Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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mardi 29 mai 2018

Mari et femme...






Il y a quelques jours, Il m'a fait comprendre que nous passerions la journée du lendemain ensemble, m'informant qu'Il avait déjà réservé le restaurant pour le déjeuner. C'était en semaine, jour de sortie scolaire, me laissant ainsi la possibilité de l'accompagner sur son lieu de travail. Je me dépêchais de me préparer rapidement en prenant soin de lui plaire, j'enfilais une robe en m'assurant qu'elle lui convienne, des bas, des talons mais pas trop (il va vraiment falloir que j'ose franchir le pas des talons hauts un jour), un léger maquillage des yeux.

J'imaginais cette journée teintée de rose (au goût de vanille) car ce jour-là nous fêtions un anniversaire particulier, un nouvelle année dans notre vie de mari et femme.
Avant de partir Il me dit qu'Il prenait sa sacoche éveillant ma curiosité.

Un passage à l'école et nous voilà en route. Le trajet est conséquent. Maître n'est pas du genre bavard, aussi je profite de cette route pour consulter mes blogs préférés, je lis ou relis des articles à hautes voix pour les lui faire partager. Maître connaît chacune des soumises auxquelles je suis attachée, et même si nous si ça n’est pas toujours le cas au sens physique, j'aime partager avec lui ces petits bouts de vie, ces autres liens différents et enrichissants.

- Garde juste tes bas.

Je fais glisser mon string le long de mes jambes  avant de le poser dans sa main.

- Tu n'as pas du bien comprendre. J'ai dit juste les bas.

Je comprends alors le sens de la consigne. J'ôte ma robe qu'Il balance sur le siège arrière, mon soutien-gorge et mes chaussures me retrouvant ainsi quasiment nue sur le siège passager. La vue semble lui plaire et bien que j'ai obéi sans réelle difficulté, je ne suis pas à l'aise. J'ai toujours peur d'être vue. De simples lunettes de soleil m'auraient permise d'être plus détendue, c'est un peu bête car au fond je sais que je connais personne sur cette route.

Voilà un autre aspect de ma soumission, bien loin de la douleur mais où Il joue en me plaçant dans une zone d’inconfort, me poussant parfois dans mes retranchements, m'obligeant à faire sauter mes barrières pour Le placer avant tout.

Il me tend ma veste que je laisse ouverte.

- Tu en auras besoin quand je te ferai sortir.

Je ravale ma salive ne sachant pas s'Il pense vraiment me faire sortir ainsi ou s'il s'agit juste de me le faire croire. Je mesure la chance d'être à "l'abri" dans la voiture, cela pourrait être pire.

- Caresse-toi.

Ma main se pose sur mon intimité, le geste est mécanique, il répond à son ordre, à un désir d'obéissance. Je n'en ai toutefois pas envie et intérieurement je me dis que je n'y prendrai pas de plaisir mais peu importe. Je garde tout cela pour moi car ce que je pense n'a pas d'importance en ce moment précis, ça n'est pas à moi de choisir ce que j'ai envie de vivre ou faire.
Je décide de fermer les yeux.
Cachée derrière mes paupières, les éventuels regards des automobilistes ne peuvent m'affecter, j'érotise la situation pensant que bien des hommes seraient heureux d'avoir une telle passagère, je doute que l'un d'entre eux se plaignent d'avoir croisé une femme nue, je les imagine penser que Maître est chanceux, le plaisir me gagne, me désinhibe, j'ouvre indécemment les jambes et me laisse submerger par l'orgasme. Maître vérifie par lui-même à quel point je suis trempée.


A mesure que les kilomètres défilent, je guette les chemins que nous dépassons où Maître aurait pu s'arrêter pour me mettre à l'épreuve. Un œil sur le GPS m'indique que nous ne sommes plus qu'à 15 km du bureau, je ne dis rien mais je souffle intérieurement en me disant que cette idée lui est passée et que bientôt Il me demandera de me rhabiller.

Nous ne sommes plus très loin du bureau. Situé en zone d'activités, les voitures sont nombreuses autour de nous, je lui fais remarquer que nous pourrions croiser une de ses connaissances, je lui demande ce qu'il ferait si c'était le cas.

- Il faudrait que je lui explique que tu es mon esclave.

Maître entre sur le parking de la société, une voiture est garée mais il y a de la place juste devant l'entrée néanmoins il choisit de se garer plus loin, face à d'autres bureaux, le parking étant bordé par plusieurs bâtiments.

- Ne bouge pas.

Maître fait le tour de la voiture, Il ne me demande pas de me rhabiller, j'en suis surprise et vient m'ouvrir la porte. Permission de fermer ma veste et remettre mes chaussures.

- Sors.

Me voilà les fesses à l'air (mon trench n'étant pas assez long pour les couvrir entièrement) sur le parking.

- Va chercher le courrier.

J'y vais le cœur battant, la boite aux lettres étant près de la route passante, j'espère en outre qu'aucun employé ne s'apprête à sortir. Il m'attend devant l'entrée, je lui dis que la boite est vide, ce à quoi Il me répond qu'Il le sait puisque à cette heure le facteur n’est pas encore passé.

Nous finissons par entrer dans l'agence, Maître ayant pris soin que nous soyons seuls ce jour-là.

Il me dit de retirer ma veste, me voilà à nouveau simplement vêtue de mes bas puis Il me fixe l'écarteur buccal en acier et me demande de Lui préparer un café.

Mon cœur s'emplit de joie, d'être là, simple esclave à Son service. Ça me plaît énormément tout comme l'idée d'être simple préposée au café pour Lui.

Je lui tends son café qu'Il pose sur son bureau en me disant de lui donner comme il se doit. Je le saisis à nouveau et lui présente sur la paume de main, agenouillée, tête baissée salivant plus qu'il ne faut sur le sol à cause de l'écarteur. Maître n'a jamais établi de règle précise sur la façon dont je devais le servir alors j'ai fait ce qui me paraissait approprié.

Maître passe son café sous le filet de salive puis passe le gobelet brûlant sur mes seins m'arrachant des petits cris.

Nous nous retrouvons ensuite dans la petite salle de réunion. Maître ne souhaite pas uniquement jouer sur l'aspect psychologique, Il me veut offerte à ses envies.

Les cordes tout d'abord, dans lesquelles Il comprime fortement ma poitrine et pince mes tétons avec un objet que je n'ai pas reconnu.

Étendue sur la table, fesses près du bord, jambes dans le vide, il attache mes bras tendus avec une corde, la position est très inconfortable, la douleur se fait vite sentir dans les épaules, j'ai l'impression d'être trop rigide. Puis Il lie mes jambes. Il m'offre du plaisir avec mon jouet jusqu'à ce que je jouisse, ce qui est plutôt rare quand Maître le tient. Les pieds détachés, il m'ordonne de me retourner sur le ventre. Le martinet échauffe ma peau, les coups sont appuyés, très rapides lorsqu'Il le fait tourner, les coups s'enchaînent, je ne trouve pas ma place, je ne sais pas comment placer mon visage sur la table pour que cela soit "confortable" et me permette de m'évader.
Maître se laisse aller, Il claque durement mes fesses avec sa main, Il délivre toute sa puissance au travers de ces lanières de cuir qui sont bien plus douloureuses qu'à l’accoutumée, à cela s'ajoute la douleur que je ressens dans la poitrine et qui me gêne (Maître ayant pincé mes tétons avec des baguettes chinoises alors que mes seins sont comprimés avec les cordes et comme je suis sur le ventre j'écrase ma poitrine sur la table). Cette douleur m’obsède, j'ai l'impression que je ne peux plus la supporter, je ne dis rien mais plus tard Maître me demandera ce qui ne va pas et m'ôtera les pinces (c’est encore pire quand on les enlève !).

C’est ensuite le tour du fouet, son instrument préféré. Je crois qu'il l'a fait claquer dans l'air pour me prévenir de ce qui m'attendait. Il cingle mes fesses déjà longuement échauffées. Étrangement les coups ne sont pas aussi douloureux que je le pensais, j'ai l'impression que la table absorbe une partie de la puissance du fouet en se cassant dessus mais Maître m'a dit après que ça n'était pas le cas et que le fouet n'arrivait jamais sur la table. J'aime ce lien, cette intimité qui se crée entre ma peau et le cuir tressé. Le fouet est si puissant. Parfois un coup s'égare volontairement sur le dos ou les cuisses, Maître me demande ma couleur et je crois lui avoir répondu plusieurs fois vert. C’est une de ces fois, au delà de l'explicable où je me sens bien sous ses coups avec une envie d'encore. Après avoir repris ma position sur le dos, Il me donne quelques coups sur la poitrine plus légers avant de venir prendre son plaisir en moi.

Agenouillée, Maître me retire mon large collier... un sentiment de tristesse m'envahit.

Nous sommes allés déjeuner puis pour profiter du peu de temps qu'il nous restait avant de reprendre la route nous sommes allés dans un grand espace commercial. Il y avait là des fauteuils pour se reposer, d'autres personnes y étaient installées, Maître s'est assis sur celui qui restait et d'un regard m'a fait agenouiller entre ses jambes, tête posée contre sa cuisse.

Que ça fait du bien de retrouver sa place... Retrouver cette lueur si particulière dans ses yeux, un moment fugace où nos regards se croisent, un sourire se dessine sur mes lèvres et avec respect j'incline la tête.
Même si nous n'avons pas encore le temps nécessaire pour vivre ainsi autant que nous le souhaiterions, ces petits riens, ces petits tout donnent un sens à ce que nous vivons. Je ne me conforme plus aux rituels parce qu'il est d'usage d'agir de telle ou telle manière mais parce qu'il y a redonné vie.

Mari, femme, Maître, esclave... Ensemble, nous avançons.


dimanche 20 mai 2018

Un peu de shopping

Photo d'illustration, non personnelle

Je ne m'attendais pas à revenir sur mon blog si rapidement. Il y a quelques jours encore je me posais des questions sur la sérénité de notre relation, sur mon statut d'esclave... des questionnements qui trottaient dans ma tête depuis un moment déjà et qui ont été à l’origine de mon dernier article.
Un besoin d'écrire pour évacuer tout ce que je gardais en moi. Un soutien, un réconfort dans les commentaires et e-mails reçus, la présence d'une amie qui m’est très chère qui sait toujours trouver les mots justes pour me faire voir les choses différemment et qui m'a redonné espoir... Un grand merci à toutes pour votre amour, votre tendresse, votre présence qui m'ont extrêmement touchée. Cet article, ces échanges nous ont permis de discuter ouvertement. Ça n’est pas une tâche facile, certaines opinions divergent, Maître se demandait ce que je cherchais en mettant un peu trop en avant ce qui n'allait pas, j'ai vu dans ses yeux la curiosité, la colère, j'ai eu peur que tout explose et que cette discussion censée nous apaiser nous éloigne dans une grande incompréhension.  Mais Il a compris que mon but n'était que de tirer la sonnette d'alarme tant qu'il était encore temps.

Nous avons passé la matinée à l’extérieur,  Maître ayant pris soin de me passer mon large collier de séance et mes bracelets aux poignets sur le trajet. Il avait un rendez-vous professionnel durant lequel je l'ai sagement attendu dans la voiture. Il m'a ensuite déposée pour que j'aille faire un peu de shopping, seule, avant de me rejoindre. Je portais mon trench ouvert laissant clairement apparaître mon tour de cou en cuir orné de chaînettes. Je dois dire que le porter seule, sans Lui, m'a fait un peu bizarre. Nous sommes allés ensuite dans un autre magasin connu pour la qualité de ses fruits et légumes pour faire quelques courses. Il m'a demandé de m'agenouiller sur le parking, non loin de l'entrée pour fixer la laisse à l'anneau de mon collier.  Il  ne nous fallait pas grand chose, à la fin Il m'a demandé de choisir un légume. J'étais face au piment aussi Lui ai-je dit :

- Un piment ?
- A toi de voir.

Je me ravisais, consciente de ce qu'il pourrait en faire. Je ne savais pas quoi acheter, une courgette ? Trop classique selon lui.  J'attrapais au passage un sachet de carottes qui compléterait bien notre repas, et scrutais les rayons jusqu'à m'arrêter devant un concombre épineux,  plus court que son cousin plus connu, mais assez large et recouvert "d'épines", voilà qui suscitait mon intérêt. Je veillais à le choisir de bonne taille mais pas trop long non plus afin de le supporter.

- Trop petit ,choisis en un autre.

Le suivant n'eut pas plus de succès aux yeux de Maître et il en choisit un bien plus long et plus gros.


Nous sommes ensuite allés déjeuner au restaurant, placés dans un coin, je pris place sur la banquette. A ma droite, se trouvait un autre client, il n'y avait même pas l'espace d'une table entre nous,le restaurant étant bien rempli à l'heure du déjeuner. Maître n'avait pas pris la laisse mais je portais toujours mon collier et mes bracelets.

Maître se chargea de la commande pour nous deux. Puis au court du repas, il me demanda de passer la main sous mon haut et de me peloter (ah oui j'ai oublié de préciser que mon soutien-gorge retiré plus tôt dans une cabine d'essayage m'attendait dans la boîte à gant). Mon haut était assez ample, je tâchais de ne pas baisser la tête pour ne pas attirer l'attention sur ce que j'étais en train de faire. La serveuse revint avec nos boissons, Maître ne m'avait rien dit je ne pus donc enlever ma main qui était d'un coup bien moins assurée. Le client de la table à côté est parti, la serveuse a ramené l'addition, ses yeux ont désigné le sol. Je n'ai eu qu'un pas à faire pour glisser de la banquette au sol, à genoux, près de Lui jusqu'à ce qu'il m'intime l'ordre de me relever.

A notre sortie, nous avons à nouveau été dans un commerce, reliée de nouveau à Lui par ma laisse où Maître m'a acheté une écuelle, ma première ! A la sortie du magasin, il a passé ma laisse sur un plot, écuelle à la main, le temps de prendre une photo.

J'ai du me peloter sur le trajet du retour, inutile de dire combien j'étais excitée. Maître me dit de l'attendre, agenouillée dans notre chambre  à notre arrivée, en ne gardant que mon haut et le peu de sous-vêtements qu'il me restait.

La chambre était bercée par la lumière, le volet n'étant pas fermé, pas de musique, juste nous.  Il ne tarda pas à arriver, pieds nus, déposant devant moi, l'écuelle remplie d'eau.

- Bois, maintenant.

Je posais mes avant bras sur le parquet, fesses redressées et sortis ma langue pour laper l'eau, des clapotis, ma langue tentant d'imiter celle d'une chienne, en vain. J'avais beau remuer l'eau, je ne sentais que quelques gouttes dans ma bouche. Maître s'est installé derrière moi et la badine impacta mes fesses, dans un rythme rapide puis plus marqué.

- Tu la sentiras jusqu'à ce que tu aies fini ta gamelle.

Parti comme c'était parti, il me fallait trouver une solution. Nul doute que j'aurai besoin d'un long entraînement. Je penchais donc la tête dans l'écuelle pour tenter d'aspirer entre mes lèvres le liquide incolore, satisfaite de voir que ça fonctionnait, mais à mesure que l'eau diminuait, je n'arrivais plus à aspirer. L'écuelle était trop peu large pour y plonger correctement la tête, j'avais le menton, les joues mouillées tandis que mon cul rougissait sous la badine. J'étais si concentrée sur ma tâche que je ressentais peu la douleur. Enfin, je dis à Maître que j'avais terminé. Afin de vérifier Maître retourna l’écuelle au dessus de mon visage relevé vers Lui, laissant tomber le peu d'eau restante sur moi. Il félicita sa petite chienne.

Il me fit ensuite un bondage des seins, emprisonnant en même temps le haut de mes bras le long de mon corps, limitant ainsi mes mouvements.

J'eus droit à une récompense. Allongée sur le lit, Il mit dans mes mains un jouet, pas celui dont j'ai l'habitude, je peinais à trouver un rythme qui me convenait et quand l'orgasme fut imminent Il me le retira des mains, frustrée.

Un bandeau sur les yeux, Maître désinfecta me seins, avant de les transpercer avec les aiguilles, m'arrachant quelques cris comme IL avait utilisé les plus grosses et ma poitrine étant douloureuse en ce moment. Le jouet reprit place entre mes jambes, je sentis quelque chose me pénétrer avec une infinie douceur. Je ne savais pas de quoi il s'agissait, si c'était ses doigts, Il s'appliquait pour les passer délicatement en moi. Je dus reconnaître ce que c'était.. une carotte, puis Il continua, me donnant parfois des douleurs dans le ventre lorsqu'il en mis une deuxième.

Les carottes cédèrent la place au concombre. Maître s'en servit à la manière d'un gode, me félicitant de l'avoir quasiment entièrement englouti. Il me dit à quel point j'aimais ça, et comme le préservatif qui l'entourait était trempé, je dégoulinais de plaisir. Il me faisait mal parfois mais me donnait une envie d'encore. Il me retira le bandeau pour que je vois à quel point j'aimais ça, j'eus même le droit de le tenir en main moi-même tandis que tête renversée au bord du lit IL m'entraina à la gorge profonde, me faisant tousser et expulsant au passage ce que j'avais entre les jambes, quelle désagréable sensation.

Maître me dit à quel point Il aimait me dilater, Il reprit la main avant de retirer le légume pour se glisser à son tour dans mon antre trempé, écrasant son torse contre les aiguilles. Il mit ensuite ses doigts et me fit deviner combien Il en avait mis. Il me dit que j'aimerais certainement être fistée aujourd'hui, et me dilata encore davantage pour y rentrer tous ses doigts. Un mélange de plaisir d'être ainsi offerte et de douleur, je jouis autour de sa main, me contractant sur ses doigts. Ça me fit vivement ressentir la douleur ensuite d'être ainsi écartelée.

Il me fit terminer la séance debout, retenant mes mains attachées à une chaîne qui pendait du plafond au sol. Je pensais en avoir fini mais le martinet vint claquer ma peau, ce fut ensuite le tour du fouet, auquel je ne m'attendais pas, une douleur vive et acérée. Je ne sais pas si j'y étais préparée, je ne pensais pas qu'Il s'en servirait. La douleur fut difficile, je trépignais d'un pied sur l'autre, tentait de me dérober en tournant sur moi-même puis regagnais ma place. Les coups donnés avec l'extrémité ou parfois plus large marquaient mes fesses, mon dos, mes cuisses sans que je puisse les transformer en plaisir.

Il finit par me demander si j'en voulais encore et à ce moment là je ne pus m'empêcher de Lui dire non, regrettant à cet instant tant de franchise et me donnant l'impression d'avoir le choix. Il cessa en me disant qu'Il en avait assez. Je dus me placer à quatre pattes sur le lit comme je le pouvais, mes bras étant toujours attachés je ne pouvais prendre appui sur mes mains. Fesses relevées, Il me baisa en me disant combien mes fesses étaient chaudes grâce au fouet. Je l'entendis jouir dans un râle de plaisir, me demandant si mes fesses étaient si échauffées que je ne le sentais même pas déverser son plaisir sur ma peau. Il posa ensuite devant mon écuelle remplie de sa jouissance devant moi. Interloquée quelques secondes, je mis ma langue dans le précieux liquide avant qu'Il me dise que ça serait pour une prochaine fois.

Si tout ne s'arrange pas en un jour, Il m'a montré qu'Il m'avait entendue, comprise et c'est dans un mélange de plaisir et de douleur que je l'ai retrouvé.

Que ça fait du bien ! C’est un plaisir indescriptible que seules les personnes y ayant goûté peuvent comprendre.

Merci Maître pour ce temps passé ensemble, pour Votre présence, merci de me faire ressentir ma place mais aussi, si fortement, la Vôtre.

lundi 14 mai 2018

Perdue...


Plus d'un mois sans article, je ne pensais pas que ça faisait si longtemps. J'ai gardé notre dernière longue séance pour nous, c'était avant les vacances, un moment où je me suis remise à lui, presque nue, dans le jardin, bâillonnée, attachée, les yeux fermés derrière mon bandeau, essayant d'être la plus discrète possible sous les assauts du fouet pour ne pas attirer l'attention des voisins en cette journée ensoleillée. Ce partage m'avait fait du bien, il m'avait permis de retrouver ma place dans une période où mon ressenti est en dents de scie.

Bien que j'aie souhaité écrire ce blog en toute transparence, j'ai eu du mal à venir y poser des mots, c'est tellement plus facile de venir écrire à quel point "je me sens à Lui". Je n'avais pas envie de venir y livrer mes états d'âme, mes craintes, donner l'impression de me plaindre. Il me fallait du temps, seule, pour y réfléchir.

Je ne sais pas pourquoi aujourd'hui je me décide à tapoter sur mon clavier, est-ce parce que j'ai l'impression que cette période est derrière nous, ou parce que les doutes sont toujours là. Un besoin peut-être d'évacuer tout ça pour y voir plus clair mais aussi pour continuer à écrire ce blog comme je l'ai toujours fait, avec sincérité, loin des photos ou des écrits qui donnent souvent l'impression que tout est facile et tout rose ailleurs. Je veux livrer ici aussi les difficultés rencontrées.

Nous sommes très occupés en ce moment, des rendez-vous, des évènements auxquels il faut assister, des bobos à soigner, la vie professionnelle et ses contraintes auxquels s'ajoute cette future vie que nous étudions. Un tout qui laisse peu de temps, qui nous éloigne de nos places, je le sens moins présent, je comprends pourquoi, il se donne déjà à fond dans tout, trop à gérer, la fatigue s'accumule, impossible d'en rajouter encore. Petit à petit j'ai l'impression de redevenir celle que j'étais, avant... avant N/nous, mon train-train quotidien, un ressenti différent lorsque je m'agenouille à ses pieds et qui me perturbe. Je me sentais si pleinement soumise au plus profond de moi, c'était inscrit en moi, je le ressentais dans chaque parcelle de mon corps et de mon cœur. Je ne ressens plus cette même intensité, cette bulle où tout s'arrête et où plus rien n'existe en dehors de notre lien, ce feu qui nous animait, une passion ardente où son désir m'embrasait et me faisait perdre la raison. L'espacement des séances (les vacances scolaires n'aident pas) y est aussi pour beaucoup.

Je n'arrive pas à trouver les mots pour en parler. De son côté le doute n'existe pas, alors préfère-t-il peut-être ne pas écouter ces moments où j'essaie de lui faire comprendre ce qui se passe en moi car tout cela lui parait injustifié. Je me pose trop de questions, je cogite trop.

Il est vrai que malgré tout lorsqu'Il revient, je retrouve ma place avec aisance, l'inquiétude disparaît, je suis à Lui mais ça ne dure jamais assez longtemps pour me faire retrouver pleinement ma place. J'en viens à me demander ce que je suis. Je repense à ce moment où, agenouillée à ses pieds, je Lui ai demandé de faire de moi son esclave, c'était il y a presque un an, un moment d'émotion intense difficilement explicable, d'une beauté exceptionnelle, bercé de rires et de larmes. Notre connexion était si forte.

La liberté dans laquelle je me complais par moment (faire des choses sans avoir à demander...), génère également beaucoup de stress en moi, tout est tellement plus facile quand il est là. Mais je ne peux attendre ses consignes, le sport  par exemple que je faisais à sa demande est devenu personnel et n'a plus la même saveur, je le fais pour prendre soin de moi plutôt que pour lui plaire ou pour qu'il soit fier de mon obéissance. Je le sens plus loin.

Mon humeur est aussi changeante que le temps, l'enthousiasme laisse place à la tristesse, et inversement, sans arriver à atteindre ce douillet petit nuage que j'aimais tant.

Durant ces vacances nous avons franchi une nouvelle étape. Les lecteurs réguliers de mon blog s'en souviendront peut-être. Maître souhaite nous offrir une nouvelle vie et a travaillé beaucoup l'année dernière pour permettre la réalisation de ce projet. Une vie où nous serions nous, une vie de Maître/esclave plus intense. Il m'a fait rêver, m'a rendue impatiente de voir cette vie se réaliser.

C’est un long projet qui se construit, se réfléchit... car il engendre bon nombres de changements. Nous avons franchi une première étape il y a quelques mois au niveau professionnel.

Cette vie est devenu un but, un graal à atteindre pour lui pour être pleinement nous. Cependant il s'y projette tellement que j'ai l'impression qu'il a oublié que notre lien n'avait pas besoin de ça pour exister, comment faisions-nous avant ?
J'ai toujours vécu les choses au jour le jour dans notre relation depuis l'arrivée de ce lien particulier, parfois trépignant d'impatience à vouloir tout, tout de suite à nos débuts, patiente la plupart du temps, j'ai avancé sans savoir ce que nous serons dans les semaines, les mois, les années à venir, savourant juste l'instant présent (chose exceptionnelle pour moi qui vivais jusqu'alors souvent dans le passé ou le futur). Et il vivait notre vie de la même façon.
Il est désormais tourné vers ce futur, cet après, oubliant peut-être de vivre également l'instant présent. Je partage cette envie d'une nouvelle vie mais je ne peux pas attendre, j'ai besoin de vivre, maintenant, tout de suite car j'ai peur que lorsque nous arriverons à la concrétisation de ce beau projet mon âme de soumise se soit perdue. M'appeler esclave, me tirer par le cou, me faire m'agenouiller ne suffit pas à faire ressentir une condition. J'ai l'impression de vivre notre vie vanille, version bdsm, où une routine s'installe. Je ne demande pas à vivre sans cesse des découvertes (même si j'en suis très friande) mais je veux sentir toute la puissance de notre lien. Peu importe que ça soit en 24/7 ou non, je veux savoir ce que vivons. J'ai besoin de savoir où nous allons pour m'assurer que nos rêves sont les mêmes tout en continuant à vivre comme le faisions avant.

Nous avons franchi une nouvelle étape durant ces vacances, une semaine à sillonner les routes en famille pour trouver l'endroit où nous aimerions nous installer. Le matin du départ, Il avait mis le jean de séance et s'était parfumé (il ne se parfume que lors de nos séances), ça ne semble pas grand-chose et pourtant ça avait pour moi énormément de sens. Nous allions ensemble à la recherche de notre nouvelle vie. Nous nous sommes arrêtés lors de ce long trajet sur une aire d'autoroute. Maître m'a demandé de m'agenouiller à ses pieds, j'ai retrouvé ce moment où le cœur palpite, un peu gênée aussi car l'aire était fréquentée à l'heure du déjeuner, gêne que je ne ressentais absolument plus, je n'étais que fierté et ce ressenti me donne l'impression de retourner en arrière. Lorsqu'il s’est levé, je me suis levée à mon tour pour le suivre et après quelques pas il s'est retourné en me disant "Qui t'a donné l'autorisation de te lever ? Retourne à ta place". Je suis donc retournée, seule, m'agenouiller, à la vue des personnes se reposant sur les bancs. Je ne sais pas ce qui m'a le plus troublée, le fait de me relever sans autorisation comme une novice ou d'être simplement installée là, aux yeux des "autres". J'agis toujours en faisant passer ses demandes avec l'environnement extérieur mais pourquoi y fais-je de nouveau attention ? Quoiqu'il en soit j'ai aimé Le retrouver.

Durant cette semaine, nous avons fait escale une nuit dans un hôtel où il y avait un digicode pour accéder à la chambre. Alors que lisais cette série de six chiffres à noter j'ai entendu "Numéro ?", je savais que c'était mon numéro d'esclave qu'Il voulait entendre et là, prise de panique, j'ai été pour la première fois dans l'incapacité de le retrouver. Comment ai-je pu l'oublier ? Ce numéro ! La marque de mon appartenance ! Même s'il m'arrive d'avoir l'impression de l'oublier, il est toujours revenu sans aucune hésitation lorsqu'il me le demandait... sauf ce jour-là, devant cette porte, trou noir, les chiffres se sont emmêlés dans ma tête sans jamais se replacer dans le bon ordre. Coup de massue... incertitudes qui reviennent comme une preuve irréfutable, je ne suis plus esclave. Jamais je n'aurai dû oublier.

Me voilà, à nouveau perdue dans mes pensées. Je me demande si cette vie promise et vers laquelle nous nous dirigeons existe, existera au sens où Il me l'avait fait entendre... L'avons-nous imaginée de la même façon ? Ai-je trop rêvé ?
Et si ce rêve est partagé, ma soumission sera-t-elle encore intacte en dépit d'un quotidien qui nous laisse trop peu de temps libre pour vivre notre relation ?