Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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jeudi 27 décembre 2018

C'est l'heure du bilan !




La fin d'année approche. Dans quelques jours je prendrai de "bonnes" résolutions comme je le fais chaque année en faisant le triste constat que les précédentes n'ont pas été (ou partiellement) tenues. J'ai presque l'impression d'en prendre pour rien. Pourtant, si je continue à le faire, c’est qu'une part de moi croit encore que je peux m'y tenir ou peut-être s'agit-il d'une certaine manière de pointer du doigt ce qui est à améliorer, en prendre conscience n'est déjà pas si mal.

Au lieu d'attendre le début de l'année, me voilà en train de tapoter sur mon clavier afin de dresser un bilan de l'année presque écoulée. Je crois qu'il s'agit de la première fois que j'en dresse un, ici, sur mon blog. Un besoin, comme pour me vider la tête et effacer la lourde ardoise 2018 afin de repartir sur de bonnes bases.

De la gaieté, de la complicité, de l'espoir, des envies de changements il y en a eu, cependant au fur et à mesure des mois la fatigue s’est installée, des soucis à gérer, de longs allers retours sans trouver où poser notre nid, des déceptions aussi. Ça fait quelques mois que j'ai l'impression d'avoir la tête pleine jusqu'à ce que l'overdose m'empêche d'avancer.

Alors, place au grand déballage pour libérer un peu d'espace. Puisqu'il faut bien commencer par quelque chose, je vais débuter par les difficultés (pour finir sur du positif, le meilleur pour la fin) :

- L'amitié, un doux mot que j'ai découvert sous un nouveau jour lorsque nous avons débuté notre relation D/s. Des étoiles plein les yeux, je dois bien avouer qu'en entrant dans ce monde bdsm, j'ai été subjuguée par la gentillesse, la tolérance et l'ouverture d'esprit des personnes que nous avons côtoyées.  Rapidement je me suis attachée plus profondément à certaines. De belles rencontres, de beaux partages, des amies à qui j'ai ouvert mon cœur et badaboum ça a dérapé, parfois sans véritable raison, juste comme ça, du jour au lendemain, parfois en constatant, impuissante, une ampleur non souhaitée et tant regrettée.
Le soucis c’est que je m'attache trop, trop fort et c’est un énorme défaut ! Si, si ! Je n'arrive pas à renoncer, à tourner la page, à effacer de beaux souvenirs partagés alors j'ai souffert en silence, j'ai pleuré, beaucoup, j'y ai pensé la nuit, souvent, j'ai cherché à comprendre, à apprendre, à recoller les morceaux. J'ai attendu... J'ai entrouvert légèrement les yeux, oui entrouvert seulement car je dois encore vivre sur une autre planète mais j'ai trouvé un brin de raison. Je ne peux forcer personne à m'aimer autant que j'aime et encore moins à avoir les mêmes besoins ou attentes, à moi d'apprendre à avoir le recul nécessaire. Mais pu... que ça fait mal ! J'ai pensé maintes fois à tourner la page pour ne plus souffrir, curieusement c'est souvent un moment où les échanges reprennent. Ce amies sont toujours là, toujours présentes dans mon cœur, les échanges sont juste beaucoup moins réguliers. Chacun a sa vie, je dois apprendre à prendre ce qui se présente sans attendre plus. Ne rien attendre est le meilleur moyen de ne pas être déçue.

- Deuxième coup dur : notre projet ! Après un début d'année prometteur, de la joie, des rêves plein la tête, de l'impatience à revendre et une motivation au taquet nous avons passé des mois à tenter de trouver notre terre où installer notre nouveau chez nous. Optimistes, nous nous projetions vers un été prometteur mais l'hiver est là et nous n'avons pas avancé. A chaque fois que nous y avons cru, il y a eu un soucis. Ça me parait si long à se mettre en place que j'ai parfois l'impression que ce beau rêve / projet de vie ne se réalisera pas.

- Je n'évoquerai pas ici les problèmes vanilles, cependant ils ont aussi fait partie de cette année. Encore des pleurs, de l'incompréhension, de la révolte et pour ne rien gâcher un coup de massue juste pour Noël. La vie n'a décidément pas fini de me surprendre.

- La conséquence (?) de tout cela : notre lien est devenu élastique. Lorsqu'il se tend, Maître et esclave retrouvent davantage leur vie de mari et femme, puis l’élastique est lâché et un coup de fouet nous rappelle cette complicité qui est la nôtre, le bonheur de nous retrouver, d'être à notre place, tout simplement. Cependant à force de se tendre et se détendre, ma place ne m'apparait plus toujours comme une évidence, j'ai peur de me projeter, d'y croire trop et d'imaginer un idéal difficile à atteindre.
Je souffre de l'attente, je regrette nos échanges bien moins réguliers, je regrette l'absence de réponse lorsque je propose de petites solutions, les séances sont un mélange de grandes avancées, de fusion et d'espacement.
Des remises en place auxquelles se succèdent des moments où on fait comme si les règles n'existaient pas parce que nous sommes tous deux trop fatigués pour les respecter.
Faire du sport pour soi et bien je vous le dis c'est pénible et pas du tout motivant. Pas de séance pour mon anniversaire cette année, certes c'était compliqué car pas seuls mais ça me perturbe (Maître a cependant fait une séance pour le sien). Le temps que nous n'avons (ne prenons) plus, la fatigue... oui nous sommes humains, incapables de gérer de front tant de choses simultanément.

Les hauts :

- Le premier fut l'annonce de cette première marche franchie pour notre avenir en début d'année, bien que nous n'ayons pas avancé comme nous le souhaitions depuis, ce pas là est fait.

- Ce beau séjour de février chez nos amis, c'était vraiment formidable, nous étions si bien et tous ceux qui ont suivi. De belles rencontres sages et pas sages, de beaux partages aussi.

- Ce qui m'amènent à parler des belles rencontres. Tout d'abord, Maître C. et sa kajira avec qui nous avons partagé une très agréable soirée, j'ai beaucoup de respect pour eux, il y a eu aussi la rencontre avec autre couple M/s Maître Fox et Dana que nous avons eu plaisir à revoir par la suite en soirée mais aussi celle avec Soumise S. qui se reconnaîtra avec qui j'échange depuis longtemps par mail, ou encore celle de Mister et O qui nous ont accueilli à bras ouverts en octobre et dont je garde un électrisant souvenir. Et puis il y a ces sourires, ces quelques mots échangés, tant d'affection avec des inconnus à la villa des supplices, certes trop furtifs mais qui me montrent combien les belles personnes existent.

- Cette soirée à la villa des supplices figure bien sûr parmi les grands moments de cette année, de la complicité avec ma tendre amie qui a appris avec le temps comment me pousser ;-) et la magnifique soirée où nous étions, Maître et moi, complétement dans notre bulle. Le lien entre nous était si fort, c'était comme si il ne s'était jamais distendu, c'était véritablement magique.

- Il y a eu aussi tous ces plaisirs simples d'une promenade en laisse, d'un service agenouillée, de la satisfaction éprouvée lorsque Maître me pousse dans la difficulté, des sensations retrouvées, d'autres qui m'ont fait suffoquer, des découvertes (breathplay, lame, douche dorée...), de notre amour qui s'exprime dans un geste tendre, dans un regard chargé d'émotion, dans un sourire ou dans les larmes, dans toutes ces fois où mari/femme, Maître/esclave sont si bien ensemble.

Je crois que le bilan est dressé, il me faut désormais tirer des leçons de tout ça pour penser à cette nouvelle année qui s'annonce.


jeudi 20 décembre 2018

Une surprise de Noël avant l'heure - Les Jardins Secrets d'Ange


Avec un goût de Noël avant l'heure, j'attendais, telle une enfant, la surprise que le facteur devait m'apporter. Si les enfants essaient plus ou moins d'être sages à l'approche des fêtes par crainte du Père Fouettard, j'attendais, quant à moi, notre nouveau martinet avec une impatience non dissimulée.

A peine le fameux paquet reçu, je m'empressais de l'ouvrir pour découvrir l'objet de ma convoitise : un martinet de plus de 85 cm bien plus imposant que ceux que nous possédions jusqu'alors, fait des mains de Maîtresse Ange. Je dois dire que j'ai un petit faible pour ces objets uniques créés avec passion. Je n'ai pu m'empêcher de le prendre en main en imaginant les sensations que Maître éprouverait en tenant ce large manche d'acier, j'ai caressé ses lanières, humé son odeur de cuir verni avant de chercher la touche finale que Maîtresse Ange avait spécialement ajouté avant de me l'envoyer. Elle m'avait indiqué qu'elle plairait très certainement à Maître mais peut-être moins à moi. J'ai tout de suite compris pourquoi en voyant ce dont il s'agissait : des fils de fer avaient été ajoutés à l’extrémité d'une des lanières.


Je ne sais pas si je suis inconsciente ou téméraire, peut être les deux à fois, je n'ai pu m'empêcher d'envoyer dans la foulée des photos à Maître qui n'a pas caché son enthousiasme devant cette petite touche inattendue.

Nous n'avons pas pu le tester ce soir-là mais j'avais bon espoir que nous pourrions nous rattraper le lendemain, un de ces seuls jours où nous pouvons avoir la maison pendant quelques heures juste Lui et moi. Maître est cependant rentré un peu tard car, comme pour beaucoup, la période de fin d'année s’accompagne d'une surcharge de travail. Déception d'abord, mes espoirs s'envolent... Pas de consigne, de séance programmée, de tenue sexy, juste nous avec une horloge qui nous rappelle que nous ne sommes plus seuls pour très longtemps.

Un passage à la chambre, un peu de taquineries, l'envie est trop grande, l’impatience se fait sentir des deux côtés. Alors une fois n’est pas coutume, sans aucune préparation ni mise en condition, Maître me demande de baisser mon jean et de m'installer à quatre pattes sur le lit. Point de musique, d’ambiance tamisée, me voilà à la fois excitée et frileuse à l'idée de découvrir les sensations de ce nouveau martinet que Maîtresse Ange m'a décrit comme le plus cinglant qu'elle avait.


Les lanières commencent à échauffer ma peau, doucement. Je suis rassurée, finalement il n’est aussi terrible que je le redoutais, au contraire, je le trouve même plutôt agréable. Je ne sais comment appeler ça avec le recul ? Un brin de naïveté ? L’expérience du Maître qui, bien qu'impatient, ne se laisse pas emporter et prend soin de préparer un minimum son esclave ? Il ne m'a pas fallu bien longtemps pour sentir que cette apparente douceur n'allait pas durer. En moins d'une minute je contemplais dans le miroir ma croupe rosie tandis que Maître continuait à me fouetter.

Les fesses déjà brûlantes, Maître mit plus de puissance dans ses gestes, la sensation se fit si piquante que je n'ai même pas été en mesure de distinguer l'impact du cuir des brins de fer. J'essayais de rester à ma place en gémissant ou criant mais parfois c'était si fort qu’instinctivement j'essayais de me dérober en remontant un peu plus haut sur le lit à quatre pattes, ce qui n'a pas manqué d'amuser Maître. Le manque de mise en condition a certainement une part de responsabilité. Maître a repris puis Il a changé d'instrument pour me permettre de lâcher prise. Il a joué de la badine sur mes fesses pour m'amener vers le plaisir avant de reprendre le martinet. Plus intense encore, j'ai regoûté à son piquant, pensant que Maître lâchait totalement ses coups (ce qui n'était pas le cas et promet encore bien des sensations). J'en ai apprécié la morsure, c'était fort, très fort jusqu'à ce que Maître soit satisfait de ce premier essai et m'en laisse le souvenir brûlant sur ma croupe.

Mon avis :

Tout d'abord un grand merci à Maîtresse Ange de m'avoir permis de découvrir ce beau martinet.



 J'ai réellement été impressionnée par sa taille. Le manche est lourd et ne mesure pas moins de 40 cm ce qui rend la prise en main très agréable.

Les lanières sont très différentes des martinets que nous possédions. Au nombre de trente, elles mesurent 45 cm et sont en cuir verni très épais. J'aime beaucoup l'odeur très prononcée et si particulière du cuir.

Comme Maître me l'a montré il peut être aussi doux que redoutable.

Son site, Les Jardins Secrets d'Ange www.lesjardinssecretsdange.fr propose une multitude d'articles BDSM à petits prix. Des indispensables comme les badines, paddles ou encore les pinces à seins, il séduira sans nul doute les néophytes souhaitant se lancer dans cet univers sans se ruiner ou permettra de varier les plaisirs en étoffant la collection du Maître. Pour les plus aguerris en quête de produits uniques, Ange fabrique de ses mains, martinets, cravaches... Il suffit de la contacter pour lui faire-part de vos envies.

Dernier article de l'année ? J'en profite donc pour vous souhaiter un Joyeux Noël !

jeudi 6 décembre 2018

Le Festival de l'érotisme 2019 de Brussels se prépare et à cette occasion je vous offre des places !


En partenariat avec le Festival, quelques lecteurs auront la chance de recevoir une entrée gratuite pour assister à l’événement (entrée gratuite pour une personne uniquement valable le vendredi  01/03/2019 ou le dimanche 03/03/2019).

Je vous invite donc à tenter votre chance en laissant un petit commentaire ou en m'envoyant directement un mail à soumiseanaelle@gmail.com. Vous ferez peut-être partis des privilégiés.

Communiqué transmis par le Festival de l'Erotisme :

Des exposants uniquement BDSM & Fetish , une 'play' zone pour essayer vos achats BDSM , un podium avec des shows BDSM , des workshop ( Shibari , needle play ,spanking etc .. )
Dans cet univers de cuir et de chaînes bien particulier, vous retrouverez des femmes soumises, des esclaves, des maîtres, des dominatrices.

Savourer la douleur avec divers accessoires (pinces, fessées, godes, fouets, plugs ...), c'est une façon différente de prendre du plaisir mais toujours de manière progressive et en respectant le contrat établi avec votre partenaire.
Envie de discuter, fixer les règles d'une rencontre, réaliser vos fantasmes en toute discrétion avec des personnes qui partagent vos envies. Que vous soyez plutôt dominant ou dominé, débutant ou expérimenté. Prendre du plaisir sans dépasser ses limites ...
Des envies bien spécifiques à assouvir? Besoin de discipline, de trouver une femme dominatrice et dure, de subir des humiliations sexuelles, d'être attaché(e) à ton lit, d'être fouetté(e) et/ou menotté(e) ou encore d'être soumis(e) à ton partenaire?
Et pourquoi pas vous… Maître Taurus et sa femme, sa soumise vous accueilleront!
Rdv ces 1, 2, 3 mars 2019 au Brussels Kart Expo  Vendredi 17h00 - 03:00, Samedi 15h00 - 03:00, Dimanche 14h00 - 21.00


Le Festival de l’Erotisme 2019 accueille cette année Jessyca Wilson, une personne surprenante aux yeux bleus azur… A découvrir le 1er weekend de mars 2019!

Spectacles et Animations NON-STOP
Zone BDSM Fetish
Stars du X
Sexy Girls Animations - Show Percu - Show Feu
Dédicaces - Bodypainting
Défile de la boutique l'Annex
Shopping érotique
Lingerie - Chaussures - Accessoires
Théâtre Erotique - Espace Belswing

Venez découvrir ces 1-2 et 3 Mars 2019 nos artistes, exposants pour la 28 ième édition du festival et découvrir les nombreux spectacles et animations proposés tout au long de ces 3 jours de folie.
Infos: www.erotisme-bruxelles.be

*Entrée 25€
*Préventes 17€
*Pass 3 jours 40€
* AGE MINIMUM : 18 ANS
* ESPACE FUMEURS



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dimanche 2 décembre 2018

Le don, l'abandon...

Je me décide à publier ce petit post écrit il y a quelques semaines.


Je viens consigner ici à la manière d'un journal intime un moment que je veux garder en mémoire. J'ai du mal à trouver les bons mots pour le décrire. J'ai d'abord pensé que j'en parlerai en terme de limite dure dépassée ou encore de barrière tombée mais... ça n'était pas ça.

Les limites peuvent évoluer, les obstacles franchis alors quel mot donné à ce que l'on pense être immuable, à ces pratiques que l'on s'interdit parce qu'elles ne peuvent tout simplement plus s'inscrire dans notre histoire. Pas par choix ou manque d'envie mais parce que la vie semble en avoir décidé ainsi, parce que la peur des conséquences nous frigorifie.

Et puis, il y a eu cette nuit magique où dans un demi sommeil nous avons fait comme si nous avions oublié - non sans questions - non sans peur - dans une crainte partagée que l'on préfère taire pour ne rien gâcher. Dans l’irraisonnable où l'on ressent une infinie complicité.  Je me suis donnée toute à lui, dans le don, dans l'abandon, dans un plaisir oublié, dans un ressenti troublant où chacun de nous a su ce que ça représentait pour l'autre.

Je me suis sentie infiniment à Lui, dans une appartenance inégalée, dans la fusion, envahie par la suite par un sentiment de légèreté et de plénitude.

Je le consigne ici pour ne jamais l'oublier.