Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

Vous souhaitez être informé de la publication de nouveaux articles :

Entrez votre adresse e-mail (n'oubliez pas de confirmer votre inscription en cliquant sur le lien reçu par e-mail)

Delivered by FeedBurner

vendredi 9 novembre 2018

Petit moment d'évasion et test du Marley Nalone

Cela fait plusieurs jours que je regarde ce carton au-dessus de notre armoire dans l'attente de notre prochaine séance. Je sais ce qu'il contient, deux objets qui attisent fortement ma curiosité : une barre d'écartement et un stimulateur chauffant généreusement envoyés par mon partenaire Rue des plaisirs.

Marley Nalone

J'ai attendu la permission de Maître pour déballer le contenu en sa présence : toucher cette barre et ses bracelets de contraintes en me demandant la manière dont Il s'en servirait, ouvrir ce bel écrin contenant un drôle de jouet censé stimuler à la fois le point G et le clitoris en sachant que seul Lui détiendra la télécommande.

Impatiente, je l'étais. Le moment n'était pas cependant pas opportun, il nous fallait être seuls ce qui n'était pas le cas ce soir-là, j'ai donc sagement refermé la boîte avant de la placer sur le haut de notre armoire.

Ces nouveaux objets de plaisirs et de contrainte ont, sans aucun doute, suscité également l'intérêt de Maître et son envie de les essayer sur son esclave. J'avoue, j'aime cette idée de Lui servir de cobaye. Nous ne voulions ni l'un ni l'autre les essayer à la va vite pour autant, même si, la tentation fut grande à bien des occasions. Nous attendions la prochaine séance mais le temps nous fait défaut en ce moment et les obligations se multiplient.

Hier fut l'occasion de déjeuner ensemble, à l’extérieur, malgré le report de notre séance en raison de rendez-vous. Sur la route du retour Maître se mit à me peloter jusqu'à me faire sentir une délicieuse humidité entre les jambes. Nous devions faire une halte chez nous avant de nous rendre à notre prochain rendez-nous. En coupant le moteur il a ajouté :

- Je te veux sur le lit, les jambes grandes écartées.

Je lui rappelais que nous n'avions que cinq minutes avant de repartir mais on ne conteste pas un ordre alors je suis montée rapidement, je me suis déchaussée, j'ai gagné notre chambre où j'ai retiré d'une pierre deux coups mon jean et mon shorty avant de m'installer sur le lit tel qu'Il l'avait demandé.

Il m'a rejoint dans la foulée et a sorti le Marley Nalone en prenant soin de le mettre en route avant de le faire glisser dans mon intimité. Je découvrais ses vibrations tandis que Maître appuyait sur la télécommande. C'est très différent de ce à quoi je m'attendais. Il ne s'agit pas d'une vitesse de vibrations plus au moins rapide mais de rythme de vibrations très différents les uns des autres. Il s’est attardé sur celui que j'aime particulièrement où le frémissement est saccadé, les vibrations se sont prolongées jusqu'au clitoris, même si je pense qu'une autre position (assise ou en mouvement) permettrait de ressentir davantage ce doux frissonnement à ce niveau.
Je m'attendais à quelque chose de bruyant , il est au contraire plutôt silencieux une fois en place. Un mélange d'envie, de désir et de frustration s'empara de moi. Un œil sur l'heure m'indiqua qu'il fallait y aller alors que je n'avais nulle envie d'arrêter, j'avais envie de jouir mais jouir sur commande m’est quasi impossible et d'autant plus compliqué quand l'heure devient obsédante.

Maître détourna alors l'usage de ce jouet et l'utilisa comme un gode, combinant va-et-vient aux vibrations. Et hum, c’est tellement bon que ça devrait être noté dans la notice ! J'aime beaucoup sa forme, l'endroit où il appuie, je n'ai pu contenir mes gémissements, mes cris, ma jouissance gourmande mêlée à l’excitation de Maître qui avait décidé de ne pas retirer le jouet aussi vite, pas tant qu'Il n'aurait pas Lui aussi pris son plaisir, et le deuxième orgasme aussi fulgurant que le premier ne tarda pas à m'emporter.

Inutile de dire que nous sommes arrivés avec dix minutes de retard à notre rendez-vous où j'ai tant bien que mal essayé d'essuyer le mascara coulé dans la voiture et remettre en place ma coupe hisurte.

Mon avis sur le Marley Nalone :

https://www.ruedesplaisirs.com/

Tout d'abord un grand merci à Rue des plaisirs de m'avoir permis de tester ce petit jouet qui figurera sans nul doute parmi mes préférés. La livraison a été rapide, l'emballage discret et le suivi impeccable (envoi d'un mail informant de l'expédition du colis avec un numéro de suivi).

Marley Nalone 

Bien qu'il ne faut pas juger les apparences, le soin apporté au design de la boîte tel un petit coffret laisse supposer de la qualité du produit.

Le Marley est étrange stimulateur de part sa forme. Il est très doux, vraiment silencieux une fois placé ce qui est un véritable atout pour se laisser aller au plaisir sans être gênée par le bruit et parfait pour une utilisation en extérieur. Sa taille de 12,5 cm me me semble bien pensée pour imaginer le porter durant une sortie sans que ça devienne inconfortable, à vrai dire en écrivant j'ai un brin d'impatience à l'essayer dans un autre contexte, en marchant, en étant assise pour bien sentir les vibrations jusqu'au clitoris qui sont un peu discrètes allongée. J'ai beaucoup aimé les différents modes de vibrations (7 au total) et son mode chauffant (il ne faut cependant pas s’attendre à une chaleur intense, j'imaginais ça un peu plus chaud).
Le petit moins, c'est la notice en anglais mais heureusement elle n’est pas très longue et en plus il n'y a que 2 boutons sur la télécommande.

Je suis impatiente de le tester sur une durée plus longue, je l'ai d'ores et déjà adopté.

Et pour les petites choses dont je n'aurais pas encore parlé, il est waterproof, hypoallergénique et rechargeable par USB. Ah oui j'allais oublier de parler de son prix, il coûte 69,90 euros, c’est un budget mais vu la qualité c'est justifié et en cette veille de fêtes de fin d'année les occasions ne manquent pas pour (se) faire plaisir.

mardi 30 octobre 2018

Notre future vie (écrit par Maître Phenix)

Il y a quelques jours j'ai publié ici un article écrit à la demande de Maître pour partager ma vision de notre future vie. 

Maître a accédé à une de mes demandes : écrire Lui aussi la façon dont Il imaginait cette vie, j'avais besoin de savoir si nous avions les mêmes attentes, la même façon de percevoir cet avenir. Pour ce faire et afin de ne pas être influencé par ce que j'avais publié, Il n'a pas bien entendu pas lu ce que j'avais écrit avant de me remettre sa lettre. Je Lui avais proposé de la publier ici, Il en a décidé autrement et me l'a remise ce week-end en privé. Toutefois, avec son accord et parce que je la trouve tellement belle, j'ai envie de la partager ici.

L'écriture est différente, chacun avec ses mots, son style, toutefois impossible de ne pas être troublée par tant de similitudes jusqu’aux petits détails dans la façon de voir notre vie et notre avenir. Alors bien sûr j'ai souri quand je l'ai lue, troublée mais finalement pas vraiment surprise car il arrive très souvent que nous écrivions la même chose. J'y vois là notre amour, notre partage, notre complicité, notre façon de voir la vie avec notre moitié. Nous nous sommes trouvés et la force de notre lien, de notre amour me bouleverse toujours aussi intensément après toutes ces années.

Certains passages m'ont tant émue que je n'ai pu retenir mes larmes car Il a su toucher le plus profond de mon être, mon petit cœur, mes rêves. 💗

Alors ensemble, main dans la main, nous construirons cette nouvelle vie !

Je Vous adore Maître,

Respectueusement,
Votre esclave

---------------------------------------- 

Notre future Vie, écrit par Maître



Avant de parler de futur, un petit retour sur le passé.

Je repense souvent à la chance immense que nous avons eu de nous trouver, un couple si parfait grâce à un simple petit clic au bon moment sur le bon prénom. C’est si extraordinaire, notre bonheur est si extraordinaire, bien plus grand que la plupart des couples sur cette terre…

Quelle chance de trouver son âme sœur avec qui on peut tout partager, avec qui nous avons les mêmes attentes, les mêmes envies, les mêmes façons de voir les choses.

Quelle chance également de découvrir ensemble ce monde qui nous correspond si bien et qui nous permet de repartir sur de bonnes bases. En une après-midi, un film, une première « séance » sur la table de salle à manger notre Vie a commencé à changer et quel bonheur.

Puis sont venues se greffer des séances si intenses, des rencontres, des soirées, des découvertes, … des moments de complicité parfaite mais aussi la confiance retrouvée, merci ma Femme, merci mon esclave !

Ainsi notre nouvelle Vie a déjà commencé !!! Nouvelle façon de vivre, de voir les choses,  nouveaux partages, nouvelles priorités, …

Une nuit, une soirée, dans un lieu majestueux avec une ambiance si particulière permettant une immersion totale, me donna le déclic, la sensation de passer à côté de ce qui est vraiment important dans la Vie, de passer à côté de notre vrai Nous, de ne pas vivre tels que nous sommes réellement … je parle naturellement du « Printemps des soumises » qui fut la révélation, le déclic, le printemps de notre changement. Ce fut également la démonstration que tout est possible, que nous n’étions pas seuls, que des personnes vivent ainsi, ouverts d’esprits, ne se cachant pas (ou peu), chacun profitant de la vie pendant que le travail profitait de ma vie…

Le changement nécessaire s’imposa alors à moi, bouleversant, mais comme une évidence. Comment et pourquoi ne l’avais-je pas vu avant ? Le travail pouvait il tant m’aveugler ? 

Le flux de la vie, du travail, des soucis quotidiens, la peur de l’inconnu, de se lancer empêchent en effet de voir ses vraies priorités ou du moins de les mettre en pratique. Pris dans le monde qui nous entoure, chasser le naturel ou plutôt l’environnement rassurant que l’on connait bien et il revient au galop.

Mais même si parfois je me laisse rattraper par le quotidien, le choix, la décision est prise : notre nouvelle Vie doit être notre priorité…. Et voici comment je l’imagine !



Dans une complicité totale, en parfaite confiance, notre Vie se construit à deux, comme nous avons déjà commencé à le faire : avançant pas à pas à notre rythme, parfois gardant certaines limites parfois dépassant des limites, des pratiques qui ne nous paraissaient pas envisageables… mais toujours à deux, en parfaite harmonie, main dans la main, s’épanouissant ensemble.

Une des priorités est naturellement le temps passé ensemble, un maximum de temps passé ensemble, tout le temps ensemble ! Nous avons déjà perdu tant de temps passé l’un loin de l’autre, il est temps de vivre tout ensemble, tout le temps : de la cuisine, du ménage, du bricolage, des courses, du travail, … aux séances, aux loisirs, aux balades en montagne, …. Tout simplement tout !

Malheureusement nous ne sommes pas rentiers il faudra donc construire (dans tous les sens du terme) notre nouvelle Vie. Et là encore je l’imagine ensemble avec un nouveau lieu de Vie (environnement, terrain, construction,…) notre petit nid douillet et de nouvelles activités construites à deux. Je t’imagine donc m’aider dans nos constructions, nos nouvelles activités professionnelles….et inversement.

Hormis les obligations de la Vie et l’éducation de notre enfant d’Amour (dont je ne parlerai pas dans ce texte car malgré tout l’amour et la place si importante qu’il a au fond de mon cœur ce n’est pas le sujet) notre priorité devra rester notre nouvelle façon de vivre : ton Maitre s’occupant et éduquant son esclave vivant à ses pieds… un vrai 24/7 où petit à petit nous ne nous cacherons plus ou plus autant (tout en respectant les autres naturellement).

Ceci implique aussi pour moi un donjon équipé, aménagé selon nos goûts, offrant les différents accessoires que ton Maitre aime utiliser. Une pièce décorée, offrant une ambiance si particulière qui fera qu’en franchissant la porte nous serons plongés dans notre bulle. J’y vois d’ailleurs par exemple une hifi de haute qualité pour nous baigner dans cette ambiance, un billard peut être aussi pour pouvoir t’y prendre, un lit pour t’y attacher, une croix ….. je l’imagine déjà  😃 . Bon reste à savoir comment on empêchera notre petit curieux d’y entrer ….

Des soirées également, plus nombreuses, plus régulières avec des gens respectueux, peut-être même des soirées organisées par nous, dans notre donjon….

Mais pas seulement j’imagine vivre hors du temps : plus de plannings ou de rendez-vous à respecter (ou presque): le week-end pourra être un moment de partage en famille selon le temps, l’envie du moment : une balade en montagne à trois, un moment pêche, du bricolage à trois ou même parfois une activité professionnelle permettant de se libérer en semaine pour vivre d’intenses moments dans le donjon ou en découvrant la nature à pied ou en quad, habillée ou nue, s’émerveillant du paysage ou du piquant du moment…

Enfin j’imagine également une Vie plus proche de la nature avec un jardin permettant de planter des fruits et légumes nous nourrissant partiellement. Une Vie nous offrant plus d’équilibre y compris alimentaire, moins de stress, moins de tracas voir une zénitude.


Alors oui cela fait peur, oui cela prend du temps et de l’énergie, oui nous quittons tout vers l’inconnu, vers une Vie plus belle. C’est contre nature, mais à la lecture de ce que je viens de t’écrire que risquons-nous ? De perdre ce que nous avons accumulé matériellement ? De devoir repartir de zéro ? Peut-être mais dans tous les cas il nous restera le plus important : notre lien, notre relation, notre Amour qui auront encore grandi.

En résumé mon esclave, je veux te consacrer ma Vie, je veux être à toi en m’occupant de toi et en t’éduquant  autant que tu seras à moi en me servant. Je veux passer le plus de temps possible avec toi, vivre tout ensemble, vivre tel que nous sommes vraiment en nous épanouissant dans un lieu nous convenant, dans notre petit nid, dans notre donjon, dans la nature en harmonie avec nous-même.

« A force de penser au futur l’homme ne vit pas au présent et il ne vit donc ni le présent ni le futur.
Il vit comme s’il ne devait jamais mourir, et il meurt comme s’il n’avait jamais vécu » Dailï Lama

Si nous pouvions éviter ceci en vivant notre rêve, notre nouvelle Vie et en mourant, le plus tard possible, en se disant nous avons vécu tel que nous le souhaitions, tel que nous étions, avec ceux que nous aimons, et nous ne regrettons rien ! 

Alors puisque cela nous tente tous les deux, cédons, allons-y, commençons cette nouvelle Vie
Ensemble!



Et pour symboliser ce nouveau départ, cette nouvelle Vie, je te propose d’enfin réaliser notre projet de tatouage et d’en réaliser un chacun, symbolique qui marquera à tout jamais notre engagement, notre nouvelle Vie, signe de notre appartenance l’un à l’autre, de ma domination, de ta soumission, a(e)ncrés dans notre peau. Voilà certainement pourquoi nous ne l’avions encore jamais fait, simplement car il devait correspondre à notre nouvelle Vie, ensemble… à ce printemps de Vie !

Je t’aime mon esclave.                                                                                               

              Ton Maître.

mercredi 24 octobre 2018

Soirée à "la villa des supplices"...


Voilà des semaines que Maître a confirmé notre présence à cette soirée, elle parait si lointaine et soudain le temps s’accélère, nous y sommes presque. A mesure que le grand jour approche, le stress s'empare de moi. Cette soirée ne sera que notre deuxième grande soirée privée, dans un lieu très différent de la première. Nous y retrouverons des amis que nous nous réjouissons de revoir mais également tant de nouvelles personnes... je ne peux m'empêcher d'être impressionnée. Je ne sais pas ce que Maître me réserve si ce n'est qu'il utilisera son fouet. Le temps, quelques ennuis de santé font qu'il y a un moment que nous ne l'avons pas utilisé, j'ai peur de me montrer très douillette et de ne pouvoir le supporter.

La dernière semaine passa très vite, nous profiterons de cette soirée pour passer quelques jours chez nos amis, Maître Elendil et ma belle Elerinna que nous retrouvons dès le samedi. La journée se passe tranquillement, petite montée de stress normale au moment de me préparer puis nous prenons tous ensemble la route, les Maîtres à l'avant, esclave et kajira à l'arrière. Je sens l'humeur très joueuse de mon amie qui ne tarde pas à se mettre à l'aise ce qui ne manque pas d'amuser les Maîtres. Petit arrêt à une station service pour boire un café, si la tenue des Maîtres peut passer sans éveiller trop la curiosité, nos tenues ne passent pas inaperçues. Comme toujours, j'ai à ce moment là des œillères et je ne m'en rends pas vraiment compte, je ne cherche pas à croiser les regards, cependant, à notre sortie, Maître dit combien l'hôtesse de caisse nous regardait, instinctivement je me retourne vers elle alors que nous sommes déjà dehors et je la vois en effet nous fixer avec intensité. Les Maîtres décident ensuite de donner quelques ordres pour que leurs petites choses se (ou les) distraient sur le trajet..

Nous y voilà, dans cette rue pavillonnaire où quantité de voitures sont déjà garées. Je suis Maître un peu intimidée, je retrouve à l'entrée, rassurée, les visages familiers de Maître Fox et Dana que nous devions retrouver puis j'ai le plaisir d'être accueillie chaleureusement avec Maître par la charmante O que je connaissais qu'au travers des mots affectueux de mon amie et de photos qui m'avaient laissée bouche bée, je suis ravie de pouvoir mettre un visage sur elle.

La salle est pleine, il y a beaucoup de bruit et comme nous arrivons un peu tard il est difficile de faire connaissance. Nous visitons avec intérêt la maison et découvrons chaque pièce parfaitement aménagée pour la soirée, le mobilier ne manque pas : croix, chaises, cages, pilori... les possibilités de jeux sont nombreuses, je regarde les tenues classiques ou extravagantes... J'ai hâte que la soirée commence mais avant il faut prendre un peu de force.


Le repas terminé, nous rejoignons nos amis qui sont déjà en train de jouer dans une salle plutôt vide, je patiente à côté de Maître en les observant, attendant qu'Il me donne une consigne qui ne tarde pas à venir. Ma jupe glisse sur le sol ainsi que mon shorty, Maître me demande de prendre place sur un banc vêtue de mon corset et de passer tête et poignets dans un carcan (une première !). La badine (et le martinet ?) échauffent mes fesses sans me brusquer, des petits coups rapides, je ferme les yeux pour me laisser aller, je me laisse porter, je pourrais Lui dire qu'Il peut y aller plus fort mais je sais qu'Il sait parfaitement ce qu'Il fait, Il me vide la tête de mes pensées et m'amène dans l'envie, au fur et à mesure que je me détends certains coups sont plus appuyés puis ils cessent. Maître me libère, j'ouvre les yeux et suis surprise de voir plusieurs personnes devant nous dont je n'avais pas senti la présence.

Maître m'amène dans une autre pièce où un soumis est en train de se faire encorder par sa domina. Maître sort Lui aussi ses cordes pour me faire un bondage juste au niveau de la poitrine, me voilà simplement vêtue de bas, de mes chaussures et d'un loup sur les yeux puis je prends place sur une chaise de bondage et en découvre les sensations pour la première fois. Mes bras sont retenus à l'horizontal de chaque côté par des sangles, d'autres viennent serrer mes cuisses et chevilles pour immobiliser mes jambes outrageusement écartées. La compresse humidifie mes seins avant que des aiguilles viennent les percer, j'ignore si quelqu'un nous observe, j'entends parfois la domina s'adressant à son soumis, curieusement j'ai l'impression que nous sommes dans l’intimité. J'entends Maître brancher mon jouet et le placer entre mes jambes sans que je puisse le tenir moi-même, le plaisir s'empare de moi, j'ai l'impression d'avoir droit à une récompense mais je ne tarde pas à découvrir qu'Il cherche plutôt ma frustration. A chaque fois que j'approche de cet instant où mon plaisir va exploser, Maître éloigne le jouet, puis il reprend et l'enlève à nouveau à de nombreuses reprises accentuant ma sensibilité, je gémis, crie, j'ai envie de plus. Cette exposition et cette vulnérabilité ne font qu’intensifier mon plaisir et Maître m'offre ainsi mon premier orgasme de la soirée.

Nous allons dans d'autres pièces, la foule s'est éparpillée, certaines sont bondées, je sais que Maître souhaitait  me fouetter mais nous ne trouvons pas l'endroit pour le faire. Il y a pourtant une belle croix de Saint André installée à l'entrée, libre, je n'ai encore vu personne l'utiliser, il faut dire qu'elle est non seulement à côté d'un axe de passage mais des personnes sont également assises contre le mur à proximité ce qui rend le maniement délicat. J'ose dire à Maître qu'Il pourrait essayer là tout en pensant qu'il s'agit de la pièce principale et que je prends donc un "risque" si je n'arrive pas à le supporter. Maître m'installe face à la croix et me plonge à nouveau dans l'obscurité, les bracelets de contrainte retiennent mes poignets et mes chevilles. Le fouet ne tarde pas à venir lécher ma peau tel un serpent qui s'approche sans bruit de sa proie. Si ces coups ne sont auditivement pas impressionnants ils n'en sont pas moins très mordants. Je reste impassible, la tête entre les épaisses poutres de bois,je ne montre rien mais je me demande combien de temps je vais réussir à tenir. La douleur monte, je sens les stries s'imprimer sur mes fesses, mon dos, j'ai mal, mes mains s'accrochent aux anneaux d'acier, mon corps cède aux sensations, je gigote, mes jambes fléchissent, j'ai envie de me mordre le bras tant l’intensité de certains coups est redoutable.
Plus rien n'existe si ce n'est cette connexion entre le fouet et ma peau. Je n'ai pas senti le cap passer pourtant je suis dans cet après, dans ce moment où tout paraît possible, où j'ai envie de plus, d'encore, où la douleur se mélange au plaisir, où mon corps ne m'obéit plus mais répond simplement aux sensations. Je crie (visiblement plus fort que je ne m'en rends compte vu les commentaires de mes amies), je n'arrive plus à contrôler mes jambes qui tremblent contre le bois, c'est incroyablement intense, je pars loin dans cet ailleurs que je chéris tant.
Maître me libère, relève le bandeau, Il me demande si j'en ai encore envie, ça n’est pas vraiment une question, bien sûr Il sait que j'en ai encore envie alors je prends place cette fois face à Lui. Le fouet marque mon ventre et m'arrache un cri de douleur lorsqu'il s'abat sur mon téton, Maître me fouette ainsi, moins longuement puis me fait descendre de la croix.
Je suis dans ma bulle, une bulle extraordinaire où je me serre contre lui, le prends par le cou, je n'arrive plus à quitter ses bras, mes jambes me paraissent faibles mais je suis surtout remplie d'un bonheur indescriptible, c’est un peu comme si nous étions seuls dans cette pièce où bon nombre de convives jouent ou discutent autour de nous, rien d'autre n'a d'importance. Nous nous reposons un moment observant une autre soumise ayant pris place sur la croix tout en discutant un peu.

Puis mon regard fut attirer par une pratique que je n'avais jamais eu l'occasion d'observer en vrai, l'électrostimulation. Le Maître des lieux, Mister, prend plaisir à faire vibrer sa belle soumise O au gré de ses envies avec plusieurs objets, je suis impressionnée par ce courant électrique visible tout contre sa peau. C'était non seulement très beau à voir (flippant aussi parfois lorsque les zones sollicitées sont sensibles)  mais me voilà avec l'envie d'essayer sans oser le demander. Maître échange quelques mots avec Mister pour demander des informations sur cette valise quelque peu étrange et avec une grande gentillesse Mister propose de m'en faire découvrir les sensations. Maître me demande si je souhaite essayer et me voilà l'instant d'après, allongée, tout comme O, sur le ventre sur un banc sans savoir ce qui m'attend. Les premières sensations sont très légères, l'intensité devait être réglée au minimum pour me faire découvrir en douceur cet objet inconnu. La sensation est difficilement descriptible, c'était un peu comme une caresse pétillante. L'intensité fut ensuite peu à peu augmentée, sentant le courant parcourir mon dos, le haut de mes fesses, les cheveux, ou encore sur les doigts. Difficile d'y rester insensible, la caresse pétillante s'est muée en un piquant grésillement qui me fait me dandiner bien de fois et me donne très chaud. C’est une sensation très étrange et je remercie sincèrement Mister de me l'avoir fait découvrir avec tant de bienveillance, merci beaucoup Monsieur !

Nous sommes par la suite descendus dans une autre pièce où deux personnes étaient en train de jouer, Maître m'a simplement enfermée dans une cage suspendue pour les observer tandis qu'il prenait place dans le canapé installé de l'autre côté. La position n'était pas très confortable mais pas de claustrophobie lorsqu'il a refermé le cadenas.

Nous avons ensuite retrouvé cette chaise de bondage où une nouvelle fois je me suis retrouvée très exposée, Maître a joué avec son martinet sur ma poitrine, son fouet, mon jouet et un couteau qui vint griffer mon sein et mon intimité.

La soirée fut très riche, nous avons la chance d'observer longuement nos amis lors d'une séance intense où malgré mon envie d'aller apporter un peu de soutien à mon amie je suis restée sagement à ma place tant je me serais sentie de trop dans ce lien qui était le leur.
 Nous avons également vu d'autres pratiques surprenantes comme une jolie complicité dans la douleur du barbelé ou le fireplay, c'est magnifique (je ne vous cache pas que je me serais également laissée tenter car j'avais envie de tout ce soir-là mais il ne faut pas être trop gourmande, c'était déjà une soirée très intense et Maître décidera du moment opportun s'il souhaite un jour me faire essayer).

J'ai particulièrement aimé ce joyeux mélange de personnes réunies autour d'un même plaisir, ces sourires échangés, l'affection donnée lors du départ dont je garde un souvenir ému, le regret que nous n'ayons pas pu faire plus ample connaissance avec ces belles personnes avec qui nous avons échangé quelques mots.

La soirée est très vite passée, si vite que nous avons finalement que peu croisé nos amis. Nous étions dans notre bulle, là où le temps semble s'arrêter, là où tout semble possible, là où notre lien est palpable et visible, là où TOUS les doutes s'effacent, simplement dans l'évidence de notre lien, Maître et esclave.

Il me tarde de revivre une telle soirée.

Un grand merci à Mister & O pour leur accueil si chaleureux et cette remarquable organisation. Nul doute que nous serons amenés à nous revoir.
Un grand merci également à nos amis qui nous ont accueillis à bras ouverts.
Un regret de n'avoir pas pu mieux te découvrir Dana.
Une pensée pour Maître C. et sa kajira T. qui n'ont pu venir.

Et surtout un grand merci à Vous, Maître, pour toutes ces émotions, tout cet amour, tout ce que je n'ai pas réussi à mettre en mots ici mais qui emplit mon cœur de bonheur.

Je Vous aime Maître !

mercredi 17 octobre 2018

Notre future vie... (écrit par Anaëlle)

Cet article est écrit à la demande de Maître, Il m'a demandé d'y évoquer mes attentes sur notre future vie mais aussi la façon dont je me la représente... Parce que nous n'y sommes pas encore et que ce qui suit après n'est que ma propre vision, j'écrirai ce récit à la troisième personne.


Elle n'avait aucun mal à imaginer cette pièce. Elle s'y était tant de fois rendue en fermant les yeux le soir, au réveil au petit matin et à tout autre instant où son esprit s'évadait. Elle en connaissait chaque détail, les fauteuils qui étaient placés, la forme de la table basse, les divers instruments que son Maître pourrait utiliser, le mobilier... Elle pouvait presque toucher du bout des doigts le mur de pierre, sentir sa froideur et sa rugosité tandis qu'elle y serait maintenue, contrainte, aux anneaux d'acier. Elle se voyait déjà là, devant cette porte, le cœur battant, dans cet espace qui serait le leur au sein même de leur propriété. Lieu de délices ou de supplices, elle serait ici à Lui. Elle s'imaginait partageant leur refuge avec ceux qui, comme elle, sauraient l'apprécier. Bien que ce lieu la faisait fantasmer depuis  plusieurs mois, elle n'allait cependant jamais plus loin dans son imaginaire, elle voulait conserver une part de mystère, tout ce qui ne dépendait pas d'elle. Elle voulait avant tout y vivre ce que son Maître souhaitait.
Elle était consciente des difficultés qu'ils rencontreraient à posséder un tel endroit, leur donjon. Elle n'avait pas encore trouvé comment ils en interdiraient l'accès aux petits yeux curieux de la maison, ni même ce qu'elle dirait lorsqu'elle ferait visiter leur maison à la famille. Comment pourrait-elle justifier que ce soit la seule pièce dans laquelle personne ne pouvait entrer ? Il faudrait qu'elle trouve des solutions car ici commençait son rêve.

Elle souhaitait cette vie pleine de sérénité, loin du stress, des angoisses qui s'emparaient si souvent d'elle. Elle s'y voyait zen, heureuse, profitant de la beauté de la lumière dorée du soleil perçant les nuages. Elle s'étonnait souvent de ne pas y prêter plus souvent attention mais savait apprécier l'instant lorsqu'il se présenter à elle. A ce moment, plus rien d'autre ne comptait, la vraie vie était celle-ci, dans leur cocon, loin des tumultes qui empêchent souvent de savourer l'instant présent. Elle s'imaginait, assise sur la terrasse sous les rayons d'été ou au coin du feu, assise sur son tapis, un livre à la main ou apportant à son Maître un verre qu'ils partageraient seuls ou avec des amis, l'accompagnant en randonnée en famille ou à deux pour le plaisir de découvrir de jolis paysages, épuisés par le dénivelé, dans cet immense terrain de jeu que leur offrait la nature où son Maître lui ferait vivre bien des aventures.

Sous ses airs rêveurs, semblant déconnectée de la réalité, elle était aussi très terre à terre. Ils ne vivraient pas simplement d'amour, d'eau fraîche et de badine. Elle les imaginait liés autour d'une même activité, elle l'aiderait autant qu'elle le pouvait, elle l'accompagnerait à sa manière dans le développement de leur projet, ils travailleraient ensemble, de façon complémentaire. Ces moments ressembleraient peut être à la vie de Monsieur et Madame tout le monde mais elle espérait que d'être ensemble leur permettrait de vivre davantage sa condition.

Passer plus de temps ensemble, rien que ça, c'était un rêve. Elle avait passé tant d'années à le voir partir le matin et à l'attendre si tard le soir qu'ils ne pouvaient plus profiter de rien. Elle avait l'impression qu'on lui avait volé une partie de leur vie. Jamais ils ne pourraient rattraper ces moments perdus. Elle savait qu'elle n'aurait pas assez d'une vie pour profiter de Lui comme elle l'aurait voulu. Le travail leur avait assuré une vie confortable même s'ils n'avaient jamais fait de folies et il aurait été bien mal venu de cracher dans la soupe. Elle avait toujours encourager son Maître à aller au bout de ses envies car elle croyait en Lui plus qu'en aucun autre, elle connaissait sa soif d'apprendre, toujours et encore, de s'investir, de développer, de donner le meilleur de lui-même, c'était en Lui et elle ne pouvait l'empêcher. Elle savait qu'il avait les capacités de plus encore et elle fut toujours la première à le lui dire et à l'encourager à aller au bout des opportunités proposées. Elle se réjouissait de son épanouissement, de son ascension même si la tristesse prenait parfois le dessus voyant l'heure tardive à laquelle il rentrait. Elle connaissait cette dépendance de Lui depuis toujours, attendant ce coup de téléphone qu'il lui indiquerait qu'il était sur le chemin du retour, guettant l'horloge lorsque le temps défilait et qu'elle devrait se résigner à manger sans Lui. Maintes fois elle en fut en colère car sa vie ne commençait qu'en sa présence puis elle se résigna parce que ça ne servait à rien, jamais elle n'aurait le dernier mot. Cette fois, dans cette vie future, Il lui offrait la possibilité de ce temps ensemble. Elle savait qu’indéniablement ils seraient amenés à se serrer la ceinture mais elle y était prête parce qu'en échange, elle l'aurait Lui.

Sa plus grande crainte était de se planter, son esprit pragmatique l'avait poussée à envisager toutes les possibilités. Elle ne voulait pas se montrer trop optimiste sur leur projet par peur d'avoir mal apprécié la réalité car elle savait qu'une fois lancés il serait difficile de faire machine arrière et elle ne pouvait imaginer perdre cette chance qui lui était donnée d'être plus ensemble, aussi voulait-elle s'y engager, convaincue que ça allait marcher, ce qui avait rendu leurs recherches pour faire le grand saut longues et épuisantes. Cette période fut difficile à supporter, il fallait faire preuve de patience, elle aurait tant aimé avoir une baguette magique et que tout se mette en place très vite.

Elle se souvenait de la raison pour laquelle Il avait voulu changer de vie, de ce déclic qu'Il avait eu un soir où Il avait senti que les priorités de la vie n'étaient pas celles auxquelles Il s'était jusqu'alors toujours attaché. Ce soir là, au cours de leur première soirée privée, ils étaient "eux" avec tant de liberté, unis par une complicité indescriptible, entourés de personnes qui lui avait fait entrevoir une autre réalité. Et c'était pour "eux", pour vivre pleinement leur bonheur qu'Il avait décidé de tout changer.

Elle n'avait pas tout quitté pour la beauté des montagnes, elle n'avait pas tout quitté pour avoir un autre chez soi, elle n'avait pas tout quitté pour changer de vie professionnelle... elle avait tout quitté parce qu'Il lui avait promis une nouvelle vie, une vie dans laquelle leur relation Maître/esclave s'épanouirait. C'était pour cela qu'elle avait accepté. Il avait su la faire rêver avec ses mots alors qu'elle n'osait y croire, petit à petit elle s'était laissée porter par cet avenir sans vraiment savoir comment tout cela s'exprimerait.

Personne n'aurait pu deviner que leur vie était un peu moins conventionnelle qu'elle n'y paraissait à moins qu'Il ait clairement le désir de l’afficher. Ils étaient un couple parmi tant d'autres se promenant main dans la main ou poussant un chariot dans un magasin. Mais lorsqu'Il le demandait elle arborait fièrement son collier, sans gêne ni honte. Même si être tenue en laisse en pleine rue semblait quelque peu étrange pour certains elle levait la tête fière de sa condition. Elle respectait chacune de ses demandes, agenouillée aux yeux de tous quand et où il le désirait, sans se soucier du regard des autres, du qu'en- dira-t'on, fière de leur différence. Le but n'était pas de choquer mais de ressentir pleinement cette possession, elle était à Lui, objet de son plaisir, là pour satisfaire ses envies, répondre à Ses demandes, obéir sans poser de questions. Elle se sentait importante à ses yeux, elle aimait sentir son désir, il aimait s'occuper d'elle, inventer de multiples mises en scènes et même dans les cris et la douleur elle chérissait cette vie. A ses côtés elle n'était plus cette femme effacée, au travers de ses yeux elle avait retrouvé confiance en elle, Il était fier d'elle.

Elle aimait sentir leur lien au quotidien, pas uniquement lors de séances mais de toutes ces petites choses qui lui rappelait qu'elle lui appartenait, des rituels, une façon de s'adresser à elle, un regard qui en disait long. Il pouvait la laisser là, seule, dans un coin s'il l'avait décidé, disposer de son corps pour son plaisir ou pour satisfaire son sadisme.

Il lui ferait vivre nombre de découvertes et de plaisirs. Il lui ferait peut-être vivre des moments extrêmes, dans la peur et l'angoisse, dans un flot d'émotions incontrôlables la faisant douter de ses capacités. Il la pousserait alors dans ses retranchements les plus profonds et la pousserait à se dépasser pour Lui, à aller au-delà de ses propres limites.

Elle aimait savoir qu'elle partagerait cette vie avec son mari et Maître. Ensemble, il trouverait l'équilibre entre amour, partage, rire, complicité et servitude.

Il lui faudrait certainement du temps, beaucoup d'investissement pour s'occuper de Son esclave mais il avait changé de vie pour ça et n'oublierait pas ce qui les avait amenés là.

----------------------------------------------------

Maître,

Je ne sais pas si ces images Vous aident à entrevoir la vie dont Vous m'avez fait rêver. Il est très difficile de décrire précisément ce que j'en attends car ce que j'attends dépend essentiellement de Vous. J'aimerais tant savoir à quelle vie Vous pensez lorsque Vous Vous projetez dans notre futur, dans ce que sera demain notre relation Maître/esclave.
Bien évidement j'attends plus de temps ensemble, je sais que nous aurons des obligations mais j'espère que ces obligations ne passeront pas avant "Nous" et que nous n'oublierons pas pourquoi un jour nous avons tout changé.
Je sais que l'investissement professionnel nous prendra énormément de temps mais il n’est pour moi pas incompatible avec l'attention, le regard de l'autre, l'expression de notre relation au travers de tous ces petits riens, ces petits tous qui changent tout. Nous tâcherons d'y trouver cet équilibre en conciliant un peu de toutes nos vies.
Vous m'avez beaucoup émue lorsque Vous avez évoquez pour la première fois le souhait de construire quelque chose de nouveau avec moi et c'est avant tout cela que j'ai envie d'y trouver.

Si Vous me le permettez, voici un extrait d'un texte que Vous aviez écrit qui m'a beaucoup touchée. C'en est un parmi d'autres qui m'ont amenée à croire en ce rêve :

"Depuis quelques mois, depuis une soirée, depuis la révélation, depuis ce moment magique, depuis ces rencontres formidables faites dans ce château, depuis ce déclic je rêve de cette nouvelle vie, d'une vie qui nous correspond, de notre vie dans laquelle nous serions nous, simplement nous.
Sans se cacher, dans la limite du respect de ces gens vanille qui croient tout savoir et nous jugent si rapidement, en vivant notre rêve tout simplement.
Cette nouvelle vie, elle est possible, j'y travaille depuis des mois. Prêt à faire d'énorme sacrifices pour l'avoir, pour l'offrir à mon esclave Anaëlle, pour nous l'offrir.
...
un jour, bientôt, j'en suis certain, je pourrai vous écrire en disant "nous commençons notre nouvelle vie avec mon esclave Anaëlle, enfin!".  

vendredi 12 octobre 2018

Quand l'esclave prend Son pied...


Ce matin, je me sens plus sereine, nous avons passé un bon week-end, beaucoup d'amour, de bien être ensemble. Comme chaque matin c’est un peu la course pour se préparer, Maître ne part pas avant moi aujourd'hui et me dit qu'Il nous accompagnera à l'école. J'en suis d'abord contente, quelques minutes ensemble grappillées, puis lorsque je Le vois tripoter dans portable sans même lever un regard sur moi qui attends juste à ses côtés je fulmine. Ça m'agace. Je pars m'isoler dans la canapé, le manteau sur le dos. J'attends qu'il me rappelle, remarque mon absence mais rien. Je lui dis donc que ça n’est pas la peine de nous attendre et qu'Il peut aller travailler. Il ne comprend pas, pense que c'est parce que nous ne voulons pas le retarder. Je reviens près de Lui, toujours le nez dans ses mails, la colère monte et explose, je lui répète à nouveau qu'il peut partir, il me dit qu'il a plus de temps aujourd'hui sans comprendre que c'est son attitude qui me dérange et dans un sentiment de colère qui m'emporte je lui dis que nous passons certainement trop de temps ensemble puisqu'il a le nez dans le portable alors que nous ne voyons pas de la journée. Il me dit que non et que c’est pour cela qu'aujourd'hui Il va bosser de la maison. Je suis surprise, je ne m'y attendais pas, je me sens "nulle" d'avoir réagi de la sorte, aussi vite, ainsi à cette annonce je suis en larmes, à genoux devant Lui, dans ses bras, je m'en veux, et je grogne contre cette hyper émotivité qui est la mienne en ce moment.

Maître passe la matinée à travailler, nous nous retrouvons un peu avant midi pour me dire qu'Il m’emmène au restaurant et me rappelle qu'Il est avec Son esclave aujourd'hui. Mon large collier de séance vient se fermer dans ma nuque et nous prenons la route. Le restaurant est bondé mais je ne cherche nullement à cacher mon collier, au contraire, je me sens belle avec et si heureuse de le porter à nouveau,heureuse de voir que Maître allie le geste à la parole et qu'il a vraiment la volonté de se réinvestir dans notre relation.

Nous reprenons la route après le déjeuner. Vu l'heure avancée Maître me dit que nous n'aurons pas de séance l'après midi par manque de temps, j'imagine donc en avoir une plus tard dans la soirée. Je m'installe dans le jardin pour boire une tisane et profiter du soleil, à peine le temps de boire la moitié de la tasse que Maître me dit d'aller à la salle de bain et emporte ma tasse en me disant que je terminerai là bas. Il me demande de me déshabiller, de régler la température de la douche et place un loup sur mes yeux.

Je trouve très curieux de prendre une douche juste après le repas mais si telle est sa demande... A tâtons j'avance mes mains vers le flacon de gel douche et commence à me savonner, Il me dit de le faire à genoux. Je m'agenouille donc et passe le savon parfumé sur ma peau. Maître se dresse devant moi, je ne le vois pas mais comprends vite que la douche sera particulière. Je ne tarde pas à sentir un jet chaud couler sur mes épaules, mon visage, ma bouche ouverte. Il glisse ensuite son sexe entre mes lèvres et me baise la bouche, parfois trop profondément suscitant quelques hauts le cœur, je tousse, me retire, il reprend.

- Ici je m'en fiche si tu vomis, tu es das la douche.

Alors Il me prend la bouche encore. Mes genoux sont faibles, j'ai mal aux jambes, je ne tiens plus, j'ai beaucoup de mal en ce moment, j'ai des douleurs dans un genou depuis plusieurs semaines qui peinent à disparaître et j'en fais part à Maître.

- Mets toi assise.

Je m’assieds, fesses contre le bac de douche, le dos et la tête appuyés contre la paroi, les jambes repliées et écartées.

- Caresse toi.

Maître me pisse à nouveau dessus tandis que je me caresse, j'entends le cliquetis de mon désir.

Puis Il se saisit de la douchette et dirige l'eau sur mon visage, j'essaie de me contenir, de respirer calmement, puis il place sur mon nez et ma bouche un gant de toilette qu'il arrose avec le jet. A la première respiration il se plaque contre moi et j'ai l'impression de revivre cette séance du sac. Mais il y a l'eau, je crois que j'ai déjà pris de l'eau par le nez, ça me donne cette drôle de sensation dans la bouche, irritée, comme lorsqu'on boit la tasse à la piscine ou à la mer. C’est difficile pour moi, j'aimerais faire mieux mais je sens que j'ai encore d'énormes progrès à faire à ce niveau.

Parfois Maître joue avec l'eau, parfois il glisse son sexe être mes lèvres,  je me caresse, excitée par la situation tout en ayant le sentiment de ne pas la vivre assez, il faudrait presque que je m'imagine la scène pour tout ressentir plus intensément encore. Je me sens étourdie, la chaleur, la vapeur, l'espace exigu commence à me comprimer, ça fait longtemps maintenant que je suis avec ce loup sur les yeux, je m'imagine ainsi assise la tête appuyée contre la vitre, si vulnérable à ses pieds.

Maître vient me remplir, je crois reconnaître deux de ses doigts qui s'activent tandis que je me caresse. Il stoppe, puis reprend. J'ai envie de sentir Ses doigts, de les toucher, alors je descends doucement la main mais je n'y trouve pas ce que je cherchais.

Je suis profondément troublée, mon autre main rejoint la première pour épouser les contours de Son pied. Curieuse sensation que de toucher Son talon tandis que l'autre extrémité est en train de me pénétrer.

Je ne peux m'empêcher de penser à la propreté, Son pied dans ma chatte. Puis un grand sentiment de vulnérabilité s'empare de moi. Je me sens si petite, assise dans un coin, juste bonne à être baisée comme bon Lui semble. Il ne daigne pas s'accroupir pour m'offrir Ses doigts et satisfait juste sa petite chienne à l'aide de Son pied. Je visualise la scène, tandis que mes doigts dessinent de petits cercles rapides et que ses va-et-vient me remplissent rapidement. Ça m’excite, terriblement, j'aime à ce moment n'être rien, qu'Il me traite ainsi et je jouis très fort autour de Lui

La suite se passera dans notre chambre où Maître utilisera on esclave pour Son plaisir.

Une séance forte en émotions, une volonté de Maître à me pousser dans l'inconfort,une fois de plus, des jeux de respiration. Un moment à deux qui fait du bien et qui sonne comme le retour annoncé du Maître.

mercredi 10 octobre 2018

Confidences...


Après avoir rédigé cet article en mode "brouillon", j'ai demandé à Maître s'il souhaitait le lire avant sa publication tant il est personnel. Je souhaitais avoir une validation de sa part avant de le diffuser publiquement. Il m'a répondu que non, que cet espace, mon blog, m'appartenait. Je le remercie de me laisser m'exprimer sans censure comme Il l'a toujours fait.



La période est difficile en ce moment. Les moments de forte complicité alternent avec un grand vide intérieur. Les articles postés irrégulièrement ici en sont un reflet. J'ai bon nombre de fois eu l'envie de venir expliquer ici ce qui n'allait pas pour moi car c’est bien de moi dont il s'agit sans pouvoir le faire, simplement dans l'attente d'un jour prochain meilleur.  Je me suis en partie éteinte dans cette attente, j'ai eu l'impression que l'essence même de ma soumission n'avait plus la même profondeur. Le sentiment de soumission est si propre à chacune qu'il est difficilement explicable. Je l'ai ressenti si fortement au fond de moi, je n'avais pour cela pas besoin de marques physiques, ça se jouait ailleurs, au fond de mes entrailles, j'étais fière d'être à Lui et ça me donnait la force d'affronter le monde entier s'il le fallait, j'aimais l'obéissance, l'intensité des séances... Et même si je ressens encore cela, une partie de ce sentiment fort s’est mis un peu plus en sourdine car Il n'était plus là pour nourrir ce feu ardent qui brulait en moi.

A cela s'ajoute l'impression d'avoir la tête trop pleine, non pas de nous, mais d'un tout, ça fait des mois que je sens que je sature. Un manque d'envie, d'enthousiasme, le besoin de me mettre à l'écart, de ne plus avoir de contact, même avec mes amies qui m'auraient peut-être comprises. Je n'avais pas envie d'en parler, je ne voulais pas être celle qui donne l'impression de se plaindre, j'avais juste l'envie de m'isoler et de vivre en ermite loin du monde.

Alors bien sûr tout n’est pas si noir que cela, dame nature et ses fluctuations hormonales m'ont amenée à franchir ce pas, à aller un peu trop loin, à noircir notre tableau dans une discussion sur l'oreiller lourde et pesante. Une fois prise dans ce tourbillon je me suis laissée emportée, non pas dans l'envie de tout faire exploser (bien que c’est ce qu'il a pensé) mais dans ce besoin de poser les choses, maladroitement, en sombrant, en nous enfonçant toujours un peu plus loin, je voulais qu'il prenne conscience de mes/nos difficultés. Ça ne fut pas facile, ni pour moi, ni pour Lui qui ne partage pas mon ressenti. Maître n'aime pas entendre dire que ça ne va pas. Je me pose trop de questions et il est vrai que j'ai une fâcheuse tendance à avoir des sentiments très extrêmes. La soirée s’est terminée avec pour seule issue une impasse dont nous ne pourrions pas sortir avant plusieurs mois.

C'est curieux quand on pense à l'origine de ce changement. L'année dernière nous avons évoqué l'idée de changer de vie, Maître m'a fait rêver en pensant à ce futur prochain où nous serions plus ensemble, où nous pourrions être nous, à cette condition plus présente. Il a travaillé dur pour ça, nous avons pensé que son investissement ne payerait pas mais à force de persévérance et de rebondissements, en début d'année, nous avons franchi cette première étape qui allait nous permettre de tout réaliser.

Bien sûr tout ne pourrait prendre forme du jour au lendemain tant les changements sont nombreux et importants, il nous fallait faire des concessions en attendant de faire nos recherches pour la suite mais nous ne pensions pas pas que ça serait si long.

Maître s’est rapidement projeté dans ce futur avec ardeur et impatience pensant à toutes les choses que nous pourrions vivre, à cette esclave qui serait à Ses pieds, à la façon dont Il la dresserait. Et c’est ainsi que ce projet commun idyllique a commencé à chambouler notre vie.
On n'a rien sans rien, c’est une évidence, le temps que nous passons dans nos recherches ne peut être consacré aux séances, il faut gérer les priorités si nous voulons avancer, néanmoins petit à petit j'ai eu le sentiment que nous vivions dans l'attente du lendemain, oubliant de vivre aujourd'hui. Les séances bien que toujours présentes se sont espacées, la fatigue s’est installée, et comme rien n’est jamais simple des soucis nous ont compliqué la vie... bref ce "tout" m'éloigne de ma place parfois. Mélange de doutes auxquels succèdent nos places si facilement retrouvées lorsque le Maître est là mais avec ce quotidien où les attentes de la part de Maître ne surviennent plus avec la même force et envie.

Lorsque j'ai demandé à Maître de devenir Son esclave, cela avait un sens, et comportait aussi un certain nombre de besoins parce que c’est ainsi que je m'épanouis, que je vis, que je vibre, lorsque je suis son esclave qu'il me dirige au gré de ses envies. Je suis devenue pleinement dépendante de Lui, à vrai dire je l'ai toujours été mais je me suis ouverte encore plus à Lui jusqu'à Lui remettre toutes mes clés et lorsque notre quotidien me rappelle notre ancienne vie bien sûr j'arrive à vivre, je retrouve mon petit train train, mais en sa présence je n'arrive plus à profiter pleinement de certains moments passés ensemble puisque j'attends que ce soit Lui qui me dise quoi faire, comment me comporter, qu'Il me dise simplement en rentrant du boulot le soir ce qu'Il a envie de faire, qu'Il me guide et lorsqu'Il ne le fait pas je suis si vide.

Nous avons pris le temps de réfléchir à notre relation, aux difficultés rencontrées. J'ai vidé mon sac noir sur blanc en Lui écrivant ce que ressentais, en Lui demandant aussi de réfléchir au tournant que nous voulions donner à notre relation. Esclave je l'étais toujours, du temps surtout, cette infinie patience dont j'essaie de  faire preuve, attendant que nous retrouvons notre dynamique, attendant un mail de sa part juste pour me signifier qu'Il n’est jamais bien loin, une simple consigne de faire du sport (que je fais désormais uniquement pour moi) ou n'importe quoi d'autre, faire quelque chose pour Lui parce qu'Il me le demande, le besoin de voir cette lueur dans ses yeux si présente lorsque je lui baise la main mais qu'Il ne montre plus assez au quotidien, j'ai besoin de voir que tout ce que nous vivons a un sens pour nous deux.

Je ne souhaite pas vivre dans l'illusion de ce que je ne suis pas. Ou je suis esclave ou je ne le suis pas, il n'y a pas d'autre choix, je ne ferai pas semblant. Aussi je lui ai proposé de redevenir sa soumise en attendant de pouvoir vivre pleinement ma condition d'esclave quand nous serions libérés de toutes ces contraintes qui pèsent sur notre quotidien. Il m'a fallu beaucoup réfléchir avant de Lui proposer, de peut-être même nous mettre en pause tout en continuant de jouer de temps en temps s'il le désirait. Ce matin là j'ai versé quelques larmes, seule. J'ai commencé à écrire ce mail en me disant que je ne lui enverrai pas, pas tout de suite en tout cas, attendant de voir l’évolution de la situation mais je l'ai eu au téléphone et je n'ai rien su Lui cacher car c’est ainsi, j'ai ce besoin de tout Lui dire, même s'il s'agit de banalités.  L'alchimie est toujours là, les séances surprenantes et riches en découvertes, à vrai dire nous allons de plus en plus loin, mais j'ai besoin du reste, de tous ces petits riens qui sont importants pour moi. Je ne peux attendre indéfiniment que tous nos projets se concrétisent pour vivre à nouveau, j'ai besoin de savoir ce que nous vivons vraiment en acceptant la réalité des choses. Maître est emprisonné dans son travail qui lui bouffe ses journées, nous pensions nous en décharger rapidement pour construire notre future vie mais la mise en place de celle-ci est plus compliquée que nous l'avions imaginée, plus longue, nos recherches nous prennent nos soirées, une partie de nos week-end, à cela s'ajoute bien sûr les aléas de la vie, les soucis qui s’enchaînent, j'ai vraiment l'impression d'être dans une période de poisse, que la roue ne tourne pas dans le bon sens.

Maître a écouté mes peines avec beaucoup plus de douceur que lors de notre discussion, il a accepté les responsabilités qui étaient les siennes dans cette distance que je ressens parfois. Il a choisi que je resterai son esclave aujourd'hui et demain. Il a pris conscience que malgré les difficultés nous avions besoin de temps pour nous parce qu'il est important de vivre aujourd'hui.

Il a décidé de me reprendre en main et a pris des engagements en me disant que le Maître était de retour.

J'ai pris conscience des difficultés qu'Il a à être Maître lorsque l'esclave ne met plus de bonne volonté. En effet, j'avais tant besoin de savoir que je faisais les choses pour Lui que j'avais décidé de ne plus faire ce qui ne le faisait pas réagir si ça n'était pas fait, je voulais que les choses viennent de Lui afin de les faire pour Lui, par choix ou par contrainte, parce qu'il ne peut en être autrement.

Alors même si j'ai besoin de sentir le Maître face à moi pour me sentir soumise, j'ai aussi envie d'y mettre de la bonne volonté en me conduisant tel qu'Il l'attend aujourd'hui.

Et si j'écris aujourd'hui ici, c'est parce qu'il s'agit pour moi, pour nous, d'un nouvel engagement.