Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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mardi 5 février 2019

La table du Kommandant - Demeure DGK


Illustration

Samedi... nous y voilà. Un mélange d'impatience, d'excitation et de stress s'empare de moi. Ce dernier ne me quitte plus depuis quelques jours déjà. Voilà près d'un mois et demi que nous n'avons pas eu de séance, que Maître et esclave ont été mis en sommeil. Pas par choix, non, parce que certains événements de la vie vous vident tellement que vous revenez juste à l'essentiel, à ce minimum qui vous maintient juste debout.

Les séances sont loin, la connexion D/s aussi mais il nous reste l'essentiel : l'amour qui nous unit et l'envie de nous retrouver. Il n'y eut que quelques coups de badine la semaine précédent la soirée, certainement pas administrés durement pourtant mon esprit s’est tout de suite braqué : la douleur qui irradie, l'impression d'avoir une peau bébé, une douleur si présente et un plaisir qui me semble si loin, si difficile à atteindre, inaccessible même. Fessées, roulette de Wartenberg, rien ne me permet de décrocher, j'ai l'impression d'être plus douillette encore qu'à nos débuts dans le bdsm il y a près de quatre ans, un peu comme s'il fallait repartir de zéro ou de plus loin encore et tout réapprendre. J'ai peur de ne plus retrouver ma place, ces sensations que je chérissais.
J'en viens à me demander si c'était une bonne idée de réserver cette soirée même si c’est moi qui l'ai proposée à Maître. Un besoin de coupure, d'oxygène, un besoin de nous retrouver, de reprendre notre vie où elle s'est arrêtée. Je ne sais cependant pas comment je vais la vivre, je ne sais pas ce qu'il reste de nous enfin de moi surtout car je sais que pour Lui rien n'a changé, Il m'a juste laissé le temps dont j'avais besoin pour revenir à Ses pieds, prête à me relever et à avancer. J'aurais aimé avoir un peu "d'entraînement" avant, une petite séance pour voir si j'étais à nouveau en mesure de lâcher prise mais nous n'en avons pas eu le temps.
Sur le trajet, nous discutons ou plutôt j'ose dire tout haut toutes ces questions qui me taraudent l'esprit, j'évoque mes incertitudes, ce mode de vie que nous pensions avoir trouvé, je me demande s'il existe vraiment, je m'interroge sur ce que nous vivons, sur la viabilité de notre relation sur le long terme... Au lieu de trouver une échappatoire je m'enferme dans ce pèle-mêle qui me fait douter de moi.

Après une brève escale à l'hôtel me laissant tout juste le temps de me préparer, nous voilà déjà en route pour découvrir ce nouveau lieu, la demeure DGK. Petit rire crispé avant de sortir de voiture, nous sommes ensuite accueillis chaleureusement par ses hôtes. Nous gagnons le salon où les Maîtres(ses) sont assis sur les canapés, leur soumis(e) à leurs pieds. Je retrouve une soumise que je suivais à nos débuts, des échanges par écran interposé, une belle occasion de se rencontrer, je me place cependant un peu en retrait, un peu trop introvertie pour savourer l'opportunité de cette rencontre. Nous retrouvons également avec plaisir un couple rencontré il y a quelques mois à la villa des supplices.

L'ambiance est très intimiste autour de l'imposante cheminée, très différente des autres soirées auxquelles nous avons participé. Après un verre, nous passons au dîner. Une longue table est magnifiquement dressée pour une  vingtaine de convives, une jolie nappe aux tons rouges contraste avec la vaisselle blanche, un fin chemin de table noir sur lequel sont posés d'imposants chandeliers créent une voluptueuse atmosphère, du gypsophile et des têtes de roses dans des verres finissent de compléter cette décoration soignée. Au cours du repas élaboré par Sir John, un petit défi est organisé pour les soumis(es), il s'agit de finir le plus rapidement possible une petite jatte d'eau, rien de bien méchant mais pas de chance, je n'avais pas vu que le bol n'était pas entièrement vide et je suis déclarée avec un autre soumis gagnante (voyons les choses de façon positive) d'un gage qui n'aura lieu qu'en fin de repas. Inutile de vous dire que je me suis demandée ce qui m'attendait en imaginant divers scénarios. C’est finalement, une barre d'écartement posée sur les épaules, les poignets attachés  aux bracelets de contrainte que je dus ramener les tasses à café avec l'aide du soumis qui, de son côté, avait les mains enfermées dans de drôles de gants.

Puis ce fut le moment de jeu tant attendu, celui où on se désinhibe pour profiter de l'instant. Maître me demanda de prendre place au pilori et retira ma jupe et mes sous-vêtements, indécemment offerte à son martinet qui commença à claquer mes fesses. Bien qu'Il m'ait dit dans les jours précédents qu'Il serait intransigeant, Il commença lentement. Je sais qu'Il me ménage, qu'Il ne veut pas me brusquer en m'amenant trop vite dans cette douleur que je crois ne plus être en mesure de supporter. Il sait que si je me braque celle-ci ne se muera pas en plaisir mais m'enfermera au contraire dans mes doutes. Malgré tout, rien ne se passe, je n'arrive pas à avoir le déclic, je reste pleinement consciente, quelques pensées parasites me montrent que je n'y suis pas, je ne trouve pas de sens, à la limite de l'ennui. Maître le ressent en se disant que ce soir ça va être compliqué de me faire décrocher mais ne m'en parle absolument pas. Il continue malgré tout, un premier martinet, puis je sens l'odeur si singulière de celui en cuir fabriqué par Maîtresse Ange, bien plus mordant accompagné de ses pointes en fer, de la badine aussi, je "subis" plus facilement que je ne l'aurai pensé mais sans réel plaisir. Après m'avoir libérée du carcan, Il retire mon bustier pour me faire un bondage au niveau de la poitrine.

Il sait ce dont j'ai besoin : être coupée du monde pour ne plus penser et entrer dans ma bulle. C’est ainsi que la cagoule me plonge dans l'obscurité en ne laissant que ma bouche apparente. Il m’emmène sur ce que je suppose être un banc à fessées, mi allongée, mi debout, le buste sur le cuir, les fesses offertes. Un confort douillet qui me rassure, je m'y sens bien, les coups reprennent plus lourdement, plus rapidement, d'autres sont plus sensuels et me caressent sensuellement l'échine.  Une musique que nous mettons parfois en séance finit par me détendre. Peu à peu je cède et en redécouvre les plaisirs.

Il m'attache ensuite debout, bras tendus, poignets reliés aux chaînes qu'il a accroché à un anneau. Je sais ce que cela veut dire, je sais ce qu'Il attend, je sais que bientôt Le fouet s'imprimera sur ma peau. Je l’aime autant qu'Il me fait peur, il est le symbole de notre connexion, de l'abandon, source de pure douleur ou de transcendance, Son instrument préféré. Je ne sais pas si je suis prête, comment je vais réagir, les premiers coups sont mordants mais pas insupportables au contraire, ça suffit à me mettre en confiance, à me dire que finalement j'en aime toujours la morsure. Petit à petit esclave et Maître se lâchent, retrouvent leur place. Le cuir imprime mes fesses, mon dos, avant que Maître ne me demande de me retourner pour marquer ma poitrine, mon ventre, mes hanches. Les cris franchissent mes lèvres, je gigote, me dandine, cède à la douleur et au plaisir, à cette envie de plus encore. Un basculement autant physique que cérébral. Un instant de pleine conscience où j'ai senti que j'étais à Lui. Je craque, bascule dans l'ivresse, dans cette jouissance presque inexplicable. Maître me détache ensuite, Il devine que j'ai froid et m'invite à aller me réchauffer près de la cheminée.

La soirée s'accompagne d'autres moments de fouet, de badine... et de moment calmes où nous observons simplement les autres jouer.

Plus tard dans la soirée, Maître m'informe que nous allons faire de la bougie avec A. et DAM, j'aime beaucoup l'idée et vais, à sa demande, chercher les bougies. Je rejoins la belle A. sur le drap en vinyle, je cherche ma place, d'abord côte à côte, les Maîtres choisissent de nous placer fesses contre fesses, intimement liées par un double gode. Les Maîtres déversent la cire sur nos dos, nos fesses, d'abord éloignés puis de plus en plus près nous faisant gémir tour à tour ou ensemble. Je n'ai jamais ressenti tant de sensations avec la cire, tant de plaisir, mais je sais qu'elle n'en est pas seule responsable ;-) Ce fut un magnifique moment de partage accompagné d'un délicieux moment de tendresse, un de mes plus beaux souvenirs de la soirée ! Je remercie A. et DAM d'avoir partagé ce moment avec nous.

Maître jouera encore avec son esclave, notamment avec les pinces en me faisant marcher, sautiller... je n'ai pas pu retenir quelques grimaces suivant l'endroit où elles étaient placées, et les mêmes mots me reviennent en tête en y repensant "c'est atroce". Malgré tout, j'ai aimé ce moment car j'étais à Lui, à ma place. Qu'il est bon de se retrouver !

Aujourd'hui j'ai la tête ailleurs partagée entre mon quotidien et les souvenirs de ce week-end, heureuse de sentir à nouveau nos places dont je devrais ne jamais douter. Je nous sens tellement plus proches, complices, j'ai retrouvé une certaine joie, une croyance en l'avenir, une impatience aussi à démarrer notre nouvelle vie. Si, si, tout ça ! Ça paraît peut être trop, déraisonnable mais c’est ainsi, je suis plutôt extrême dans les sentiments, reste à entretenir cette flamme ravivée.

Un grand merci à Der gute Kommandant et Maîtresse Mina pour leur accueil, à Sir John pour ce bon repas, à A. et DAM pour ce moment complice et à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette soirée.

Maître, Votre esclave vous remercie pour cette belle soirée. Oui, je Vous ai retrouvé... un poil plus sadique encore mais, insatiable gourmande, votre esclave rêve déjà d'un prochain week-end.

mercredi 23 janvier 2019

Publiée dans le recueil Indécence 2018 - Evidence Editions

Comme vous le savez je prends beaucoup de plaisir à écrire sur mon blog mais aussi des nouvelles. La dernière, mêlant soumission et candaulisme, a été publiée dans le recueil Indécence 2018.

Si vous aimez les textes où le plaisir est partagé sans tabou, je vous invite à le commander sans plus tarder. Vous découvrirez ainsi non seulement ma nouvelle mais également celles des autres auteurs avec qui je partage la couverture.


https://www.amazon.fr/Ind%C3%A9cence-2018-Collectif/dp/B07KZGKS2C/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1548232700&sr=1-1
 
Résumé de ce recueil : Il est un endroit où tout est possible, où tout est dépassement, où tout est don de soi. Un endroit intime où l’indécence n’est que plaisir. Se donner pour exister, se laisser emmener sur les chemins escarpés de la domination où seul le Maître détient les clés de notre libération.

Et si le seul moyen de se sentir en vie était dans l’offrande de son corps ?!

Seriez-vous prêt à vous abandonner ?

https://www.amazon.fr/Ind%C3%A9cence-2018-Collectif/dp/B07KZGKS2C/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1548232700&sr=1-1

jeudi 27 décembre 2018

C'est l'heure du bilan !




La fin d'année approche. Dans quelques jours je prendrai de "bonnes" résolutions comme je le fais chaque année en faisant le triste constat que les précédentes n'ont pas été (ou partiellement) tenues. J'ai presque l'impression d'en prendre pour rien. Pourtant, si je continue à le faire, c’est qu'une part de moi croit encore que je peux m'y tenir ou peut-être s'agit-il d'une certaine manière de pointer du doigt ce qui est à améliorer, en prendre conscience n'est déjà pas si mal.

Au lieu d'attendre le début de l'année, me voilà en train de tapoter sur mon clavier afin de dresser un bilan de l'année presque écoulée. Je crois qu'il s'agit de la première fois que j'en dresse un, ici, sur mon blog. Un besoin, comme pour me vider la tête et effacer la lourde ardoise 2018 afin de repartir sur de bonnes bases.

De la gaieté, de la complicité, de l'espoir, des envies de changements il y en a eu, cependant au fur et à mesure des mois la fatigue s’est installée, des soucis à gérer, de longs allers retours sans trouver où poser notre nid, des déceptions aussi. Ça fait quelques mois que j'ai l'impression d'avoir la tête pleine jusqu'à ce que l'overdose m'empêche d'avancer.

Alors, place au grand déballage pour libérer un peu d'espace. Puisqu'il faut bien commencer par quelque chose, je vais débuter par les difficultés (pour finir sur du positif, le meilleur pour la fin) :

- L'amitié, un doux mot que j'ai découvert sous un nouveau jour lorsque nous avons débuté notre relation D/s. Des étoiles plein les yeux, je dois bien avouer qu'en entrant dans ce monde bdsm, j'ai été subjuguée par la gentillesse, la tolérance et l'ouverture d'esprit des personnes que nous avons côtoyées.  Rapidement je me suis attachée plus profondément à certaines. De belles rencontres, de beaux partages, des amies à qui j'ai ouvert mon cœur et badaboum ça a dérapé, parfois sans véritable raison, juste comme ça, du jour au lendemain, parfois en constatant, impuissante, une ampleur non souhaitée et tant regrettée.
Le soucis c’est que je m'attache trop, trop fort et c’est un énorme défaut ! Si, si ! Je n'arrive pas à renoncer, à tourner la page, à effacer de beaux souvenirs partagés alors j'ai souffert en silence, j'ai pleuré, beaucoup, j'y ai pensé la nuit, souvent, j'ai cherché à comprendre, à apprendre, à recoller les morceaux. J'ai attendu... J'ai entrouvert légèrement les yeux, oui entrouvert seulement car je dois encore vivre sur une autre planète mais j'ai trouvé un brin de raison. Je ne peux forcer personne à m'aimer autant que j'aime et encore moins à avoir les mêmes besoins ou attentes, à moi d'apprendre à avoir le recul nécessaire. J'ai pensé maintes fois à tourner la page pour ne plus souffrir, curieusement c'est souvent un moment où les échanges reprennent. Ce amies sont toujours là, toujours présentes dans mon cœur, les échanges sont juste beaucoup moins réguliers. Chacun a sa vie, je dois apprendre à prendre ce qui se présente sans attendre plus. Ne rien attendre est le meilleur moyen de ne pas être déçue.

- Deuxième coup dur : notre projet ! Après un début d'année prometteur, de la joie, des rêves plein la tête, de l'impatience à revendre et une motivation au taquet nous avons passé des mois à tenter de trouver notre terre où installer notre nouveau chez nous. Optimistes, nous nous projetions vers un été prometteur mais l'hiver est là et nous n'avons pas avancé. A chaque fois que nous y avons cru, il y a eu un soucis. Ça me parait si long à se mettre en place que j'ai parfois l'impression que ce beau rêve / projet de vie ne se réalisera pas.

- Je n'évoquerai pas ici les problèmes vanilles, cependant ils ont aussi fait partie de cette année. Encore des pleurs, de l'incompréhension, de la révolte et pour ne rien gâcher un coup de massue juste pour Noël. La vie n'a décidément pas fini de me surprendre.

- La conséquence (?) de tout cela : notre lien est devenu élastique. Lorsqu'il se tend, Maître et esclave retrouvent davantage leur vie de mari et femme, puis l’élastique est lâché et un coup de fouet nous rappelle cette complicité qui est la nôtre, le bonheur de nous retrouver, d'être à notre place, tout simplement. Cependant à force de se tendre et se détendre, ma place ne m'apparait plus toujours comme une évidence, j'ai peur de me projeter, d'y croire trop et d'imaginer un idéal difficile à atteindre.
Je souffre de l'attente, je regrette nos échanges bien moins réguliers, je regrette l'absence de réponse lorsque je propose de petites solutions, les séances sont un mélange de grandes avancées, de fusion et d'espacement.
Des remises en place auxquelles se succèdent des moments où on fait comme si les règles n'existaient pas parce que nous sommes tous deux trop fatigués pour les respecter.
Faire du sport pour soi et bien je vous le dis c'est pénible et pas du tout motivant. Pas de séance pour mon anniversaire cette année, certes c'était compliqué car pas seuls mais ça me perturbe (Maître a cependant fait une séance pour le sien). Le temps que nous n'avons (ne prenons) plus, la fatigue... oui nous sommes humains, incapables de gérer de front tant de choses simultanément.

Les hauts :

- Le premier fut l'annonce de cette première marche franchie pour notre avenir en début d'année, bien que nous n'ayons pas avancé comme nous le souhaitions depuis, ce pas là est fait.

- Ce beau séjour de février chez nos amis, c'était vraiment formidable, nous étions si bien et tous ceux qui ont suivi. De belles rencontres sages et pas sages, de beaux partages aussi.

- Ce qui m'amènent à parler des belles rencontres. Tout d'abord, Maître C. et sa kajira avec qui nous avons partagé une très agréable soirée, j'ai beaucoup de respect pour eux, il y a eu aussi la rencontre avec autre couple M/s Maître Fox et Dana que nous avons eu plaisir à revoir par la suite en soirée mais aussi celle avec Soumise S. qui se reconnaîtra avec qui j'échange depuis longtemps par mail, ou encore celle de Mister et O qui nous ont accueilli à bras ouverts en octobre et dont je garde un électrisant souvenir. Et puis il y a ces sourires, ces quelques mots échangés, tant d'affection avec des inconnus à la villa des supplices, certes trop furtifs mais qui me montrent combien les belles personnes existent.

- Cette soirée à la villa des supplices figure bien sûr parmi les grands moments de cette année, de la complicité avec ma tendre amie qui a appris avec le temps comment me pousser ;-) et la magnifique soirée où nous étions, Maître et moi, complétement dans notre bulle. Le lien entre nous était si fort, c'était comme si il ne s'était jamais distendu, c'était véritablement magique.

- Il y a eu aussi tous ces plaisirs simples d'une promenade en laisse, d'un service agenouillée, de la satisfaction éprouvée lorsque Maître me pousse dans la difficulté, des sensations retrouvées, d'autres qui m'ont fait suffoquer, des découvertes (breathplay, lame, douche dorée...), de notre amour qui s'exprime dans un geste tendre, dans un regard chargé d'émotion, dans un sourire ou dans les larmes, dans toutes ces fois où mari/femme, Maître/esclave sont si bien ensemble.

Je crois que le bilan est dressé, il me faut désormais tirer des leçons de tout ça pour penser à cette nouvelle année qui s'annonce.


jeudi 20 décembre 2018

Une surprise de Noël avant l'heure - Les Jardins Secrets d'Ange


Avec un goût de Noël avant l'heure, j'attendais, telle une enfant, la surprise que le facteur devait m'apporter. Si les enfants essaient plus ou moins d'être sages à l'approche des fêtes par crainte du Père Fouettard, j'attendais, quant à moi, notre nouveau martinet avec une impatience non dissimulée.

A peine le fameux paquet reçu, je m'empressais de l'ouvrir pour découvrir l'objet de ma convoitise : un martinet de plus de 85 cm bien plus imposant que ceux que nous possédions jusqu'alors, fait des mains de Maîtresse Ange. Je dois dire que j'ai un petit faible pour ces objets uniques créés avec passion. Je n'ai pu m'empêcher de le prendre en main en imaginant les sensations que Maître éprouverait en tenant ce large manche d'acier, j'ai caressé ses lanières, humé son odeur de cuir verni avant de chercher la touche finale que Maîtresse Ange avait spécialement ajouté avant de me l'envoyer. Elle m'avait indiqué qu'elle plairait très certainement à Maître mais peut-être moins à moi. J'ai tout de suite compris pourquoi en voyant ce dont il s'agissait : des fils de fer avaient été ajoutés à l’extrémité d'une des lanières.


Je ne sais pas si je suis inconsciente ou téméraire, peut être les deux à fois, je n'ai pu m'empêcher d'envoyer dans la foulée des photos à Maître qui n'a pas caché son enthousiasme devant cette petite touche inattendue.

Nous n'avons pas pu le tester ce soir-là mais j'avais bon espoir que nous pourrions nous rattraper le lendemain, un de ces seuls jours où nous pouvons avoir la maison pendant quelques heures juste Lui et moi. Maître est cependant rentré un peu tard car, comme pour beaucoup, la période de fin d'année s’accompagne d'une surcharge de travail. Déception d'abord, mes espoirs s'envolent... Pas de consigne, de séance programmée, de tenue sexy, juste nous avec une horloge qui nous rappelle que nous ne sommes plus seuls pour très longtemps.

Un passage à la chambre, un peu de taquineries, l'envie est trop grande, l’impatience se fait sentir des deux côtés. Alors une fois n’est pas coutume, sans aucune préparation ni mise en condition, Maître me demande de baisser mon jean et de m'installer à quatre pattes sur le lit. Point de musique, d’ambiance tamisée, me voilà à la fois excitée et frileuse à l'idée de découvrir les sensations de ce nouveau martinet que Maîtresse Ange m'a décrit comme le plus cinglant qu'elle avait.


Les lanières commencent à échauffer ma peau, doucement. Je suis rassurée, finalement il n’est aussi terrible que je le redoutais, au contraire, je le trouve même plutôt agréable. Je ne sais comment appeler ça avec le recul ? Un brin de naïveté ? L’expérience du Maître qui, bien qu'impatient, ne se laisse pas emporter et prend soin de préparer un minimum son esclave ? Il ne m'a pas fallu bien longtemps pour sentir que cette apparente douceur n'allait pas durer. En moins d'une minute je contemplais dans le miroir ma croupe rosie tandis que Maître continuait à me fouetter.

Les fesses déjà brûlantes, Maître mit plus de puissance dans ses gestes, la sensation se fit si piquante que je n'ai même pas été en mesure de distinguer l'impact du cuir des brins de fer. J'essayais de rester à ma place en gémissant ou criant mais parfois c'était si fort qu’instinctivement j'essayais de me dérober en remontant un peu plus haut sur le lit à quatre pattes, ce qui n'a pas manqué d'amuser Maître. Le manque de mise en condition a certainement une part de responsabilité. Maître a repris puis Il a changé d'instrument pour me permettre de lâcher prise. Il a joué de la badine sur mes fesses pour m'amener vers le plaisir avant de reprendre le martinet. Plus intense encore, j'ai regoûté à son piquant, pensant que Maître lâchait totalement ses coups (ce qui n'était pas le cas et promet encore bien des sensations). J'en ai apprécié la morsure, c'était fort, très fort jusqu'à ce que Maître soit satisfait de ce premier essai et m'en laisse le souvenir brûlant sur ma croupe.

Mon avis :

Tout d'abord un grand merci à Maîtresse Ange de m'avoir permis de découvrir ce beau martinet.



 J'ai réellement été impressionnée par sa taille. Le manche est lourd et ne mesure pas moins de 40 cm ce qui rend la prise en main très agréable.

Les lanières sont très différentes des martinets que nous possédions. Au nombre de trente, elles mesurent 45 cm et sont en cuir verni très épais. J'aime beaucoup l'odeur très prononcée et si particulière du cuir.

Comme Maître me l'a montré il peut être aussi doux que redoutable.

Son site, Les Jardins Secrets d'Ange www.lesjardinssecretsdange.fr propose une multitude d'articles BDSM à petits prix. Des indispensables comme les badines, paddles ou encore les pinces à seins, il séduira sans nul doute les néophytes souhaitant se lancer dans cet univers sans se ruiner ou permettra de varier les plaisirs en étoffant la collection du Maître. Pour les plus aguerris en quête de produits uniques, Ange fabrique de ses mains, martinets, cravaches... Il suffit de la contacter pour lui faire-part de vos envies.

Dernier article de l'année ? J'en profite donc pour vous souhaiter un Joyeux Noël !

jeudi 6 décembre 2018

Le Festival de l'érotisme 2019 de Brussels se prépare et à cette occasion je vous offre des places !


En partenariat avec le Festival, quelques lecteurs auront la chance de recevoir une entrée gratuite pour assister à l’événement (entrée gratuite pour une personne uniquement valable le vendredi  01/03/2019 ou le dimanche 03/03/2019).

Je vous invite donc à tenter votre chance en laissant un petit commentaire ou en m'envoyant directement un mail à soumiseanaelle@gmail.com. Vous ferez peut-être partis des privilégiés.

Communiqué transmis par le Festival de l'Erotisme :

Des exposants uniquement BDSM & Fetish , une 'play' zone pour essayer vos achats BDSM , un podium avec des shows BDSM , des workshop ( Shibari , needle play ,spanking etc .. )
Dans cet univers de cuir et de chaînes bien particulier, vous retrouverez des femmes soumises, des esclaves, des maîtres, des dominatrices.

Savourer la douleur avec divers accessoires (pinces, fessées, godes, fouets, plugs ...), c'est une façon différente de prendre du plaisir mais toujours de manière progressive et en respectant le contrat établi avec votre partenaire.
Envie de discuter, fixer les règles d'une rencontre, réaliser vos fantasmes en toute discrétion avec des personnes qui partagent vos envies. Que vous soyez plutôt dominant ou dominé, débutant ou expérimenté. Prendre du plaisir sans dépasser ses limites ...
Des envies bien spécifiques à assouvir? Besoin de discipline, de trouver une femme dominatrice et dure, de subir des humiliations sexuelles, d'être attaché(e) à ton lit, d'être fouetté(e) et/ou menotté(e) ou encore d'être soumis(e) à ton partenaire?
Et pourquoi pas vous… Maître Taurus et sa femme, sa soumise vous accueilleront!
Rdv ces 1, 2, 3 mars 2019 au Brussels Kart Expo  Vendredi 17h00 - 03:00, Samedi 15h00 - 03:00, Dimanche 14h00 - 21.00


Le Festival de l’Erotisme 2019 accueille cette année Jessyca Wilson, une personne surprenante aux yeux bleus azur… A découvrir le 1er weekend de mars 2019!

Spectacles et Animations NON-STOP
Zone BDSM Fetish
Stars du X
Sexy Girls Animations - Show Percu - Show Feu
Dédicaces - Bodypainting
Défile de la boutique l'Annex
Shopping érotique
Lingerie - Chaussures - Accessoires
Théâtre Erotique - Espace Belswing

Venez découvrir ces 1-2 et 3 Mars 2019 nos artistes, exposants pour la 28 ième édition du festival et découvrir les nombreux spectacles et animations proposés tout au long de ces 3 jours de folie.
Infos: www.erotisme-bruxelles.be

*Entrée 25€
*Préventes 17€
*Pass 3 jours 40€
* AGE MINIMUM : 18 ANS
* ESPACE FUMEURS



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dimanche 2 décembre 2018

Le don, l'abandon...

Je me décide à publier ce petit post écrit il y a quelques semaines.


Je viens consigner ici à la manière d'un journal intime un moment que je veux garder en mémoire. J'ai du mal à trouver les bons mots pour le décrire. J'ai d'abord pensé que j'en parlerai en terme de limite dure dépassée ou encore de barrière tombée mais... ça n'était pas ça.

Les limites peuvent évoluer, les obstacles franchis alors quel mot donné à ce que l'on pense être immuable, à ces pratiques que l'on s'interdit parce qu'elles ne peuvent tout simplement plus s'inscrire dans notre histoire. Pas par choix ou manque d'envie mais parce que la vie semble en avoir décidé ainsi, parce que la peur des conséquences nous frigorifie.

Et puis, il y a eu cette nuit magique où dans un demi sommeil nous avons fait comme si nous avions oublié - non sans questions - non sans peur - dans une crainte partagée que l'on préfère taire pour ne rien gâcher. Dans l’irraisonnable où l'on ressent une infinie complicité.  Je me suis donnée toute à lui, dans le don, dans l'abandon, dans un plaisir oublié, dans un ressenti troublant où chacun de nous a su ce que ça représentait pour l'autre.

Je me suis sentie infiniment à Lui, dans une appartenance inégalée, dans la fusion, envahie par la suite par un sentiment de légèreté et de plénitude.

Je le consigne ici pour ne jamais l'oublier.



vendredi 23 novembre 2018

Attachée à la barre d'écartement...




Voilà plusieurs jours, semaines que le temps, les préoccupations nous accaparent. Des séances maintes fois programmées, annulées au dernier moment à cause d'un imprévu qu'il faut gérer et ce carton, toujours posé sur l'armoire contenant la fameuse barre d’écartement envoyée par mon partenaire Rue des plaisirs qui ne demande qu'à être utilisée.

Ce matin là, Maître a prévu un moment pour nous retrouver, pas un bref moment fait à la va vite - une vraie séance - nous n'osons presque plus y croire, nous demandant quel imprévu il faudra encore gérer. La séance aurait tout bonnement dû être annulée si seulement nous avions entendu le téléphone sonner avec les obligations qui en découlaient, elle ne fut qu’interrompue par la visite impromptue d'un livreur qui tapa à la porte entre deux coups de badine.

J'avais besoin de retrouver un cadre, une ambiance, le plaisir de me préparer pour Lui. Maître me demanda de préparer une playlist, j'hésite, fais un petit mix entre une de nos premières dont certaines chansons ont une signification particulière pour moi, des musiques de la dernière playlist que j'avais préparée, j'y glisse une mélodie que nous avions eu l'occasion de partager et rajoute une mélodie qui me parle tant elle me fait ressentir des émotions.

Les consignes de Maître sont peu nombreuses, je dois juste être sexy. Après un rapide passage dans la chambre, je file à la salle de bain me maquiller puis j'enfile mes bas noirs, un string, mes escarpins et un joli caraco noué aux épaules, pas de chichi mais je pense malgré tout que le côté sexy est réussi. Quelque chose me pousse à plus, je revêts donc ma cape. Je me souviens que nous allumions fréquemment des bougies alors je fouille dans ma table de chevet pour en sortir quelques unes que je dispose sur notre commode, accompagnées d'une lumière tamisée.

J'informe Maître que tout est prêt et me place agenouillée sur le parquet, les mains sur les cuisses, cachées par ma cape qui me couvre intégralement. Je sens ce moment solennel, il n'y a pourtant rien de particulier, juste "nous" mais une fois la porte fermée c’est un autre monde qui s'ouvre à nous. Portée par les notes qui emplissent la pièce, je reste aux pieds de Maître tandis qu'il referme mon collier autour de mon cou, submergée par une émotion immense qui fait couler les larmes sur mes joues. Il est rare que j'ai envie de relever la tête mais j'aimerais croiser son regard pour qu'Il lise en moi. Je ne le ferai toutefois qu'une fois qu'il m'aura invitée à me relever, nos regards se comprennent, se noient, l'un dans l'autre. Des gestes tendres, sensuels, de l'amour, sans se précipiter, un effeuillage en douceur me laissant simplement vêtue de mes bas et escarpins, je retrouve toutes ces émotions avec une telle force. Un bandeau sur les yeux me plonge dans le noir. Maître reprend mes mains dans mon dos pour les placer devant moi et les attacher avec des bracelets en cuir maintenus entre eux.

Je me sens belle, assurée, désirable, sûre de moi, j'obéis avec tant de plaisir. Maître s’attelle à me faire bondage au niveau de la poitrine, il veut me rendre plus belle encore. Puis il attache des bracelets de contrainte très doux autour de mes chevilles, je n'ai aucun mal à deviner qu'il s'agit là des contraintes livrées avec la barre d'écartement. Quelques fessées portées à pleine puissance annonce la suite de la séance.

Maître me demande de m'allonger sur le lit, puis la badine vient battre le rythme sur mes fesses suivant parfois le tempo de la musique, un mélange de vitesse, de légèreté, de dureté, ma croupe s'échauffe et rougit. Puis vint le tour du martinet qui m'apparaît comme un moment de réconfort, mon cul est déjà tellement échauffé que ses lanières ressemblent à une caresse. Toutefois Maître intensifie cruellement la puissance, je me tortille, crie, me crispe, tente de mordre le duvet pour mieux supporter mais c’est trop tard, mon corps ne se calme pas. Quand Maître me demande "quelle couleur ?" je lui réponds "pas de couleur" alors il reprend avec la même intensité, je crois qu'il m'a encore répété la question deux fois et j'ai lâché un "jaune" (on approche de mes limites, le regrettant plus tard, j'aurais voulu au contraire qu'Il me fasse craquer), je n'avais pas ce moment de répit pour me permettre de redescendre. La badine prit à nouveau la relève, de la même manière... puis Maître me souffla qu'il aimerait utiliser son fouet sans toutefois le faire.

Il me demanda de me retourner pour m'allonger sur le dos, la barre d'écartement fut fixée à l'aide des mousquetons pour maintenir mes jambes largement écartées puis elle fut elle-même maintenue à l'aide d'une chaîne à un crochet au-dessus de notre lit, jambes en l'air, offerte en toute impudeur. Maître y attacha également mes poignets, entravant ainsi totalement mes mouvements.

En toute indécence, sa bouche chaude vint explorer mon intimité. M'offrir ainsi m'a considérablement excitée si bien que j'ai cassé la chaînette alors Maître refixa la barre d'écartement à une large chaîne impossible à briser. Je l'entendis aller chercher quelque chose, il me demanda si je savais ce que c'était, dans mon esprit il s'agissait d'une aiguille avec laquelle il allait percer mes lèvres. Je fus toutefois rassurée lorsqu'il ôta le bandeau pour me passer la cagoule, laissant juste une ouverture au niveau de ma bouche avec la crainte qu'il ne joue avec ma respiration, je me sentais si impuissante.

Il me baisa ainsi avec ardeur, pour Son plaisir, j'étais de toute façon incapable du moindre mouvement, Maître tira sur mon bassin pour me replacer dans le lit puis profita de ma bouche avant de me baiser encore, il  joua à nouveau avec un jouet posé sur mon intimité. De multiples orgasmes, une sensibilité accrue où le plaisir devient douloureux. Il m’ôta la cagoule me laissant découvrir mes chevilles attachées à cette barre d'acier, j'ai trouvé ça très beau, c’est vraiment une sensation que j'aime. Il m'a laissé voir son visage tandis qu'Il finissait de prendre Son plaisir en moi avant de me marquer.

La séance s'est terminée comme elle avait commencé. Tandis qu'il défaisait mes cordes, nos regards se sont perdus l'un dans l'autre, le mien était chargé de larmes silencieuses, il y avait là quelque chose d'exceptionnel et de magique, une infinie complicité, de l'amour, de la tendresse, ce lien si fort qui nous unit.

Mon avis sur la barre d'écartement envoyée par Rue des Plaisirs que je remercie chaleureusement.


https://www.ruedesplaisirs.com/catalogue/?8/fetish_bdsm,m=17/barre_decartement_et_menottes,ip=3988
Nul doute que cette barre me plaît, moi qui aime tant la contrainte, je ne peux que l'aimer d'autant que je la trouve en plus très esthétique.
Maître l'a également beaucoup aimé, Il la trouve solide et résistante.

https://www.ruedesplaisirs.com/catalogue/?8/fetish_bdsm,m=17/barre_decartement_et_menottes,ip=3988
Comme je suis toujours pleine d’imagination, je pense déjà aux multiples possibilités offertes par son utilisation : debout contre un mur maintenant les jambes écartées, assise sur une chaise, pourquoi ne pas la suspendre pour maintenir mes poignets, ou alors allongée sur le ventre pour relier bras et jambes ensemble... Mais je ne doute pas que Maître a encore bien plus d'idées que moi.

Les contraintes en tissu, livrées avec, sont très confortables. La séance a duré plus de 2h30, certes je n'ai pas été tout ce temps attachée les jambes en l'air mais je les ai tout de même portées un bon moment, ces contraintes sont douces et ne blessent pas.

La barre permet un écartement de 74 cm à 94 cm (Maître a bien sûr choisi le maximum).

Elle est vendue au prix de 64,90 €. Je pense qu'il est indispensable de mettre le prix pour avoir un objet solide, ça ferait tout de même désordre de plier la barre en pleine séance 😉