Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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mardi 29 novembre 2016

Un homme exceptionnel...


Mon Maître m'a demandé un article d'écrire un article sur le romantisme et la relation Maître/soumise.

Je dois dire que le sujet ne m'inspire pas. Nous avons pendant plus d'un an vécu notre relation Maitre/soumise où le romantisme n'existait pas, de même que l'expression des sentiments. Laps de temps où je devenais sa soumise le temps de la séance, où intensité rimait avec contrainte, obéissance, surprise, baise, vouvoiement mais où il n'y avait pas l'ombre d'un je t'aime.

Les sentiments sont apparus lorsque le bdsm est devenu plus ancré dans notre vie, lors de notre passage en 24/7 il y a quelques mois. Une certitude, je ne peux pas vivre sans amour et sans l'expression de celui-ci alors maladroitement les sentiments sont apparus dans notre vie Maître/soumise, pendant nos séances, premiers "je Vous aime" chargés d'une grande émotion mais avec une réception difficile.Point de romantisme pour autant, surtout pas pendant les séances, trop de douceur, de caresses, de massage et la façon même de vivre la séance n'était plus la même, l'intensité tant convoitée disparaissait.

Je dois le sentir Maître, sentir que c’est lui qui dirige et me sentir soumise.

Je me suis, trop souvent interrogée sur notre 24/7, jusqu'à la fin de cet été. Pourquoi vouloir à tout prix mettre une étiquette sur ce qu'on vit ? Pourquoi faudrait-il vivre de telle ou telle manière, suivant l'image que j'avais, moi, du 24/7, une image inspirée certainement parce qu'il me semblait percevoir chez les autres couples vivant de cette manière. Je souhaitais qu'il me tienne, tout le temps, qu'il me donne des consignes, qu'il me fasse sentir sa présence même lorsqu'il n’était pas là. Je ne devais plus être libre et faire ce que j'avais envie de faire au moment où j'avais envie de le faire.

Mon Maître a commencé par m'imposer 2 séances de sport par séance (hourra grâce et pour lui je les tiens toujours  !) mais me tenir tout le temps n’est pas ce qu'il souhaite par manque de temps peut être, ou manque de conviction. Il n'a pas besoin de ça pour sentir que je suis à Lui.

Je l'ai accepté. Je vis de plus en plus sereinement notre relation, sans étiquette, je vis ce que nous sommes et je me laisse guider.

Je suis soumise, plus que jamais, au plus profond de moi. C’est difficile à décrire, je ne trouve pas les mots, j'ai juste une vague d'émotion qui me traverse en écrivant ces quelques mots, ça fait partie de moi.

Je m'agenouille chaque soir à ses pieds avec plaisir, naturellement. Ca n'a pas toujours était le cas, il m'est arrivé de le tester,je ne suis pas à l'abri de le refaire un jour pour susciter une réaction et voir qu'il y a attache toujours autant d'importance. Parfois par simple amusement je m'agenouille sur le lit, surprise par sa fermeté de me désigner le sol du doigt, je ne bronche pas et me met à ma place. Je suis le plus souvent sérieuse dans ma position mais parfois je suis d'humeur joueuse, je souris, je le taquine, tout simplement parce que je suis bien.

Je trouve un refuge lorsque je pose ma tête sur cuisses, lorsque je sens sa main caresser mes cheveux.

Est-ce cette acceptation qui nous permet aujourd'hui de laisser entrer le romantisme dans notre vie ? Ce bouquet de fleur posé sur mon coussin a été magique. Est-ce que je me suis sentie moins soumise, plus vanille à ce moment là ? Pas le moins du monde, je me suis agenouillée sur mon coussin et j'ai pris le bouquet. Il s'est mis debout devant moi. L'expression de l'amour de mon Maître pour sa soumise, une attention, me faire plaisir, me rendre heureuse.

Non le bdsm n’est pas seulement fait d'autorité, de flagellation, de marques. L’autorité de mon Maître est naturelle, et quoi de plus naturel  entre deux êtres qui s'aiment que d'exprimer leurs sentiments par de petites attentions.

La soumise peut aussi se faire gâter, chouchouter... Mon maître m'a offert une séance à la cire et j'ai trouvé ça romantique même si l'instant d'avant il m'a promenée nue, tenue en laisse, allant jusqu'à m'obliger de me positionner devant notre fenêtre donnant sur le côté rue alors que nous attendions de la famille d'un moment à l'autre.

Il s'est démené pour moi, pour me faire passer un superbe anniversaire. La soumise pieds sous la table se laissant servir par son Maître, il m'a préparé de bons petits plats, m'a offert une robe magnifique, que je n'aurais jamais accepté de m'offrir. J'ai vu ses yeux pétiller d'amour et dire "qu'est ce que tu es belle" lors que je l'ai enfilée.

J'ai ensuite découvert la carte qu'il m'avait écrite, l'organisation d'un week-end, rien que tous les deux, me demandant de me laisser porter, de me laisser guider et que ma seule tâche serait de faire la valise. Si ça ça n'est pas romantique ! Rien qu'à l'imaginer je me suis retrouvée complètement trempée.

C'est trop, je pense qu'il a perdu la tête. Rien n'est trop beau pour moi, sa soumise, la femme de sa vie ! Mon Maître est incroyable, surprenant mais aussi exceptionnel !!

Le romantisme est une façon parfois d'exprimer ses sentiments, de créer une ambiance, de faire plaisir, de chérir l'être aimé. L'accepter dans notre vie ne nous fait en aucun perdre ce que nous sommes, au contraire, cela nous montre nous n'avons pas choisi le bdsm mais qu'il fait partie de nous, de notre vie tout comme notre amour en fait partie et si tel est le plaisir du Maître de faire rêver sa soumise, fleur bleue à ses heures alors pourquoi s'en priver !

Et si notre relation n'est pas celle de tout le monde, peu importe.

Je me prends parfois la tête, turlupinées par un tas de questions inutiles qui entachent mon/notre bonheur. Je ferais mieux de me laisser vivre et profiter de la chance que nous avons.

Je suis si heureuse de partager ma vie avec Vous, Maître

Je Vous adore !

Votre soumise sur son petit nuage

vendredi 25 novembre 2016

Nouveau tour sur les montagnes russes...


Je parlais il y a quelques temps de mes montagnes russes et je n'y ai une fois de plus pas échappé.

Quel a été l'élément déclencheur ? Probablement le passé dans lequel je me suis replongée suite à un échange avec un Maître. Selon celui-ci les soumises ont un trait de caractère commun : ce sont des personnes qui manquent de confiance en elle ou une image dégradée d'elle-même. Elles se dirigent donc vers le bdsm et tente d'y retrouver une estime d'elle-même au travers de leur Maître.

Je me permets de le citer :

"Soumise = Confiance en soi en berne, image de soi dégradée
Soumission = Dans un espace temps défini, je me prouve, je lui prouve que je suis capable de….Comme j’ai une faible confiance en moi, j’ai besoin que mon Maitre me renvoie une image positive de moi pour y croire...  

La Soumise a besoin que l’on s’occupe d’elle pour devenir « unique », l’objet de toutes les attentions. Encore une fois c’est le mécanisme précédent qui est à l’œuvre : la valorisation de son image : Etre reconnue."


Il m'a dit que si je posais la question à mes amies soumise, je verrais qu'elles ont très certainement un manque de confiance en elle. Il a senti que j'étais proche d'une amie sur Fetlife (qui se reconnaitra) et m'a invité à lui poser la question pour affirmer ses dires, je lui ai répondu que selon moi ça n'était pas le cas (pour elle en tout cas), mais il m'a dit de lui demander... A travers cet article je pose donc la question de façon plus générale à celles qui voudront bien répondre.

Il m'a fait au travers d'un simple mot prendre conscience que je n'ose pas m’affirmer, je "pense" et je "crois" beaucoup de choses. Je vais donc dire les choses telles que je les ressens.

Oui je manque de confiance en moi, oui j'ai une image parfois dégradée de moi mais je suis sûre que ça n’est pas ça qui m'a amenée au bdsm. J'y ai, au commencement de cette relation, trouvé une nouvelle passion, une nouvelle intensité, c'était sexuellement très épanouissant et cet épanouissement passait par la soumission parce que j'aime être surprise, attachée, obéir, avant d'y découvrir véritablement un mode de vie.

Je peux néanmoins croire sans difficulté que beaucoup de soumises manquent de confiance en elles. IL peut être en effet avec ce trait de caractère difficile de s'imposer même si certains font le choix inverse c'est à dire tenter au contraire de s'affirmer dans le rôle du Maître.

Mais cela m'a fait ressasser des choses, mon moral a baissé alors que dans mon dernier article tout allait bien, moins bien, moins tout, bonne à rien ! Le moral à la limite du zéro, incomprise par mon Maître qui n'a pas compris pourquoi je passais d'un extrême à l'autre, pourquoi je pensais que lui-même n'avait pas une bonne image de sa femme, de sa soumise, qu'il la pensait vide, pas intelligente.

Après avoir beaucoup pleuré, il a fallu que j'entende de sa bouche les mots que j'avais besoin d'entendre, besoin de savoir qu'il m'estimait et que je n'étais pas une coquille vide juste bonne à être soumise. J'ai de la chance d'avoir une véritable amie, ma folle à chats, qui m'a apporté son soutien. Ça m'a beaucoup aidé et ça m'a permis de remonter la pente. Je sais que l'équilibre est parfois fragile, je passe d'un extrême à l'autre sans savoir pourquoi  mais ça m'a permis au moins temporairement de chasser ces idées de mon esprit.

jeudi 24 novembre 2016

La cire...



Suite à notre dernière séance mon Maître m'a demandé d'écrire un article sur la cire, qu’est ce que j'aime, qu’est ce que je n'aime pas, qu’est ce que je ressens...

Ca fait tout juste un an que j'y ai goûté pour la première fois. Le jour n'a probablement pas été choisi au hasard par mon Maître et quoi de plus normal que de sortir une bougie le jour d'un anniversaire. Une goutte, une deuxième, un mélange de sensations partagée entre peur, plaisir, chaleur, picotement.

Cette découverte m'a donné envie de recommencer mais j'ai vite compris que cette bougie n'avait de basse température que le nom. Même en tentant d'éloigner la bougie, je trouvais ces gouttes bien trop chaudes pour les apprécier, une grimace à chaque goutte. Mouais, bah la bougie c'est pas si formidable que ça.

En bonne soumise mon Maître m'a donné une fois le choix d'une récompense et devinez ce que j'ai choisi ? La bougie ! Oui !! Mais pas sur moi, sur lui ! Bien que réticent il a accédé à ma demande. Imaginez mon Maître sur le ventre, et le pouvoir de la soumise à califourchon sur lui tenant entre ses mains la fameuse bougie rouge allumée. J'ai joué comme il l avait fait avec moi, éloignant ou rapprochant la bougie de son corps. Un avantage tout de même cette cire se nettoie vraiment très facilement, elle n'accroche pas à la peau et une fois débarrassé j'ai pu découvrir son dos rougi (oui c’est bien chaud !). Mon Maître n'a pas été convaincu non plus.

Le bâton rouge a trouvé une nouvelle utilisation en début d'année. Lors d'une séance, allongée sur le dos, les yeux bandés mais en mode intriguée je me suis surprise à essayer de regarder sous le bandeau (promis c'était exceptionnel !), je ne distinguais pas grand chose si ce n'est la lumière orangée de cette bougie  qui faute de bougeoir avait pris place dans ma chatte avec un mouvement de va et vient c'était très fort et vraiment très très excitant.

Nous nous sommes depuis réconciliés avec les bougies, laissant tomber les basses températures pour des bougies traditionnelles, basiques, blanches et sans parfum (il convient bien sûr de tester la température avant de l'utiliser).

Nous avons d'abord commencé avec des bougies type chauffe-plat, j'ai ainsi pu découvrir la sensation d'un filet de cire, du plaisir à sentir ce liquide chaud couler sur  mon corps, la sensation n'a rien à voir avec du goutte à goutte. Mais quelle misère pour nettoyer, ça accroche à la peau, ça ne s'enlève pas à sec, je n'ai donc rien trouvé de plus efficace que de me laver au gant de crin (et là pas besoin d'avoir d'être fessée pour avoir la peau écrevisse).

Mon Maître m'en verse un peu plus à chaque fois. Lors de la dernière séance, j'ai compris pourquoi il avait allumé des bougies, pour le côté romantique mais pas que ! Alors que j'étais en train de me caresser avec mon jouet, yeux bandés, j'ai senti la cire couler sur mes seins. J'ai tout de suite su qu'il ne s'agissait pas des petites bougies habituelles. D'environ 3 cm de diamètre pour 5/6 cm de haut, la cire s'était accumulée dans le photophore depuis le début de notre séance. Elle était plus chaude qu'à l'accoutumée, pas insupportable mais plus chaude quand même. La sensation de ce ruisseau chaud est exceptionnelle, assez indescriptible, même si je pense que je grimace lors du contact sur ma peau. Les yeux bandés le ressenti est amplifié, le fluide très liquide coule sur la peau, comme de l'eau donnant l'impression qu'il y en a beaucoup. Mon Maître avait plusieurs bougies à sa disposition, il m'a demandé d'écarter grand les jambes, j'étais crispée, j'avais peur, peur qu'il déverse ce liquide sur mon clitoris, que ce soit trop chaud (ce petit endroit est quand même bien plus sensible), j'imaginais déjà le nettoyage impossible, regrettant d'avoir négligé une épilation correcte et laissé une touffe de poils. J'ai tenté de refermer les jambes pour me protéger puis vient la voix de mon Maître demandant de les écarter faute de quoi elles seraient attachées. Mais fermer les jambes est un réflexe.

Etre attachée aurait pu être une solution, de facilité dont je ne voulais pas, j'ai donc écarté les jambes apeurée. Finalement la cire ne s'est déversée que sur mes seins formant une coque rigide. La cire a monopolisé toute mon attention et m'a fait délicieusement jouir. Et bonne nouvelle celle-ci se nettoie facilement :)

Alors pour Vous Maître, voici en quelques mots ce que je pense de la cire :

J'aime la sensation envoûtante de la cire qui se répand sur mon corps, sentir cette vague chaude est incroyable même si elle me fait parfois peur (d'être brûlée)

J'aime que Vous m'en mettiez un peu plus à chaque fois. J'ai envie d'en avoir plus encore, avoir mes fesses recouvertes de cire par exemple, que vous orniez mon corps de couleurs...

Notre dernière séance m'a fait sentir votre puissance mais aussi ma peur. Recouvrir mon intimité de cire m'a réellement terrifiée, curieuse peut être, envie de m'offrir encore plus à Vous, d'aller plus loin mais aussi freinée (peur des conséquences). Si un jour vous décidez prévenez moi pour que je puisse à minima faire une épilation adaptée ;)

Je fais un petit edit aujourd'hui, au lendemain de mon anniversaire, pour Vous remercier pour notre séance imprévue et ce marquage à la cire pour la première fois les yeux ouverts.

Les sensations sont différentes Maître, oui je sais à quoi m'attendre et par conséquent il n'y a pas la surprise et le même ressenti qu'avec le bandeau. Je me suis trouvée plus résistante, j'ai aimé vous voir tenir cette grosse bougie, y voir la lueur orangée lécher la cire pour la rendre liquide et voir ce filet dégouliner doucement jusqu'à ce qu'il entre en contact avec ma peau, voir  mon ventre, mes seins blanchir et disparaitre sous une épaisse coque de cire. Un moulage de mes seins avec l'empreinte de mes pointes emprisonnées dont je me souviendrai longtemps.

Merci Maître

lundi 21 novembre 2016

Petite gourmande...



Tout a commencé il y a une dizaine de jours, assise à califourchon sur mon Maître, je lui ai demandé l'autorisation d'aller chercher mon jouet préféré, mon body wand. Il sait combien je l'aime et a accepté. Je me suis dirigée d'un pas léger vers notre armoire pour ne réveiller notre enfant, j'ai attrapé mon jouet et l'ai aussitôt branché, je tourne la molette et là... rien ! Le néant ! En bonne femme ne cherchant absolument pas à comprendre d'où pouvez venir le problème je mets sur arrêt, je tourne à nouveau, toujours rien, grrr, foutu jouet ! Mon Maître découvre le problème, le fil à l’extrémité est dénudé, (re)grrrrr

Il ne s’est pas pressé pour le réparer et jeudi dernier j'ai fait un peu l'impertinente en disant que si je n'avais pas mon jouet, ça n'était pas la peine de faire une séance le lendemain. C'était bien entendu sur le ton de la plaisanterie mais j'étais agacée tout de même.

Vendredi matin, mon Maître est parti exceptionnellement après moi de la maison, je file à l'école, fais mes bricoles en rentrant avant de me diriger vers mon bureau où je trouve mon body wand avec petit mot : une invitation à le tester tout en me demandant de lui écrire un rapport après.

Ce genre de demande n'attend pas ! Un petit nettoyage et le voilà branché. Téléphone ! Mince, je me demande une fraction de seconde si je vais aller répondre, je décide que oui car je n'ai pas envie que le téléphone sonne à nouveau après. Mon Maître... je lui fais part de ma surprise en découvrant son mot et lui demande en même temps si je ne risque pas l’électrostimulation vu le scotch placé au niveau de la réparation. Finalement le test est reporté, me voilà avec quelques recherches à faire qui ne peuvent pas attendre.

Une heure plus tard, je n'ai plus du tout la tête au jouet mais je monte tout de même dans la chambre, je ne souhaite pas faire attendre sa demande. Et là, hummm, je retrouve les délicieuses vibrations. Cette diète forcée semble me rendre encore plus sensible et moins de deux minutes après, l'orgasme aussi brutal que rapide me submerge. Trop vite, je me sens insatisfaite, je le laisse donc en place et avec deux minutes supplémentaires je jouis une deuxième fois. Petit rapport comme demandé à mon Maître et je laisse la journée se passer, mon Maître me réserve une séance ce soir là.

Bien qu'ayant eu des moments câlins, nous n'avons pas eu de longues séances depuis 2 semaines, l'emploi du temps de mon Maître ne permettant pas qu'il se libère les seuls jours où nous pouvons avoir la maisons pour nous seuls. Je devrais me réjouir et pourtant je n'ai pas la tête à ça, les longs moments sans séances me font douter de ma capacité à lâcher prise et à faire le vide autour de moi. Lors de notre dernière séance mon Maître m'avait dit qu'il ne m'avait pas assez mise en condition (il m'envoie souvent des mails ou des textos avant pour me donner des consignes) et voilà qu'aujourd'hui ça recommence, je sais juste que je vais avoir une séance à 18h30 rien de plus.

Lorsque je rentre à la maison, il est déjà là, sous la douche. Je vais à mon tour me préparer et j'attends son autorisation avant de me rendre dans la chambre (habituellement je l'attends agenouillée).

En entrant mon regard se pose d'abord sur les bougies qu'il a allumées (ce qui est assez rare), mon Maître est adossé contre la tête de lit, vêtu d'un jean et d'un tee-shirt, pieds nus. Il me demande de me mettre dans ma position, sur mon coussin, luxe auquel je n'ai droit que lors des débuts de séances.

Et là, je fonds, sur mon coussin m'attend un bouquet de roses rouges. Nos séances n'ont jamais été romantiques mais le début de celle-ci l'est assurément. Un sourire jusqu'aux oreilles éclaire mon visage, émue et touchée par cette attention, le coeur remplit d'amour.

Puis vient le début de la séance, je lui baise les pieds, il me passe mon collier, les bracelets de contraintes, resserre le bandeau à l'arrière de ma tête. Je me lève et je sens  les cordes de mon Maître passer autour de ma poitrine, sur ma taille, mes cuisses.... Je n'ai aucun mal à deviner qu'il est en train de me faire un nouveau cordage et me demande quand il l'a appris. Il m’autorise à voir le résultat, je suis décidément fan des cordes, quelques photos, l'objectif me met toujours si mal à l'aise. Il replace le bandeau et continue son cordage que je ne verrais pas, je sais que cette partie n'est pas pour moi mais pour lui et qu'il est en train de me comprimer la poitrine.

Allongée sur le lit il me donne mon jouet et me demande de me caresser. Je me mets la pression, comme à chaque fois. Je me dis qu'il va s'attendre à ce que je jouisse en 2 minutes comme le matin, les vibrations me donnent du plaisir mais l'orgasme ne veut point venir. Ca y est... je me trouve longue, j'ignore depuis combien de temps je me caresse, si ça fait 5 minutes ou 10... plus peut-être, j'ai perdu la notion du temps sous le bandeau, je me dis qu'il va me trouver longue aussi... le pire c’est que je sais que lorsque je cherche l'orgasme il ne vient pas et pourtant je ne peux m'en empêcher. Je n'ai pas toujours été comme ça, autrefois je n'attendais rien et je jouissais beaucoup, désormais je ne comprends plus comment font les autres jouisseuses pour jouir autant. J'ai besoin d'être dans ma bulle et un rien peut me faire redescendre, une parole quand il ne faut pas...

Je joue avec la molette pour intensifier les vibrations et mon corps finit par lâcher.

Le reste est un grand trou noir, je suis incapable de remettre de l'ordre dans ce qui s'est passé. Mon Maître m'a fait abuser de mon jouet, il m'a baisé durement, je me suis caressée encore tandis qu'il maintenait mes pieds en l'air, jambes grandes écartées ou qu'il tirait sur l'anneau de mon collier, je me souviens avoir joui, avoir eu des crampes de pieds, joui encore, senti les cordes comprimer fortement ma poitrine, sa main tirant sur mes seins, joui encore plus fort longuement tandis qu'il déversait la cire sur ma poitrine et le summum j'ai joui pendant qu'il me baisait en hurlant encore plus fort.

J'ai fini la séance complétement épuisée mais heureuse, je me suis avec regret agenouillée pour qu'il me retire mon collier.

Merci Maître pour cette belle séance.

Je Vous aime
Votre petite gourmande


vendredi 4 novembre 2016

Récit à la demande de mon Maître


En début de soirée mon Maître m'a téléphoné, nous avons un peu papoté, raconté nos journées, il m'a annoncé qu'il rentrerait assez tôt pour que nous ayons une séance. Je n'étais pas chez moi et n'avais rien préparé avant mon départ car voyant l'heure tourner je me suis dit qu'il ne pourrait pas se libérer aujourd'hui. Pas de tenue particulière, je devais juste l'attendre agenouillée, détendue et sexy et me laisser porter.

A son arrivée dans notre chambre il m'a passé mon collier et suivant notre rituel, il m'a demandé ce que cela signifiait, mes mots d'alerte... Il m'a ensuite bandé les yeux et m'a offert un cadeau, de nouveaux bracelets de contrainte plus larges pour mes poignets (merci Maître il y a longtemps que j'en voulais). Mains en l'air, j'ai senti ses cordes se serrer autour de moi, au dessus de ma poitrine, en dessous, autour de ma nuque, hum ce que j'aime ça. Puis il a accroché mes mains avec les chaînes pour les maintenir suspendues.

J'ai alors senti les caresses du petit fouet en daim, une des premières acquisitions que nous avions faites il y a plus d'un an et demi, il l'a fait claqué sur mes fesses en me disant "ça ne vous fait plus rien", c'est vrai que maintenant il me parait très gentillet.

Le martinet à longues lanières a donc pris la relève, quelques coups avant qu'il me dise :

- Vous allez compter maintenant.

Je me suis mise à compter... un, deux, ...

- Plus fort je veux vous entendre.

Il a fait claquer les lanières sur mes fesses, mes cuisses où je ne peux m'empêcher de gigoter, mon dos, mes seins.

Si certains coups sont supportables, d'autres m'arrachent une vive douleur, j'ai du mal avec l'extrémité des lanières qui va plus loin que la zone d'impact pour se loger sur les côtés des cuisses, sur les flancs...

... quarante-neuf, cinquante. Je pensais que c'était son objectif, je me suis trompée...

J'ai continué à compter... soixante dix-neuf, quatre-vingts !

- C'est bien soumise. Lorsque je vous ferai passer votre test, je vous donnerai cent coups.

Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite, j'ai été prise soudainement de nausées, je ne me sentais pas bien, j'avais les yeux cachés par le bandeau, je me demandais si je devais le dire, en voulant pas gâcher ce moment. Il a fallu que je le fasse car j'avais l'impression que je n'allais pas tarder à tomber dans les pommes, j'ai demandé à mon Maître si je pouvais m'allonger, ce qu'il a bien sûr accepté, il m'a retiré mon bandeau et a attendu patiemment que le malaise passe.

Nous avons ensuite repris notre séance, je me suis caressée devant lui à sa demande avant qu'un jouet ne remplace ma main jusqu'à ce que je jouisse. Il m'a ensuite baisé et a joué avec la roulette de Wartenberg, mais pas en mode douceur, en appuyant fermement dessus, mes bras, mon ventre, mon dos. je sentais la roulette appuyer fort sur ma peau, je me demandais jusqu'à quel point il appuierait, l'insistance sur mon dos m'arracha quelques cris.

Des questions, des affirmations, des doutes se bousculèrent dans ma tête. La douleur était forte, plus qu'à l'accoutumée, il me poussait plus loin mais mon esprit reprenait le contrôle.

Je me suis demandée subitement si mon avenir était celui d'une soumise, ai-je vraiment envie de ça ? Je ne suis en tout cas pour le moment pas soumise masochiste, ça c'est certain.

- C'est dur soumise ? Regardez-moi

Je tournais le visage vers lui avec mes yeux embrumés.

- Oui, Maître

- Pourquoi vous le faites ?

- Pour Vous Maître.

- Pour faire plaisir à votre Maître.
Lors de nos dernières séances je vous ai poussé à chaque fois un peu plus loin, la cravache, la cire, le martinet. Vous aurez bientôt cent coups pour votre test (censé marqué si je le réussis la fin de ma période novice/apprentie), vous le raconterez sur votre blog ce soir. Je vous pousserai comme je ne vous ai encore jamais poussée...

....Vous n'aimez pas souffrir ?!

- Non Maître.

- Est ce que c'est trop ?

Comment pouvais-je répondre à cette question ? Je lui ai donc simplement demandé "et si ça l'était ?"

- Cela voudrait dire que nous aurions atteint vos limites et qu'il faudrait diminuer. Ce n'est pas pour autant que vous n'êtes pas une bonne soumise.

L'entendre ! "Nous aurions atteint vos limites", non, non et Non ! Coup de massue !  Les avons-nous atteintes ? Les larmes me sont montées aux yeux. Moi qui fais tout pour toujours aller plus loin, pour ne prononcer aucun mot d'alerte même quand les coups sont difficiles, laissant pour tout réponse "pas de couleur Maître" quand il me souhaite savoir où j'en suis.

Cela fait plus de 18 mois que j'essaie de m'améliorer sans cesse, que j'attends désormais ce test qui marquera la fin de mon initiation pour accéder au développement, obéissant à tout ordre sans réfléchir. J'ai attendu si longtemps, pensant parfois que je serais à jamais une soumise en période d'essai. Jusqu'à ce que je me sente prête, jusqu'à ce que Lui me sente prête à aller plus loin. Et tout aurait basculé ce soir parce que la douleur chez moi se mue rarement en plaisir, même si  j'ai la satisfaction et le plaisir de servir mon Maître. Pourquoi mon esprit refuse-t-il de capituler, pourquoi je me pose ces questions ?!!

Je sais qu'il y a quelques temps je n'aurais pas supporté ces 80 coups de martinet et c'est d'ailleurs plutôt la roulette qui m'a fait douté de ma capacité à supporter la douleur, s'agit il d'une habitude à prendre ?

Ne pas être à la hauteur, ne pas être une bonne soumise me rend malade. De la déception. Déçue de moi-même.

Je n'ai pas pu exprimer mes sentiments à ce sujet avec mon Maître à la fin de la séance lorsqu'il m'a demandé ce qui n'allait pas, incapable de prononcer le moindre mot. Je sais qu'il lira bien sûr mon article.

Pourquoi Maître n'ai-je pas réussi à Vous parler?

Parce que j'ai peur de votre attitude en retour. Me dire "c'est pas grave, nous sommes bien comme ça" ou changer ce que Vous aviez prévu de me faire faire à l'avenir ou lors de ce test..

Je ne le souhaite pas ! Je ne veux pas de votre compassion.

Mon rêve est de devenir une soumise, une Très bonne soumise, celle qui vous obéira aveuglement et qui fera ce que Vous avez décidé pour elle. C’est certainement le seul projet/envie dans ma vie que je ne veux pas rater !! Le seul que je ne veux pas abandonner.

Quelques heures ont passé depuis la fin de la séance, je sens encore la chaleur de vos marques, la pression est redescendue, je ne doute plus, je sais ce que je veux, aller plus loin même s'il est vrai que mon plaisir lors de nos séances est plus grand quand je ne suis pas captive de la douleur.

Je Vous aime,

Votre Soumise