Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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vendredi 10 février 2017

Le Test !!


 
Photo non personnelle

Le jour du test est arrivé, telle fut ma première pensée au réveil, c'était hier. Ce test je l'ai attendu, des mois durant, jusqu'à ce qu'il devienne un besoin. Certes j'apprendrai tout le temps mais tous les changements intérieurs en moi voulaient qu'il me considère comme la soumise que j'étais en train de devenir pour lui et plus comme la novice qui découvre ce monde.

Je me suis habillée conformément à ses attentes, des bas, la jupe la plus courte que j'avais, des bottes jusqu'au-dessus des genoux, un haut qu'il avait demandé sexy j'ai donc choisi un petit haut noir transparent laissant entrevoir un joli soutien-gorge et pas de culotte.

Parents, nous avons pris le chemin de l'école. A notre retour il m'a demandé de m'agenouiller et m'a passé mon collier, mon large tour de cou en cuir orné d'une chaînette et d'un gros anneau, ainsi que mes bracelets assortis, plus fins, munis également de chaînettes. Il m'a dit que je les garderai tout la journée (jusqu'à ce que nous allions rechercher notre enfant le soir) et que je devais être fière de les porter, je lui répondu que je le serai.

Avec sa permission, je suis montée me maquiller, emportant au passage mon portable pour vérifier mes mails. Son mail m'attendait. Ce matin nous irions faire du shopping pour acheter des bougies, il fallait cependant être ponctuelle car à 14 h 30 précise je devais être prête pour notre "rendez-vous", aucun retard possible, et cette petite phrase "faites moi honneur".

Comme il sait si bien le faire, la pression est montée d'un cran, que devais-je comprendre ? Je lui demandais la permission d'aller dans la chambre chercher mes boucles d'oreilles, il s'était affairé à l'intérieur avant et je prenais soin de ne surtout pas regarder ce qu'il avait préparé. Mon regard s'est cependant porté sur une chaise, puis une deuxième. Étais-je censée les voir ? Ma gorge se serra en me demandant ce qu'il avait prévu mais je ne dis rien.

Avant de sortir il attacha ma laisse à mon collier en m'indiquant que je n'aurais pas besoin d’écharpe.

Je suis donc sortie de notre maison tenue en laisse. Nous avons descendu un peu la rue à pieds pour aller poster une lettre (une excuse pour me promener ainsi dans notre rue), nous aurions pu croiser nos voisins mais ça n'a pas été le cas.

Nous avons ensuite pris la direction d'une ville, une des plus grandes agglomérations de notre région. Le trajet fut l'occasion de parler de ces fameuses chaises, ne sachant pas si je m'y trouverai attachée ou si quelqu'un aller s'y asseoir. Mon Maître m'a demandé quel serait mon mot d'alerte s'il s'agissait de la deuxième hypothèse. Je ne savais pas s'il était sérieux ou non mais il me fallait considérer cela comme un fait envisageable et je lui répondis que je n'avais aucun mot d'alerte à prononcer, je me laisserai guider.

Nous sommes arrivés à notre destination. A ma sortie de voiture, mon Maître a saisi la laisse que je n'avais pas quitté durant le trajet. Il faisait froid, mon manteau était fermé, mais pas jusqu'en haut, on voyait très bien mon collier, et surtout la laisse tenue par mon Maître car elle n'était nullement cachée (puisqu'au dessus de manteau). Je me suis donc retrouvée en plein centre-ville piéton, pour la première fois, soumise tenue en laisse. Un jeudi matin il n'y avait pas grand monde, moins qu'un samedi c’est certain. Mon Maître m'invita à entrer dans des boutiques, la première fut une de lingerie, pas très grande où la vendeuse vous accueille avec un "bonjour" , elle ne pouvait voir que nous, le magasin était désert. Malgré mon caractère réservé, je ne voulais pas être la soumise qui subit et fait juste ce qu'on lui demande, qui obéit en se cachant. Non ! Je voulais être la soumise qui assume, fière d'être aux côtés de son Maître. J'ai donc regardé les articles, même si je n'avais pas la tête au shopping, de l'entrée jusqu'à la caisse située au fond du magasin, nous sommes ensuite allés dans un grand magasin, aux Galeries Lafayette. Nous avons trainé dans les rayons, regardant ce qui m’intéressait qu'il y ait quelqu'un à côté ou non.

C'est amusant, les réactions des gens sont tellement différentes. Il y a tous ces gens pour qui nous sommes passés inaperçus, complétement invisibles, il y a eu des regards interloqués se dirigeant d'abord vers moi puis vers celui qui tenait la laisse, il y a eu cette dame au regard insistant qui n'a pas su détourner la tête, ou cet homme qui a jeté un rapide coup d’œil vers moi, puis vers mon Maître avant de s'empresser de regarder ailleurs gêné, il y a ceux qui regardent sans en avoir l'air ou ceux qui s'en décrocheraient la tête.

Avant de rejoindre la voiture, nous nous sommes arrêtés près d'un banc au coeur de la zone piétonne,  j'ai failli y prendre place avant que mon Maître me rappelle à l'ordre. C’est lui qui s'est assis et je me suis agenouillée à ses côtés, à ma place mais de façon "publique".

Nous sommes ensuite allés dans une zone commerciale. Sur le trajet mon Maître m'a demandé de le sucer en m'appliquant pour qu'il jouisse avant que l'on soit arrivé.

Collier toujours apparent mais cette fois sans la laisse, nous avons acheté les bougies, arpentés les rayons d'un hypermarché avant de déjeuner dans un self se situant dans la galerie marchande.

La suite de mes "épreuves" se situait là. Si j'avais pleinement assumé mon collier manteau ouvert avec la laisse il me faudrait désormais l'assumer apparent aux yeux de tous, ce que j'ai fait sans problème. Au cours du repas, mon Maître m'a demandé de lui lire la lettre d'intention qu'il m'avait demandée de préparer. Il m'avait demandé de la garder avec moi toute la journée. Il s'agit de ma deuxième lettre d'intention, la première je lui ai écrite au tout début de notre relation, il y a près de deux ans. Notre relation ayant beaucoup évolué il m'a demandé d'en écrire une nouvelle où je lui décrirai mon souhait de vivre à ses pieds et ma totale dévotion, ne doutant pas qu'elle serait bien différente de la première.

Dans les cafétérias les tables sont proches les unes des autres, et si on recule un peu on se retrouve dans la chaise du voisin de derrière. Il y avait un couple derrière nous. J'ai ouvert l'enveloppe, les premiers mots ont eu du mal à sortir, non pas parce que j'hésitais mais parce que j'étais émue. J'ai commencé la lecture, pas assez fort, il m'a dit qu'il n'entendait pas assez, j'ai donc lu à haute voix cette page que j'avais écrite les larmes aux yeux, partant de nos débuts où je croyais qu'être soumise n'était qu'une folle aventure purement sexuelle à la femme que suis devenue, soumise dans le coeur pour qui la soumission va bien au-delà de cet aspect.

Mon Maître a été ému par mes mots, j'ai été émue par les siens lorsqu'il m'a dit que j'avais tout compris. Satisfait de mon attitude il m'a offert un cadeau : des boucles d'oreilles avec le symbole du bdsm.

Des coups d’œil réguliers sur sa montre, l'obligation de s'en aller pour ne pas être en retard. Le stress qui revient.

Comme nous serons à la maison bien avant l'heure prévue il me dit qu'il va voir s'il peut avancer la séance. J'entends les sms sur le téléphone, j'ignore si cela a un quelconque rapport.

Je vais me doucher rapidement, je me mets en tête qu'il est effectivement possible que nous ne soyons pas seuls. J'imagine une séance avec une autre soumise en me demandant ce que ça vient faire là, dans mon test, dans ce moment que je voulais vivre avec Lui seul. Je sais que si une autre soumise est effectivement là, elle ne le sera pas que pour moi, je demanderai l'autorisation à son Maître qu'elle puisse être encordée par le mien, parce que cette demande me semble acceptable (même si je respecterais un refus) et que je vivrais ainsi cette séance avec mon Maître dans le partage.

Un bruit de porte au rez de chaussée puis mon Maître me rejoint, me met à nouveau ma laisse qu'il accroche à la poignée de douche en me disant de patienter. J'attends, il revient quelques minutes après. Il me bande les yeux, je ne vois plus rien. Je le suis dans la chambre, je m'agenouille comme il me l'a appris, dos droit, jambes légèrement écartées, tête baissée en signe de respect.

J'essaie d'écouter, je ne sais pas si nous sommes seuls, mon Maître me demande de raconter le début de notre journée. Puis de douces caresses, on m’ôte mon gilet avec délicatesse, je gémis, mon esprit est embrumé, je ne sais plus, s'agit il de mon Maître ? c'est tellement doux que cela me rappelle une séance passée avec une femme.

Mon Maître me relève et me demande si je suis prête.  "Oui, Maître", il fait glisser ma jupe, je me retrouve nue, parée de mes bas et mes bottes.

L’âpreté des cordes glisse ma peau, j'aime cette sensation, mon Maître m'encorde, me fait des photos.

Il me demande de m'allonger sur le lit et de me caresser avec mon jouet en l'enlevant juste au moment où j'allais jouir.

A ce moment là je ne sais toujours pas qui est dans la chambre, à force d'écouter je me convaincs que nous sommes finalement seuls, je ne le découvrirais que plus tard lorsque mon Maître me retirera mon bandeau, heureuse de partager uniquement ce moment avec mon Maître même si je trouve notre partage tellement beau que j'aurais aimé que quelqu'un en soit témoin.

Mon Maître se positionne entre mes jambes puis je sens une compresse humide sur un sein. Je sais ce qui m'attend, ce sont les aiguilles, elles me font peur, je n'ai pas beaucoup de recul face à elles, je n'ai eu qu'une seule séance d'aiguilles, essentiellement sur le dos, et une seule sur un téton qui avait suscité une intense émotion.

Mais je trouverai la force. Comme toute au long de cette journée, je me parle à moi-même, j'irai plus loin pour Lui. La première aiguille transperce ma peau, il en dispose plusieurs sur mon sein, je grimace, j'inspire, profondément, autant que possible, ça fait mal mais c'est surmontable. Il s'attaque au téton, une aiguille se plante dedans, une autre le transperce de part et d'autre, je crie de douleur. Il prend mon doigt pour me faire toucher la pointe de l'aiguille, pour me faire découvrir qu'elle passe de l'autre côté, les larmes coulent sous le bandeau et roulent sur mes joues.

Ce moment me fait peur, autant qu'il me rend heureuse, je dois être folle. Heureuse de ce partage, de cette complicité. Il fait la même chose avec l'autre sein, j'aurais une dizaine d'aiguilles en tout.

Ouf je souffle. Mais une compresse vint ensuite nettoyer mon pubis, la peur monte d'un cran. Quatre aiguilles s'y plantent, c'est encore plus douloureux, les larmes coulent toujours.

Alors que je crois avoir tout fait, la compresse glisse sur mes petites lèvres, je suis terrorisée mais donner un mot d'alerte ne me vient même pas à l'esprit. La douleur est atroce, j'hurle, c’est épouvantable, je sanglote bruyamment sans pouvoir me contenir, me mords la main, le bras. Mon Maître les percera de deux aiguilles.

Mon Maître se glisse entre mes jambes, me baise. Il fait glisser mon bandeau pour me montrer les aiguilles et me confirmer que nous sommes seuls dans la chambre avant de me le remettre. Il ôte les aiguilles.

Je me caresse. La cire chaude glisse sur ma peau comme s'il déversait un verre de liquide, sensation toujours curieuse qu'il y en a vraiment beaucoup ce qui n’est pas toujours le cas. Il verse le contenu de plusieurs bougies, sur mes seins, mon ventre, mon pubis où la cire semble me brûler tant la chaleur me parait intense.

Il me dilate la chatte avec ses doigts épais, je me caresse, j'aime cette sensation. Quelque chose de gros vint s'y placer, une des bougies achetées le matin même. je m'efforce de tenir mon cul relevé pour maintenir cette bougie allumée droite.

Mon Maître se saisit de la cravache, les coups s'enchaînent, mes mains sur mon bassin pour maintenir mon cul levé. Il me demande si j'ai compté ? Non je n'ai pas compté mais lui oui. Il m'annonce un nombre une soixantaine et continue de compter à haute voix. Je me parle de nouveau à l'intérieur "appréhender la douleur" "aller plus loin pour Lui", ces paroles tournent en boucle dans ma tête, j'ai mal mais je ne céderai pas, pas aujourd'hui.

Mon Maître termine "je vous avais promis 100 coups de cravaches, vous les avez eu", il me dira ensuite que la cravache a soufflé la bougie.

Lorsqu'il me la retire cela m'arrache un cri de douleur. Je me frotte ensuite à mon Maître, retire la cire contre son corps, sans bandeau, mon regard plongé dans le sien,  jusqu'à ce qu'il jouisse.

Je n'arrive pas à retranscrire toute notre séance, faite de ces moments forts, de baise, de douleurs et de jouissance. Une complicité sans pareille. Le sentiment d'être bien, c'est tellement contradictoire avec la douleur, il y avait tant d'amour entre nous que cela m'a fait penser à notre mariage.

Mon Maître me demande ensuite subitement de  sortir du lit, d'aller me doucher (vraiment ?) pour retirer ce qu'il reste de cire.

Je reviens dans la chambre où il me demande de reprendre place sur mon coussin. Il me remet ma lettre d'intention entre les mains et me demande de la lire à nouveau. Elle a pris tout son sens, ce qui est écrit sonne tellement vrai, je la termine comme je l'avais fait le midi en rajoutant que désormais mes limites seront les siennes. Bien sûr tout le monde a des limites, les Maîtres aussi, et je nous sens tellement en phase que je suis prête à me laisser guider, il m'amène là où il me sait capable d'aller et ne fera donc pas de demande insensée (et si c'était le cas mes mots d'alertes sont là pour ça).

Le regard brillant, il me dit combien il est fier de moi, que j'ai tout réussi, haut la main, et qu'il a même encore été plus loin que ce qu'il avait imaginé. Il me dit que ma place n’est plus celle d'une soumise novice et néophyte mais que je mérite entièrement le titre de soumise. Il enlève mon collier et en attache un autre à la place en me disant que je le porterai désormais tous les jours. Je suis terriblement émue, je pleure (encore !). Ce collier je l'ai désiré, rêvé, envié à d'autres soumises avant d'y renoncer parce qu'il ne s'inscrivait pas, pour Lui, dans notre histoire.

Je remercie mon Maître comme je le ressens c'est à dire en lui baisant les pieds.

Je le découvre dans le miroir, à mon image, à la sienne, il nous correspond. Ce n’est pas un collier épais, pas d'anneau, mais une chaîne en argent avec le médaillon du symbole du bdsm. A la fois discret et ô combien identifiable. Mon visage est deformé par l'émotion, par le maquillage coulé, par mes pleurs qui ne veulent plus s'arrêter mais nous vivons un moment exceptionnel et plus rien ne compte. "Vous oserez le porter ? " Chaque jour Maître".

Et dans un tel moment, le désir ardent de ne faire plus qu'un, nous recommençons. Il me cinglera le dos avec le martinet en me disant "vous avez senti, je n'ai pas retenu mes coups".

Ce test et sa préparation ont généré beaucoup de stress chez moi, de façon irraisonnée, c'est inexplicable, il ne s'agissait pas d'un examen mais il m'a été impossible de me dire que je vivrais ce test avec l'homme qui était aussi mon mari. Mon Maître m'a annoncé la date 2 semaines avec le jour J au cours desquelles j'ai reçu plusieurs consignes sur la tenue vestimentaire,  sur mon rendez-vous à prendre chez l’esthéticienne pour une épilation intégrale chose que je n'avais faite (et ce ne fut pas facile d'y aller), sur l’organisation par rapport à notre enfant pour qu'il mange exceptionnellement à la cantine, sur la playlist que je devais préparer, la lettre d'intention...

Ce test ça faisait des mois que je l'attendais et au moment où il allait enfin se concrétiser, des ennuis de santé m'ont fait douter qu'il se réaliserait un jour.

Parfois on a besoin de parler et je remercie ma sœurette de m'avoir écoutée, rassurée... même si ce test ne lui parlait pas, c'est d'autant plus beau car elle se réjouissait simplement pour moi sachant ce qu'il représentait à me syeux. Nous étions toutes deux d'accord pour dire que je serais la même avant ou après ce test et qu'un enchaînement d'épreuves ne changerait rien au fait que je sois plus soumise qu'avant.

La journée d'hier m'a fait pourtant voir les choses différemment. Depuis mon déclic de Noël je savais que j'étais soumise à mon Maître au plus profond de moi mais pour tout avouer je n'avais pas du tout imaginer le test comme ça mais il m'a montré avec puissance ce qui résonne en moi. Jamais je n'aurais imaginé me faire promener en laisse dans des lieux publics en ressentant de la fierté, ou m'abandonner entièrement à mon Maître comme je l'ai fait, je me suis totalement lâchée me découvrant capable de plus que je ne l'aurais pensé et avec l'envie de découvrir encore.

Maître, je Vous remercie pour cette journée. Magique et Exceptionnelle en tout point. Je Vous remercie pour le temps que Vous avez consacré à l'imaginer. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas et notre bonheur est très difficile à écrire avec des mots.

Vous me demandez parfois si je suis heureuse. Mon humeur enjouée et mes sourires du matin Vous ont probablement montrer que je l'étais et lors de notre séance, entre rire et larmes je me suis dit que j'étais vraiment HEUREUSE !

Quelle chance de Vous avoir, de Vous appartenir et d'avoir un Maître qui prend si bien soin de sa soumise. Je Vous écris ces quelques mots en pleurant (oui, encore !) tant l'émotion est grande.

Le monde où je me sens bien existe, c'est tout simplement le Vôtre.

Je porterai votre collier, chaque jour avec fierté.

Et comme Vous me l'avez écrit à l'annonce de ce test :

"Ce test ne signifiera pas que notre relation n'évoluera plus, au contraire, mais une étape importante sera franchie."

Je Vous adore Maître,

Votre respectueuse Soumise