Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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dimanche 5 novembre 2017

Merveilleux cadeau de nos Maîtres...



Difficile de choisir un titre à cet article, j'aurais pu tout aussi bien l'appeler "soirée entre amis", "notre première soirée privée", "intense moment de partage et de complicité", "un espace hors du temps" ou encore "quand la réalité dépasse les fantasmes"...

Mon esprit est chargé de tant de belles émotions, resté dans cet ailleurs, loin du quotidien, là où nous pouvons être nous-mêmes, où il est inutile se se cacher, de revêtir ce masque que l'on porte si souvent en public par crainte du jugement de notre vie privée.

Un sentiment de liberté, de lâcher prise et d'abandon partagé dans une amitié sincère avec Maître Alpha et sa kajira, ma sœur esclave, Amazone.

Tout a commencé il y a quelques jours... les vacances scolaires, une occasion pour mon Maître de nous organiser un week-end tous les deux, sans enfant. Maître se chargeant de tout organiser, je ne savais pas du tout où Il souhaitait m'emmener. Bien sûr je savais qu'il nous faudrait d'abord déposer notre enfant dans la famille, non loin de nos amis et j’espérais sincèrement que nous aurions l'occasion de les revoir.

Mon Maître m'informa que nous allions effectivement les rencontrer six jours avant le grand jour et j'en fus très heureuse. J'ignorais s'il s'agirait, comme la dernière fois, d'un dîner partagé en toute convivialité dans un restaurant ou si nous aurions l'occasion de partager plus ensemble (un fantasme qui me trotte dans la tête depuis déjà un long moment mais je ne savais pas s'il était partagé par mon Maître). Je n'essayais pas d'en savoir davantage même si ma douce amie et moi rêvions ensemble d'un tel moment. Mais où ce moment pourrait-il exister ? Voilà qui rendait les choses compliquées.

Mon Maître me donnait au compte-gouttes quelques informations comme le jour de notre rencontre, le 1er novembre, ou quelques consignes pour la préparation de notre valise...

Quatre jours avant Il m'a informé que nous partagerions un gîte avec eux. C'était... waouhhh... bien au-delà de ce que j'avais imaginé, j'étais à la fois très heureuse et très intimidée. Nous n'avons jamais vécu ça auparavant. Il m'informa qu'il me fallait me rapprocher d'Amazone pour élaborer le menu. J'avoue que sur ce coup là je fus chanceuse car elle fut bien plus inspirée que moi ayant déjà des idées à me proposer, il nous suffisait simplement de nous mettre d'accord et de tout figer pour qu'elle puisse aller faire les courses (merci ma belle, je regrette d'ailleurs de ne pas avoir eu le temps de manger plus de gâteau au chocolat).

Stress au maximum, sous tension, constamment, l'impression d'avoir la gorge nouée en permanence, cette rencontre m'obsédait. De multiples questions : qu'est ce qui va se passer ? Comment ? Jusqu'où irons-nous ? Recevrai-je les coups d'un autre Maître ? Vais-je les supporter ? Serai-je une bonne esclave ? Les mots de mon Maître étaient clairs à ce sujet, il serait fier de moi.

S'ensuivirent quelques discussions au sujet de mes limites, qui dans un premier temps tenaient en quelques lignes, des siennes, des leurs.

Les esclaves durent ensuite s'occuper de la préparation de la playlist pour cette séance à quatre où chacun devrait retrouver sa bulle pendant que nos Maître s’affairaient toujours à la recherche du gîte "idéal" et à l'élaboration de la séance.

Mon Maître a tenu le secret. Je ne savais pas du tout où nous allions jusqu'à notre arrivée sur le parking, je ne savais pas à quoi ressemblait le gîte, je ne connaissais en rien ce que les Maîtres avaient prévu pour leurs esclaves (mis à part que nous devions préparer le repas ensemble et le servir)... Bien qu'ayant atteint un seuil de tension insoutenable je tâchais de rester à ma place en acceptant de me laisser porter, Il sera là pour me guider.

Durant ces quelques jours je n'étais plus dans mon état " normal" j'étais énervée et surexcitée, dans tous les sens du terme.

Curieusement, cette tension a disparu lorsque nous avons pris la route pour rejoindre cette demeure louée pour une nuit. Ma seule crainte résidait dans ma tenue : mon Maître a souhaité que je sois couverte de ma cape et que je porte mon large collier de séance avec une chaînette et un anneau. J'avais peur de mettre mal à l'aise nos amis et c’est ce qui m'a posé le plus de questions. Pour moi aussi c'était particulier de sortir ainsi, de rencontrer le propriétaire... mais je n'ai à aucun moment demandé à mon Maître qu'il en soit autrement, j'ai à cœur de Lui obéir et de faire ce qu'Il me dit même si parfois c'est difficile. Le regard des autres m'a longtemps gênée me demandant ce qu'ils pouvaient bien penser de moi ou de mon attitude mais désormais je pense à mon Maître avant tout et à le satisfaire. Bien entendu les amis ce ne sont pas les "autres" c’est pourquoi j'étais gênée ne pouvant anticiper leur réaction.

Je me suis aussi demandée comment se passerait ce moment où mes lèvres toucheraient celles de ma sœur esclave pour la première fois, je n'ai jamais salué quelqu'un comme ça et j'avais peur d'être très maladroite.

Nous sommes arrivés sur place un peu avant Amazone et Maître Alpha. Je fus d'emblée séduite par l'extérieur de la bâtisse, un château du XIV siècle avec un donjon. Maître téléphona au propriétaire pour l'informer de notre arrivée, Il avait cependant oublié quelque chose dans la voiture et me laissa seule attendre devant le porche en bois. Un homme ouvrit la porte, la demeure comprenant plusieurs logements, je lui dis que c'était pour la location pour m'assurer qu'il s'agissait bien du propriétaire. Je ne devais pas correspondre à la personne qu'Il attendait, la cape et le collier durent l'impressionner, il fit un pas en arrière et s'accrocha à la porte de bois, très en retrait. Maître arriva et à priori Il avait l'air plus "normal" que moi. Nous avons découvert un bel appartement tout équipé alliant charme et modernité dans une partie de ce château, c'était superbe ! En discutant il sembla plus à l'aise et ce jugement sur les apparences disparu, nos amis nous rejoignirent un peu après.

Seuls, j'ai salué, avec grand plaisir,Maître Alpha d'un baise-main puis mon regard s’est plongé dans celui de ma sœur esclave, nos visages se sont approchés l'un de l'autre, nos lèvres se sont touchées. A cet instant, j'ai arrêté de réfléchir et je me suis simplement laissée porter par l'envie de l'embrasser à nouveau.

Un peu plus tard nous avons préparé le repas, pris l'apéritif aux pieds de nos Maîtres assises sur le tapis, puis avons dîné tous ensemble à table en servant nos Maîtres. Un quotidien bouleversé où chacun trouve naturellement sa place et où on se sent si bien !

A la fin du dîner, Maître nous a dit d'aller chercher notre tenue. Je l'ai regardé, surprise en lui demandant si je devais l'enfiler,mais non il fallait simplement aller la chercher. Nous sommes revenues toutes deux avec notre tenue que nous avons présentées aux pieds de notre Maître, agenouillées.

Nos Maîtres nous ont demandé de choisir un accessoire sur la table, couverte de martinets, baillons, cordes et autres objets... J'ai hésité un bref instant, ma première intention étant de prendre le martinet pour finalement choisir le fouet parce qu'il représente mon Maître et ma sœur esclave a présenté à son Maître la langue de vipère (aussi folle l'une que l'autre !). Maître nous a dit que nous allions aller nous préparer ensemble en laissant la porte ouverte. Nous nous sommes dirigées vers la salle de bain, notre tenue à la main. D'aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais partagé ma salle de bain avec une autre femme, je ne suis jamais déshabillée moi-même devant une autre femme non plus. Je suis troublée. L'idée d'une douche commune me traverse l'esprit, se savonner ensemble ? Nul doute que cela va me donner envie et que nous ne sommes pas prêtes de ressortir. La taille de la douche ne s'y prête cependant pas et nous nous douchons chacune notre tour, ça me plaît beaucoup de la regarder, je descends de son visage à son intimité avec envie. Elle m'aide ensuite à m'habiller, nous nous embrassons, nous câlinons avec une infinie tendresse, un de mes plus beaux souvenirs... pendant que nos Maîtres se rincent l’œil à l'autre bout du couloir.


Pour Vous, Maître Alpha et votre esclave en souvenir de ce merveilleux moment passé ensemble.


Prêtes, nous rejoignons la pièce principale à l'ambiance tamisée, éclairée par quelques bougies, main dans la main, c’est un grand moment dont le ressenti est difficilement explicable avec des mots.

En position d'attente, nos Maîtres nous bandent les yeux, nous nous prosternons devant eux avant que la séance commence véritablement, nos Maîtres tournent autour de nous, ma jupe est relevée puis le martinet claque mes fesses, j'entends les cris de mon amie, le bruit des lanières de cuir contre la peau, j'ignore que nos Maîtres échangent leur place à plusieurs reprises. Jamais une séance n'a commencé de cette manière... le plaisir s'empare de moi et se diffuse dans tout mon être, il ne s'agit que de l'échauffement et pourtant l'orgasme me submerge et j'entends celui de ma douce amie.

Nos Maîtres nous accrochent ensuite bras tendus à une chaîne, l'une contre l'autre, face à face et nous fouettent avec l'objet que nous avions choisi avant le début de la séance, je suis... ailleurs... je ne pense plus, nous partageons un moment incroyable de complicité, de douleur, de plaisir, de jouissance, de tendresse. Quand les coups s'intensifient, mon corps s'éloigne de celui de ma douce amie puis il retrouve sa place, je cherche sa main avec le peu de mobilité que les chaînes me le permettent, nous vivons ce moment ensemble. Les coups s'estompent, nos lèvres se touchent, mon corps se frotte au sien tendrement, sensuellement, intimement... nos Maîtres nous laissent vivre ce moment en se mettant en retrait, je ne la vois pas mais je la sens tout contre moi, notre plaisir est partagé, aussi excitée l'une que l'autre.

Je n'ai aucune envie de faire un récit chronologique de cette merveilleuse soirée ni même de citer chaque moment qui n'appartiennent qu'à nous mais simplement de partager quelques images qui me viennent en tête au moment où j'écris cet article.

Ma sœur esclave dans mes bras où mes mains, encore entravées dans les bracelets de contraintes découvrent son corps pendant que mon Maître la fouette. Je ressens encore la douceur de sa peau contre moi, je revois le plaisir de mon Maître lorsque le fouet vient claquer sa peau, ça lui plaît énormément, je le vois.

Je me souviens de ce moment où Maître Alpha s'occupait de sa kajira et où mon Maître a saisi une roulette de wartenberg et m'en a également tendue une. Ces roues à piques parcourant le dos de cette esclave dont nous occupions tous les trois.

Je me souviens avoir admiré sa résistance à la canne et entendu le plaisir que ça lui procurait en observant ses fesses déjà bien marquées par le fouet. Sait-elle comment son Maître la regarde quand il s'occupe d'elle ? Les yeux à la fois plein d'amour, de gaieté de voir sa kajira avoir tant de plaisir et se trémousser sous ses coups, et un large sourire qui montre combien il est heureux avec elle.

De tendres caresses entre esclaves, chacune notre tour. Je me suis offerte à ses baisers gourmands, allongée sur le sol, les mains de mon Maître caressant ma poitrine, rejointes ensuite par celles de Maître Alpha. J'ai longuement regardé mon Maître puis je me suis autorisée à vivre ce partage en regardant Maître Alpha. Toutes ces mains et ces baisers pour moi, un fantasme que j'ai depuis longtemps, hautement jouissif.

J'ai retrouvé notre bulle lorsque mon Maître m'a encordée, j'aime sentir les cordes glisser sur moi, m'emprisonner sans pour autant me contraindre car tel n'était pas le but de ce bondage.

J'ai aimé sentir les aiguilles de mon Maître se planter dans mon sein, j'ai aimé le voir s'occuper d'Amazone de la même façon et lui faire découvrir de nouvelles sensations. Un partage où chacun trouve sa place, où l'on découvre ensemble, où on partage.

J'ai totalement retrouvé ce lâcher prise que j'avais vécu lors de notre première soirée. J'ai retrouvé le bonheur de danser sous le fouet de mon Maître. D'être à Lui, intensément, à chaque moment. J'ai aimé ces moments où il s'accroupissait près de moi pour me câliner, ses bras rassurants, notre amour encore plus fort, notre amour dans le partage.

Ce fut une soirée incroyable, j'ai du mal à me souvenir de la douleur, je ne me souviens que du plaisir, un intense plaisir, une séance tellement jouissive qu'il m’est impossible de me rappeler les nombreuses fois où j'ai joui sans même utiliser mon jouet (pourtant la rallonge était sortie ;-)).

La séance a duré... 5 heures... si on m'avait dit deux je l'aurais cru, c'est passé si vite.

Cette journée, ce soir là, le lendemain, nous étions NOUS, simplement Nous et qu'est ce que ça fait du bien ! L'esprit léger, loin des préoccupations du quotidien, tous les quatre dans notre bulle, chacun à sa place, on se sentait si bien ensemble, c'était au-delà de mes attentes, simplement parfait !

Les souvenirs rêveurs me rappellent à cette soirée, ma vie est là-bas, dans cet ailleurs. Voilà à quoi ressemble le bonheur...

Je Vous aime Maître... un jour, nous serons Nous !

Une nouvelle fois je Vous remercie ainsi que Maître Alpha pour l'organisation de cette magnifique surprise, pour tous ces moments de partage et de complicité.

Merci à toi, ma sœur esclave, pour tous ces moments indescriptibles chargés d'intenses émotions. Que c'est beau de te voir lâcher prise !

Une énorme pensée pour nos amis qui nous ont accompagné au fil de cette soirée.

A ce qu'il paraît les esclaves sont gourmandes... on remet ça quand ?