Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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lundi 30 mai 2016

Impudique



Je suis depuis toujours très pudique. Aussi loin que je me souvienne je ne me suis jamais montrée nue devant une copine pas même dans ces vestiaires communs lorsque que nous allions à la piscine avec l’école.
Lorsque je vais chez le médecin je sors LE tee-shirt spécial examens, celui un peu trop grand tombant en dessous de mes fesses.  L’été à la plage je tire fréquemment sur le bas de mon maillot pour le réajuster comme si quelqu’un allait prêter attention à mes deux centimètres de fesses dévoilées si par malheur il avait un peu glissé.

Avec mon Maître c’est différent, je n’ai jamais eu peur d’être nue devant lui mais à force d’ordres il a nettement repoussé mes limites. J’en oublierai presque que le mot « pudeur » fait encore partie du dictionnaire. 

Je suis chacune de ses consignes, écartant outrageusement les jambes devant lui, le laissant regarder mon intimité autant qu’il lui plait et m’explorer. Je me tais et le laisse me photographier. Je m’exécute lorsqu’il me demande à 4 pattes d’écarter mes fesses et le pire c’est que j’en suis terriblement excitée.

Je sens que je n’ai plus rien à lui cacher, une totale confiance qui se traduit par une absence de gêne quel que soit l’ordre donné.

Il y a quelques jours alors que j’avais la tête posée sur ses genoux je lui ai demandé à quoi il pensait, il me semblait préoccupé.

      —     A des choses très cochonnes.
      —     Hum, dites-moi.
      —     Vous avez encore votre tampon ?
      —      ????? Oui, Maître.
      —     Assise sur le canapé, montrez-moi.

Je ne m’attendais bien évidement pas à ça, ça fait partie des choses que je ne partage pas. Et même si je savais mon tampon blanc comme neige  puisqu'il n'était là plus que par précaution, lui montrer me semblait délicat. Nos regards se sont croisés, il ne rigolait pas. 

J’ai choisi ma place et j’ai à cœur d’être une bonne soumise et de ne pas profiter que je sois sa femme pour contester ses ordres. J’ai donc ôté mon jean et ma culotte pour m’installer sur le canapé, les jambes largement écartées laissant apparaitre cette petite cordelette blanche qui aurait dû être cachée. Il m’a observé un moment avant de me dire

      —     Enlevez-le.

Nouvel échange de regards et après une brève seconde de réflexion j’ai fait ce qu’il m’a demandé. Nous avons attendu un instant, une minute, deux, plus ? Je ne sais plus très bien. Puis il m’a demandé de me rhabiller avec cette lueur de satisfaction dans les yeux.

Je lui avais démontré ma totale soumission, je lui avais donné ce qu’il attendait et au lieu de me sentir indignée j’étais simplement heureuse d’y être arrivée.

dimanche 29 mai 2016

Premières difficultés


Exprimer mes sentiments en 24/7 a été ma première difficulté. Nous sommes habitués à échanger des petits mots doux chaque jour dans la vie vanille mais ne l’avons jamais fait lors d’une séance. Je vous rassure, je n’ai pas un cœur de pierre et j’ai parfois pensé lui dire « je vous aime » dans ces moments d’intensité où seul Lui peut m’emmener, dans ces moments où je me perds moi-même, où les larmes coulent sous mon bandeau et qu’il me relève pour me demander si « ça va », lorsque je vois son regard perdu et désemparé comme s’il m’avait fait mal alors que c’est tout le contraire. Mais je me suis toujours retenue. J’ai toujours gardé ces pensées secrètes comme si nous n’avions pas le droit de mélanger nos moments de « baise » aux sentiments et lors du passage en 24/7 j’ai fait un blocage, ça ne voulait pas sortir, je ne savais pas comment lui dire. J’étais devenue uniquement sa soumise, celle que je suis lors de nos séances.

Mais vivre sans amour m’est impossible, j’ai autant besoin de le ressentir, de l’entendre que de le montrer et le dire. J’ai donc laissé ma carapace se fissurer à la fin d’une séance pour lui dire mon premier « Je Vous aime Maître » les larmes aux yeux, c’était différent, je ne le disais non pas à mon mari mais à mon Maître. Le plus dur était finalement de se lancer et ça va désormais beaucoup mieux.

Il me faut apprendre également à me tenir. Théoriquement je dois toujours être un cran en dessous de lui ou à la même hauteur mais jamais le regarder de haut et ça non plus ça n’est pas facile.

Ma troisième difficulté a été l’utilisation du "Vous". Le dire en séance ou lors d’une conversation ne me pose aucun problème, j’y suis habituée, le dire en permanence en parlant de la pluie et du beau temps a été plus difficile que je ne le pensais. Ma langue a bien fourché, ce « tu » spontané qui sortait sans réfléchir, grrrr. Et alors que désormais ça va mieux (bon ça fourche toujours de temps en temps mais il y a du progrès) nouvelle difficulté !

Nous ne nous sommes jamais cachés pour utiliser le « Vous » devant notre enfant, pas constamment bien sûr mais en faisant une sortie lors je me sentais avec mon Maître, lors d’une conversation… il n’a jamais rien dit. Désormais il l’entend tout le temps et je me suis demandée comment il le prenait, il ne disait rien, après tout c’est un enfant et il l’avait déjà entendu bien quelques fois avant. Mais hier, alors que nous étions au restaurant, il me dit « maman, pourquoi tu dis tout le temps vous à papa ? », que répondre ? « Euh… c’est un jeu entre nous, je trouve ça amusant. Dans certains familles on se dit vous tout le temps, même les enfants aux parents », je n'avais aucune autre explication à lui donner. « Oui mais maintenant tu dis vous même au téléphone »...

Me voilà désemparée ! Le perturber est la dernière chose que nous souhaitons. La vie est peut-être en train de nous apprendre qu’il faut savoir faire des concessions, qu’il est parfois compliqué de vivre comme nous le souhaiterions. Il nous semble donc nécessaire de réutiliser pour le moment le « tu » devant lui, sauf que cette fois j’ai ma langue qui fourche sur le « Vous ».


samedi 28 mai 2016

Avenant au contrat



Est-il utile de rédiger un contrat lorsque le Maître et le mari ne font qu’un ? Bien entendu, c’est une fausse question, chacun fait comme il le souhaite. Personnellement j’aime ce côté formel, j’aime les codes et les règles. Il donne un cadre et me titille autant qu’il me noue la gorge.

Mon Maître n’y a pas détaillé l’utilisation de certains accessoires, non je n’ai pas eu à donner mon accord sur l’utilisation de pinces en tout genre, de bougies, de cordes ou de chaines.

Au tout début de notre relation D/s il m’avait fait remplir une check-list pour se donner une idée de ce qui me plairait ou non. On trouve ce genre de check-list sur plusieurs sites comme celui-ci. Les pratiques sont bien différentes de la vie vanille, il faut le dire, c’est un apprentissage permanent et savoir par où débuter peut s’avérer utile. Si je relisais ce que j’y ai noté il y a plus d’un an je verrais le chemin parcouru depuis, tout ce qui me paraissait « trop » où j’avais noté « ça jamais » et que j’attends désormais.

Notre contrat me rappelle que mon corps est sa propriété, il y définit les lieux et limites de notre contrat, les règles de base, le risque de sanctions et punitions, les clauses particulières…

Le comportement de mon Maître est bien différent de celui de mon mari avant, je suis sans cesse surprise, je crois que finalement la personnalité de l’autre est pleine de surprises et qu’on ne connait jamais l’autre aussi bien que l’on pense.

Une partie est là pour me rassurer, ma famille ne doit pas être au courant (ouf !), la sienne peut désormais l’être s'il le souhaite, pas de pratiques humiliantes ou dégradantes (c’est très subjectif car tout dépend du ressenti de chacun).

Une autre décrit notre relation à l’extérieur, pratiques discrètes en public mais je dois lui obéir quel que soit l’ordre donné qu’il y ait des spectateurs ou non quel que soit le lieu où nous nous trouvons, droit de me partager (ça n’est jamais arrivé, je doute même que ça arrive un jour mais le cas échéant je n’aurais qu’à accepter).

Mes devoirs y sont aussi notés : obligation de lui écrire un rapport après chaque séance, il veut connaître mon ressenti savoir ce qui m’a plu et déplu, obligation désormais de tenir un blog, vouvoiement obligatoire en permanence (sauf devant la famille), position à adopter en sa présence, rituel au moment du coucher…

Je ne vais pas vous détailler les cinq pages qui le composent.

Notre relation évolue au fil du temps, certaines limites deviennent caduques, d’autres sont repoussées. Mon Maître se fait plus exigeant et veut me pousser davantage, il est donc normal que notre contrat évolue de la même façon et ce début de vie en 24/7 a naturellement était l’occasion d’y faire un avenant.

jeudi 26 mai 2016

Mise à l'essai


Quinze mois à nous découper entre vie vanille et séances bdsm. Epouse d’un côté, soumise de l’autre. Deux vies séparées, l’une avec mon mari, l’autre avec mon Maître, deux façons d’agir, de se comporter même si parfois des moments vanilles tournent en D/s. 

Notre vie D/s s’est entendue, il m’a fait goûter à plus, être sa soumise en extérieur en faisant les courses un samedi, en allant nous promener au parc…

Mais en bonne petite insatiable, il m’en faut toujours plus. J’avais besoin de le sentir davantage, j’avais besoin de ressentir ma condition même lorsqu’il n’était pas là, je voulais des consignes même lorsque j’étais seule à la maison ne pouvant me contenter d’attendre son retour ou la prochaine séance.

Mon Maître m’a demandé si ce que je voulais c’était une vie en 24/7. Euh… Est-ce qu’inconsciemment j’étais en train de lui demander ? Ce n’était pas la première fois que je lui disais que je voulais qu’il me tienne davantage. Est que ces appels à lui demander des signes la journée correspondaient à une envie de vivre tout le temps ma condition de soumise ?

Je ne connaissais moi-même pas la réponse. Pour mon amie soumise, c’était une évidence, elle avait pressenti depuis longtemps que j’aspirais à vivre ainsi, elle semblait le savoir mieux que moi.

Il m’a fallu des jours de réflexion. Oui j’aime nos séances, oui j’aime être sa soumise, oui j’aime qu’il me guide et me dirige mais j’avais non seulement peur de perdre mon mari mais aussi peur de perdre cette intensité que j’aime tant retrouver lors de nos séances.

Nous avons certainement trop dissocié nos deux vies, les câlins et les sentiments d’un côté, l’obéissance, les fouets de l’autre. Le comportement de mon Maître est tellement différent de celui de mon mari.

Lorsque nous sommes passés en 24/7, il y a tout juste 10 jours, j’ai serré fort mon mari dans les bras, les larmes aux yeux comme une prise de conscience, j’avais l’impression de le perdre et de lui dire au-revoir.

Il m’a fallu une bonne nuit de sommeil pour comprendre que si nous passions en 24/7 c’était avant tout parce nous en avions tous les deux envie. 

Il n’est pas question de perdre quoique ce soit, nous sommes passés en 24/7 au contraire pour être encore plus proches, plus complices, pour vivre pleinement ce que nous sommes même si prendre de nouvelles habitudes s’avère un peu difficile.

Quelques mots sur moi...



Voilà je me lance dans mon premier post. Pour tout vous avouer je ne sais pas vraiment par où commencer alors j’ai pensé à ce que je cherchais lorsque je lisais des récits sur un blog, j’aime savoir qui se cache derrière les mots, j’ai besoin de savoir si ça me ressemble, si je peux m’identifier, il me semble donc naturel de commencer par le début c’est à dire me présenter.

Je suis madame tout le monde, celle qu’on croise au supermarché, celle qui attend son enfant à l’école, une épouse qui attend son mari le soir, une femme en apparence sage et ordinaire. 

J’ai rencontré mon mari assez jeune et ce n’est qu’après 16 ans de vie vanille que nous sommes tombés dans le bdsm. Ça n’a pas été réfléchi avant, ma vie me semblait équilibrée, je n’avais pas d’envie de soumission inavouée, de désirs secrets de me faire fouetter... Ça nous est vraiment tombé dessus, à moi comme à lui. Je me suis retrouvée attachée, à sa merci et un jeu de rôle a commencé. C’est rapidement devenu bien plus qu’un jeu, un besoin, une addiction à Lui, à ce qu'il me fait vivre, à l’intensité des séances. Plus qu’une simple histoire de baise qui donne des frissons, tout est devenu plus fort : le partage, la complicité, la confiance…

J’étais à ma place, soumise. Il était à la sienne. En fait je crois qu’au fond de moi j’ai toujours été soumise sans en avoir conscience. Mes fantasmes sont depuis très longtemps faits de consignes et d’obéissance.

Le bdsm s'est imposé à nous, il faisait partie de notre mode de vie et au bout de 6 mois il m'a offert mon collier. Mes lèvres se sont ouvertes et pour la première fois je l’ai appelé "Maître". 

Etre sienne, lui appartenir, le servir, lui obéir voilà ce que j’aime. Quand je le porte je lui offre mon corps mais il prend aussi le contrôle de mon esprit. 

Notre vie a basculé il y a plus de 15 mois et pourtant mon initiation n’est pas terminée, une soumise doit toujours apprendre, s'améliorer pour devenir celle qu'il souhaite.

A la demande de mon Maître je partagerai désormais avec vous ma vie de soumise.