Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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samedi 15 octobre 2016

Sur les montagnes russes...



Voilà un moment que je n'ai rien écrit ici, plus de 2 semaines, presque3, je crois que c'est la première fois que je garde le silence si longtemps. Les changements sont nombreux en ce mois d'octobre, un nouveau départ professionnel pour mon Maître qui nous amène à vivre différemment, je lui apporte mon aide comme je peux, cela me prend beaucoup de temps, pour ne pas dire tout mon temps. Je finis la journée fatiguée, obsédée par ce qu'il me reste encore à faire. Je visite les blogs de mes amies soumises sans pouvoir lire tous leurs articles, je lis les derniers ou ceux qui m’interpellent parfois sans prendre le temps de poster un commentaire. Le travail revient également  à la maison avec mon Maître, quelques mails encore à faire... des soirées courtes et du temps en moins ensemble.

Je ressens un grand besoin d'amour. Oui j'aime qu'il me baise mais j'ai aussi envie de tendresse, de câlins, d'amour, besoin de sentir qu'il m'aime tout simplement.

Mon Maître m'a donc offert une séance  peu particulière la semaine dernière. Je devais l'attendre vêtue uniquement dans ma position d'attente agenouillée, bijoux sur les seins, les yeux bandés et les mains menottées dans le dos, pas si simple de faire tout ça toute seule mais ça m'avait mise en condition. Lorsqu'il est arrivé je l'attendais simplement vêtue d'un shorty, il m'a dit combien je le faisais bander, j'ai pu le toucher découvrant ainsi qu'il ne portant rien sous son jean. J'ai découvert par la même occasion qu'il ne portait jamais rien sous son jean lors de nos séances. Un an et demi que ça dure avant que je ne m'en rende compte ! Il faut dire que j'ai souvent les yeux bandés et je n'ai en général pas le droit de le toucher. Il m'a fait basculer sur le lit à plat ventre, toujours mains dans le dos menottée avant de me masser, tendrement, ça m'a perturbée, je ne savais pas si notre séance n'allait être que tendresse. les moments à deux sont tellement rares, l'organisation des séances difficiles... J'aime ses massages mais je ne voulais pas utiliser ce moment si précieux juste pour ça. La séance a continué sur le même chemin, des attentions pour moi, pour mon plaisir avant que mon Maître s'aperçoive qu'il me manquait quelque chose, j'avais besoin de me sentir plus à lui, qu'il me parle comme il le fait à sa soumise pour prendre plus de plaisir. La tendresse que je lui avais pourtant maintes fois demandées n'était pas suffisante. Cette séance nous a montré qu'il était réellement difficile pour nous d'allier les deux. Mon Maître reste un homme tendre et câlin mais nous avons tout simplement des difficultés à vivre une séance de cette façon.

Peut être à cause de la fatigue accumulée ou de ce manque d'amour, je suis à nouveau tombée dans un trou, plus profond encore cette fois, là où je ne pensais jamais retomber. Mon moral est descendu au plus bas où il fait tellement noir qu'il m'est difficile d'apercevoir le moindre rayon de lumière : rien ne va, tout cloche, rien n'est assez, tout est remis en questions. Je me suis enfermée à l'intérieur de moi-même en grisant  tous les aspects de ma vie.

Puis il y a ce soir où je me suis agenouillée près de lui comme je le fais chaque soir. Au lieu de rester sagement à ma place je l'ai enlacé en lui disant que j'avais envie de lui. Nous étions fatigués mais il m'a encouragé à poursuivre, bien que j'en sois l’investigatrice. Nous avons fait l'amour, tendrement mais de façon si forte ! Je crois avoir utilisé mon mot d'alerte "rose" signifiant que j'avais besoin de lâcher prise, de pouvoir lui parler et exprimer mes sentiments simplement comme nous le faisions dans notre vie vanille. J'avais besoin de sentir qu'il tenait à moi, un besoin d'amour profond qui ne pouvait que m'aider à remonter la pente raide sur lequel mon moral était.

Ce qu'il nous manque c'est du temps - ensemble - pour décompresser, se retrouver...

Hier mon Maître m'a fait une surprise. Il m'a invité à déjeuner (habituellement nous ne nous voyons jamais du matin au soir) et s'est libéré l'après-midi. J'étais tellement heureuse que quelques larmes ont coulé en apprenant qu'il rentrait plus tôt à la maison. J'ai reçu ses consignes par texto, bien qu'étant juste dans une autre pièce de la maison, m'indiquant que je devais être prête à 15 h uniquement vêtue d'un corset dans ma position d'attente. J'ai eu peur de ne pas être prête à temps car j'ai un peu trainé avant d'aller me préparer, petit rappel à l'ordre me prévenant que mes fesses s'en souviendraient tout le week-end si je n'étais pas ponctuelle.

Je suis arrivée sur mon coussin, pile à l'heure, peut être même avec une minute d'avance. Mon Maître m'a passé mon collier, mes bracelets et m'a bandé les yeux. Il m'a demandé de lui embrasser les pieds, il m'a demandé si je vénérais mon Maître...

Debout, j'ai juste écouté le son de sa voix

- A partir de maintenant je ne veux plus vous entendre sauf si je vous le demande. Vous (ou tu je ne sais plus mon Maître utilise indifféremment les deux) hocherez la tête pour répondre par oui ou par non. Si je vous entends une fois vous aurez le bâillon, deux fois, 10 coups de cravache, ensuite 20 coups... Vous pouvez utiliser vos mots d'alerte. Vous avez compris ?

Je m'empressais de hocher la tête pour lui signifiait que j'avais compris. Bras tendus au dessus de la tête, maintenus par les chainettes, il a fait quelques photos, m'a déshabillé et puis a joué avec mon body wand sur mon clitoris.

- Ca vous plait soumise ?

- Oui, Maître.

C'est sorti trop vite, sans réfléchir et je me suis retrouvée avec l'écarteur buccal.  Au moins il me maintenait la bouche ouverte tout seul alors qu'avant je devais la maintenir de moi-même ouverte.

C'était pour me prévenir, me rappeler que je devais être vigilante, mon Maître me l'a enlevé un peu plus tard.

A genoux, le buste contre le lit il m'a demandé si j'avais envie de souffrir aujourd'hui. J'ai haussé les épaules car mon rapport à la douleur est difficile et il est rare que je puisse en sortir.

- Vous souffrirez si tel est le plaisir de votre Maître.

Je hochais la tête pour toute réponse.

Le martinet de cuir à longues lanières s'est abattu sur mes fesses, j'ai parfois l'impression qu'il y va doucement mais quand il va doucement c'est encore pire. Les longues lanières viennent piquer mes cuisses ou les côtés de mon ventre, j'ai horreur de ça. Le martinet a ensuite violemment claqué sur mon dos, plusieurs fois,  mes fesses.

Il me demandait si j'aimais. Bien que n'aimant pas avoir mal je hochais la tête. J'aime être à lui, sentir qu'il se lâche, j'aime qu'il me pousse, toujours un peu plus loin.

Sa ceinture d'abord caressante a pris la relève, une dizaine de fois. Puis ce fut le tour de la cravache. Je n'ai pas réussi à être dans cet état d'esprit où ma tête et mon corps se séparent pour rendre tout cela plus supportable. Non, ça piquait, j'avais mal, je me crispais sous les coups sans avoir ce moment de relâche qui m'aurait peut-être permis de me recentrer.

Allongée sur le dos, mains maintenues par des liens virtuels que je devais respecter sans bouger, il s'est ensuite amusé avec des pinces à linges, sur l'intérieur des cuisses (la partie la plus sensible pour moi), sur les flancs et de nombreuses sur la poitrine. Une autour de mon clitoris et une sur mes petites lèvres, sur cet endroit qui me crispe et me fait peur (l'endroit le plus insupportable pour moi et j'ai horreur de la sensation lorsqu'il les retire).

Les piques de roulette de Wartenberg sont passés ensuite sur tout mon corps tantôt très appuyées tantôt plus douces: les jambes, la poitrine, le ventre, sur mon intimité tandis que mon Maître m'avait donné le droit de me donner du plaisir avec mon body wand jusqu'à ce que je jouisse.

Il m'a baisé durement, profondément, rapidement. Sa main s'est écrasée sur mon visage m'empêchant de bouger, sa main a serré ma gorge, son tee shirt a couvert mon visage avant qu'il le maintienne fermement plaqué sur ma bouche. J'ai vraiment beaucoup aimé me sentir à lui, être sa chose, son objet de plaisir.

J'ai pu reprendre les caresses jusqu'à ce que je décolle, jouissant à nouveau, jouissant encore, planant dans ma jouissance qui ne s’arrêtait plus, me donnant cette sensation étrange d'avoir envie d'uriner sans en avoir envie comme je l'ai découvert il y a quelques mois lors de ma seule et unique expérience de fontaine avec mon womanizer. Mais j'avais peur de lui montrer ça et je me suis arrêtée en lui disant où ça allait nous mener.

Mon Maître s'est servi de moi comme j'aime pour son plaisir, chatouillant le fond de ma bouche avec sa queue.

Il a marqué mon corps avec la cire chaude coulant en filet sur ma poitrine et mon ventre avant de marquer ma bouche de sa jouissance.

Ses mots ont été ma récompense, fier de moi avec cette petite phrase que j'entends depuis quelques jours "vous êtes prête". Oui Maître je le suis, je vous suis où vous m'emmenez, je vous obéis - à tout - sans réfléchir. J'ai atteint je pense votre objectif et il me tarde de passer votre test et de découvrir la suite.

Je Vous aime Maître (qu'il est bon de Vous retrouver)
Votre dévouée soumise