Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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lundi 27 mars 2017

Notre première soirée... Le printemps des soumises



L'attente :

Tout a commencé il y a un peu plus d'un mois lorsque mon Maître m'a annoncé que nous allions nous rendre dans le sud de la France pour participer à notre première soirée. Cette soirée, nous en avions déjà parlé mais sincèrement, le temps avançant, je ne pensais pas que nous pourrions y aller. La logistique à mettre en place quand on a un enfant qui n'a jamais été gardé est assez compliquée.

C’est avec un sourire jusqu'aux oreilles, terriblement surprise, que j'ai accueilli la nouvelle. Cela fait plus d'un an que nous voulions franchir le pas sans vraiment trouver où aller. Nous voulions qu'elle soit à la hauteur de nos attentes, qu’elle nous laisse un souvenir magique et les soirées organisées par le Cercle de Janice semblaient correspondre à nos attentes.

La joie ressentie s'est rapidement mêlée au stress et à l'angoisse jusqu'à hanter mes rêves, jusqu'à m'empêcher de dormir la nuit.

Qu'allais-je découvrir, y trouverais-je ma place, qui allions nous rencontrer, serais-je à la hauteur... ? Je ne savais même pas ce que nous en attendions.

Cette soirée sera également l'occasion pour nous de rencontrer Maître Elendil et mon amie Elerinna que je remercie pour son soutien, son écoute, sa disposition à répondre à toutes mes interrogations... ça m'a permis de décompresser et de redormir la nuit.

Quelques semaines et nous voilà déjà à la veille du départ. Le stress me gagne à nouveau trainant en longueur pour préparer notre valise. Curieusement le jour du départ je vais mieux, je me mets en condition, j'obéirai et me laisserai guider par mon Maître. Je sais que mon amie sera là pour me soutenir quand il ne sera pas là.

A notre arrivée à l'aéroport, je regarde l'heure... dans un peu plus de deux heures nous y serons, juste assez de temps pour rejoindre notre hébergement et nous préparer.

Mon Maître peaufine ma tenue en me demandant de retirer mon string sur les quelques minutes de trajets qui nous séparent du lieu dans lequel nous sommes attendus. Nous nous garons sur le parking, nous nous regardons et j'éclate de rire, un rire fort et incontrôlé, un rire nerveux comme je n'en ai jamais eu... voilà nous y sommes !

La soirée :

Nous franchissons la porte. Je m'agenouille devant Maître Vénitien, organisateur de la soirée, le premier à qui je ferai un baise-main probablement un peu maladroit. Je suis impressionnée, tremblante jusque dans mes bottes malgré ses mots gentils et rassurants. Je salue ensuite sa jolie soumise Diloy avant de franchir avec mon Maître une nouvelle porte. Pièce dans laquelle se trouvent déjà de nombreux convives, toute sortes de personnes, de tous âges, élégamment vêtues. Je reconnais certaines personnes aperçues sur les réseaux sociaux, j'observe les soumis(es) et Maitre(sse)s. Il faudrait que je salue comme il se doit ces Maîtres, mais je n'ose pas aller spontanément vers eux, par peur de mal m'y prendre ou qu'ils se demandent qui je suis et pourquoi je viens les saluer alors que nous ne connaissons pas. Alors au risque de passer pour une impolie je reste dans mon coin, avec mon coeur battant la chamade.

Mon Maître échange quelques mots avec d'autres Maîtres leur indiquant au passage qu'il s'agit de notre première soirée. Aucun jugement, aucune impression qu'ils sont "au-dessus" de nous, bien au contraire.

Le stress ne me quitte pas, je sens que je tremblotte toujours malgré les minutes qui passent. Je jette parfois un œil vers la porte tentant d'apercevoir celle que j'attends. A son arrivée, nous nous reconnaissons immédiatement, je découvre ma jolie amie soumise Elerinna, souriante, enjouée et pétillante et Maître Elendil, son Maître que je ne connais qu'au travers de ses écrits et qui m'inspire beaucoup de respect. Nous échangeons quelques mots, j'ai l'impression de ne pas assez leur montrer combien je suis heureuse de faire leur connaissance mais j'ai tout simplement la tête vide et ailleurs.

Les soumis(es) sont invité(e)s à quitter leur Maître, la main d'Elerinna prend la mienne, je serre la sienne. Je ne trouve rien à dire mais ce geste est véritablement chargé d'émotion (je te remercie vraiment énormément ma belle, c'était un moment très fort pour moi qui me donne d'ailleurs les larmes aux yeux en l'écrivant aujourd'hui). C’est donc main dans la main que nous traversons la cours pour nous rendre dans un second bâtiment. Ah oui j'avais oublié de vous parler du cadre, il faut dire que j'étais dans un tel état que je n'ai même vraiment vu à notre arrivée le château dans lequel se déroulait la soirée.

Toutes les soumises et soumis entrent dans une pièce, je pense à ma jupe que je vais devoir retirer conformément à la demande de mon Maître, je pose donc ma cape et ma jupe en tentant de le faire naturellement, parce que je ne vous ai pas dit je suis aussi habituellement très pudique (pas avec mon Maître bien sûr).  Il n'y a aucun regard, nous sommes toutes dans la même condition, nous partageons toutes et tous la même chose .

Nous découvrons notre partie du scénario, 2 positions à retenir et nous patientons quelques minutes. Les soumis(es) sont appelé(e)s par groupe de cinq, je suis la troisième appelée. Un Maître me place un bandeau sur les yeux, puis me guide, marchant à l'aveugle vers une autre pièce. Tout le monde prend place dans le silence le plus total juste bercé par la musique. J'ignore où est Elerinna, je tends mon oreille, j'entends un souffle près de moi, je me demande si c'est elle. Une fois tout le monde en place, nous sommes invité(e)s à prendre la première position. Je ne vois rien, mais j'imagine toutes ces soumis(es) se prosternant en même temps. J'imagine le plaisir des Maîtres nous découvrant ainsi, puis nous sommes invitées à pendre la seconde position, agenouillées, paumes vers le haut. Les Maîtres prennent place ou peut être était ils déjà là, tout se fait dans le respect du silence. Puis tous les Maîtres se mettent à fesser leur soumise en même temps, je sens le martinet caresser mes fesses, me les fouetter. Je sens que mon Maître se retient volontairement, il faut dire qu'il s'agit d'un nouveau jouet qu'il n'a pas encore pu tester. Je regrette cette impression d'être ménagée, le trouvant trop clément à mon égard.

Chaque Maître retire ensuite le bandeau de sa soumise en restant placé derrière celle-ci. Je découvre  alors toutes ces soumis(es) sur deux rangées face à face, alignés. Chaque couple est ensuite appelé tour à tour pour échanger une rose. Après avoir regagné ma place, mon Maître m'autorise à m'asseoir de côté, je n'en peux plus de mes jambes (je promets de m'entraîner pour être plus résistante à l'avenir). Je m’assois sur le sol chaud, cette rose de cuir posée sur mes mains. En cet instant je me sens tout simplement bien, je me sens à ma place, apaisée, prête à me laisser guider par mon Maître.

La deuxième partie de soirée commence. Mon Maître m'invite à jouer. Je me retrouve bras tendus au dessus de la tête, poignets maintenus par des chainettes accrochées à un crochet. Mon Maître teste son nouveau jouet, j'apprécie ce nouveau martinet. Il faut que j'arrive à sortir de ma carapace, que je laisse mes émotions s'exprimer, petit à petit je me laisse aller et les premiers sons sortent de ma bouche.

Mon Maître me déplace ensuite, ôte mon corset, je le laisse faire sans broncher. Ses cordes passent sur mon corps, juste pour me faire un cordage esthétique parce qu'il sait que je me trouve jolie dans ses cordes. Nous nous rendons ensuite au buffet, nue, simplement vêtue de jute, de bas et de bottes. J'oublie ma pudeur... Pourquoi ? Parce qu'ici la nudité n'est pas choquante, c'est juste normal, il n'y a aucun regard "voyeur", alors oui on se sent regardée parfois, mais ce sont des regards qui donnent simplement l'impression d'être plaisante à regarder.

Je reprends ensuite place attachée à ma crochet, la salle s'est entre-temps transformée en une immense salle de jeux où plusieurs couples sont en train de jouer. J'entends Maître Elendil qui amène un fouet à mon Maître, le fouet nous n’avons jamais testé. Je suis surprise d'en découvrir la sensation d'abord dans la douceur. Elerinna se place devant moi, ses mains se posent sur moi, ses ongles me griffent gentiment (elle ignore probablement à quel point j'aime ça), elle me caresse, je n'avais pas anticipé un tel moment de partage mais je suis ailleurs, je ne me pose aucune question, je n'analyse rien, je profite juste de chaque instant.
Le plaisir se mêle à la douleur du fouet, il la rend peut être plus supportable ou peut-être qu'il se combine parfaitement avec elle. Je ne sais plus si ça a été dur ou pas, oui ça l'a été mais j'ai aimé les sensations procurées par le fouet et cet échange si complice avec ma douce jusqu'à ce que la jouissance me submerge. Je ne me suis jamais retournée, je n'ai donc pas vu que cet échange ne se passait pas à trois mais à quatre, Maître Elendil accompagnant mon Maître au fouet. A chaque fois que je m'assieds aujourd'hui mes fesses me rappellent à ce doux souvenir.

Le reste de la soirée n'a été qu'enchainement de plaisirs : j'ai goûté, avec la permission de mon Maître, aux joies de la suspension grâce à Maître Elendil. Je me suis retrouvée attachée à un croix, les yeux bandés en me faisant fouetter les seins par mon Maître avant qu'il n'y plante quelques aiguilles. Je me suis retrouvée enfermée dans une cage, et pour moi qui suis claustro (ah là là que de défauts) j'ai vraiment été surprise de l'apaisement que ça m'a apporté...

Nous avons pu regarder d'autres couples jouer, Elerinna impressionnante sous le fouet de son Maître, des jeux d'aiguilles, une suspension de barbelé qui laisse simplement bouche bée...

La soirée a dépassé mes attentes, c'était juste waouhhhh. Un seul regret, c'est qu'elle soit passée si vite.

Nous avons fait de superbes rencontres, tout d'abord Maître Elendil et Elerinna bien sûr, vraiment super gentils, bienveillants, que nous remercions chaleureusement. Nous avons passé un excellent moment en votre compagnie.

Mais aussi d'autres couples, Maître Vénitien et Diloy, organisateurs de la soirée que nous remercions pour leur accueil et leur gentillesse, je n'ose pas trop citer de noms mais je pense également à une belle rencontre avec un couple (une pensée pour les origines ch'tis), un couple dont j'ai appris que la jolie soumise lisait mon blog dans l'ombre et à qui je fais donc un clin d’œil et bien d'autres encore...

Avant cette soirée, dame morale m'avait fait me demander si mes proches, ceux qui ne connaissent que la femme vanille ne seraient pas "déçus de moi" s'ils savaient, comme si je ne pouvais pas être moi, comme si je devais être conforme à l'image que l'on a de moi. Mais le fait est que je suis comme ça et chacun a le droit de vivre sa vie.

Nous avons passé un excellent week-end, encore plus complices.

Je n'ai qu'une peur désormais c'est d'y être déjà devenue accro.

L'après :

Ce week-end très fort nous a incontestablement rapproché, avec également l'impression d'avoir fait un bon en avant. Nous avons fini le dimanche juste incroyablement bien, complétement déconnectés du monde, de notre quotidien.

Nous avons profité des quelques heures restantes avant de reprendre l'avion pour aller flâner dans la métropole. Au cours du trajet en voiture mon Maître m'a demandé d'ôter mon string (voilà qui devient une habitude) en m'informant que je ne le récupérerai pas. Nous nous sommes ensuite promenés en ville où j'ai dû plusieurs fois m'agenouiller pour refaire les lacets de mon Maître. Bien qu'étant dimanche, le soleil aidant certainement, il y avait pas mal de monde. J'ai ensuite du retirer mon soutien-gorge dans une rue moins passante.
Nous sommes ensuite allés dans un parc, le parc où tout le monde s'était donné rendez-vous pour profiter de cette chaleur printanière, où j'ai trouvé ma place agenouillée auprès de mon Maître. Simplement libre et fière de lui appartenir.
Nous avons repris notre escapade près du centre-ville, mon Maître me demandant de marcher devant lui en levant ma jupe jusqu'à mi-fesses (je précise que je fais entièrement confiance à mon Maître, notre but n'étant pas de choquer ou d'imposer quoique ce soit aux autres, tout comme nous faisons toujours très attention à la présence d'enfants).
Je me suis retrouvée petite chienne à aboyer, à devoir aboyer plus fort car mon Maître n'était pas satisfait, je pense d'ailleurs que cela a fait rire les deux personnes qui étaient un peu plus haut dans la rue. C'était très gênant, j'ai probablement eu l'air d'une timbrée, mais je l'ai fait sans rechigner.

Tout cela, dans un obéir sans réfléchir rendant très fier mon Maître.

Nous nous sommes ensuite rendus à l’aéroport, avec la joie de trouver une astuce pour enlever mes bottes pour le contrôle de sécurité avec une jupe courte et pas de culotte, tout n'est qu'une question d'organisation, il faut juste enlever et remettre le manteau au bon moment.

L'avion sans culotte je n'avais jamais testé et ce n’est pas l’inspiration qui a manqué à mon Maître. J'étais prête à roupiller, installée avec un long foulard me servant de couverture sur les épaules et recouvrant mes jambes. Mon Maître a passé ses doigts entre mes jambes et m'a demandé de me caresser. Assez déconcertant comme situation ! J'ai donc désormais ma propre interprétation du septième ciel. Et comme mon Maître était très joueur, j'ai également eu droit ensuite à ses caresses, un vol orgasmique. Nous avons fini notre longue journée par l'attente de notre valise agenouillée.

Ce week-end était juste exceptionnel, je plane encore aujourd'hui.

Votre soumise, prosternée à Vos pieds, Vous remercie Maître pour ce magnifique week-end.

lundi 13 mars 2017

Prendre le temps...




Un mois... le dernier article publié remontait au jour de mon test. L'envie d'écrire sans trop savoir quoi, le souvenir d'un article en attente d'une séance publié hier. Un mois au cours duquel nous n'avons eu que des moments volés sans véritable longue séance.

Les raisons sont certainement communes à beaucoup : trop de choses à faire. Après les vacances scolaires (moment où il est difficile voire impossible de vraiment se lâcher) nous sommes repartis dans le travail, des délais à respecter, l'esprit accaparé qui ne veut plus lâcher prise, travail qui reste dans la tête même quand la journée est terminée. A cela s'est ajouté le stress d'une soirée à venir, mise en place logistique prenante, peur de l'inconnu mêlé au plaisir de la découverte et des rencontres à venir... sans compter le "travail" habituel de la maisonnée.

Je suis sous tension, souvent, pour ne pas dire tout le temps. Seul Lui peut m'apaiser, poser simplement la tête sur ses genoux, souffler. Il suffit d'un geste, de sa main autour de mon cou, de sa bouche m'arrachant un baiser, de ses doigts me griffant le dos pour que je me sente à ma place.

Nous restons Maître/soumise mais de façon moins marquée. Genre de période qui m'aurait encore il y a quelques mois fait douter. Il m'arrive parfois de m'arrêter devant le miroir, regrettant nos séances moins fréquentes et ce partage intense vécu il y a quelques semaines. L'impression d'une ascension extraordinaire et d'un campement où on s'installe en lorgnant le sommet qui semble s'éloigner.

Je regarde souvent ma chaîne et le médaillon qu'il m'a offert, symbole de notre union que je porte constamment et je me dis que rien n'a changé entre nous, je lui appartiens. Je ne doute plus, je suis sereine, je sais que ce n'est qu'une période prenante où le temps semble manquer et que tout rentrera bientôt dans l'ordre.

Je profite des quelques instants de bonheur qui me permettent encore de décrocher : les échanges complices avec mon Maître, de petites taquineries, des rires si précieux, les câlins de mon enfant à sa maman... Mes yeux se lèvent parfois vers le ciel au cours d'un trajet. Je contemple l'immensité de ce dégradé de bleus, je m’émerveille devant ces teintes roses et dorées de fin de journée, un trésor dont la beauté passe souvent inaperçue parce qu'il est là, tout le temps et nous ne le voyons plus. Je profite de cet instant où le semble s'arrêter.

Bientôt, je reviendrai...Merci à ceux qui continuent de me lire. Pour être informé des prochains posts, il y a la newsletter ;-)

samedi 11 mars 2017

Etre à Lui...


Récit d'une séance avec mon Maître écrit il y a quelques semaines :

Elle l'attendait, agenouillée sur son coussin, les yeux bandés, vêtue de rouge comme il lui avait demandé. La privation de la vue rendait son ouïe plus fine, attentive à chaque petit bruit lui permettant d'imaginer ce qui se passait autour d'elle. Elle entendit son Maître craquer une allumette, elle devinait le scintillement des bougies disposées sur la commode.  Un bruit de bois lui laissa imaginer qu'il avait apporté une chaise, posée devant elle. Son collier vint se refermer sur sa nuque, signe que la séance allait commencer. Elle fut rapidement débarrassée des quelques vêtements qui couvraient son corps pour se présenter à lui, simplement, telle qu'elle était sans artifice.  Debout, bras tendus devant elle, de larges bracelets noirs vinrent enserrer ses poignets.

Son Maître passa les cordes autour de sa poitrine, lui faisant deviner la couleur de chacune d'elle. Dans le silence de la chambre, son esprit fut parasité par des pensées de son quotidien. Elle regrettait de ne pas avoir cette capacité de les laisser derrière la porte, elle aurait tant aimé avoir la faculté de plonger immédiatement dans sa bulle.

Son Maître lui dit qu'elle saurait ce que lui appartenir voulait dire, elle pensait se retrouver attachée à la chaise mais lorsqu'il la fit s'asseoir sur le lit, elle comprit que celle-ci n'existait que dans ses pensées.

Il lui fit entendre à nouveau ce bruit de bois. Souriante elle dit à son Maître qu'elle avait deviné ce dont il s'agissait, ce n'était ni plus ni moins qu'une tringle à rideaux. Des bracelets de contrainte vinrent se fixer à ses chevilles. Les cordes reprirent leur manège, elles s'enroulèrent autour de la barre et des anneaux dont les bracelets étaient munis. Elle se retrouva bientôt les jambes écartées. Pour elle, il ne pouvait y avoir de suite, la barre ne pouvait pas avoir d'autre utilité. Aussi fut-elle surprise lorsqu'elle sentit ses jambes se lever. Son Maître mettait en pratique ce qu'il avait imaginé et accrocha les cordes à un anneau qu'il venait tout juste de fixer à une des poutres au-dessus de leur lit. Il fit de même avec ses bras, la chaîne qui reliait ses poignets rejoignit à son tour le crochet.

Elle se sentit captive, incapable de bouger, bras et jambes relevés, outrageusement écartées ne cachant plus rien de son intimité. Les cordes vinrent ensuite serrer légèrement ses cuisses, juste assez pour permettre de fixer son jouet entre ses jambes.

Son Maître vint s'occuper de sa poitrine tandis que sa chatte commençait à vibrer. Malgré les seize mètres de cordes, ses seins n'était pas comprimés, son Maître lui avait fait un bondage harmonieux qu'elle ne découvrit qu'à la fin de leur séance. Parfois de petite choses du quotidien trouvent une utilité nouvelle, c'est ainsi que de multiples élastiques vinrent comprimer ses seins.

Elle regretta de ne pouvoir saisir son jouet. Elle tenta tant bien que mal de bouger son bassin, pour le placer là où elle en avait envie, c'était peine perdu. Déstabilisée, elle n'arrivait pas à se plonger entièrement dans sa bulle et son Maître, attentif à ses réactions le comprit. Sa langue vint donc remplacer le jouet, pour lécher ce qui était à lui, juste assez pour l'exciter et tenter de prendre le contrôle de son plaisir. De haut en bas il glissa le fairy sur sa chatte, ça ne ressemblait aucunement à la façon dont elle avait l'habitude de l'utiliser mais le plaisir s'empara d'elle jusqu'à ce que son corps se crispe, se redresse, la délivre.

La queue de son Maître vint se loger en elle, impatient de disposer de sa petite chienne, indécemment offerte. Il aimait la baiser comme il en avait décidé, n'attendant ni accord, ni consentement, ni même partage du plaisir.

Ses jambes étaient douloureuses, les bracelets blessaient ses chevilles sans qu'elle ne puisse rien faire pour apaiser la douleur. Elle implora son Maître de la détacher, elle n'en pouvait plus, elle était à bout mais son Maître n'en fit rien, elle n'avait pas le pouvoir de décider, elle resterait ainsi jusqu'à la fin de la séance.

D'émotion ou de douleurs ses jambes se mirent à trembler, intensément, incapable des les contrôler. Son Maître vint placer quelque chose dans sa chatte, c'était lisse, pas vraiment froid, pas désagréable, mais elle ne parvint pas à reconnaître ce mystérieux objet. Une lueur orangée à peine perceptible sous le bandeau lui indiqua ce dont il s'agissait. Il avait de sa chatte son chandelier.

Elle n'avait qu'une consigne, celle de se maintenir droite. Elle agrippa à ses chaînes comme si cela suffirait à redresser son cul avec ses jambes tremblantes et totalement indisciplinées.

Une brève pensée, un moment de doute, de peur lui rappelant que bien qu'ayant fait un joli petit rectangle sur son pubis, ses lèvres n'étaient pas épilées. Elle du néanmoins s'en remettre à son Maître, qui, joueur, se servit de la bougie comme d'un gode, le faisant glisser dans de petits allers retours dans sa chatte.

Il retira ensuite la bougie pour la placer brutalement dans son cul, malgré leur accord avant la séance, seul petit pouvoir qu'elle détenait encore parfois.

La cire chaude ruissela entre ses fesses. Trop, c'était trop ! Elle pensa "stop" dans sa tête, elle voulait que ça s'arrête. Pourtant quand il lui demanda quelle était sa couleur elle répondit "vert" (j'en veux plus / Vous pouvez aller plus loin).

Vert ? Cette couleur sembla surprendre son Maître mais il déversa à nouveau la cire qui glissa sur sa peau avant de se figer.

Les jambes toujours tremblantes, son Maître en versa sur sa chatte. Le contact avec ses petits lèvres était à la fois nouveau et insupportable. La chaleur n'agissait pas de la même façon que sur les autres parties du corps. Non, elle semblait se diffuser, bien plus longuement avec la sensation d'être brûlée.

Son Maître lui retira son bandeau pour qu'elle puisse voir à quoi elle ressemblait, petite chienne. Il profita d'elle, de son corps, pour la baiser comme il en avait envie, la giflant, avant de se branler près de son visage tandis qu’elle attendait bouche ouverte. Les joues souillées, elle avala fruit de son plaisir.

Il la détacha enfin, faisant cesser ses tremblements. Gourmande, elle lui demanda l'autorisation de se caresser. Nue, étendue sur le lit, sans gêne aucune mais rapidement agacée par son nouveau jouet qui ne lui donnait pas assez rapidement ce qu'elle attendait. Son Maître retira quelques cordes, et lui donna deux petits coups, cela suffit à la faire basculer, à hurler son plaisir, à se cambrer. Elle posa son jouet, satisfaite.

Son regard croisa celui de son Maître qui se servit de la chaîne qui était attachée à ses poignets pour lui donner quelques coups sur le ventre... Encouragée par les cris de plaisir de sa soumise il continua. Elle savait bien qu'il retenait sa force, les coups étaient légers mais le geste lui plaisait, elle ne pensait plus, elle était juste sensation, émotion, plaisir, jouissance. Jamais elle n'aurait cru ça possible, pas pour elle, trop dans le contrôle, l'analyse, le besoin de stimulation sexuelle et pourtant, encore troublée elle venait de jouir uniquement sous la chaîne de son Maître.