncté, je me suis dit qu'effectivement il me fallait faire preuve de patience et attendre jusque la rentrée, en refusant néanmoins de mettre une étiquette sur ce que nous vivons. A quoi bon vouloir à tout prix classer notre relation. 24/7 (parce que je suis à sa disposition en permanence) ou non (parce que nos journées ne sont pas faites que de domination et de soumission), peu importe au fond.
L'important est juste de vivre sereinement, de le sentir mon Maître et de me sentir sa soumise lorsqu'il le décide et comme il le décide.

Il a su me démontrer que mes doutes étaient injustifiés. Je lui appartiens.

dimanche 31 juillet 2016

Mon premier Rosebuds

Hier, alors que j'étais agenouillée au pied du lit comme chaque soir, il m'a demandé de fermer les yeux, paumes de mains vers le haut. Dans l'une il a déposé mon cadeau, celui qu'il avait reçu un peu plus tôt dans la journée, , une petite pochette en satin noire contenant mon premier rosebuds.

Voilà un petit moment qu'il voulait le commander mais j'avais toujours refusé. Loger dans cet endroit sensible de mon anatomie un corps étranger me faisait peur. Nous avions découvert la sodomie très tôt mais il n'y a que quelques mois que je lui avais de nouveau donné accès à cette partie de mon corps, après plus de deux années d'attente où je ne pouvais plus imaginer qu'il me touche à cet endroit.

L'idée de porter un rosebuds avait pourtant fini par faire son petit chemin, probablement curieuse de découvrir les sensations décrites par mes amies soumises Elenna et Amazone. J'écoutais les conseils avisés de l'une tout en écoutant les sensations nouvelles de l'autre, j'en profite d'ailleurs pour les remercier d'avoir répondu à toutes mes questions ;).

Rassurée mais aussi excitée par ce que mon Maître m'avait dit un soir "j"aurais beaucoup de plaisir à vous le mettre moi-même" je finis par me laisser convaincre.

Même si mon Maître ne me l'avait pas encore offert officiellement hier, je savais que le petit objet m'attendait. J'avais en effet découvert le colis en allant chercher le courrier un peu plus tôt dans la journée et le poids de celui-ci ne laissait aucun doute sur son contenu.

Je le sentais impatient de me le faire essayer mais il avait déjà pris mon petit cul deux fois en quelques heures (je ne doute pas que ce week end  est un week-end de rêve pour lui car il est rare que je me laisse prendre à plusieurs reprises à cet endroit dans un laps de temps aussi court). Non pas que je n'aime pas bien au contraire, l'idée qu'il me prenne par là m'excite énormément et me donne beaucoup de plaisir, mais la vie a fait que...

Après avoir délicatement ouvert l'étui de satin, je découvrais donc l'objet de toutes mes peurs, mon premier Rosebuds. De taille médium, l'objet est orné d'un cristal de Swarovski rose. Je fus impressionné par son poids, 176 g tout de même en me demandant si j'allais pouvoir le porter convenablement. L'objet est un peu moins impressionnant que je le pensais par sa taille, 75 mm de long pour 30 mm de large mais à la forme bien pensée.

Je remerciais mon Maître pour ce présent en lui disant que nous l'essayerons prochainement mais pas ce soir. Vous vous demandez certainement depuis quand une soumise peut décider de cette façon ? Cela fait partie de notre histoire ! Je ne sais pas s'il était déçu ou non mais un peu plus tard il me sortit un autre jouet, mon bodywand que j'affectionne tant. Plus d'un mois que je n'y avais pas eu droit, inutile de dire que je ne me suis pas fait prier lorsqu'il m'a demandé de me caresser avec. Dès les premières vibrations j'ai reconnu cette vibration délicieuse au creux de mes jambes qui me fait tout oublier. Mon Maître n'est pas dupe de l'état dans lequel il me met et il sait que je ne peux à ce moment là rien lui refuser.

Il reprit le rosebuds en me demandant si j'en avais envie, comment aurais-je pu dire le contraire ? Il me demanda de me placer à quatre pattes, en vérité j'avais surtout les fesses en l'air et la tête enfoncée sur le matelas tenant entre mes jambes mon vibro. Je n'étais pas convaincue que ce soit la meilleure façon de l'insérer, le plaisir me faisait me dandiner mais il me rendait également moins attentive à ce qui se passait derrière. Il inséra précautionneusement le plug, impossible de ne pas sentir la partie la plus large passer mais c'était tout à fait supportable. Il trouva sa place et immédiatement je voulus admirer le résultat dans le miroir. Fesses bien écartées je regardais le petit cristal rose qui parait mon cul de son plus beau bijou. Je dois avouer que ça m'a beaucoup plue de me voir ainsi, plus encore que de voir les quelques photos que j'avais déjà vues sur le net. Je me suis sentie encore plus coquine. La sensation était étrange, nouvelle.

Je continuais les caresses entre mes jambes tandis que mon Maître me fit découvrir la sensation d'être prise des deux côtés. A l'étroit dans ma chatte resserrée, les mains agrippées à ma taille il se mit à remuer les hanches. Un plaisir psychologique incroyable qui me conduit rapidement à l'orgasme.

Nous primes le temps de découvrir et d'apprivoiser ce nouveau bijou de différentes manières et d'en découvrir tous les délices ;-)

Merci Maître pour ce nouveau cadeau qu'il me tarde d'essayer à nouveau.

Votre insatiable Soumise

mercredi 27 juillet 2016

La confiance


La confiance, voilà un vaste sujet. L'idée de faire cet article dessus me travaille depuis des semaines.

J'imagine (en tout cas il serait préférable que ce soit le cas) que tout soumise a confiance en son Maître. En s'offrant complètement elle le laisse prendre possession d'elle, de son corps mais aussi de son esprit. Il va la guider, l'amener là où il a envie, là où il la croit capable d'aller lui faisant parfois même découvrir une partie d'elle insoupçonnée. La confiance comme un cadeau lorsque la soumise se laisse fouetter, cravacher...

Mais ce n'est pas de cette confiance là dont je veux parler mais de celle qui nous unit à l'autre dans sa relation avec autrui.

Je n'ai jamais pu m'empêcher d'être jalouse, même à nos débuts, peut être est-ce dû à un manque de confiance en moi. La jalousie comme une marque de possessivité, une preuve d'amour (mais jamais ressentie comme telle) et pourtant c'est ce que c'était car malgré ça j'avais confiance.

Difficile d'imaginer une relation où la confiance n'existe plus et pourtant c'est ce que nous avons vécu. Il m'a fallu du temps soigner, réparer, recoller. Mais le rafistolage n'est jamais aussi beau que l'original et malgré les années quelque chose en moi s'était brisé, persuadée que rien ne pourrait le réparer ni maintenant ni jamais.

Ce n'est pas pour parler de cette période passée que je fais cet article mais pour parler de ce que le bdsm nous a apporté.

Je ne sais pas par où commencer. Depuis que je suis sa soumise nous nous sommes beaucoup rapprochés, on a retrouvé un élan de passion, passionné et passionnant, un très fort désir pour l'autre (peut être un peu mis en sommeil avec la routine de notre vie vanille), plus complices que jamais mais aussi plus amoureux même si nous n'exprimions aucun sentiment d'amour lors de nos séances. Il m'a fait découvrir une intensité que je ne connaissais pas, il m'a fait pleurer plus d'une fois dans un curieux mélange d’appréhension, de sensations mais ce jour là ça a été encore plus fort. Emportées dans un torrent (d'amour ou des larmes que j'étais en train de verser) les barrières de rancœur ont fait place au pardon.

Je me suis sentie libérée, vraiment, mon esprit s'est fait plus léger. Une page blanche s’est ouverte pour qu'on puisse y inscrire un nouveau présent et surtout un nouvel avenir.

C'était il y a quelques mois. Et chaque jour qui passe me laisse béate devant ce sentiment que je ressens.

Je sais aujourd'hui ce qu'est la confiance, la vraie. Je croyais l'avoir connue mais jamais comme aujourd'hui.

Une confiance absolue qui m'apporte tant de sérénité que j'en ai  les larmes aux yeux en écrivant tant je suis émue par sa force.

Je n'ai plus peur.

Je sais que Vous êtes à moi comme je suis à Vous, Maître.

Je Vous aime mon Maître

Votre Soumise

mardi 19 juillet 2016

Le collier (suite)


Il y a un peu plus d'un mois je m'interrogeais sur le port d'un collier, pas un de cuir comme je porte lors de nos séances mais sur un collier à porter constamment, aussi bien en privé qu'en public. Et c'est justement de devoir le porter constamment et aux yeux de tous qui me perturbait, une partie de moi en avait envie alors que l'autre était incapable de l'assumer.

Nos dernières vacances ont été riches en émotions. Mon Maître a été si présent pour moi et il m'a fait vivre des choses dont je me sentais pas capable.

Deux semaines de bonheur avec seulement un manque, ce collier que j'aurais aimé avoir autour de mon cou. Il m'a manqué, vraiment, pour la première fois.

Je me sentais sa soumise, j'avais envie de sentir ce lien d'appartenance, sentir son emprise sur moi et lui montrer à quel point j'étais toute à Lui.

J'aurais aimé marcher la tête haute à côté de Lui. Fière de le porter, fière d'être à Lui, fière de montrer mon bonheur à le servir, fière aussi de montrer cette différence qui est la nôtre et qui nous rend heureux.

Ce collier a fini par hanter mon esprit au point de vouloir regarder chaque bijouterie que nous croisions sur notre passage. Toujours avec l'espoir, mais sans surprise rien de ce que j'ai vu n'aurait pu faire l'affaire.

Mon Maître m'a dit une fois "ça y est vous êtes prête".

J'ignore si un jour je porterai son collier, comment il sera le cas échéant car bien que lui ayant demandé à plusieurs reprises s'il voulait qu'on en regarde ensemble sur le net il a toujours refusé me disant que si jamais c'est lui seul qui choisirait.

J'aurais aimé pouvoir lui dire ce que j'aime et ce que je n'aime pas, j'aimerais un beau collier, un qu'on ne voit pas partout, un symbole de ce lien fort qui nous unit, identifiable par ceux qui partagent notre monde, je l'ai même imaginé avec une gravure... Discret ou pas, j'aimerais qu'il le choisisse pour Lui, pour moi, pour nous et qu'ils nous correspondent.

Pour une fois je vais faire preuve de sagesse et de patience (Vous voyez Maître je finis par comprendre ! En tout cas pour ça, c'est un début) et le laisser décider seul de ce l'avenir nous réserve.