Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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lundi 15 janvier 2018

Sanction : réflexion sur la nécessité d'écrire un rapport


Vendredi, Maître m'a offert une séance que je pourrais diviser en 4 parties : shibari esthétique où Maître orné mes bras de cordes, contrainte complément immobilisée sur une chaise à l'aide de cordes et de chaînes où pour la première fois les cordes ont à la fois remplacé le bandeau sur mes yeux et le bâillon, perçage des tétons avec nos nouvelles aiguilles dont le diamètre a presque doublé et service au plaisir de Maître.

Après chaque séance, je dois Lui écrire un rapport, ce que je fais habituellement le soir-même mais pas cette fois, nous en avons un peu parlé de vive voix et j'ai voulu profiter d'une soirée tranquille en famille.
Le lendemain, encore dans mon lit, j'écrivais mon rapport dans ma tête en attendant le réveil de Maître. Oui mais voilà je n'ai pas pris le temps de Lui écrire dans la matinée, prise de conscience en déambulant dans les allées d'un centre commercial l'après-midi réalisant que les 24 h venaient de s'écouler. Maître en était amusé.

La sanction est tombée hier soir, Il souhaite que j'annonce ici ma faute et que j'écrive un article dont le thème est le suivant : Pourquoi dois-je écrire un rapport ? Pourquoi sous 24 h ?

Si la réponse à la première question me parait évidente, il m'a fallu réfléchir à la seconde. Quand Il m'a annoncé cette sanction je ne voyais pas l’intérêt des 24 heures et à vrai dire j'ai pensé que la réponse était simplement "pour avoir l'occasion de me punir".

L’intérêt du rapport :

Le rapport de séance a été mis en place dans notre relation dès le début, il y a près de 3 ans. J'ai donc pris l'habitude de finir ma soirée ou commencer ma matinée derrière mon ordinateur pour Lui écrire un mail sur mes ressentis. Parfois j'essaie de soigner la forme, j'en profite pour relater la séance (ce qui m'oblige à être attentive quand je la vis pour me souvenir du déroulement ce qui a un inconvénient majeur c'est que cela m'empêche de lâcher totalement prise), parfois ce ne sont que des phrases en vrac, sans ordre chronologique mentionnant ce que j'ai aimé lors de cette séance et ce que je n'ai pas (ou moins) aimé, les difficultés ressenties que ça soit au niveau physique ou moral (difficulté de lâcher-prise, ou ressenti suite à un événement particulier, si Maître me pousse plus loin et que c’est difficile, est ce que cela va me marquer négativement ou vais-je garder malgré tout un souvenir positif...).

L'intérêt du rapport est donc de me livrer en toute transparence pour qu’Il puisse savoir précisément comment je vis les choses. Il peut ainsi voir ce qui me plaît/me déplaît, ajuster sa manière de me dominer, ça ne veut pas dire que je prends les commandes mais il est important d'être tous les deux dans la séance et j'ai, pour ma part, souvent du mal à couper avec le quotidien. Maître sait donc qu'il faut créer un cadre (en donnant des consignes, une tenue, une position, une heure...) pour que je me libère de ces pensées. De même au niveau de la douleur, Maître a compris (Il ne le fait pas souvent mais Il le sait) que lorsque je bloque dans la douleur et qu'elle "m'emprisonne" il me faut une pause de quelques secondes pour ne pas me braquer et être complètement bloquée, cela me permet de reprendre ensuite plus sereinement.
Le rapport permet enfin de s'assurer que même s'Il joue avec mes limites je le vis bien. La plupart du temps nous ne parlons pas de ce qu'Il souhaite me faire vivre avant. La journée de son anniversaire a, par exemple, été très éprouvante sur le moment car cela ne ressemblait pas à Maître ni à ce qu'Il me fait vivre habituellement. Alors peut-être penserez-vous qu'il serait dans ce cas plus judicieux d'en parler avant plutôt qu'après au risque de garder des traces. Je pense que Maître mes connaît et Il se base également sur tout ce que je Lui ai écrit, sur tout ce que nous avons vécu précédemment et s'Il me fait faire quelque chose c’est qu'Il pense que j'en ai les capacités. Il ets vrai que malgré la difficulté je retire souvent une très grande satisfaction d'avoir pu aller là où Il voulait m'emmener. Il me rappelle souvent qu'au besoin j'ai des mots d'alerte, une soupape de sécurité, si je pense que c’est trop dur ou néfaste pour moi je peux donc les utiliser.

Reste à savoir pourquoi ce délai de 24 h a été mis en place !

Ma première pensée me paraît aujourd'hui dénuée de sens, Maître n'aime pas me punir, Il ne va pas donc pas mettre un délai exprès pour le faire. J'ai besoin d'un cadre et de règles. Il a donc fixé un délai, je dois le respecter.

J'ai besoin d’intransigeance en cas de manquement à mes "devoirs". Si je n'avais eu aucune sanction, j'aurais probablement pensé que le respect des règles Lui importait peu et dans ce cas tout perd son sens ! Je ne veux pas être une bonne élève qui obéit parce qu'elle respecte à la lettre des règles oubliées, je veux être une bonne esclave c'est à dire celle qui répond aux demandes de son Maître parce qu'elle ressent toute l'importance que ça a pour Lui. C’est grâce à cela que notre relation a un sens, que ça n’est pas un jeu, je ne me soumets pas parce que je veux me soumettre (même si j'aime cette place) mais parce que c'est ainsi qu'Il me veut et ça change tout pour moi.

J'évoquais un peu plus haut la difficulté parfois à retranscrire mes ressentis à l'issue d'une séance, c'est probablement pour cela que Maître a instauré ce délai de 24 h. Plus j'écris le rapport tôt plus mes émotions sont livrées à chaud. Rapidement mes souvenirs s'embrouillent, mon attention se porte sur la trame de la séance plutôt que sur mes émotions.

Je pense avoir répondu aux attentes de Maître en écrivant ce post. Il me punit très rarement et je fais tout pour ne pas l'être. Je l'avoue, bien que n'ayant pas dépassé ce délai volontairement je me demandais s'il y aurait une sanction ou non. J'en doutais... c’est vrai.
Curieuse pensée, j'ai simplement envie de Le remercier. Merci d'être là, de nous permettre d'être nous et de donner un sens à ce que nous vivons.

dimanche 7 janvier 2018

Nouvelle année et résolutions...




Premier post de l'année... l'occasion de vous remercier pour le temps que vous consacrez à la lecture de mon blog, certains le temps d'une escale sur un article, d'autres depuis plusieurs mois, souvent dans l'ombre.

Je vous souhaite à tous, ami(e)s, connaissances, lecteurs et lectrices une très belle année 2018. Qu'elle puisse vous combler de bonheur, vous épargner les soucis et réaliser vos rêves les plus fous.

En souhaitant les vœux à Maître, je Lui ai dit que ce serait notre année. N'avez-vous jamais eu ce sentiment que tout allait changer ? Ça n’est, certes, pas la première fois que j'ai ce sentiment, changement professionnel, déménagement, bouleversant un temps la vie mais cette année sera différente. Nous faisons nos premiers pas vers un nouvel avenir qu'il nous faudra construire, peut-être faudra-t-il attendre une année de plus pour commencer cette nouvelle vie sur laquelle Maître travaille depuis des mois mais nous la construirons ensemble dès cette année, les premières marches ont déjà été franchies.

Maître m'a demandé si j'avais pris des résolutions, il faut dire qu'habituellement c’est plutôt moi qui Lui casse les pieds avec ça. Difficile d'en trouver cette année, ah fichues résolutions souvent impossibles à tenir. Je ne vais donc pas être bien originale puisque je vais en grande partie reprendre celles de l'an passé, si, si, un peu de persévérance pour aller au bout de mes engagements.

J'ai donc décidé de refaire du sport de façon moins aléatoire, le mieux serait certainement de me fixer des créneaux horaires ce qui m'éviterait de penser que j'ai toujours mieux à faire. C’est si facile quand Maître me demande d'en faire car je le fais pour Lui, ça l’est beaucoup moins quand je dois me motiver seule en me disant que c'est bon pour ma santé ou mon fessier. ;-)

Je reprends ce parcours de l’estime de soi, j'ai fait de nets progrès mais pas encore assez. Comme Maître me le disait il y a peu, lorsque je suis Anaëlle, esclave, tout est beaucoup plus simple, je suis fière de Lui appartenir, de marcher à ses côtés, d'être simplement moi. Le point qu'il me faut travailler est donc davantage lié à mes échanges avec le monde vanille.

Ma troisième résolution est simple, je veux vivre, profiter, découvrir, partager, échanger, assister à de folles soirées comme ce fut le cas au printemps des soumises ou lors de notre soirée intime au gîte avec nos amis. Bien entendu, tout cela n’est possible que si Maître le souhaite également. Trouver des solutions pour se libérer davantage de temps pour nous.
Je nous souhaite une année pleine de santé, de folies, de rencontres, de frissons, de rires, d'Amour et l'aboutissement de notre projet de vie.

Bonne année à tous !