Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

mercredi 19 septembre 2018

C'est l'heure de la rentrée - Test des articles de Saveurs Erotiques - Partie 1


Partie 1 : partie 2 ici


Longue absence sur mon blog, éloignement des séances du aux vacances scolaires mais également aux préoccupations qui nous empêchent d'avoir l'esprit totalement libre. Je sais notre rentrée proche, les allers retours à la boîte aux lettres pour découvrir les articles généreusement envoyés par mon partenaire Saveurs Érotiques, menottes, cagoule et paddle, ne manquent pas d'éveiller ma curiosité dans l'attente de ce moment où Maître les testera sur moi.


Aujourd'hui Maître a décidé de travailler de la maison et même si nous avons passé notre matinée à travailler chacun de notre côté nous nous retrouvons juste avant le repas sur le palier. Il me demande alors de baisser mon jean's et mon shorty et de m'appuyer contre la balustrade... une envie de me faire goûter au paddle en bambou récemment reçu. Je ne tarde pas à en découvrir les sensations, il est petit mais Maître me confirme sa bonne prise en main, il claque bien et échauffe vite la peau, la sensation est piquante, rapidement je me tortille mais je n'étais psychologiquement pas préparée à cette reprise sans ressentir avant pleinement ma condition, il me manque une ambiance, un cadre. Maître le remplace par la badine, bien que je l'aime, j'ai du mal à la supporter, j'ai l'impression de ne plus y arriver et cela m'interpelle profondément, comme à chaque fois, pensant que j'ai perdu la place que je chérissais tant. En jetant un œil sur mes fesses, je suis surprise de leur couleur déjà rose vif.

La séance ne sera pas pour aujourd'hui, je regrette de ne pas profiter de la chance d'avoir Maître à la maison. Nous prenons le repas puis passons un moment tranquille où Maître caresse tendrement son esclave, je pourrai rester là indéfiniment à sentir ses doigts glisser sur mon corps. Je me détends et petit à petit l'envie grandit. Nous montons dans notre chambre. Maître me demande de me déshabiller entièrement avant de prendre place sur le lit. Allongée sur le ventre,  la badine tapote mes fesses rapidement, sans véritable douleur, j'écoute et ressens cette douce mélodie qui me prépare à la suite, aux coups plus appuyés, mélange de douleur et plaisir.

Puis l'envie mêlée à la curiosité prend le dessus, j'ai envie de tester ces nouveaux objets et en informe Maître. Il me demande de me retourner afin de lui présenter mes poignets pour les emprisonner dans les menottes, Elles sont larges et esthétiquement très jolies. Maître se sert du mousqueton pour les relier entre elles entravant ainsi mes mouvement. La cagoule vient ensuite recouvrir presque entièrement mon visage me plongeant immédiatement dans un autre monde, seule ma bouche est encore découverte. Le masque sur les yeux est totalement opaque. Je reprends place sur le ventre et cette fois c’est le paddle en bambou qui vient claquer mes fesses, l'impact est ferme, net et me parait plus vif que le paddle en cuir que nous possédons, il faut dire que comme il est en bois, il est bien moins souple et claque fort. Je gémis et me dandine, et tends autant que je peux mes fesses, à quatre pattes sur le lit. Je lâche prise petit à petit et un un profond désir nait en moi qu'il ne tarde pas à combler en me baisant tout en m'autorisant à utiliser mon jouet. Je pense qu'il ne m'a pas fallu plus de deux minutes avant d'être emportée par mon premier orgasme.

Mon avis sur les produits testés :

https://saveurs-erotiques.fr/
Tout d'abord un grand merci à Saveurs Érotiques de m'avoir permis de tester ces produits. Le site propose un large choix de produits à prix attractifs (d'autant plus que la livraison est gratuite quel que soit le montant commandé). Il faut compter 10 à 15 jours pour la livraison.

https://saveurs-erotiques.fr/collections/accessoires-bdsm-sm-bondage/products/cagoule-noire-fetish-4-styles-accessoires-sm Une très belle découverte ! Le tissu est agréable à porter et matelassé au niveau des yeux ce qui le rend vraiment opaque. Il existe plusieurs modèles : pas d'ouverture du tout, ouverture uniquement au niveau des yeux ou de la bouche ou les deux. Je suis impatiente de m'en servir à nouveau !
https://saveurs-erotiques.fr/products/tapette-en-bois-accessoires-sm-sextoys-bdsm Je dois dire que j'ai été surprise par la taille de cette tapette en bois, je l'imaginais plus grande même si les dimensions sont clairement indiquées sur le site. Sous ses airs un peu "jouet", les sensations sont au rendez-vous ce qui en fait un bon instrument de chauffe.
https://saveurs-erotiques.fr/products/menotte-en-cuir-mains-ou-chevilles-menottes-sexyLes menottes en simili cuir sont esthétiquement très plaisantes mais de part leur matière un peu rigide un peu difficile à serrer (peut être parce qu'elles sont neuves). Ayant un petit poignet Maître a eu du mal à me les mettre. Le plus c’est le mousqueton, je pensais qu'il ne servait qu'à maintenir la paire ensemble mais il permet d'entraver facilement sa soumise et offre de multiples possibilités (maintenir les mains/bras attachés dans le dos, réduire la mobilité en reliant les chevilles entre elles...).

Suite de cette séance ici

C'est l'heure de la rentrée - Partie 2 - Affronter mes peurs


Partie 1 ici

Partie 2 :

Notre test aurait pu s'arrêter là mais Maître a envie de pousser son esclave loin aujourd'hui. Pour être sincère je ne pensais pas qu'Il m’amènerait un jour sur cette voie. A mon sens, Il n'aimait pas, ce genre de pratique, du moins cette façon de procéder mais visiblement cette cagoule lui a donnée bien des idées. J'ignore ce qu'Il me réserve, la cagoule m'empêche d'anticiper ce qui va se passer. Aussi, c'est la surprise lorsque je sens un plastique couvrir mon visage. Sur le moment je n'ai pas peur, je n'en mesure pas l'importance, mon premier réflexe est de chercher à respirer, il y a encore de l'air dans le sac, le soucis c'est que j'ai tendance à vouloir en inspirer trop d'un coup car je m'en sens privée et lorsque j'inspire le sachet se plaque sur mon visage ce qui accentue le sentiment de suffocation. Maître me laisse quelques secondes ainsi puis l'enlève quelques instants avant de recommencer. Même sensation, j'ai l'impression de ne pas avoir assez repris ma respiration avant et j'ai du mal à contrôler mon envie de respirer, je puise l'oxygène restant dans le sac, bien trop fort car à chacune de mes inspirations le sac se plaque encore contre moi.

Maître change de sac et le remplace par un de taille supérieure en plastique très épais dans lequel ma tête rentre sans mal. Pour la troisième fois je me retrouve sous ce sac, la cagoule me donne déjà l'impression de ne pouvoir respirer normalement comme seule ma bouche est découverte et le sac ne fait qu'amplifier cette sensation même s'il reste de l'air à l'intérieur. Je ne sais plus ce que Maître a fait, s'il a mis sa main en plus sur mon visage ou non, toujours est il que j'ai pris conscience du danger, ma claustrophobie contenue jusqu'alors m'a rattrapée, j'ai paniqué ! Je n'en pouvais plus, il fallait que ça s'arrête, que je sorte, je n'ai pas réfléchi, l'instinct m'a poussé à agir, j'ai retiré le sachet tout en criant "il faut que je l'enlève, il faut que j'enlève la cagoule", j'avais besoin d'air, et à peine le sac oté je commençais à relever la cagoule.

Je n'eus pas le temps de la relever au delà de la bouche car la voix de Maître se fit très ferme.

- Non, esclave !!!
- Il faut que je l'enlève...
- Non, esclave !... Tu as confiance en ton Maître ?!

Je me suis ravisée, j'ai laissé la cagoule en place tout en Lui demandant de me laisser un peu de temps pour me calmer et me remettre.

Maître me changea les idées en me disant que cette cagoule m'allait à ravir.

- J'aime que tu ne sois qu'une bouche, un trou. (puisque c'est tout ce qu'il voyait de mon visage)

Maître m'a guidé jusqu'à sa queue dressée pour que je la fasse glisser entre mes lèvres

Il a ensuite défait le mousqueton des menottes en me demandant de lever le bras et le baisser si ça n'allait pas et a repris cette initiation du breath play.

Le sac très épais a à nouveau glisser sur ma tête, Ses mains se sont serrées autour de mon cou, accentuant la sensation d'être prisonnière. Je ne sais pas combien de fois nous l'avons fait, si c'était juste après ou non mais alors que j'avais ce sac j'ai senti la corde autour de mon cou et ce fut l'explosion bien que le sac étant plus grand que ma tête il y avait encore de l'air  à l'intérieur.

La peur, terrible et incontrôlable, bien plus forte que la précédente.

Des cris, des pleurs...

- Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas...

Les sanglots...

Il m'a fait toucher à mes limites.

J'ai eu soudain peur - véritablement - pour ma vie. J'ai eu peur de manquer d'air et d'être prisonnière. Des idées folles qui défilent à toute vitesse "et s'il ne lâchait pas ? Et s'il décidait de me priver d'air plus que je ne peux le supporter? Je pourrais en mourir"

Maître m'a enlevé le sac tandis que je continuais à sangloter sans pouvoir me contrôler.

- C’est trop dur, c’est trop dur...

J'étais bouleversée.

Maître me dit combien Il était fier de moi car Il sait combien je dois prendre sur moi pour avoir été jusque là. Imaginez, j'ai déjà du mal à prendre un ascenseur et pour le peu que les portes tardent à s'ouvrir je suis déjà au bord de la panique.

A ce moment là plus rien n'existait, même pas mon mot d'alerte que j'aurai pu (du ?) utiliser. Et sans cette utilisation Maître ne s'est pas arrêté. Cee mot magique "rouge"aurait mis fin à mon supplice et bien qu'Il savait à quel point j'étais éprouvée Il a voulu m'amener plus loin, me pousser dans mes retranchements, dans mes peurs profondes car Il savait que le sentiment d'échec me serait très difficile à supporter.

Je me suis calmée, conditionnée, je pouvais/devais le faire pour Lui.

Alors le sac est venu à nouveau me couvrir tandis que je maintenais le bras levé, la corde est venue serrer mon cou, me laissant juste l'oxygène restant dans le sac. La corde s’est resserrée un peu plus fort jusqu'à ressentir une ferme compression sur les muscles de mon cou.

L'abandon, total où la confiance prend tout son sens, ou le lien est si fort. J'étais à ce moment à Lui, suspendue à Sa volonté.

J'ai appris à respirer doucement pour puiser cet air sans que le sac se plaque sur moi, j'ai appris à en aimer la sensation et même à en ressentir l'excitation.

Maître m'a baisée ainsi et m'apermis d'utiliser mon jouet tandis que la corde serrait toujours mon cou. L'idée de jouir ainsi m'a traversée l'esprit. J'ai essayé d'imaginer ce à quoi je pouvais ressembler, ma vulnérabilité face à Lui et la façon dont je m'offrais toute à Lui. Le plaisir a lentement inondé toutes les parcelles de mon corps jusqu'à devenir insoutenable, j'ai joui derrière cette cagoule qui me coupait du monde, dans ce sac qui limitait mon oxygène, sous la corde et sa main qui enserraient mon cou.

Une séance intense à laquelle je n'étais pas préparée mais qui m'a rappelé combien je suis à Lui dasn ces moments où Maître et esclave se retrouvent.

vendredi 10 août 2018

Une semaine à deux - jours suivants

Nous voilà déjà au terme de cette semaine à deux. Je pensais faire un article chaque jour pour partager ces moments malheureusement les jours sont passés si vite que je n'en ai pas eu le temps. Je n'en ferai donc qu'un petit résumé.

Jour 2 :

Maître a décidé de travailler de la maison et je suis ravie de partager cette journée avec lui.

Première gaffe : pour lui plaire j'ai choisi de porter ce jour-là un ensemble de lingerie, quelle idée ! Maître est venu dans la salle de bain pendant que je me douchais et il est reparti avec le soutien-gorge que j'avais préparé... oups !

Plaisir indécent

Profitant de ce bel été nous mangeons sur la terrasse, Maître profite pour me faire enlever mon haut pour manger et me fait prendre mon dessert assise sur le sol à ses pieds. Il m'autorise ensuite à profiter du bain de soleil et revient avec le lovense qu'il s'amuse à faire vibrer depuis son téléphone. Il me donne ensuite le womanizer. Je n'en suis pas fan, Maître le sait, car les vibrations sont totalement différentes du jouet que j'ai l'habitude d'utiliser. Je l'actionne, déjà énervée en me disant que Maître attend que je jouisse avec et ça ne sera pas le cas. Je sens son regard pesant sur moi, installé face à mes jambes largement écartées. Je ferme les yeux, j'attends en me demandant quand ça va se terminer. Puis, après un moment, je lâche, le plaisir me gagne et les orgasmes s'enchainent, partageant mes gémissements de plaisir avec les voisins. Maître n'en a pas assez, il me donne mon jouet habituel, le bodywand puis c’est un orgasmique mélange de jouets à l’intérieur et à l’extérieur, mêlés aux doigts de Maître.

Renouer avec la douleur

Nous passons un moment ensemble un peu plus tard, Maître me demande de choisir un nombre entre 10 et 20. Par prudence, ne sachant pas à quoi m'attendre, je choisis 11. 11 fessées fermement administrées et comme le nombre est petit il en rajoute 11 de plus.
Plus tard , Maître punira son esclave avec la badin en me faisant compter les coups puis me donnera près de trente coups de fouet (certes pas portés à pleine puissance) qui m'ont paru tout de même difficiles.

Jour 3 :

J'accompagne Maître au travail et même si nous ne passons pas tout notre temps ensemble, sa seule présence suffit à me sentir bien. Je prends plaisir à lui préparer son café et à lui servir agenouillée.
Nous déjeunons ensemble et de retour au bureau, gourmande, je m'agenouille devant lui pour lui donner du plaisir. Maître verrouille l'entrée et se laisse faire avant de me prendre fermement sur le canapé. Nul doute que si un client était passé, il aurait réfléchi à deux fois avant d'essayer d'ouvrir la porte car je n'ai pas cherché à contenir mon plaisir.
Maître m'a ensuite posé cette question "grande ou petite ?", sans en comprendre le sens j'ai choisi "grande", direction donc la grande salle de réunion, cette immense table qui me fait tant fantasmer.
A quatre pattes sur celle-ci, Maître m'a prise tout en passant un câble autour de mon cou. Première fois où je sens autre chose que ses mains. Je n'ai pas été privée d'air mais je l'ai senti tirer et le serrer, incroyablement excitée...

Jour 4 :

J'accompagne à nouveau Maître au travail. J'effectue tous les petits rituels naturellement avec un grand plaisir. Maître me fait porter certains jours mon large collier de séance en quasi permanence comme aujourd'hui. Je vais fièrement faire quelques courses avec ce dernier autour de mon cou ce qui ne manque pas d'attirer l'attention de certaines personnes mais passe aussi inaperçu pour bon nombre d'autres.
Nous ne rentrons pas trop tard aujourd'hui, je me sens complétement crevée. Je demande à Maître ce qu'Il a prévu de faire à notre retour. IL me dit qu'il en profiterait bien pour faire une séance et m'indique de l'attendre à genoux une fois à la maison. Je suis sceptique, je n'avais envie que d'une chose, m'allonger sur le lit et passer un moment tranquille, un petit massage m'aurait fait le plus grand bien. Mais je ne remets pas en cause la séance, consciente de la chance que nous avons de passer ces moments à deux.
Une fois arrivée, je file me doucher, enfile une nuisette un peu transparente tel que demandé et arrive avec un peu d'avance dans la chambre. J'en profite pour m'allonger un peu sur le lit pour récupérer avant de me mettre à l'heure dite dans ma position. Des objets sont parfaitement alignés sur ce dernier, habituellement je ne regarde jamais mais là je suis tentée. Je compte les brins du fin martinet dont je n'ai pas trop envie, le paddle est là aussi parmi tous ces objets, celui là sera facile à supporter.
Je prends place dans ma position, agenouillée sur le sol dans l'obscurité de la chambre. Maître arrive, je regarde ses pieds et le bas de son jean. Pendant une seconde j’hésite à me prosterner devant Lui, j'ai même l'impression de ressentir que c’est ce qu'Il attend mais je ne le fais pas car je n'y suis pas. Je ne joue jamais avec ça et ne le fais pas pour faire plaisir, lorsque je me prosterne à Ses pieds, il se passe quelque chose d'indescriptible, cela s'impose à moi comme une évidence ce qui n'est pas le cas à ce moment là.
Maître me dit de me relever et met un bandeau sur les yeux. Mains sur la tête, les cordes caressent aussi sensuellement mon corps que ses mains. Je les trouve particulièrement douces et pour cause, Maître n'a pas utilisé le jute aujourd'hui mais des cordes en coton simplement pour le plaisir esthétique. Je le sens s'appliquer tandis que le tissu m'enlace. Après avoir completé ma tenue par des baguettes sur les seins, je suis autorisée à contempler le résultat dans le miroir. Ma poitrine est soulignée de rouge tandis que les cordes noires épousent harmonieusement ma taille. Je me trouve belle ainsi. Maître aussi. Je commence à lui donner du plaisir avec ma bouche tout en nous regardant dans le miroir.
Le bandeau cache à nouveau mes yeux, je m'allonge sur le lit. Puis j'ai droit au jouet, je dis à Maître que je n'ai pas l'impression de le mériter mais peu importe Il en a décidé ainsi. Maître désinfecte mes seins, je sais ce qui m'attend, je suis sereine, la première aiguille transperce la peau facilement, la seconde me fait un peu grimacer. J'ai du mal avec le jouet, je n'arrive pas à me concentrer sur deux choses si différentes. La peur de jouir et de bouger dans tous les sens m'empêche de décoller car je crains qu'à ce moment là l'aiguille ne me blesse. Maître désinfecte ensuite les tétons ce qui ne tarde pas à m'arracher des cris de souffrance. Mon esprit ne cède pas, je réfléchis encore... trop... je ne vis pas l'instant comme je le devrais.
Maître passe ensuite la compresse sur mon intimité, je crois que j'ai crié rien que de la sentir. Sur cette partie sensible elles me font peur. Mes mains agrippent le drap. Maître en passe une première sur le pubis à la naissance des grandes lèvres... je crie... la douleur est bien plus intense encore que sur le téton, savoir qu'il va recommencer de l'autre côté me crispe. L'aiguille s'enfonce, c’est comme ci chaque millimètre me torturait.
Maître passe ensuite la compresse sur mes petites lèvres puis Il me donne le choix en me demandant si c’est trop. Je devrais être contente qu'Il se préoccupe de moi mais je ne le suis pas. Je n'aime pas avoir le sentiment qu'on fait les choses suivant ce que je pense Moi. Bien que totalement terrifiée, je dis à Maître que c’est suivant SES envies et lui dis donc qu'Il peut le faire s'Il le souhaite. Je sais que la douleur va être forte, bien plus que toutes les précédentes. Je cherche une échappatoire, une aide pour me donner le courage de résister. Je me mords le bras, je n'ai trouvé que ça. L'aiguille s'approche de mes petites lèvres et la transperce de part en part me faisant hurler, c'est atroce !!
Maître est fier de moi, je dois être folle. Je suis soulagée de voir que la douleur se dissipe rapidement mais j'ai déjà peur du moment où il faudra les retirer.
Je prends place ensuite à quatre pattes sur le lit, la tête sur le matelas, les fesses offertes. Le martinet chauffe ma peau, pas de douleur juste le rythme du cuir qui entame sa valse. Il s’abat ensuite sur les côtés de mes fesses, oh que j'ai horreur lorsqu'il tape là, et Maître le fait tourner rapidement en bas dr mon dos ce qui me fait me dandiner. Peu à peu mon esprit cède, à la 3ème fois où Maître le fait tourner la fin me parait presque agréable. Maître change d’instrument et se saisit de la badine qui a toute mon affection depuis que je l'ai découverte. Il commence à tapoter mes fesses rapidement (oh que j'aime ça !) avant de la faire claquer plus sèchement mêlant ainsi douleur et plaisir. Maître la manie telle que je l'aime, parfois les coups forts s’enchainent mais les petits coups me permettent de ne pas rester braquer dans la douleur. Puis c’est le tour du fouet, Maître le lance une première fois et touche le haut des fesses (grrr), un coup sur l'intimité  me fait bondir et râler. J'ai du mal avec le fouet et Maître ne l'utilise finalement pas longtemps.
La mélodie de la badine reprend, longuement, je ne sais pas combien de temps je suis restée ainsi, tête dans le matelas, les aiguilles sur les seins, croupe tendue. Le plaisir s'insinue en moi, la douleur n'existe plus, je gémis sentant l'orgasme venir, mais comme je me pose toujours trop de questions je ne le laisse pas exploser pourtant j'en ai envie mais j'analyse trop la situation. Maître continue, les fesses, les cuisses parfois l’intimité, je me surprends à désirer sentir ces coups là aussi. Je me liquifie, ma cyprine coule le long de ma jambe pour le plus grand plaisir de Maître. Je suis dans ce monde de tous les possibles et je demande à Maître s'il veut encore profiter du fouet. Le ressenti n’est plus le même, je suis dans cet état que j'affectionne tant où le fouet m'apporte du plaisir, où j'ai l'impression de vouloir le sentir éternellement. Je passe les doigts entre mes lèvres découvrant à quel point je suis trempée et demande l'autorisation à Maître d'utiliser en même temps mon jouet. Permission accordée, Il me retire les aiguilles avant, qui, sous le plaisir sont complétement indolores au retrait. Maître me fait jouir plusieurs fois sous le fouet avant de prendre son plaisir.
Le moment d'après fut incroyable, les larmes aux yeux, je suis redescendue tranquillement, pour une fois nous n'étions pas pressés. Nous avons ensuite oartagé un moment d’intense complicité, de plaisir, d'amour, de folie aussi. Ce fut beau, une parfaite communion entre le Maître, l'esclave, le mari, la femme, une de ces fois exceptionnelle qui restera gravée dans ma mémoire.

Plus tard j'ai trouvé ma place adossée près de lui dans le canapé, un moment tranquille où j'étais heureuse, simplement.

Jour 5 : pris par nos obligations nous n'avons pas pu pleinement en profiter.

Jour 6 : Maître est parti, seul, cette fois au travail. Dès le réveil mon humeur a changé, triste que la semaine soit déjà terminée. J'en voulais encore, plus ! Je voulais rester avec Lui. Je me sens déjà vide. A son retour Maître m'a montré sa présence rappelant à l'ordre son esclave lorsqu'IL a vu que j'avais involontairement mis un soutien gorge (re-oups) comme je devais sortir seule aujourd'hui.

Cette semaine nous a apporté bien des plaisirs. Etre à ses pieds, heureuse de le servir. Tant de choses insignifiantes du quotidien deviennent plaisir lorsque je sens sa présence, lorsque je les fais pour Lui. Ça fait tellement de bien d'être nous.

Merci Maître pour cette magnifique semaine passée à deux !! Votre esclave en redemande.

Je Vous aime Maître,

Avec tout mon respect,
Votre esclave



lundi 6 août 2018

Une semaine à deux - Premier jour

 On rembobine et on recommence.


Période de vacances, de moments en famille partagés qui bien qu'attendus et très agréables empêchent à la relation M/e de s'exprimer pleinement. Je m'égare, teste le Maître, transgresse volontairement les règles pour voir si le Maître est toujours là, attendant qu'il remette d'une main ferme son esclave à sa place. Les longues séances n'existent plus, les échanges doivent se faire silencieux pour ne pas réveiller les petites oreilles curieuses.
Je me demande si je retrouverai ma place. J'attends autant que je crains ce moment où nous nous retrouverons vraiment. Je doute de mes capacités à résister  la douleur. Tout me parait tellement amplifié. Quand Maître me claque les fesses, j'ai mal, bien entendu c’est supportable, mais je ne peux m'empêcher de penser à la douleur beaucoup plus intense provoquée par le fouet et je me demande si je serai encore en mesure de la supporter.

Et nous voilà sur le point d'entamer cette semaine particulière où la maison n'appartiendra qu'à nous. L'esclave se fait moins taquine car le jour approche, elle a peur que le Maître ne se réveille et la remette fermement à sa place comme elle le désirait. Au fond peut-être que cette "sagesse" montre combien sa place n’est jamais loin. Cette semaine à deux a commencé hier, lors d'un trajet en voiture.

Premier constat : la petite esclave que je suis se réjouit de passer tout ce temps avec son Maître. Quelques échanges sur ce que j'affectionne et ce que je redoute me donnent le sourire. Je me sens simplement bien assise à ces côtés. Maître s'est empressé de me mettre mon large collier de séance dès les premiers kilomètres pour donner le ton et je n'ai pu m'empêcher d'observer mon reflet dans le rétroviseur me trouvant belle ainsi parée.

Cette semaine sera plus intense Il me l'avait dit il y a quelques jours. Ses mots me donnent envie autant qu'ils me font frémir.

"Tu seras à moi 24h/24, 7 jours/7. Je commencerai doucement pour te réhabituer à la douleur".

Un rappel de consignes comme il n'y a plus d'enfant à la maison :  je devrai lui dire "Vous" tout le temps, et l'appeler "Maître" et pour la consigne vestimentaire on oublie désormais le soutien-gorge que je me suis empressée d'enlever à sa demande.

Un long trajet fait d'obéissance et d'orgasme et nous voici de retour chez nous. C'est entièrement nue que j'ai du me prosterner à Ses pieds. La journée a été fatigante et je ne m'attendais à rien ce soir, pensant que nous allions nous vautrer devant la télé mais Maître semble bien impatient.

Les cordes se serrent autour de ma poitrine, la bandeau recouvre mes yeux. Point de musique, nous sommes dans le silence de la chambre, l'esprit vide ou plutôt rempli de Lui.
Je me rends compte en écrivant que je ne me souviens plus vraiment de ce début de séance mais juste des émotions ressenties.

Maître m'a fait m'allonger sur le lit, un objet m'a griffée doucement puis j'ai compris. Le couteau s'est promené sur mes seins, mon ventre en appuyant plus fort. Je me tortille sous la lame. Maître me dit  à quel point il est aiguisé et qu'à ma place il ne bougerait pas trop. J'ai peur du sang mais à ce moment là je n'y pense pas, je me laisse juste porter par ce mélange de peur, d'excitation et de découvertes.

Sur le ventre, Maître appuie fermement la lame sur mes fesses, je la sens s'imprimer sur ma peau, je halète, mon souffle est saccadé, je ne le reconnais pas et ne tente pas de me contrôler. Je vis véritablement l'instant. Je n'ai plus le temps de penser à autre chose, je ne sens que la lame qui parcoure mon corps et me griffe. Mon esprit est enfin libre, aucune pensée parasite. J'aime la façon dont il me fait vibrer, j'aime avoir peur, j'aime sentir mes yeux s'humidifier sous le bandeau telle une délivrance.
La lame se fait plus douloureuse tandis que Maître inscrit son prénom sur mes fesses et me donnent plusieurs petits coups de couteau tout autour.
Assise sur Lui il me libère les yeux un instant pour observer l'acier sur mon sein et mon ventre. La lame laisse toujours derrière une griffure rouge, parfois quelques gouttes de sang.

Maître constate à quel point je suis trempée, je lui dégouline dessus et me demande de le baiser en lui disant ce que je suis. Dans un murmure je lui dis que je suis sa salope car j'ai l'impression que c’est ce qu'Il veut entendre. Il me repose la question plusieurs fois, je suis troublée, je ne sais pas si ma réponse est celle qu'il attendait. Oh si c'est bien celle qu'il attendait mais le ton ne lui convient pas, Il veut m'entendre le crier alors qu'avec cette chaleur, nous avons la fenêtre de la chambre grande ouverte. Peut-être est-ce une façon de me libérer... je me désinhibe pour lui donner ce qu'il attendait, terriblement excitée.

Maître m'utilise ensuite pour son plaisir, alternant baise et gorge profonde qui me donnent des hauts le cœur de plus en plus réguliers. Ce soir l'orgasme ne sera que pour Lui car il en a décidé ainsi. Je n'ai aucun regret et ne ressens aucune frustration car ce qu'Il m'a fait vivre est aussi puissant que le meilleu rdes orgasmes.

Je ne m'attendais pas à cette intense découverte, Maître m'ayant dit qu'Il commencerait doucement, de plus Il n'a jamais manifesté l'envie de vraiment tester le knife play. C'était incroyable et si surprenant ! Ça m'a rappelé bon nombre de sensations telle que la découverte des aiguilles à nos débuts où face à la nouveauté et la découverte de nouvelles sensations je vis le moment très intensément. C'était très fort !

Maître, que ça fait du bien de Vous retrouver ! Chacune des marques laissées sur mon corps me rappellent à Vous.



lundi 9 juillet 2018

Retour de vacances...



L'été est là, période attendue et redoutée à la fois. Fini les trajets scolaires, les devoirs le soir mais aussi les activités, ces seuls deux petits jours où nous avions la maison rien qu'à nous. L'idée de passer deux mois sans séances me donne le vertige mais cette période estivale est souvent celle de tous les possibles, où Maître pousse sa soumise, son esclave.

Peu avant notre départ, à l'aéroport mon esprit vagabondait déjà sur ce que Maître me ferait vivre cette année. Deux semaines loin de notre quotidien, des vacances en famille où j’espérais néanmoins que l'on trouverait un peu de temps pour nous deux. Il m'avait titillée les jours précédents évoquant la possibilité de jeux d'eau. Nous y avions brièvement goûté l'été dernier et je me voyais déjà devant lutter contre le manque d'oxygène dans l'océan (car assurément la piscine collective ne nous le permettrait pas), m'en remettre toute à lui dans un mélange de peur, d'excitation et d'abandon.

Nous avons retrouvé au cours de ce séjour beaucoup de tendresse, de complicité, de rires, de plaisirs simples, savourant le fait d'être ensemble. Nous en avions besoin. Pendant quelques jours nous avons essayé de mettre nos préoccupations de côté, couper autant que possible avec nos réflexes d'hyper connectés, les téléphones restant sagement au coffre la plupart du temps.

Maître ne m'a pas poussée aussi loin que les autres années. L'environnement ne s'y prêtaient pas vraiment, à cela s'ajoutait la proximité de la famille. J'ai jonglé du "tu" au "vous" finissant par ne plus savoir ce que je devais dire car cela changeait trop souvent, décidant finalement que c'était à Lui  de me corriger si je n'employais pas le pronom adapté. Pour Lui aussi, ce changement de position quasi constant était difficile à gérer, décidant qu'Il ne pouvait pas focaliser son attention là-dessus.
Maître a maintes fois fait jouir son esclave, un cadeau, loin de la frustration qu'Il me fait souvent vivre dans notre quotidien et contrastant avec des séances très jouissives.
Notre lien, bien que moins visible, s'exprimait d'un regard, dans des paroles pleines de sous-entendus, dans des petits services comme aller Lui chercher son café... Maître avait prévu quelques accessoires, c'est ainsi que je me suis retrouvée dans Ses cordes, sur le lit jusqu'à ce que la sonnette de la chambre se mette à retentir annonçant l'arrivée de la femme de chambre. Ce jour-là la chambre fut rapidement nettoyée, par égard pour elle j'ai enfilé rapidement une tenue avant qu'elle entre et nous sommes allés sur le balcon. Maître me fit cependant attendre agenouillée entre ses jambes, caressant la corde dans mon dos.
Nous avons profité de tous ces petits moments où nous étions à deux sans anticiper ce qui allait se passer, laissant place à la spontanéité et aux envies du moment. Je me suis retrouvée à moitié dénudée, en plein soleil sur notre balcon donnant sur le cours de tennis, yeux fermés, n'ayant d'autre consignes que de rester là sans bouger pour Son plaisir, ne sachant même pas si Maître m'observait encore jusqu'à ce qu'Il me rappelle avec une bouteille d'eau fraiche versée sur mon corps chaud qu'il n'était jamais bien loin.
Des petits défis pris au sérieux passant de la légèreté d'un moment en famille à "tu as cinq minutes pour me faire bander. Je te préviens je ferai tout pour résister" mettant mon imagination à l’épreuve. Je me suis trémoussée devant lui avec un sourire satisfait lorsqu'Il m'a dit ensuite "combien de temps pour me faire jouir ?" me laissant moi-même déterminer une durée que j'ai volontairement choisie très courte me laissant emporter par ce petit défi et redoublant d'efforts pour faire jouir Maître rapidement en sachant que la tâche ne serait pas facile car Il se contrôle si bien qu'Il peut faire durer son plaisir très longtemps.

Nous n'avons pas eu de moments seuls à la plage pour explorer les jeux d'eau tels que je les avais secrètement imaginés ce qui me laisse quelque peu frustrée. Maître m'a cependant fait goûter à d'autres jeux d'eau s'invitant souvent dans la salle de bain lorsque je prenais ma douche. Agenouillée devant lui, sans un mot, il a mis mes sens en ébullition me laissant imaginer quelque chose qui ne s’est pas passé, me demandant de m'occuper de lui devant son sexe dressé. Le lendemain s'est déroulé de la même façon. Le jour suivant, alors que je me lavais tranquillement, Il m'a rejointe un bandeau à la main. Je me suis de nouveau agenouillée devant Lui, les yeux, cette fois, cachés dans le noir total. Dans l'attente. Je ne sais dire si j'ai attendu quelques secondes ou plusieurs minutes ainsi. Bien sûr j'imaginais ce qu'il pourrait faire sans savoir si, comme les jours précédents, Il jouait une fois de plus avec moi. Je ne savais pas si nous réaliserions vraiment un jour ce à quoi Il me laissait penser.
Cette fois ce fut différent. Un fin jet chaud vint lécher mon épaule, ma poitrine - longuement - Maître devant contrôler son excitation pour réussir à uriner pour la première fois sur mon corps. Bien que je m'y attendais depuis plusieurs jours, j'ai été surprise de franchir ce cap.
Je me souviens du sentiment que j'avais eu en lisant des articles sur la douche dorée. Si je l'acceptais pleinement chez les autres j'avais du mal à m'y projeter, c'était "trop". Me concernant, je n'y voyais alors qu'un sentiment dégradant, d'infériorité, je ne voyais que le geste "se faire pisser dessus, comme un chien pisse sur une chose insignifiante" sans arriver à y associer une émotion positive.
Pourtant, lorsqu'Il l'a fait je n'ai ressenti aucune humiliation, aucune infériorité. Je n'ai pas pensé une seule seconde au respect qu'Il avait pour moi. Il me marquait, sa propriété, son territoire, excitée d'être infiniment à Lui. Il m'a fait ensuite essuyer son sexe avec la langue.
Je ne sais pas si Maître en avait envie depuis longtemps, pensait-il ressentir tant de plaisir à le faire ? Néanmoins ça ne fait aucun doute que cette pratique lui a plu. C’est donc avec plus d'assurance que je me suis retrouvée le lendemain dans la même position, bandeau sur les yeux, Maître ne se gênant pas pour me marquer une seconde fois, urinant sur ma poitrine. Cette fois, je pus entendre le son de sa voix dans ce huis clos où tout est permis "Pelote toi avec ma pisse".

Aujourd'hui il nous faut reprendre le quotidien portés par les souvenirs, le cœur rempli d'amour et  l'impatience de mettre en place au plus vite nos projets d'avenir.

mardi 29 mai 2018

Mari et femme...






Il y a quelques jours, Il m'a fait comprendre que nous passerions la journée du lendemain ensemble, m'informant qu'Il avait déjà réservé le restaurant pour le déjeuner. C'était en semaine, jour de sortie scolaire, me laissant ainsi la possibilité de l'accompagner sur son lieu de travail. Je me dépêchais de me préparer rapidement en prenant soin de lui plaire, j'enfilais une robe en m'assurant qu'elle lui convienne, des bas, des talons mais pas trop (il va vraiment falloir que j'ose franchir le pas des talons hauts un jour), un léger maquillage des yeux.

J'imaginais cette journée teintée de rose (au goût de vanille) car ce jour-là nous fêtions un anniversaire particulier, un nouvelle année dans notre vie de mari et femme.
Avant de partir Il me dit qu'Il prenait sa sacoche éveillant ma curiosité.

Un passage à l'école et nous voilà en route. Le trajet est conséquent. Maître n'est pas du genre bavard, aussi je profite de cette route pour consulter mes blogs préférés, je lis ou relis des articles à hautes voix pour les lui faire partager. Maître connaît chacune des soumises auxquelles je suis attachée, et même si nous si ça n’est pas toujours le cas au sens physique, j'aime partager avec lui ces petits bouts de vie, ces autres liens différents et enrichissants.

- Garde juste tes bas.

Je fais glisser mon string le long de mes jambes  avant de le poser dans sa main.

- Tu n'as pas du bien comprendre. J'ai dit juste les bas.

Je comprends alors le sens de la consigne. J'ôte ma robe qu'Il balance sur le siège arrière, mon soutien-gorge et mes chaussures me retrouvant ainsi quasiment nue sur le siège passager. La vue semble lui plaire et bien que j'ai obéi sans réelle difficulté, je ne suis pas à l'aise. J'ai toujours peur d'être vue. De simples lunettes de soleil m'auraient permise d'être plus détendue, c'est un peu bête car au fond je sais que je connais personne sur cette route.

Voilà un autre aspect de ma soumission, bien loin de la douleur mais où Il joue en me plaçant dans une zone d’inconfort, me poussant parfois dans mes retranchements, m'obligeant à faire sauter mes barrières pour Le placer avant tout.

Il me tend ma veste que je laisse ouverte.

- Tu en auras besoin quand je te ferai sortir.

Je ravale ma salive ne sachant pas s'Il pense vraiment me faire sortir ainsi ou s'il s'agit juste de me le faire croire. Je mesure la chance d'être à "l'abri" dans la voiture, cela pourrait être pire.

- Caresse-toi.

Ma main se pose sur mon intimité, le geste est mécanique, il répond à son ordre, à un désir d'obéissance. Je n'en ai toutefois pas envie et intérieurement je me dis que je n'y prendrai pas de plaisir mais peu importe. Je garde tout cela pour moi car ce que je pense n'a pas d'importance en ce moment précis, ça n'est pas à moi de choisir ce que j'ai envie de vivre ou faire.
Je décide de fermer les yeux.
Cachée derrière mes paupières, les éventuels regards des automobilistes ne peuvent m'affecter, j'érotise la situation pensant que bien des hommes seraient heureux d'avoir une telle passagère, je doute que l'un d'entre eux se plaignent d'avoir croisé une femme nue, je les imagine penser que Maître est chanceux, le plaisir me gagne, me désinhibe, j'ouvre indécemment les jambes et me laisse submerger par l'orgasme. Maître vérifie par lui-même à quel point je suis trempée.


A mesure que les kilomètres défilent, je guette les chemins que nous dépassons où Maître aurait pu s'arrêter pour me mettre à l'épreuve. Un œil sur le GPS m'indique que nous ne sommes plus qu'à 15 km du bureau, je ne dis rien mais je souffle intérieurement en me disant que cette idée lui est passée et que bientôt Il me demandera de me rhabiller.

Nous ne sommes plus très loin du bureau. Situé en zone d'activités, les voitures sont nombreuses autour de nous, je lui fais remarquer que nous pourrions croiser une de ses connaissances, je lui demande ce qu'il ferait si c'était le cas.

- Il faudrait que je lui explique que tu es mon esclave.

Maître entre sur le parking de la société, une voiture est garée mais il y a de la place juste devant l'entrée néanmoins il choisit de se garer plus loin, face à d'autres bureaux, le parking étant bordé par plusieurs bâtiments.

- Ne bouge pas.

Maître fait le tour de la voiture, Il ne me demande pas de me rhabiller, j'en suis surprise et vient m'ouvrir la porte. Permission de fermer ma veste et remettre mes chaussures.

- Sors.

Me voilà les fesses à l'air (mon trench n'étant pas assez long pour les couvrir entièrement) sur le parking.

- Va chercher le courrier.

J'y vais le cœur battant, la boite aux lettres étant près de la route passante, j'espère en outre qu'aucun employé ne s'apprête à sortir. Il m'attend devant l'entrée, je lui dis que la boite est vide, ce à quoi Il me répond qu'Il le sait puisque à cette heure le facteur n’est pas encore passé.

Nous finissons par entrer dans l'agence, Maître ayant pris soin que nous soyons seuls ce jour-là.

Il me dit de retirer ma veste, me voilà à nouveau simplement vêtue de mes bas puis Il me fixe l'écarteur buccal en acier et me demande de Lui préparer un café.

Mon cœur s'emplit de joie, d'être là, simple esclave à Son service. Ça me plaît énormément tout comme l'idée d'être simple préposée au café pour Lui.

Je lui tends son café qu'Il pose sur son bureau en me disant de lui donner comme il se doit. Je le saisis à nouveau et lui présente sur la paume de main, agenouillée, tête baissée salivant plus qu'il ne faut sur le sol à cause de l'écarteur. Maître n'a jamais établi de règle précise sur la façon dont je devais le servir alors j'ai fait ce qui me paraissait approprié.

Maître passe son café sous le filet de salive puis passe le gobelet brûlant sur mes seins m'arrachant des petits cris.

Nous nous retrouvons ensuite dans la petite salle de réunion. Maître ne souhaite pas uniquement jouer sur l'aspect psychologique, Il me veut offerte à ses envies.

Les cordes tout d'abord, dans lesquelles Il comprime fortement ma poitrine et pince mes tétons avec un objet que je n'ai pas reconnu.

Étendue sur la table, fesses près du bord, jambes dans le vide, il attache mes bras tendus avec une corde, la position est très inconfortable, la douleur se fait vite sentir dans les épaules, j'ai l'impression d'être trop rigide. Puis Il lie mes jambes. Il m'offre du plaisir avec mon jouet jusqu'à ce que je jouisse, ce qui est plutôt rare quand Maître le tient. Les pieds détachés, il m'ordonne de me retourner sur le ventre. Le martinet échauffe ma peau, les coups sont appuyés, très rapides lorsqu'Il le fait tourner, les coups s'enchaînent, je ne trouve pas ma place, je ne sais pas comment placer mon visage sur la table pour que cela soit "confortable" et me permette de m'évader.
Maître se laisse aller, Il claque durement mes fesses avec sa main, Il délivre toute sa puissance au travers de ces lanières de cuir qui sont bien plus douloureuses qu'à l’accoutumée, à cela s'ajoute la douleur que je ressens dans la poitrine et qui me gêne (Maître ayant pincé mes tétons avec des baguettes chinoises alors que mes seins sont comprimés avec les cordes et comme je suis sur le ventre j'écrase ma poitrine sur la table). Cette douleur m’obsède, j'ai l'impression que je ne peux plus la supporter, je ne dis rien mais plus tard Maître me demandera ce qui ne va pas et m'ôtera les pinces (c’est encore pire quand on les enlève !).

C’est ensuite le tour du fouet, son instrument préféré. Je crois qu'il l'a fait claquer dans l'air pour me prévenir de ce qui m'attendait. Il cingle mes fesses déjà longuement échauffées. Étrangement les coups ne sont pas aussi douloureux que je le pensais, j'ai l'impression que la table absorbe une partie de la puissance du fouet en se cassant dessus mais Maître m'a dit après que ça n'était pas le cas et que le fouet n'arrivait jamais sur la table. J'aime ce lien, cette intimité qui se crée entre ma peau et le cuir tressé. Le fouet est si puissant. Parfois un coup s'égare volontairement sur le dos ou les cuisses, Maître me demande ma couleur et je crois lui avoir répondu plusieurs fois vert. C’est une de ces fois, au delà de l'explicable où je me sens bien sous ses coups avec une envie d'encore. Après avoir repris ma position sur le dos, Il me donne quelques coups sur la poitrine plus légers avant de venir prendre son plaisir en moi.

Agenouillée, Maître me retire mon large collier... un sentiment de tristesse m'envahit.

Nous sommes allés déjeuner puis pour profiter du peu de temps qu'il nous restait avant de reprendre la route nous sommes allés dans un grand espace commercial. Il y avait là des fauteuils pour se reposer, d'autres personnes y étaient installées, Maître s'est assis sur celui qui restait et d'un regard m'a fait agenouiller entre ses jambes, tête posée contre sa cuisse.

Que ça fait du bien de retrouver sa place... Retrouver cette lueur si particulière dans ses yeux, un moment fugace où nos regards se croisent, un sourire se dessine sur mes lèvres et avec respect j'incline la tête.
Même si nous n'avons pas encore le temps nécessaire pour vivre ainsi autant que nous le souhaiterions, ces petits riens, ces petits tout donnent un sens à ce que nous vivons. Je ne me conforme plus aux rituels parce qu'il est d'usage d'agir de telle ou telle manière mais parce qu'il y a redonné vie.

Mari, femme, Maître, esclave... Ensemble, nous avançons.


dimanche 20 mai 2018

Un peu de shopping

Photo d'illustration, non personnelle

Je ne m'attendais pas à revenir sur mon blog si rapidement. Il y a quelques jours encore je me posais des questions sur la sérénité de notre relation, sur mon statut d'esclave... des questionnements qui trottaient dans ma tête depuis un moment déjà et qui ont été à l’origine de mon dernier article.
Un besoin d'écrire pour évacuer tout ce que je gardais en moi. Un soutien, un réconfort dans les commentaires et e-mails reçus, la présence d'une amie qui m’est très chère qui sait toujours trouver les mots justes pour me faire voir les choses différemment et qui m'a redonné espoir... Un grand merci à toutes pour votre amour, votre tendresse, votre présence qui m'ont extrêmement touchée. Cet article, ces échanges nous ont permis de discuter ouvertement. Ça n’est pas une tâche facile, certaines opinions divergent, Maître se demandait ce que je cherchais en mettant un peu trop en avant ce qui n'allait pas, j'ai vu dans ses yeux la curiosité, la colère, j'ai eu peur que tout explose et que cette discussion censée nous apaiser nous éloigne dans une grande incompréhension.  Mais Il a compris que mon but n'était que de tirer la sonnette d'alarme tant qu'il était encore temps.

Nous avons passé la matinée à l’extérieur,  Maître ayant pris soin de me passer mon large collier de séance et mes bracelets aux poignets sur le trajet. Il avait un rendez-vous professionnel durant lequel je l'ai sagement attendu dans la voiture. Il m'a ensuite déposée pour que j'aille faire un peu de shopping, seule, avant de me rejoindre. Je portais mon trench ouvert laissant clairement apparaître mon tour de cou en cuir orné de chaînettes. Je dois dire que le porter seule, sans Lui, m'a fait un peu bizarre. Nous sommes allés ensuite dans un autre magasin connu pour la qualité de ses fruits et légumes pour faire quelques courses. Il m'a demandé de m'agenouiller sur le parking, non loin de l'entrée pour fixer la laisse à l'anneau de mon collier.  Il  ne nous fallait pas grand chose, à la fin Il m'a demandé de choisir un légume. J'étais face au piment aussi Lui ai-je dit :

- Un piment ?
- A toi de voir.

Je me ravisais, consciente de ce qu'il pourrait en faire. Je ne savais pas quoi acheter, une courgette ? Trop classique selon lui.  J'attrapais au passage un sachet de carottes qui compléterait bien notre repas, et scrutais les rayons jusqu'à m'arrêter devant un concombre épineux,  plus court que son cousin plus connu, mais assez large et recouvert "d'épines", voilà qui suscitait mon intérêt. Je veillais à le choisir de bonne taille mais pas trop long non plus afin de le supporter.

- Trop petit ,choisis en un autre.

Le suivant n'eut pas plus de succès aux yeux de Maître et il en choisit un bien plus long et plus gros.


Nous sommes ensuite allés déjeuner au restaurant, placés dans un coin, je pris place sur la banquette. A ma droite, se trouvait un autre client, il n'y avait même pas l'espace d'une table entre nous,le restaurant étant bien rempli à l'heure du déjeuner. Maître n'avait pas pris la laisse mais je portais toujours mon collier et mes bracelets.

Maître se chargea de la commande pour nous deux. Puis au court du repas, il me demanda de passer la main sous mon haut et de me peloter (ah oui j'ai oublié de préciser que mon soutien-gorge retiré plus tôt dans une cabine d'essayage m'attendait dans la boîte à gant). Mon haut était assez ample, je tâchais de ne pas baisser la tête pour ne pas attirer l'attention sur ce que j'étais en train de faire. La serveuse revint avec nos boissons, Maître ne m'avait rien dit je ne pus donc enlever ma main qui était d'un coup bien moins assurée. Le client de la table à côté est parti, la serveuse a ramené l'addition, ses yeux ont désigné le sol. Je n'ai eu qu'un pas à faire pour glisser de la banquette au sol, à genoux, près de Lui jusqu'à ce qu'il m'intime l'ordre de me relever.

A notre sortie, nous avons à nouveau été dans un commerce, reliée de nouveau à Lui par ma laisse où Maître m'a acheté une écuelle, ma première ! A la sortie du magasin, il a passé ma laisse sur un plot, écuelle à la main, le temps de prendre une photo.

J'ai du me peloter sur le trajet du retour, inutile de dire combien j'étais excitée. Maître me dit de l'attendre, agenouillée dans notre chambre  à notre arrivée, en ne gardant que mon haut et le peu de sous-vêtements qu'il me restait.

La chambre était bercée par la lumière, le volet n'étant pas fermé, pas de musique, juste nous.  Il ne tarda pas à arriver, pieds nus, déposant devant moi, l'écuelle remplie d'eau.

- Bois, maintenant.

Je posais mes avant bras sur le parquet, fesses redressées et sortis ma langue pour laper l'eau, des clapotis, ma langue tentant d'imiter celle d'une chienne, en vain. J'avais beau remuer l'eau, je ne sentais que quelques gouttes dans ma bouche. Maître s'est installé derrière moi et la badine impacta mes fesses, dans un rythme rapide puis plus marqué.

- Tu la sentiras jusqu'à ce que tu aies fini ta gamelle.

Parti comme c'était parti, il me fallait trouver une solution. Nul doute que j'aurai besoin d'un long entraînement. Je penchais donc la tête dans l'écuelle pour tenter d'aspirer entre mes lèvres le liquide incolore, satisfaite de voir que ça fonctionnait, mais à mesure que l'eau diminuait, je n'arrivais plus à aspirer. L'écuelle était trop peu large pour y plonger correctement la tête, j'avais le menton, les joues mouillées tandis que mon cul rougissait sous la badine. J'étais si concentrée sur ma tâche que je ressentais peu la douleur. Enfin, je dis à Maître que j'avais terminé. Afin de vérifier Maître retourna l’écuelle au dessus de mon visage relevé vers Lui, laissant tomber le peu d'eau restante sur moi. Il félicita sa petite chienne.

Il me fit ensuite un bondage des seins, emprisonnant en même temps le haut de mes bras le long de mon corps, limitant ainsi mes mouvements.

J'eus droit à une récompense. Allongée sur le lit, Il mit dans mes mains un jouet, pas celui dont j'ai l'habitude, je peinais à trouver un rythme qui me convenait et quand l'orgasme fut imminent Il me le retira des mains, frustrée.

Un bandeau sur les yeux, Maître désinfecta me seins, avant de les transpercer avec les aiguilles, m'arrachant quelques cris comme IL avait utilisé les plus grosses et ma poitrine étant douloureuse en ce moment. Le jouet reprit place entre mes jambes, je sentis quelque chose me pénétrer avec une infinie douceur. Je ne savais pas de quoi il s'agissait, si c'était ses doigts, Il s'appliquait pour les passer délicatement en moi. Je dus reconnaître ce que c'était.. une carotte, puis Il continua, me donnant parfois des douleurs dans le ventre lorsqu'il en mis une deuxième.

Les carottes cédèrent la place au concombre. Maître s'en servit à la manière d'un gode, me félicitant de l'avoir quasiment entièrement englouti. Il me dit à quel point j'aimais ça, et comme le préservatif qui l'entourait était trempé, je dégoulinais de plaisir. Il me faisait mal parfois mais me donnait une envie d'encore. Il me retira le bandeau pour que je vois à quel point j'aimais ça, j'eus même le droit de le tenir en main moi-même tandis que tête renversée au bord du lit IL m'entraina à la gorge profonde, me faisant tousser et expulsant au passage ce que j'avais entre les jambes, quelle désagréable sensation.

Maître me dit à quel point Il aimait me dilater, Il reprit la main avant de retirer le légume pour se glisser à son tour dans mon antre trempé, écrasant son torse contre les aiguilles. Il mit ensuite ses doigts et me fit deviner combien Il en avait mis. Il me dit que j'aimerais certainement être fistée aujourd'hui, et me dilata encore davantage pour y rentrer tous ses doigts. Un mélange de plaisir d'être ainsi offerte et de douleur, je jouis autour de sa main, me contractant sur ses doigts. Ça me fit vivement ressentir la douleur ensuite d'être ainsi écartelée.

Il me fit terminer la séance debout, retenant mes mains attachées à une chaîne qui pendait du plafond au sol. Je pensais en avoir fini mais le martinet vint claquer ma peau, ce fut ensuite le tour du fouet, auquel je ne m'attendais pas, une douleur vive et acérée. Je ne sais pas si j'y étais préparée, je ne pensais pas qu'Il s'en servirait. La douleur fut difficile, je trépignais d'un pied sur l'autre, tentait de me dérober en tournant sur moi-même puis regagnais ma place. Les coups donnés avec l'extrémité ou parfois plus large marquaient mes fesses, mon dos, mes cuisses sans que je puisse les transformer en plaisir.

Il finit par me demander si j'en voulais encore et à ce moment là je ne pus m'empêcher de Lui dire non, regrettant à cet instant tant de franchise et me donnant l'impression d'avoir le choix. Il cessa en me disant qu'Il en avait assez. Je dus me placer à quatre pattes sur le lit comme je le pouvais, mes bras étant toujours attachés je ne pouvais prendre appui sur mes mains. Fesses relevées, Il me baisa en me disant combien mes fesses étaient chaudes grâce au fouet. Je l'entendis jouir dans un râle de plaisir, me demandant si mes fesses étaient si échauffées que je ne le sentais même pas déverser son plaisir sur ma peau. Il posa ensuite devant mon écuelle remplie de sa jouissance devant moi. Interloquée quelques secondes, je mis ma langue dans le précieux liquide avant qu'Il me dise que ça serait pour une prochaine fois.

Si tout ne s'arrange pas en un jour, Il m'a montré qu'Il m'avait entendue, comprise et c'est dans un mélange de plaisir et de douleur que je l'ai retrouvé.

Que ça fait du bien ! C’est un plaisir indescriptible que seules les personnes y ayant goûté peuvent comprendre.

Merci Maître pour ce temps passé ensemble, pour Votre présence, merci de me faire ressentir ma place mais aussi, si fortement, la Vôtre.

lundi 14 mai 2018

Perdue...


Plus d'un mois sans article, je ne pensais pas que ça faisait si longtemps. J'ai gardé notre dernière longue séance pour nous, c'était avant les vacances, un moment où je me suis remise à lui, presque nue, dans le jardin, bâillonnée, attachée, les yeux fermés derrière mon bandeau, essayant d'être la plus discrète possible sous les assauts du fouet pour ne pas attirer l'attention des voisins en cette journée ensoleillée. Ce partage m'avait fait du bien, il m'avait permis de retrouver ma place dans une période où mon ressenti est en dents de scie.

Bien que j'aie souhaité écrire ce blog en toute transparence, j'ai eu du mal à venir y poser des mots, c'est tellement plus facile de venir écrire à quel point "je me sens à Lui". Je n'avais pas envie de venir y livrer mes états d'âme, mes craintes, donner l'impression de me plaindre. Il me fallait du temps, seule, pour y réfléchir.

Je ne sais pas pourquoi aujourd'hui je me décide à tapoter sur mon clavier, est-ce parce que j'ai l'impression que cette période est derrière nous, ou parce que les doutes sont toujours là. Un besoin peut-être d'évacuer tout ça pour y voir plus clair mais aussi pour continuer à écrire ce blog comme je l'ai toujours fait, avec sincérité, loin des photos ou des écrits qui donnent souvent l'impression que tout est facile et tout rose ailleurs. Je veux livrer ici aussi les difficultés rencontrées.

Nous sommes très occupés en ce moment, des rendez-vous, des évènements auxquels il faut assister, des bobos à soigner, la vie professionnelle et ses contraintes auxquels s'ajoute cette future vie que nous étudions. Un tout qui laisse peu de temps, qui nous éloigne de nos places, je le sens moins présent, je comprends pourquoi, il se donne déjà à fond dans tout, trop à gérer, la fatigue s'accumule, impossible d'en rajouter encore. Petit à petit j'ai l'impression de redevenir celle que j'étais, avant... avant N/nous, mon train-train quotidien, un ressenti différent lorsque je m'agenouille à ses pieds et qui me perturbe. Je me sentais si pleinement soumise au plus profond de moi, c'était inscrit en moi, je le ressentais dans chaque parcelle de mon corps et de mon cœur. Je ne ressens plus cette même intensité, cette bulle où tout s'arrête et où plus rien n'existe en dehors de notre lien, ce feu qui nous animait, une passion ardente où son désir m'embrasait et me faisait perdre la raison. L'espacement des séances (les vacances scolaires n'aident pas) y est aussi pour beaucoup.

Je n'arrive pas à trouver les mots pour en parler. De son côté le doute n'existe pas, alors préfère-t-il peut-être ne pas écouter ces moments où j'essaie de lui faire comprendre ce qui se passe en moi car tout cela lui parait injustifié. Je me pose trop de questions, je cogite trop.

Il est vrai que malgré tout lorsqu'Il revient, je retrouve ma place avec aisance, l'inquiétude disparaît, je suis à Lui mais ça ne dure jamais assez longtemps pour me faire retrouver pleinement ma place. J'en viens à me demander ce que je suis. Je repense à ce moment où, agenouillée à ses pieds, je Lui ai demandé de faire de moi son esclave, c'était il y a presque un an, un moment d'émotion intense difficilement explicable, d'une beauté exceptionnelle, bercé de rires et de larmes. Notre connexion était si forte.

La liberté dans laquelle je me complais par moment (faire des choses sans avoir à demander...), génère également beaucoup de stress en moi, tout est tellement plus facile quand il est là. Mais je ne peux attendre ses consignes, le sport  par exemple que je faisais à sa demande est devenu personnel et n'a plus la même saveur, je le fais pour prendre soin de moi plutôt que pour lui plaire ou pour qu'il soit fier de mon obéissance. Je le sens plus loin.

Mon humeur est aussi changeante que le temps, l'enthousiasme laisse place à la tristesse, et inversement, sans arriver à atteindre ce douillet petit nuage que j'aimais tant.

Durant ces vacances nous avons franchi une nouvelle étape. Les lecteurs réguliers de mon blog s'en souviendront peut-être. Maître souhaite nous offrir une nouvelle vie et a travaillé beaucoup l'année dernière pour permettre la réalisation de ce projet. Une vie où nous serions nous, une vie de Maître/esclave plus intense. Il m'a fait rêver, m'a rendue impatiente de voir cette vie se réaliser.

C’est un long projet qui se construit, se réfléchit... car il engendre bon nombres de changements. Nous avons franchi une première étape il y a quelques mois au niveau professionnel.

Cette vie est devenu un but, un graal à atteindre pour lui pour être pleinement nous. Cependant il s'y projette tellement que j'ai l'impression qu'il a oublié que notre lien n'avait pas besoin de ça pour exister, comment faisions-nous avant ?
J'ai toujours vécu les choses au jour le jour dans notre relation depuis l'arrivée de ce lien particulier, parfois trépignant d'impatience à vouloir tout, tout de suite à nos débuts, patiente la plupart du temps, j'ai avancé sans savoir ce que nous serons dans les semaines, les mois, les années à venir, savourant juste l'instant présent (chose exceptionnelle pour moi qui vivais jusqu'alors souvent dans le passé ou le futur). Et il vivait notre vie de la même façon.
Il est désormais tourné vers ce futur, cet après, oubliant peut-être de vivre également l'instant présent. Je partage cette envie d'une nouvelle vie mais je ne peux pas attendre, j'ai besoin de vivre, maintenant, tout de suite car j'ai peur que lorsque nous arriverons à la concrétisation de ce beau projet mon âme de soumise se soit perdue. M'appeler esclave, me tirer par le cou, me faire m'agenouiller ne suffit pas à faire ressentir une condition. J'ai l'impression de vivre notre vie vanille, version bdsm, où une routine s'installe. Je ne demande pas à vivre sans cesse des découvertes (même si j'en suis très friande) mais je veux sentir toute la puissance de notre lien. Peu importe que ça soit en 24/7 ou non, je veux savoir ce que vivons. J'ai besoin de savoir où nous allons pour m'assurer que nos rêves sont les mêmes tout en continuant à vivre comme le faisions avant.

Nous avons franchi une nouvelle étape durant ces vacances, une semaine à sillonner les routes en famille pour trouver l'endroit où nous aimerions nous installer. Le matin du départ, Il avait mis le jean de séance et s'était parfumé (il ne se parfume que lors de nos séances), ça ne semble pas grand-chose et pourtant ça avait pour moi énormément de sens. Nous allions ensemble à la recherche de notre nouvelle vie. Nous nous sommes arrêtés lors de ce long trajet sur une aire d'autoroute. Maître m'a demandé de m'agenouiller à ses pieds, j'ai retrouvé ce moment où le cœur palpite, un peu gênée aussi car l'aire était fréquentée à l'heure du déjeuner, gêne que je ne ressentais absolument plus, je n'étais que fierté et ce ressenti me donne l'impression de retourner en arrière. Lorsqu'il s’est levé, je me suis levée à mon tour pour le suivre et après quelques pas il s'est retourné en me disant "Qui t'a donné l'autorisation de te lever ? Retourne à ta place". Je suis donc retournée, seule, m'agenouiller, à la vue des personnes se reposant sur les bancs. Je ne sais pas ce qui m'a le plus troublée, le fait de me relever sans autorisation comme une novice ou d'être simplement installée là, aux yeux des "autres". J'agis toujours en faisant passer ses demandes avec l'environnement extérieur mais pourquoi y fais-je de nouveau attention ? Quoiqu'il en soit j'ai aimé Le retrouver.

Durant cette semaine, nous avons fait escale une nuit dans un hôtel où il y avait un digicode pour accéder à la chambre. Alors que lisais cette série de six chiffres à noter j'ai entendu "Numéro ?", je savais que c'était mon numéro d'esclave qu'Il voulait entendre et là, prise de panique, j'ai été pour la première fois dans l'incapacité de le retrouver. Comment ai-je pu l'oublier ? Ce numéro ! La marque de mon appartenance ! Même s'il m'arrive d'avoir l'impression de l'oublier, il est toujours revenu sans aucune hésitation lorsqu'il me le demandait... sauf ce jour-là, devant cette porte, trou noir, les chiffres se sont emmêlés dans ma tête sans jamais se replacer dans le bon ordre. Coup de massue... incertitudes qui reviennent comme une preuve irréfutable, je ne suis plus esclave. Jamais je n'aurai dû oublier.

Me voilà, à nouveau perdue dans mes pensées. Je me demande si cette vie promise et vers laquelle nous nous dirigeons existe, existera au sens où Il me l'avait fait entendre... L'avons-nous imaginée de la même façon ? Ai-je trop rêvé ?
Et si ce rêve est partagé, ma soumission sera-t-elle encore intacte en dépit d'un quotidien qui nous laisse trop peu de temps libre pour vivre notre relation ?


samedi 7 avril 2018

Découverte des jeux de sang



C'était un vendredi, comme tant d'autres, elle espérait néanmoins que son Maître profiterait de ce rare jour où la maison leur appartenait pour quelques heures pour lui offrir une séance. La dernière datait de quelques jours mais les préoccupations du quotidien semblaient allonger le temps. Avec un plaisir non dissimulé elle lu le mail de son Maître lui indiquant que ce soir il l'utiliserait pour se vider la tête. Une heure , une tenue... Elle retrouva ce petit stress de la préparation qu'elle affectionnait tant, elle se mit à sa place, retrouvant ainsi la sérénité qui lui manquait, loin d'imaginer ce que la séance leur réservait.

 Il était environ seize heures lorsqu'elle reçut l'ordre d'aller mettre son jouet, le lovense que son Maître lui avait offert. Ils n'avaient pas encore eu l'occasion de le tester, à distance. Elle prit place sur le lit et déposa une goutte de lubrifiant pour rendre l'insertion plus facile puis en informa son Maître. Elle se connecta à cette petite appli qui permit à son Maître de prendre la main sur son jouet. Elle attendit les vibrations, pestant contre ce jouet qui s’est une fois de plus arrêté. Doucement, l'objet se mit à vibrer. Ça ne lui procurait pas encore de plaisir mais elle aimait cette sensation. Elle le sentait près d'elle malgré la centaine de kilomètres qui les séparaient. Elle l'imagina, assis derrière son bureau, le portable posé près de lui, choisissant le rythme des vibrations qu'Il lui envoyait. Peut être que cela l'excitait, lui aussi, peut-être pensait-il à elle, à ses réactions, à son agacement lorsqu'Il choisissait rythme trop lent, à son plaisir lorsque les ondulations s'accentuaient, ou encore sa frustration lorsque le rythme ralentissait ou s'arrêtait. Nul doute qu'elle aurait aimé en prendre le contrôle à certains moments mais jamais elle ne l'aurait fait. Parfois il n'y avait plus rien, pendant des dizaines de minutes, ils devaient faire face aux aléas du réseau mobile. Elle prit la route. Sa vie était aussi celle d'une maman. Il connaissait les horaires de la sortie des classes, peut-être pensait elle qu'Il allait lui demander de l'enlever mais Il lui avait juste écrit que cela ne l’empêcherait pas de conduire. L'objet semblait éteint, ça faisait longtemps qu'il ne bougeait plus, puis lorsqu'elle se mit à marcher en direction de l'école, les vibrations reprirent, elle ne put s'empêcher de sourire toute seule, c'était si particulier de le sentir bouger en elle à côté de ces parents à côté desquels elle gardait tout son sérieux.

Elle rejoint la maison, seule, bien avant Son arrivée, lui laissant le temps de se doucher, les yeux sur l'horloge. Elle ne savait pas s'il la sanctionnerait si elle n'était pas prête à l'heure, cette incertitude la déroutait, elle aurait aimé en être sûre, mais elle gagna tout de même sa place à l'heure indiquée. Il faisait encore jour, elle avait hésité à fermer le volet et allumer quelques bougies mais elle décida de laisser les rayons de soleil, si rares, illuminer la chambre. Elle mis en route la playlist tel qu'Il l'avait demandé. Elle connaissait l'importance du choix de la musique, sa capacité à les associer à des émotions, à les faire naître, à les intensifier, son plaisir à les écouter même en dehors des séances pour les retrouver ou simplement se ressourcer. En trois ans ils n'avaient eu que trois playlist, associées chacune à une étape de leur relation, des musiques plutôt douces à leur début, une seconde où elle retrouvait un rythme qui la mettait en condition ou était associée au fouet qu’elle avait offert à son Maître, une troisième en souvenir de ce premier partage à quatre qu'ils avaient eu, elle l'avait écouté, des mois durant. Ce soir, elle lui ferait écouter de nouveaux morceaux qui marqueraient sans doute une nouvelle étape dans leur vie.



Elle prit place à genoux, vêtue d'une petite nuisette rouge et d'un bandeau sur les yeux. Puis elle se dit que ça n'était pas ainsi qu'elle voulait accueillir son Maître. Elle voulait qu'il comprenne la place qu'Il avait pour elle. Ainsi, elle tendit les bras devant d'elle et posa le front contre le sol. Son Maître apprécierait sans doute de la découvrir ainsi, prosternée à Ses pieds.

Elle se sentait bien. Sa place était là. Malgré ses doutes parfois, les incompréhensions, un sens moral qui lui faisait encore trop souvent se demander s'il était bien de vivre ainsi. Oui, elle aimait ça et à cet instant, en sa présence, elle ne pouvait en douter.

Il lui prit la main pour qu'elle se mette à genoux, elle savait ce qu'elle avait à faire, elle y déposa un doux baiser. Elle aimait ce moment, où l'esclave salue son Maître. Ça n'avait rien d’humiliant, il n'était pas question de hiérarchie, le respect était là, des deux côtés. A ce moment  il se passait quelque chose d'inexplicable entre un Maître et une soumise.

Après avoir refermé à l'arrière de la nuque il lui demanda si elle se souvenait de ses mots d'alerte. Elle en fut surprise, cela faisait bien longtemps que cela ne faisait plus partie du rituel. Elle eu cette pensée de Lui dire qu'elle n'en avait pas besoin, que de toute façon elle irait là où Il voulait l'emmener, mais énuméra simplement son code couleur avec la signification en lui demandant si Il pensait qu'elle devrait l'utiliser ?

Debout, les bras maintenus tendus au dessus de la tête à l'aide chaînette passée dans l'anneau de ses bracelets de contrainte, reliée à un crochet, Il la dévêtit. Son Maître pourrait ainsi disposer de son corps et en faire ce que bon lui semble. Le jute vint s’enlacer sur sa peau, elle ne voyait rien mais imaginait très bien le bondage de la poitrine que son Maître lui faisait.

Il échauffa ensuite ses fesses à l'aide de la badine. Un rythme rapide très léger ponctué de coups plus marqués. Trop légers pour la préparer. Il ne ralentit pas le rythme mais accentua la puissance, c'était bien plus vif, le rythme n'était pas celui qu'elle connaissait, les coups marqués s'enchaînaient la faisant crier et se dandiner pour se dérober. Elle repris toujours sa place. Parfois la main de Son Maître passait sur ses fesses échauffées. Le paddle remplaçait parfois la badine, ça claquait plus mais il était bien plus large et malgré le bruit qu'il faisait il était plus facile à supporter. Son Maître s'amusait parfois à la frapper avec le côté fourrure, elle en souriait, tous deux savaient qu'il s'agissait dans ce cas plus d'une caresse.
Son Maître finit par la détacher, elle prit place à quatre place les genoux sur le bord du lit, lui faisant goûter encore et encore à la puissance de la badine. Il lui dit de penser aux marques qu'elle garderait sur les fesses et rien que pour ça ça valait le coût de souffrir. Il connaissait mieux que quiconque la satisfaction qu'elle avait dans cet après où le reflet du miroir ou la douleur pour s'asseoir lui rappelait à quel point elle Lui appartenait.

Il la fit reprendre place sous le crochet. Un tissu humide vint désinfecter ses omoplates. Elle devina sans mal ce qui allait suivre, c'était la première fois qu'il la piquerait debout. Une première aiguille transperça sa peau, sans douleur, elle aimait ressentir le pincement de sa peau, puis une seconde la fit crier. Il en plaça trois de chaque côté puis quelques unes de chaque côté de son dos jusqu'à la naissance de ses fesses. Les deux dernières furent plus douloureuses. Ses fesses étaient non seulement très sensibles mais Son Maître avait également choisi des aiguilles d'un diamètre supérieur.

Il plaça ensuite un ruban de satin. Elle le sentait appliqué, attentif, absorbé. Elle aimé ça. Jamais elle n'aurait trouvé le temps long. Elle aimait ce moment où Il prenait du temps pour s'occuper d'elle. Son corps était désormais paré de juste, de satin entrelacé et d'aiguilles.

Il n'en avait pour autant pas fini avec elle. Il lui piqua les fesses à de nombreuses reprises avec une aiguille pour faire perler le sang. Elle se demanda comment une simple tête d'aiguille pouvait faire aussi mal, elle cria puis elle accepta la douleur, ça n'était pas si terrible, elle pouvait le supporter. Des dizaines de petits piqûres. Elle imaginait son fessier avec quelques gouttes de sang. Sur l'instant elle avait elle aussi envie de ce moment.

Le sang n'était pas une limite pour elle, toutefois il s'agissait d'une vraie difficulté. Depuis petite elle ne supportait pas la vue du sang, elle redoutait les hôpitaux, se sentait mal lorsqu quelqu'un se blessait, adolescente même ses règles l'avaient déjà fait tomber plus d'une fois dans les pommes.

Son Maître pressa ses fesses puis tapa avec la badine sur son cul ensanglanté, une goutte tomba sur son mollet. Peut-être cela a-t-il suffit à la faire paniquer. Elle se sentit soudainement un peu mal et en informa son Maître lui demandant s'Il pouvait la détacher. Il accepta en lui demanda si ça allait. C'était une mesure de précautions, elle-même pensait qu'elle allait pouvoir se contrôler. Mais dans les secondes qui suivirent, elle se retrouva, les genoux au sol, la poitrine appuyée contre le matelas prise de nausées, une envie de vomir, de se laisser partir. Il lui fallait de l'air. Elle s'allongea, à même le sol, sentant les aiguilles dans son dos, les mains attachées dans les bracelets de contrainte, la tête posée sur un oreiller devant la porte fenêtre ouverte donnant sur la rue. Il n'y avait rien à faire, ça n'était pas grave en soi, il fallait juste attendre que ça passe. Elle s'en voulait d'être si sensible, d'avoir gâché le plaisir de son Maître qui avait envie de jouer avec le sang et la badine.

Une fois passé, elle se releva, et pris place debout contre le mur demanda à son Maître de reprendre là où il s'était arrêté. Mais Il refusa, en disant qu'ils allaient déjà aller plus loin et qu'Il avait déjà pris son plaisir. Elle aurait voulu lui offrir ce moment, elle avait peur qu'Il n'ose pas y revenir de sitôt mais IL avait raison car déjà un deuxième malaise la reprenait et elle retourna s'allonger sur le sol.

Ils se souviendraient probablement longtemps de cette découverte des jeux de sang.

jeudi 5 avril 2018

Marquée au fer d'Eva Delambre et réflexion personnelle



J'ai refermé hier le livre "Marquée au fer" d'Eva Delambre. Je ne sais pas s'il faut encore présenter cette écrivaine, une de mes préférées, spécialisée dans les romans bdsm. J'ai lu tous ses livres, chacun m'a apporté quelque chose. Eva a ce don de mettre des mots sur ce qui est difficilement explicable et sublime merveilleusement ce lien si particulier entre un Maître et Sa soumise. Sa plume me parle, probablement parce que je me retrouve un peu dans les personnages, les ressentis, les questionnements aussi. Ses mots me font sourire parfois lorsque je retrouve certaines questions que je me suis posées, m'émeuvent, me font grimacer, me révoltent ou  me permettent de m'interroger. Une chose est sûre, ils ne laissent pas indifférent.

J'ai lu L'esclave (mon préféré) alors que je n'étais que soumise novice. Je l'ai trouvé particulièrement dur, trop dur pourtant je n'ai pu m'empêcher de le glisser entre les mains de mon Maître. Quand j'y repense je me dis souvent que ma lecture serait différente aujourd'hui car nous avons évolué, les limites ne sont plus les mêmes, les envies changent... L'envol de l'Ange m'a quant à lui émue aux larmes (très émotive, oui ça m'arrive mais rarement avec un livre). Bien qu'ayant moins apprécié Devenir sienne car nous avons chacune notre sensibilité, j'étais impatiente de découvrir Marquée au fer où l'on retrouve les personnages de Hantz et Laura. Eva prévient son lectorat dès les premières pages, nous irons dans le SM sans restriction. Je dois avouer que personnellement ça n'a fait qu'aiguiser mon impatience à en découvrir davantage.

Pourtant, j'ai eu du mal à accrocher. J'ai retrouvé ce que j'avais moins apprécié dans Devenir sienne, un enchaînement trop rapide de scènes, trop de personnages... j'ai donc fini par le délaisser. Il m'a fallu plus d'une demi-année pour m'y remettre, pensant qu'il serait tout de même bon de le terminer.

Il est arrivé au bon moment. Ma lecture fut différente. Au fil des pages il m'a rappelé ce sentiment profond de l'appartenance. Celui que je ressentais si fortement à chaque instant au plus profond de moi. De doux souvenirs lorsque je m'agenouillais par exemple aux pieds de mon Maître avec ce petit mélange de peur, de stress, d'excitation, de fierté et d'interrogation sur le "qu'en dira-t-on" lorsque nous étions en public. Certaines choses sont devenues si naturelles entre nous que des émotions que je chérissais se sont limées au fil du temps. En lisant ce livre j'ai compris que c'était simplement "normal", ça n'enlève rien à l'intensité de la relation, c'est simplement différent.

Ce roman est comme l'avais promis l'auteur, dur. Les personnages vont très loin et Eva m'a emmenée dans une découverte de sensations encore inconnues. On pourrait parfois se dire que c'est "trop" mais de quel droit le ferait-on ? Cette histoire est celle de Laura et Hantz et ne regarde qu'eux. N'oublions pas qu'avant tout chaque relation M/s est basée sur un principe fondamental, le consentement. Et au travers de cette relation qui leur est propre on ressent à chaque instant un épanouissement mutuel. La magie du lien, pratiques extrêmes ou non. Je dois être une indécrottable fleur bleue car même dans ce SM parfois déroutant, je suis troublée par la beauté des sentiments. Point de "je t'aime" mais des attitudes et des gestes qui ne peuvent laisser insensible.

Bien entendu cela reste un livre,une fiction, chacun étant libre d'en faire son analyse. Ça n’est pas un mode d'emploi, un exemple à suivre édictant des règles pour être une bonne soumise. Cette histoire est propre à Laura et Hantz.

J'aurais, personnellement beaucoup de mal à accepter l'usage sexuel d'une autre soumise en étant de côté car nous vivons au-delà de notre relation Maître/esclave une relation d'amour depuis de nombreuses années.

J'ai fini par m'attacher à Laura. Elle ne demande rien, n'attend pas de reconnaissance ou d'admiration, elle ne cherche à plaire à personne si ce n’est à son Maître qu'elle veut servir à la perfection. Elle vit juste ce qu'elle est.

Quant à Hantz, c’est un personnage troublant qui m'a fait grogner plus d'une fois. Pourtant je ne peux nier que j'ai aimé son charisme et sa sévérité.


Entre fantasme et réalité

Une occasion supplémentaire de prendre conscience de l’ambiguïté de mes sentiments au sein non plus de ce roman mais de notre propre vie.

Étant mari et femme, je ne peux imaginer vivre sans tendresse et mots doux, je les aime autant que Ses termes crus et ces moments où Maître semble ne plus se soucier de moi et me pousse dans mes retranchements.

Il m'arrive d'imaginer une vie, cette vie dont nous parlons depuis un moment déjà et sur laquelle nous travaillons où Maître me fera vivre ma condition d'esclave plus profondément encore. Une envie, commune, d'aller plus loin, d'être plus à Lui et de Le suivre. Une soif, oserai-je dire une impatience, de découverte, de ressentir plus pleinement encore ma condition et parcourir ensemble le chemin qu'Il nous tracera.

C'est curieux mais bien que je ne me sente aujourd'hui physiquement ou mentalement pas prête à aller aussi loin que dans ce roman, c’est quelque chose qui me fait fantasmer, qui m'attire,  je m'y retrouve d'une certaine manière. La rigidité,le contrôle total du Maître me plaît, tout comme l'abandon de la soumise.

J'ai cependant encore peur de franchir ce pas de trop où nous serons emportés dans une relation nouvelle, et où peut-être les envies de tendresse se raréfieront... au risque un jour de les regretter sans pouvoir faire machine arrière.

mercredi 21 mars 2018

La quête du "parfait"...


Des mots qui me restent en tête, une besoin d'expliquer, de définir pour mieux comprendre.

La perfection, voilà ce dont il s'agit.

Un idéal, un leurre, une quête de l'impossible... personne n'est parfait, je le sais. D'ailleurs qu'est ce que cela voudrait dire ? Parfait suivant quelle norme, quel code, qui serait en mesure d'en juger ?

Je fais partie de ces personnes que l'on dit perfectionniste, je m'attache aux détails, au millimètre dans mon travail, à tout un tas de petite choses "inutiles".  Ça ne fait pas de moi une femme parfaite, ça ne m'empêche pas non plus de commettre des fautes, loin de là, ça fait de moi une femme exigeante et critique envers moi-même à tous niveaux et ayant du mal avec l'échec.

Je changerai bien des choses chez moi, je ne suis pas celle que j'aurais aimé être, j'aurais aimé avoir un truc en plus, une facilité, un talent particulier mais je n'ai rien de tel.

A défaut d'être une soumise parfaite, j'ai longtemps cru que je pourrai devenir au moins Sa soumise, Son esclave telle qu'il la rêve. Souhaitant être celle qui lui apporte tout ce dont Il a envie, tout ce qui Lui plait. Je ne peux d'ailleurs pas m'empêcher de penser que c'est peut-être possible car je suis ainsi, je veux toujours apprendre, m'améliorer pour mieux Le servir, Le rendre fier et mériter ce statut qu'Il a bien voulu me donner.

Je m'égare car ça n’est pas de moi dont je veux parler mais de Lui.

Ses paroles m'ont fait mal lorsque je les ai lues "je ne serai jamais l'homme parfait dont tu rêves".

Grand sentiment de tristesse, d'incompréhension aussi. Pourquoi ? C’est comme s'il me prenait un bout de ma vie, comme s'Il se mettait en situation d'échec cherchant à répondre à mes envies. Il sait ce qu'il représente pour moi, à quel point je suis souvent en admiration devant lui et ce depuis toujours.

Oui, je suis une grande rêveuse aussi, la vie n’est pas toujours facile, il me suffit parfois cependant d'une petite attention de sa part pour m'emmener sur un nuage et d'une petite chose aussi pour m'écraser le nez sur terre. Excessive, trop émotive.

Ma vie gravite autour de lui, un poids peut-être à porter...

Mais ça n’est pas la perfection que je cherche, c'est le respect de certaines valeurs, pas toutes, nous sommes différents, avec des idées différentes, mais certaines me paraissent essentielles au sein de notre couple.

Je n'ai pas l'impression de demander l'impossible, j’aimerais qu'il s'offre à moi comme je m'offre à lui, c’est peut-être là où je deviens exigeante sans m'en rendre compte, c'est d'une telle évidence pour moi.

Peut-être n'en a t-il plus conscience mais c'est lui qui m'a fait changer, il ne s'agit pas des changements dus à notre nouveau mode de vie.

Au tout début de notre vie vanille, il m'a appris la culpabilité, j'ai vécu de nombreuses années en me sentant coupable, coupable au point de ne rien pouvoir lui cacher comme si j'avais commis une faute grave, ce qui n'était pas le cas mais je n'avais pas le recul pour le comprendre. La peur d'avoir gâché un amour à peine commencé. Il m'a fait ressentir l'obligation de tout lui raconter, il ne m'en demandait certainement pas tant mais ce jour là un changement s'est opéré en moi. Choses parfaitement anodines ou non, blabla quotidien, je suis devenue transparente, il sait ce que je fais, ce que je lis, ce que je regarde, je lui ai ouvert mon jardin secret, mes pensées intimes. La jalousie, dans ces conditions, est forcément inexistante, je me suis mis des œillères, n'osant même pas croiser un regard... Les seules parts de "mystère" sont les quelques secrets que l'on me confie où je respecte la confiance qu'on me donne. Je n'en souffre pas, c'est ainsi, je n'arriverai plus à me changer.

Mon défaut est t’attendre la même chose que ce qu'il a ancré si profondément en moi.

Il est l'homme de ma vie, je sais au plus profond de mon cœur qu'aucun autre ne pourrait m'apporter de plus grand bonheur. Il est l'homme que je n'aurais jamais imaginé rencontrer, celui qui m'a fait comprendre ce que c'était d'aimer, celui avec qui je prends plaisir à avancer, celui qui donne un sens à mon existence.

Alors pour répondre à ses mots, il me faut définir cet homme parfait dont je rêve, cet impossible à atteindre selon Lui. Un homme prévenant, à l'écoute, de petites attentions, des discussions, la liberté de pouvoir tout se dire et tout partager en toute transparence, pas de tabou, raconter sans avoir à poser de questions, du partage, des câlins, du désir, des émotions, de la sincérité, de la confiance... faire sentir que nous sommes ensemble parce que nous nous sommes trouvés et que l'autre est toujours aussi précieux à nos yeux... au final ma quête impossible de la perfection n'est que le reflet de ma vision de l'Amour, je ne demande rien de plus. Cette description pourrait être la sienne, il y a si peu à améliorer. En attendant je continuerai de rêver car je suis ainsi.

Suis-je trop exigeante, Maître ?

Les choses que l'on croit simples sont parfois si compliquées.


vendredi 2 mars 2018

Amitié, complicité, sincérité... des souvenirs plein la tête.


Vendredi dernier nous avons pris la route pour participer à un grand événement dans la vie de nos amis Maître Elendil et Elerinna, un week-end où se mêleront personnes vanilles ou vivant de manière moins conventionnelle. Nous avons été très touchés par leur invitation, il était évident que nous allions tout faire pour y aller, impatients de les retrouver, de découvrir leur petit coin de paradis. Je me surprends encore de la puissance de notre lien, nous ne sommes rencontrés en "vrai" qu'une fois, lors de notre première soirée il y a près d'un an et pourtant notre attachement pour eux est très fort et profond.

J'ai stressé toute la semaine avant notre départ, l'organisation, la peur de ne pas être en forme lors de ce week-end... Je savais que nous allions rencontrer un couple Maître/kajira, Maître C. et T. que nous ne connaissons que via les réseaux sociaux mais pour qui nous avons un grand respect. Des tas de questions en tête, comment vais-je saluer ces Maîtres dans ce contexte où des personnes de tous horizons sont mélangés, en présence de nos enfants... est ce que je vais savoir me tenir (Maître ne m'avait donné aucune indication avant et m'avait dit qu'il faudrait me laisser porter) ? Vais-je être la hauteur ? Et s'il se passe quelque chose vais-je réussir à me laisser aller ou être bloquée dans la douleur ? Ma "résistance" me préoccupe.

A notre arrivée nos amis nous ont accueilli à bras ouverts, une gentillesse incroyable... nous saluons les autres invités, la majorité complètement étrangers à notre monde me présentant à la fois comme Anaëlle et avec mon vrai prénom (que je n'aurais finalement jamais entendu durant durant le week-end). Ce moment me paraît surréaliste, j'observe mon amie Elerinna, pétillante, portant un collier de chaîne et wahouuu personne ne fait de remarque, elle est elle, simplement , acceptée pour ce qu'elle est, pour ceux qu'ils sont, vivant librement sans non plus s'exposer. C’est la première fois que je vois tant de tolérance et je trouve ça génial. Un peu plus tard Maître C. et sa kajira T. font leur entrée, je n'ai aucun mal à les reconnaître, me voilà à nouveau impressionnée, c’est une chance - vraiment - de les rencontrer. Je ne sais pas comment saluer Maître C., je ne peux pas me mettre à genoux, je n'ose pas l'embrasser, j'ai bien trop peur de mal agir et de me prendre une remarque mais c’est lui qui s'avance vers moi pour me faire la bise vu le contexte et intérieurement je l'en remercie. T. me met rapidement à l'aise, elle est souriante, très douce, posée et nous papotons.

La soirée se passe à merveille, les visages se fatiguent et vue l'heure je me dis que nous allons tous aller coucher et qu'il se ne se passera rien de plus ce soir. Nous nous retrouvons tous les six, Elerinna est agenouillée près de son Maître, Maître m'invite à me placer à ses côtés également, et T. arrive toute pétillante et complètement nue. Les Maîtres ne tardent pas à réagir et nous demandent de nous déshabiller à notre tour. Je suis un peu gênée, le seul moment privé que nous avons partagé était avec os amis Amazone et Maître Alpha, nous nous connaissions déjà, la situation est nouvelle. J'obéis à la demande de Maître en ne gardant que mes bas. Vous ai-je déjà dit que j'étais extrêmement pudique avant ? Moi aussi, je m'étonne un peu.

Rapidement j'entends des cris autour de moi, Maître m'a demandé de me placer sur le bord du lit, buste contre le matelas tandis que mes genoux sont sur le sol. J'aimerais relever la tête et regarder ce qui se passe autour de moi mais je n'ose pas trop le faire, je ne sais pas si j'en ai le droit, alors j'écoute, me laisse porter par les cris et les rires et de temps à autre je lève la tête. Un couteau qui entaille la peau d'une sœur puis un impressionnant paddle à clous fait gicler son sang, une autre qui résiste aux nombreux coups de martinet donné avec force ou se donne elle-même des coups à la demande de son Maître, je suis admirative.
Maître commence doucement par le martinet puis sort son fouet, je grelotte, de froid, d'émotion, d’intensité ? Je ne sais pas, j'ai la joue contre les draps et je sens la lanière me piquer la peau. Bien qu'il n'y a ait pas eu de longue préparation pour me mettre en condition, je retrouve cet état que j'affectionne tant où je ne braque pas dans la douleur mais où je l'apprécie. J'ai du mal à retrouver ça chez nous, bien souvent mon esprit finit par se focaliser sur la douleur et à ce moment elle a tendance à m'envahir. Ce soir j'ai l'impression d'être ailleurs, c’est probablement plus qu'une impression et j'ai aujourd'hui du mal à me souvenir de tout. Maître demande de me lever, il me fouette l'avant du corps tandis que Maître C. s'occupe de mon dos, je mesure la chance que j'ai, honorée d'être ainsi fouettée par plusieurs Maîtres, je ne suis plus que sensation, complétement déconnectée, je tombe assise sur le matelas, mes mains se resserrent au dessus de ma tête, je ne pense plus, j'ai des fourmillements dans tout le corps, de la tête au pied, c’est indescriptible, j'aime tant cet état, plus rien n'existe, une envie d'encore, que ça ne cesse jamais. Les Maîtres s'arrêtent. Je regarde ma soeur, T., se faire gifler, impressionnée par la puissance du geste et la façon dont elle s'offre à son Maître. Des jeux d'aiguilles ensuite, encore une fois, j'en reste bouche bée, les autres Maîtres s'y mettent s'occupant chacune de leur esclave/kajira, un moment de communion où je saisis le bras d'Elerinna, je sais à quel point elle déteste ça, la main de T. prend ensuite la mienne quand Maître me place des aiguilles à la naissance des lèvres, je suis très touchée par ce geste, je trouve ça si beau...

Les jours suivants, la maison se vide peu à peu, il ne reste plus que nous. Les Maîtres quittent la maison et Maître en partant nous dit de ne pas être sages en leur absence. Je suis surprise, j'ignore ce que cela veut dire. Je vais me changer pour être "présentable" tout en me demandant ce qui va se passer, je ne sais pas, c’est le flou absolu, je ne me suis jamais retrouvée seule sans Maître mais je rejoins ma belle Elerinna. Nous discutons un moment, je sais que je n'oserai pas aller vers elle. Elle me demande si je souhaite voir tout leur matériel et bien sûr j'ai envie de voir, c’est une caverne d'Ali baba, elle me montre toutes sortes d'objets dont des badines, je lui dis que je ne connais pas, nous n'en avons pas. Je ne sais plus si je lui ai dit que je pensais ne pas aimer comme je déteste la cravache ou si au contraire je lu ai dit que ça me donnait envie. Elle me demande si je veux essayer ? Je ne réfléchis pas et accepte volontiers, c’est la toute première fois que je vais vivre cette expérience avec une femme, un fantasme qui me trotte dans la tête depuis longtemps mais je me garde de lui dire. Je me retrouve allongée sur le ventre, la robe relevée, une musique douce envahie la pièce, je sais qu'elle est aux petits soins pour moi. Sa façon de procéder m'est inconnue, de très légers coups répétés sans douleur à un rythme rapide accompagnés de temps à autre d'un coup plus cinglant, sa main si douce qui fait passer la douleur, c'est un mélange incroyable, j'aime beaucoup et me laisse faire avec plaisir les yeux fermés. Nos regards se sont croisés une fois dans ce mélange de douleur et de plaisir, je la trouvais si belle, agenouillée entre mes jambes tandis que je m'offrais totalement à elle, chanceuse de vivre ce moment d'extrême complicité, surprise aussi lorsqu'elle m'a montré la couleur de mes fesses ou les objets utilisés, je ne sais pas où j'étais, transportée sur mon petit nuage.

La veille de notre départ nous avons encore eu un moment à quatre, regardant Maître Elendil encorder avec aisance sa belle kajira, elle est superbe, s'assurant aussi de notre bien être. Elle m'a impressionnée tout le week-end, elle se tient si bien et sert les Maîtres avec une telle aisance.
J'ai commis une maladresse dont je n'ai pas mesuré l'importance mais dans laquelle je me suis enfermée. Sentiment de culpabilité, d'avoir tout fait foirer, de ne pas être à la hauteur, je m'en suis voulue terriblement et me suis repliée sur moi-même ne ressentant ni douleur ni plaisir sous le fouet même si Maître m'a dit que ça n'était pas grave et qu'Il avait compris ma démarche. J'ai du mal à décoller, à sortir de cet état mais si je prends plaisir à observer cette danse de fouet que font les Maîtres tour à tour sur cette belle kajira qui se dandine et gigote.
La séance se termine, je remercie Maître Elendil pour cette séance maladroitement, ayant probablement fermé les yeux à cet instant comme je le fais souvent qui aurait pu être associée à un manque de respect, je suis terriblement honteuse et gênée, je m'en veux énormément.

Mes émotions sont ce qu'elles sont, souvent dans les extrêmes et m'ont fait péter un plomb ce soir là, la fatigue, toutes ces émotions intenses et variées en quelques jours ont certainement contribué à me faire ressentir les choses encore plus intensément. Heureusement ce moment n'a pas duré et c'est en grande partie grâce à toi ma belle, merci d'avoir trouvé les mots justes et de m'avoir réconfortée.

Je n'ai parlé ici que de moments choisis mais nous avons vécu bien plus que ça. Je garde en mémoire chaque moment de ce magnifique week-end, toutes ces émotions, ce partage avec vous et toutes ces belles personnes présentes, la gentillesse incroyable de tout le monde, cette tolérance et acceptation de l'autre pour ce qu'il est, les éclats de rire, la complicité entre Maîtres, le partage entre esclave/kajirae, ces moments précieux qui nous ont énormément émus, le cadeau d'un Maître à un autre, nous sommes très touchés d'avoir votre première badine et Maître en fera sans nul doute bon usage.

Un immense merci à nos amis de nous accueillir ainsi, à Maître C. et T. d'avoir partagé avec nous ces moments, une belle rencontre et l'envie de vous revoir bientôt.

Merci Maître d'avoir permis cette rencontre et de Vous occuper si bien de votre esclave. Un aperçu de la vie dont nous rêvons. Je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre mais je sais que Vous m'accompagnerez sur ce chemin.

Mes respects, agenouillée, à vous Maître, Maître Elendil, et Maître C. et de gros bisous, avec la  permission de leur Maître à mes sœurs.

Me voilà à nouveau la tête dans les nuages.