Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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samedi 27 mai 2017

Difficultés, réflexions... la voie n'était pas toute tracée



Ceux qui me suivent auront compris qu'en ce moment je traverse une période difficile. Parfois nous n'avons pas le choix, il faut patienter encore et encore, contraints à laisser plus de place à l'épouse et au mari qui protège et réconforte sa petite femme. Mon moral s'aventure sur les montagnes russes avec plus de bas que de hauts.

C’est dur, terriblement dur de ne plus ressentir fortement sa place. Un mélange de tristesse et une envie de hurler "qu'ai-je fait de mal pour ne pas avoir droit au bonheur". Je veux être moi, soumise à ses pieds. Je regrette de ne pas avoir assez profité, j'ai peur de tout perdre, de ne plus jamais vivre ce que j'ai vécu à ses côtés pendant ces deux années.

Je me suis beaucoup questionnée sur moi-même, sur ce que j'étais, sur la soumise que je serais si un jour je retrouvais ma place. J'ai su au fond de moi que je ne serais plus la même sans pouvoir l'exprimer par des mots à mon Maître, je ne voulais pas dire de paroles en l'air.

Il y a quelques jours mon Maître m'a offert une séance, imprévue, pour nous, pour moi, j'en avais besoin, terriblement besoin, un moment de répit volé où mon esprit s'est vidé d'une partie des contrariétés.

J'ai écouté ses consignes, je me suis agenouillée dans notre chambre. J'ai été extrêmement touchée qu'il prenne le temps de se changer pour être vêtu comme lors de nos séances, il s’est parfumé pour moi et même si ce ne sont que de petites choses ça voulait dire beaucoup. Même imprévue, cette séance ne serait pas bâclée, il me remettait sans le savoir un peu plus encore à ma place.

La musique a empli la pièce, un cri de rage grognait dans mon coeur comme une évidence "ma place est ici, c’est ici que je me sens bien", les larmes ont coulé sur mes joues tout simplement parce que l'émotion était trop intense.

Mon Maître s'est montré tendre, prévenant, il m'a fait sentir le cuir du martinet avant de le faire passer avec délicatesse sur mon corps comme de douces caresses. Puis les lanières ont claqué sur ma peau, j'avais envie de lui dire "vert" (j'en veux plus) ayant l'impression d'être préservée mais de lui même il a accéléré, me faisant gigoter, reculer, même si en ayant les mains maintenues attachées à un crochet, je ne risquais pas d'aller bien loin. J'ai senti ses coups plus durs, j'ai senti que lui aussi se lâchait. Il m'a ensuite fait découvrir un peu plus intensément les aiguilles dans un mélange paradoxal de peur, de sérénité et de cris, mes seins ont été parés de trente-deux aiguilles au total.

Cette séance m'a fait un bien fou... Non ! Je ne veux pas tout perdre ! Ma vie, notre vie, est là. Nous ne pouvons pas vivre sans ce lien, notre lien.

Le lendemain mon Maître m'a fait part de son intention de m'inscrire sur le registre. Il avait vaguement évoqué l'idée il y a quelques temps, à ce moment là j'avais pris peur, être réduite à un numéro... perdre mon identité... n'être qu'un numéro, rien de plus.

Mon Maître m'avait dit ce que cela représentait pour lui. Le but n'est pas d'être qu'un numéro, il s'agit d'une officialisation de notre union comme l'a été dans notre vie vanille notre mariage. Être à lui, lui appartenir, l'officialiser et en être fière.

L'intention m'a beaucoup touchée, cette inscription aurait un sens.

Mes intentions ont été quelque peu précipitées,  je lui ai fait part de mes réflexions, je lui ai écrit une lettre, la troisième depuis que nous avons commencé notre relation.

La première fut une lettre d'intention, celle d'une femme désirant découvrir la soumission, la deuxième fut écrite pour mon test, celle d'une soumise fière d'obéir à son Maître quelles que soient les conditions, celle-ci fut différente.

Agenouillée, je tenais la lettre en train mes mains, il était assis sur le lit, m'invitant à commencer la lecture. Impossible, l'émotion était trop grande, j'avais aussi certainement peur, peur d'aller au delà de ses attentes, peur de sa réaction, peur de lui offrir quelque chose dont il ne voudrait pas.

Il m'a encouragé en me disant que j'y arriverai, se doutant un peu de ce que j'allais lui annoncer. J'ai commencé à lire ces mots que j'avais écrit pour lui. Parfois contrainte à m'arrêter, la gorge nouée, en pleurs, c’était tellement important pour moi, chaque mot avait un sens profond pour moi.

Je lui ai dit combien j'avais réfléchi, ce que je ressentais au fond de mon coeur, je suis prête, prête à lui donner toutes les clés de ma vie et même s'il peut paraître illusoire qu'il puisse tout contrôler en permanence il saura qu'elles lui appartiennent et qu'il peut intervenir dans tous les domaines si tel est son souhait.

Je suis prête à le suivre là où il voudra m'emmener, quoi qu'il veuille faire de moi, que ça me plaise ou non. Je ne demande pas à ce que ça me plaise, je n'ai pas envie qu'il agisse pour moi, je sais que certaines choses seront difficiles, je douterai certainement parfois mais je suis prête j'agirai pour lui.

Malgré mes faiblesses, la volonté qui s’imprègne dans tout mon être me permettra de franchir toutes les barrières, il m'a donné cette force, celle de me dire que pour lui rien n'est impossible même s'il faudra du temps pour apprivoiser certaines choses, je suis convaincue que je finirai par y arriver, pour Lui.

Alors je lui ai fait cette demande "Faites de moi votre esclave, Maître"

Ce fut un moment de grande émotion où je me suis laissée bercée par les mots de mon Maître "Je serai fier de faire de toi mon esclave".





jeudi 25 mai 2017

La beauté du lien Maître/soumise

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Dans notre société le bdsm est encore mal perçu même si l'on pourrait croire que le sujet devient moins tabou avec l'incroyable succès des livres érotiques, il n'en est rien.

Juger sans comprendre, ne voir que de la perversité dans les actes, de la violence ou de la dégradation comme si la soumise n'était qu'un être inférieur.

Pourtant, il suffirait juste d'être un peu curieux, de faire preuve d'ouverture d'esprit et de gratter un peu pour voir qu'une relation Maître soumise c'est un avant tout un lien fort entre deux êtres basé sur le respect mutuel et la confiance.

C'est ce lien qui rend tout possible, qui permet d'aller plus loin et donne une autre dimension à ce que nous vivons : des moments de complicité extraordinaires, de partage, d'abandon et d'amour.

Pour une fois, j'ai envie de partager avec vous un article paru il y a quelques années sur le site nouveaux plaisirs. Il a été écrit par Eva Delambre, qui mieux que moi décrit ce lien si particulier.

"BDSM*, quatre lettres qui cinglent comme un coup de fouet, comme une plainte ou un gémissement qui sortent d’une alcôve sombre. Un parfum de souffre, de déviance, de perversité … et pourtant cet ensemble de rites et de pratiques à fait la une de la presse, les tabous tombent. Le BDSM s’expose. Cet univers est bien trop vaste et riche pour le résumer sans tomber dans des clichés ou des raccourcis maintes fois lus. Alors comment le raconter ici sans répéter ce qui est déjà dit ? Aux généralités des actes et des accessoires,  j’ai préféré une approche plus personnelle, qui n’engage que moi. J’ai choisi de parler de l’essence même de ce type de relation : le Lien qui se crée entre le Maitre et sa soumise.

Une relation BDSM c’est d’abord une rencontre entre deux êtres. Une alchimie unique qui nait entre un Maitre et Sa soumise. Ce n’est pas toujours ce que l’on voit ou pense en général, mais loin des idées reçues, les relations Ds sont souvent très intenses, pleines de respect, de confiance et d’amour. Il faut cela, pour que la soumise s’abandonne et se donne dans tous les sens du terme. Mais aussi pour que le Maitre gère ce Don qu’il reçoit. Alors, lorsque le Lien s’est créé, la soumise peut se révéler à elle-même et à son Maitre. Elle peut s’offrir à lui comme à personne et dépasser ses limites, bien au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer. Chaque histoire D/s est différente, car chacun a ses règles, ses envies et ses façons de faire, au-delà d’un tronc commun. Mais la force de ce Lien est une constante, un des fondements de ces relations toujours librement consenties.

Être Maitre exige des qualités physiques et psychologiques peu communes et impose des responsabilités. Beaucoup voient cela comme un simple jeu sexuel, un jeu de rôle ou le Maitre peut à sa guise soumettre une femme qui obéira, car tel est son devoir. Oui, mais ce n’est pas si simple. Un vrai Maitre soumet par un regard, un geste, une attitude, un mot. Quand l’assurance qu’il dégage, quand sa prestance impose le respect par évidence, alors se soumettre à lui devient un honneur et un plaisir profond. On peut se laisser aller à ses pieds, comme jamais on a lâché prise dans sa vie. C’est à cela que l’on mesure le charisme d’un dominant. Et c’est là, que le regard baissé et soumis de celle qui s’offre à lui prend toute sa valeur. Quand la crainte de décevoir est plus forte que tout autre chose. Quand lire de la fierté dans ses yeux devient la plus belle des récompenses. Lorsqu’on a la chance de rencontrer quelqu’un d’exceptionnel qui sait lire en nous, nous faire grandir et évoluer positivement, on devient capable de tout pour lui. C’est un sentiment étrange et complexe à décrire.

Le respect et la confiance sont à mon avis primordiaux pour vivre cela pleinement. Lorsqu’on se sent respecté et aimé, on peut accepter, et même désirer des choses qui n’ont pas leur place dans les relations de couples normales (dites « vanilles » dans le BDSM). Recevoir une gifle ou une insulte, être rabaissée et humiliée, et aimer cela, parce que ce geste vient de « Lui », peut sans doute paraître incompréhensible et pourtant, lorsque le Lien est profond, tout cela prend un sens unique, indescriptible et presque magique.
Lorsque je suis devenue la soumise de mon Maitre, jamais je n’aurai imaginé être capable de faire certaines choses, et pourtant, pour Lui, rien ne me semble plus impossible. Il a fait naitre en moi, une force, une foi et cela m’a transformée, dans tous les aspects de ma vie. Parfois, ce ne sont pas les actes les plus crus ou les plus violents qui marquent le plus. Je me souviens d’une matinée d’hiver ou je L’avais rejoint devant un café en plein Paris, juste à la sortie d’un métro bondé. Tout naturellement, d’un regard et d’un mot, Il avait exigé de moi que je m’agenouille à Ses pieds pour Le saluer, et de baiser Sa main, comme il m’est habituel de le faire en privé. Mais cette fois nous étions en pleine rue, au cœur de Paris. J’ai obéi par évidence, sous le regard d’une foule étonnée, choquée ou amusée.

C’est dans ces moments-là que je ressens le plus la force de notre Lien, lorsqu’envers et contre tout, malgré les conventions, les questions morales et les convenances sociales, plus rien d’autre ne compte que Sa volonté, que d’Etre Sienne. M’agenouiller ainsi, en pleine rue, en faisant abstraction des autres ne m’a pas rabaissé, bien au contraire, à genoux ainsi j’étais fière. Il faut oser le faire. Ce jour-là, je me suis sentie pleine d’une force immense, capable de beaucoup, et plus encore. Et ce sentiment ressenti au plus profond de moi ne me quittera plus. Cette force est en moi, à jamais. A travers Sa fierté et Sa satisfaction, j’ai ressentie profondément ma condition de soumise, et paradoxalement, un puissant sentiment de liberté.
Je voudrais faire passer ce message à celles et ceux qui jugent trop facilement et sans connaitre ce monde. Nous avons tous des fantasmes et des désirs profonds enfouis au plus profond de nous, et même si nous ne partageons pas les mêmes, faire preuve de respect et d’ouverture d’esprit est une grande qualité. Se soumette n’est pas uniquement sale et rabaissant, il faut savoir voir au-delà.

Eva Delambre, auteure de « Devenir Sienne » paru aux Editions Tabou.

* BDSM : Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sado-Masochisme."

mardi 2 mai 2017

Abandon et découverte de la lame



Son Maître s'était rendu disponible pour elle, cela faisait trois semaines qu'ils n'avaient pas eu la maison pour eux seuls. Cette séance elle l'avait attendue, espérée et pourtant elle la redoutait. Non pas parce qu'elle avait peur de ne pas être à la hauteur même si elle savait qu'aujourd'hui elle ne pourrait pas se donner comme elle le souhaitait mais parce qu'il y avait un élément qu'ils ne pouvaient pas contrôler. Quelques contrariétés de santé... son petit nuage douillet sur lequel elle planait s'était effondré. Elle n'était que tristesse. Une peur irraisonnée là où certains se diront qu'il y a bien plus grave dans la vie, c'est vrai, elle en était consciente mais les sentiments ne se contrôlent pas.

Aujourd'hui son Maître ne lui avait pas fixé d'heure, elle lui indiquerait simplement quand elle serait prête. Elle gagna la chambre, simplement vêtue d'un bustier noir. Elle éteignit la grande lumière et alluma la lampe de chevet, plongeant la chambre dans une semi-obscurité. Elle mit en route la playlist et s'agenouilla sur le parquet, sans son coussin auquel elle n'avait plus droit, avant de nouer le bandeau à l'arrière de sa tête comme lui avait demandé son Maître.

La musique emplissait déjà la pièce. C'était bien là, à cet endroit précis, dans cette position, qu'elle se sentait à sa place. Il ne tarda pas à arriver. Il lui passa son collier de cuir noir en lui demandant si elle était prête à aller plus loin.  Bien sûr elle l'était.

Il l'invita à se relever, passa ses mains sur elle avec une infinie tendresse. Elle se souvint alors de leur premier week-end, il y a un peu plus de deux ans, dans cette auberge, où ils avaient décidé d'aller plus loin, sa lettre d'intention, son premier contrat. A ce moment là aussi elle était un peu contrariée mais fermement décider à profiter. Pour la première fois depuis longtemps, elle s'était à nouveau sentie vivante, l'angoisse ne dirigerait plus sa vie, il y avait autre chose, elle voulait vivre, elle voulait vivre avec et au travers de Lui.

Et voilà qu'aujourd'hui elle avait peur de perdre tout ce qu'ils avaient construit. Elle ne pouvait lire l'avenir, elle ne pouvait pas savoir s'il lui faudrait plusieurs jours, semaines ou plus avant d'aller mieux.

Son Maître lui passa les cordes autour de sa poitrine tandis que ses larmes humidifiaient le bandeau. Il ne pouvait pas les voir et elle pensa que c'était mieux ainsi. Elle ne pouvait plus vivre sans Lui, sans son Maître, elle ne voulait pas perdre le bonheur qu'elle avait trouvé à ses côtés.

Il la fit s'allonger sur le lit, lui attacha les poignets de chaque côté du lit, il en fit de même avec ses jambes,elle se retrouva bras et jambes tendues. Elle regretta une fois de plus l'allégement de ses séances de sport et son manque de souplesse. Ses jambes étaient loin d'être grandes écartées et pourtant cela lui tirait déjà dans les cuisses.

Son Maître lui donna du plaisir, son bodywand posé contre son clitoris. Le plaisir monta petit à petit, il lui fallait le temps de se détacher, d'oublier, de se laisser aller. Quand le plaisir pris enfin possession d'elle son Maître s'arrêta subitement. Il ne la ferait pas jouir pas tout de suite. Il reprit l'objet en main. Elle aurait aimé le placer un peu différemment mais elle ne pouvait pas bouger, elle tenta quand même de bouger son bassin pour qu'il appuie là où elle aimait. Son Maître s'arrêta à nouveau, il recommença plusieurs fois jusqu'à ce qu’elle n'en puisse plus, jusqu'à ce qu'elle lui demande l'autorisation de le prendre elle-même. Il détacha alors son poignet, il ne lui fallu que quelques secondes pour accéder à ce plaisir qu'il lui avait refusé.

Il lui attacha à nouveau la main et passa le martinet sur con corps, doucement, elle sentait l'odeur du cuir. Les lanières vinrent ensuite claquer ses seins, sa chatte. Son Maître savait le contrôler, le doser, il pouvait être piquant ou très doux.

Elle était dans l'attente. Qu'attendait-il ? Irait-il vraiment plus loin aujourd'hui ?

Elle n'en pouvait plus, elle voulait plus, plus de partage, plus de complicité, elle voulait découvrir avec lui.

- Je veux aller plus loin Maître.

- Dis moi ce que tu veux ?

- Vous le savez, Maître.

- Dis moi.

- Je veux... le couteau, Maître.

Son Maître se leva. Elle s'attendait à ce qu'il descende chercher ce couteau qu'elle avait tant redouté, il ne fit pourtant qu'un pas, elle entendit l'armoire s'ouvrir, son Maître l'avait donc préparé, il attendait peut-être simplement qu'elle lui demande.

Elle avait découvert cette pratique au travers des photos et des récits de son amie Elerinna. La vue du sang était très difficile pour elle, depuis petite. Elle avait regardé en plissant les yeux consciente que cela faisait partie de leur histoire, que le plaisir était partagé mais à aucun moment elle ne s'y était projeté. Le couteau était pour elle une limite, c'était trop.

Pourtant, c'est au travers des échanges avec son amie Amazone qu'elle redécouvrit le couteau. Sans image, juste au travers du ressenti. Elle avait réussi à créer un intérêt et même à susciter son envie.

Elle n'avait pas imaginé les choses ainsi. Être totalement attachée la rendait encore plus vulnérable. Son Maître avait rajouté une contrainte à laquelle elle ne s'attendait pas. Elle sentit la lame sur sa peau, son Maître n'appuyait pas trop mais le geste était là. Il tenait dans sa main, l'objet tant redouté. Le contact de l'acier l'excitait, il parcourait son corps, ses seins, son ventre. Elle gigotait, tirant sur les chaînes qui maintenaient ses poignets. Elle aimait ça, elle aimait beaucoup ça. Son Maître la rappela à l'ordre "A ta place j'éviterai de bouger, la lame est bien aiguisée".

Cela ne fit qu'accroître son excitation, la faisant gigoter de plus belle. Puis... le calme, l'apaisement. Sa respiration saccadée laissa place à un respiration plus lente. Son corps ne bougea plus, elle était sereine. Elle se sentait bien, elle n'avait pas peur. Elle se privait peut-être de ce moment excitant en contrôlant ses émotions mais ce qu'elle allait offrir à son Maître c’était l'abandon total, la confiance dans toute sa splendeur. Lui appartenir, le laisser décider, agir comme il le souhaite, ne pas avoir peur, se laisser guider, une confiance du corps et de l'esprit, la confiance de deux âmes qui fusionnent.

Son Maître déversa le contenu des trois bougies qui brûlaient depuis le début de la séance. La cire était chaude ce qui lui donna l'impression qu'il la versait de près mais ce n'était pas le cas. La cire s'était accumulée depuis un moment et était simplement très chaude. L'impression d'une rivière de cire sur sa poitrine et son ventre, l'étirement de la cire qui se fige avant d'en verser à nouveau.

Son Maître retira ensuite la cire à l'aide de cette lame d'acier. Étrange sensation.  Plus rien n'existait, Il avait réussi à faire sauter toutes les limites.

Comment pouvait elle avoir envie de plus, elle voulait se sentir à Lui complètement.

- Marquez-moi Maître... laissez-moi Votre marque.

Une supplique probablement surprenante, pourtant c'est ce qu'elle désirait au plus profond d'elle-même. Elle voulait garder un souvenir de cette séance, elle voulait porter la marque de son Maître.

Elle sentit son Maître tracer un S sous son sein, puis de l'autre côté un M et un P. Elle n'avait aucun mal à imaginer ce tracé. Elle aurait été prête à aller jusqu'au sang mais son Maître lui laissa une peau "griffée" à la lame.

Son Maître la baisa ensuite en échauffant ses fesses avec sa main ou le paddle, elle se sentait incroyablement mouillée. Il lui fit entendre ce qu'elle était, une salope, sa salope. Cela n'avait rien de péjoratif, au contraire, elle était fière.

Il lui ôta son bandeau et lui demanda de se regarder dans le miroir, petit chienne qu'il baisait férocement. Il la fit même aboyer et elle aboya sans retenue car telle était la volonté de son Maître (son Maître lui expliqua plus tard qu'il savait que l'aboiement était un point très difficile pour elle et qu'en lui demandant il l'obligeait à se dépasser). Elle aimait son reflet, elle se trouvait belle ainsi. Son Maître lui offrit plusieurs orgasmes, ceux qu'elle préférait étaient ceux où ils ne faisaient plus qu'un, un moment d'amour magique.

A la fin de séance, elle prit place à ses pieds, et lui baisa les pieds avant de se prosterner devant lui et le remercier pour ce moment de bonheur qu'il venait de lui offrir.

Je Vous aime Maître, Vous avoir est un des plus grands bonheur de ma Vie.

Respectueusement,
Votre Soumise