Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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lundi 29 août 2016

Bilan d'une semaine à deux


Voilà, notre semaine entière passée sans enfant à la maison s'est terminée hier. Être sans enfant nous arrive rarement, je pourrais même dire vraiment exceptionnellement. La dernière fois c'était au tout début de notre relation D/s, il y a un peu plus de 18 mois, mon Maître (que je n'appelais à l'époque pas encore comme ça) m'avait emmenée en week-end, quelques jours d'initiation, de découverte où j'ai appris à respecter ses premiers ordres et découvert le sentiment de devoir lui obéir mais aussi ce qu'était une relation où seul lui décide, gouttant pour la première fois à la compression des sangles (nous n'avions pas encore de cordes) sur mon corps.

Depuis nous avons parcouru beaucoup de chemin et apprenons que vivre notre relation au quotidien n'est pas toujours simple. Je pense notamment à la période de doutes lors de nos vacances où je le sentais moins présent. Je m'étais alors demandée si son envie de me dominer était toujours présente ou si vraiment il ne pouvait agir tel qu'il le souhaitait parce que nous étions constamment à trois dans un petit appartement.

Il m'a montré, cette semaine, que son envie de me dominer était toujours là et même bien là. Il m'a offert plus que je n'aurais pu l’espérer. Il a su me remettre en condition en me faisant me faire sentir ma place au travers de mon collier que j'ai porté quasiment toute la semaine, jour et nuit. Pas partout bien sûr il n'est pas assez discret pour ça alors lorsque je devais sortir dans un lieu public je lui demandais tout simplement l'autorisation de l'enlever. Vouvoiement constant, attente de son retour du travail le soir agenouillée...

Il n'a pas pu profiter de moi (physiquement) autant qu'il le souhaitait les premiers jours de la semaine. J'étais trop stressée. Compréhensif, il m'a laissé le temps de discuter le soir avec ma jolie Miss dans l'attente de notre rendez-vous, m'autorisant même à me réserver pour elle. Mais il s'est bien ensuite rattrapé.

Il m'a fait à nouveau goûter au martinet, celui à longues lanières, mains maintenues tendues au dessus de ma tête par les chaînettes, yeux bandés.  Cinquante coups sur les fesses, les flancs et au creux de mes jambes que j'ai compté un à un. Je sais qu'il m'a volontairement ménagée dans l'intensité portée, il aurait pu taper plus fort mais peu importe, j'étais à lui.

J'ai ensuite redécouvert le plaisir de la cire, laissant de côté notre bougie spéciale qui n'a de basse température que le nom pour des bougies classiques (plus supportables). J'ai ainsi pu apprécier la chaleur de la cire sur mon dos, mes fesses, et le ruisseau qu'il a fait couler entre mes seins.

Lui faire confiance. Me rappeler que que je dois le suivre les yeux bandés, tirée par ma laisse, en marchant le plus naturellement possible, sans avoir peur de mettre les pieds l'un devant l'autre. Une sensation d'abandon où je m'en remets à lui. Il m'a amené dans la salle de bain et m'a demandé de m'installer à quatre pattes dans la douche pour me laver de toute cette cire.

J'ai à nouveau goûté au plug, aux photos coquines, aux pinces à linge, aux pinces à seins, à la peur, à la douleur lorsque celles-ci vinrent pincer mes lèvres et mon clitoris, aux mots crus, à être son "trou" pour son plaisir.

Il m'a rendu infiniment gourmande, me faisant goûter à la triple stimulation. Mon plug entre les fesses, un gode dans la chatte (parfois remplacé par quatre de ses doigts) et mon vibro sur mon clitoris. Se faire prendre de partout en bonne petite salope, sensation terriblement délicieuse.

Il s’est voulu Maître de mon plaisir. Son plus grand plaisir est certainement de me voir jouir, il est donc rare qu'il m'empêche de le faire même s'il m'a par le passé déjà interdit de jouir, ou s'il me frustre régulièrement m'utilisant pour son seul plaisir. Et puis souvent lorsqu'on m'arrête en cours de route mon plaisir redescend et il faut tout recommencer.

Mais ce jour-là mon Maître a transformé mon envie de jouir en torture (petit clin d’œil à nos amis avec qui il en avait parlé). Je me suis caressée devant lui avec mon vibro auquel je peux difficilement résister, il a guetté mes réactions, ce signe annonciateur de mon explosion de plaisir, me retirant mon jouet au moment même où je sentais l'orgasme venir.
Une première fois, une seconde, une troisième, l'envie de jouir revenait rapidement mais je rageais qu'il s'en amuse autant, j'avais envie de me lâcher, d'être comblée, j'avais peur de ne plus réussir à jouir s'il m'en refusait encore l'accès. Mais il a continué à s'en amuser, à me frustrer, cinq ou six fois jusqu'à ce que je n'en puisse plus et que je le supplie de me laisser enfin jouir. Un orgasme libérateur, fort, intense.

Il m'a montré tout son plaisir à me contrôler, me demandant d'enlever mes sous vêtements lors de notre traditionnelle journée courses et son envie d'aller plus loin chez nous en lui demandant la permission d'aller aux toilettes et l'obligation de laisser la porte grande ouverte. Il ne s’est pas pour autant planté devant moi pendant que j'étais assise sur la cuvette. Il l'a fait avec respect en me faisant dépasser par étape les quelques limites de mon intimité qu'il me faut apprendre à repousser.

Une semaine merveilleuse où j'ai retrouvé ma place mais aussi mon petit nuage. Tout ce que nous avons vécu cette semaine nous a rendu encore plus complices. Je me suis agenouillée hier aux pieds du lit, pour une fois tête relevée, heureuse et souriante.

Je Vous aime Maître,
Votre dévouée Soumise

vendredi 26 août 2016

Quand un fantasme devient réalité...


"Cette année, vous réaliserez un de vos fantasmes les plus fous"

Tels avaient été les mots de mon Maître en début d'année. Parler fantasmes dans un couple peut être facile, certains sont facilement "avouables". Mais faire entrer mon Maître dans mes pensées secrètes les plus folles et audacieuses où il n'y a ni contrainte, ni morale avec pour seule limite mon imagination débridée n'a pas été aussi aisé. Il me fallait lui ouvrir mon jardin secret, acceptant qu'il sache que mes fantasmes ne concernaient pas que lui. Je dressais à sa demande la liste de mes 3 fantasmes les plus fous sans retenue ni tabou, ceux que je ne pensais jamais réaliser mais qui reviennent régulièrement dans mon esprit.

Il en choisit un parmi les trois, celui qu'il connaissait depuis de nombreuses années, celui dont nous avions parlé au tout début de notre relation vanille. Jeunes amoureux, nous nous étions demandés une fois au cours d'une discussion si nous le réaliserions. Nous ne l'avons pas fait, cette discussion est restée sur le bord de la plage de nos vacances. Notre relation est devenue sérieuse, nous nous sommes mariés puis sommes devenus parents. Une vie "rangée" qui ne lui donnait plus aucune chance de se concrétiser. Ce fantasme allait en rester un, à sa place, le ressortant régulièrement du tiroir lors de mes plaisirs solitaires...

Mon Maître entrouvrait cette année la porte. Ce qui n'aurait jamais possible dans notre vie vanille le devenait dans notre relation Maître/soumise. La simple idée que ce rêve puisse devenir réalité me fit frissonner... de plaisir mais aussi de peur. Je ne savais pas si j’avais vraiment envie de le faire, le poids moral, la fidélité, la peur que notre relation change ensuite, qu'il ne voit plus de la même façon, qu'il le subisse... et puis étais-je tout simplement capable de le faire ? Il me fallut quelques mois pour accepter l'idée que tout cela pouvait devenir concret.

Comment allais-je trouver celle qui allait devenir ma partenaire ? Je me mis à chercher, sans trop savoir comment m'y prendre, je voulais vivre cette expérience avec une femme qui me ressemblait, qui avait les mêmes attentes, mais aussi vivre cette découverte avec elle, une première fois pour toutes les deux au risque de ne pas vraiment savoir quoi faire. Mais je voulais cette première fois unique et ne pas être une femme parmi d'autres, je voulais lui laisser un souvenir comme sans nul doute elle m'en laisserait un pour toujours.

Je pris ainsi conscience que les sites de rencontres ne m'apporteraient rien. je me décidais à lancer un message, une bouteille à la mer persuadée qu'elle voguerait sur les flots sans être découverte. Je fus donc surprise de découvrir qu'une jeune femme répondait à mon appel. C'était elle ! Nous nous étions trouvées, allant jusqu'à fixer la date de notre rencontre. Je ne me suis pas reconnue mais je me suis laissée porter par les évènements, je ne voulais pas faire machine arrière. La séance allait se dérouler à quatre, moi, la soumise et nos Maîtres qui seraient spectateurs.

C'était hier.

Je me suis réveillée en pensant à notre rencontre, le jour J était arrivé. Un stress difficile à maîtriser emprunt de peur de la rencontrer, de ne pas lui plaire, de me mettre nue devant elle mais également pour la première fois devant un autre Maître que le mien. Je savais que lui aussi devait prendre sur lui pour l'accepter. Pour ma part j'acceptais qu'il voit une autre femme nue, ça n'aurait pas été envisageable il y a quelques mois encore mais l'idée ne m'a cette fois pas contrariée.

Des questions et un stress en partie partagé par celle qui allait devenir ma tendre complice.

Nous avons fait la connaissance d'un couple charmant et très sympathique avec qui nous avons passé un très moment. C’est la première fois que nous rencontrions un couple bdsm. Quel plaisir de pouvoir être nous, d'échanger librement et de parler de tout sans crainte du jugement.

Mon Maître m'a amené dans notre chambre en me tenant par une laisse. Je me suis agenouillée sur mon coussin, dans ma position habituelle pour l'attendre. Le coeur battant j'attendais qu'elle fasse son entrée. Mon Maître lui a symboliquement remis la laisse même si elle n'en n'aurait pas l'utilité car nous voulions cette relation sur un pied d'égalité. Cela lui permettait non seulement de montrer que nous étions bien dans notre relation Maître/soumise mais également qu'il me prêtait entièrement à elle.

D"abord debout face à face nous sommes câlinées. Un peu maladroites parfois peut-être mais c'était une première fois pour toutes les deux. Nous nous sommes déshabillées dans la chambre tamisée sous le regard de nos Maîtres. Finalement ça n'a pas été aussi difficile que je l'avais pensé, peut-être parce que nous avions discuté avant, je n'ai pas ressenti de gêne. Je pense que nous étions tout simplement dans un climat de confiance et finalement mon Maître n'a eu aucune problème à accepter cette nudité partagée.

Nous étions dans notre "bulle" pour reprendre l'expression de nos Maîtres tentant de nous apprivoiser. Ce n'est pas si facile de caresser un corps comme le sien, chaque femme a sa propre personnalité, ses préférences. Ce n'est pas parce que nous sommes faites de la même façon que les même choses nous font vibrer, des choses que l'on apprend à connaître quand on partage la vie de quelqu'un et qu'on tente de découvrir lors d'une première rencontre.

J'ai découvert ses courbes, sa taille marquée, la courbure de ses reins, ses fesses, la douceur de ses seins... Je me suis enivrée de son parfum. Ma langue l'a explorée, goûtée. Ses tendres baisers ont couvert mon corps, nos mains se sont entremêlées, nos fesses ont rougi sous les fessées...

J'ai vécu ce moment sans me poser de question, heureuse d'être avec elle, ma douce et tendre complice. Je me suis abandonnée au plaisir des orgasmes qu'elle m'a offert.

Je n'en raconterai pas plus, je garde le reste pour elle et moi.

Merci Maître pour ce magnifique cadeau.

Merci également à vous Monsieur d'avoir rendu cette rencontre possible et à toi ma jolie Miss pour ce moment magique.

mardi 23 août 2016

Quand le Maître reprend sa soumise...


Les vacances sont terminées et nous avons repris dimanche le chemin de la maison. Un retour à nos habitudes ? Pas tout à fait car cette semaine est un peu particulière. En effet, nous ne sommes que tous les deux.

Mon Maître m'a rapidement fait comprendre sur le trajet du retour qu'il comptait bien en profiter pour me remettre à ma place. Après m'avoir demandé d’ôter mon soutien gorge (ce que j'ai fait habilement sans avoir à enlever mon haut, vive l'été et les manches courtes !), il m'a demandé de baisser mon jean (et ça va de soi ma culotte par la même occasion) pour me caresser. Rapidement le tout s'est retrouvé sur mes chevilles, sans vraiment de gêne car à moins de doubler un camion je me savais à l'abri des regards.

Mon Maître a rapidement remplacé ma main par la sienne en corsant un peu les choses puisque j'ai du également enlever le tee-shirt qui me "protégeait". Contrairement à la première fois où il me l'avait demandé j'ai obéi - rapidement - avec toujours cette volonté de lui montrer combien j'étais une bonne soumise. Bon j'avoue je me suis un peu emmêlée les pinceaux lorsque j'ai voulu me réciter dans ma tête "obéir sans réfléchir" pour me donner le courage de tout faire sans rechigner et être ainsi la soumise qu'il souhaite, mais involontairement j'ai commencé à réciter "réfléchir sans obéir", ça doit être mon petit côté rebelle mais ça m'a bien fait sourire.

Une fois nue je faisais quand même moi la maligne. Je reste convaincue qu'en doublant les voitures sur l'autoroute (et qui vont par conséquent dans le même sens que nous) on a vite fait de jeter un oeil dans l'habitacle opposé et de voir ce qui s'y passe (faudra que tu testes Elenna ;)). mais j'ai tenu bon, et ma petite chatte a eu l'air de bien apprécié.

A la maison, après le repas, mon Maître m'a demandé de m'agenouiller et m'a passé mon collier (toujours mon large tour de cou noir avec la petite chainette et un anneau au centre) en me disant que je le porterai toute la semaine pour penser à lui et que je ne pourrais le retirer que pour me doucher ou avec sa permission (ouf pour les courses ! Et tant pis pour les voisins que je risquerais de croiser autour de la maison).

Un sourire a du éclairer mon visage. Tellement contente de le retrouver.

Il m'a laissé faire mon petit tour sur le pc, blogs et forum bdsm avant de m'envoyer un petit message me demandant de l'attendre dans ma position, dans notre chambre. Je me suis agenouillée comme chaque soir près de sa table de chevet, tête baissée. Il m'a tendu mon bracelet (assorti au collier) que je porte pour dormir, je ne m'y attendais pas car je ne l'ai pas porté pendants nos vacances et comme j'avais le collier je ne pensais plus au bracelet, puis le deuxième, les reliant tous deux à mon collier par des chainettes.

Je me suis installée sur le lit, le métal froid sur mes seins et mon ventre. A quatre pattes, mes fesses ont à nouveau goûté à la cravache, m'arrachant un cri de surprise.

Impatient probablement d'essayer le cadeau qu'il m'avait acheté il m'a à nouveau fait agenouiller. Mon premier bâillon u plutôt devrais-je dire mon premier écarteur buccal, je ne l'imaginais pas ainsi, un gros anneau qui oblige la bouche à rester bien ouverte.

Même si j'arrive à bouger la langue, il m'est impossible de parler avec. Mon bandeau de satin noir sur les yeux, il m'a ensuite privée de la vue.

A genoux, les mains tendues vers l'arrière, front posé sur le matelas, il m'a attaché les mains aux jambes. La position était des plus inconfortables et j'ai pu me rendre compte que le bâillon m'empêchait non seulement de déglutir normalement mais qu'il m'empêchait également de retenir quelques coulées de salive.

Mon Maître m'a baisé pour son plaisir, tout en me parlant, me posant un tas de questions auxquelles je ne pouvais répondre que par un signe de tête allant chercher au plus profond de moi chaque parcelle de jardin secret, des choses dont je pense la plupart des couples ne parlent jamais.

Sa queue dure s'est difficilement introduite dans l'anneau, pas autant qu'il le voulait (visiblement pas très pratique pour être utilisé ainsi) me donnant non pas la sensation de le sucer (comme j'aime tant le faire) mais véritablement de me faire baiser la bouche sans pouvoir en profiter.

Il m'a baisé comme il aime le faire, profondément, sans se soucier de moi mais juste pour profiter de la bonne soumise que je suis, et en me disant que j'étais la soumise dont il rêvait :)))

Le petit martinet en daim est venu fouetter ma poitrine, d'abord avec plaisir, puis rapidement avec douleur. Il n'a pourtant pas donné beaucoup de coups, mais les quelques coups répétés sur le même téton ont été difficiles, regrettant d'être ce jour là trop douillette, peut être parce que ça faisait longtemps, ou parce que ma tête n'a jamais voulu lâcher complétement prise, ou peut être encore aurait il du y aller plus progressivement.

Je me suis donnée un orgasme en me caressant avec mon vibro tandis qu'il s'est masturbé au dessus de ma bouche ouverte maintenu par l'anneau.

Je me suis endormie dans ses bras, simplement vêtue de mon shorty, de mon collier et des chaines attachées à mes bracelets.

J'ai mal dormi mais à chaque réveil j'ai pensé à ce qu'il m'avait dit "lorsque tu sentiras les chaines la nuit tu penseras que tu es à moi", et cette simple pensée a suffi me combler.

lundi 22 août 2016

Bientôt marquée


Il y a quelques jours nous avons "fêté" nos un an et demi. Déjà 18 mois que nous sommes "tombés" dans le bdsm et un an qu'il m'a offert mon premier (et unique) collier en cuir noir.

Même si je pense sincèrement qu'on n' offre pas un collier juste pour une date mais en fonction de l'évolution de notre relation, j’espérais recevoir le collier tant convoité et dont j'ai parlé à plusieurs reprises sur mon blog. Pourquoi là ? Tout simplement parce qu'il y a un mois il m'a dit que j'étais prête à l'avoir, les jours ont passé et comme je n'ai rien vu venir, je me suis dit qu'il attendait cette occasion. Mais non !

Mon Maître s'est réveillé ce jour-là d'humeur coquine mais il m'a surtout fait sentir qu'il était mon Maître. Notre anniversaire n'est arrivé que quelques jours après ma longue soirée d'angoisses.

"A poil soumise", tels ont été ses premiers mots. Je me suis déshabillée et je me suis allongée sur lui à sa demande.

"Allez chercher votre plug". Il n'y avait pas loin à aller, il me suffisait de descendre du lit et d'ouvrir l'armoire à côté. Mais à 7 h du matin je ne me sentais pas d'humeur à commencer la journée avec un plug entre les fesses. Je lui ai donc dit que je n'en avais pas envie.

Comme si c'était à moi de décider ! Il a répété la même chose une deuxième fois et j'ai su qu'il ne faudrait pas qu'il la répète encore une fois.

Je lui ai offert mes fesses, sentant la partie pointue contre mon petit trou lubrifié. Bien que veillant à l'entrer délicatement, ça m'a fait quand même grimacer lorsque la partie la plus large est passée.

Quelques minutes d'adaptation et  la douleur a vite cédé la place au plaisir. Excitée de porter ce petit objet, qu'il puisse le voir, le toucher, pénétrer ma chatte serrée. Il m'a baisé comme j'aime qu'il le fasse, alternant coups de butoir et caresses sur mon clitoris, m'autorisant aussi à me toucher.

Tout en me baisant il m'a dit qu'il ne m'offrirait pas de collier scellé, trop difficile à porter devant la famille mais qu'il m'offrait un tatouage pour marquer que je lui appartiens. Un symbole fort, marqué à jamais sur ma peau.

Il m'a fait jouir longuement, un orgasme fort, intense où la redescente n'est pas brutale comme si j'étais suspendue à ce point culminant. Dans ce moment intime où amour, bdsm et passion ne faisait qu'un mon corps a joui à nouveau de notre simple baiser. Un moment délicieusement enivrant.

Il ne nous reste plus qu'à choisir ensemble le motif indélébile qui marquera bientôt ma peau. ^je suis impatiente mais je sais qu'il nous faudra un peu de temps pour bien choisir, que ce soit le dessin, éventuelle écriture, l'endroit...

Doutes, craintes et difficultés du 24/7



Depuis que j'ai ouvert mon blog, j'ai parlé de la relation qui m'unit à mon Maître depuis le début de notre 24/7. Séances, interrogations sur mon envie de lui appartenir toujours plus, moments de bonheur...

Difficile de parler des ces moments qu'on préfère vivre seule où mes certitudes laissent place aux doutes. Car non la vie n’est pas toujours simple même pour une soumise et le 24/7 est une difficulté à lui seul.

J'ai lu avant notre départ en vacances un commentaire sur un forum expliquant que le 24/7 était un fantasme. Une petite phrase que j'aurais pu lire sans y prêter attention et qui m'a pourtant laissé bien pensive.

Il n'y a que quelques mois que nous l'avons commencé. Je me souviens encore de ce jour où après en avoir discuté avec mon Maître nous avons décidé de nous lancer. Mon besoin d'être tenue la journée, même en son absence devenait croissant. Je ne voulais pas me contenter de nos séances, elles ne me suffisaient pas, je voulais Lui appartenir davantage, qu'il me guide même en son absence.

Lorsque cette idée de vivre différemment est devenue réalité j'ai été submergée par l'émotion. J'allais certes vers mon Maître mais j'ai véritablement eu l'impression de perdre mon mari, comme si j'avais dû faire un choix. Ce n'est pas parce que j'aime être dirigée, obéir que je n'aime pas le mari aimant, attentionné, doux et câlin. Et mon Maître strict, directif avec lequel je ne partageais jusqu'alors qu'intensité et baise sans expression de sentiments et mon mari faisaient deux.

Le choix était pourtant fait et ce sont les larmes aux yeux que j'ai serré mon mari dans les bras, comme pour lui dire au-revoir avant d'entamer notre 24/7.

Celui-ci a commencé comme vous pourriez l'imaginer. Le "tu" a cédé la place au "Vous" en permanence même devant notre enfant. Mon Maître a mis en place des consignes pour la journée. Me faire faire des séances de sport, me faire écrire, me pousser plus loin dans certains échanges avec d'autres personnes et m'a montré que j'étais à sa disposition quand il en avait envie. Ainsi, il m a montré que j'étais à lui même en m'acquittant de la corvée courses en sa compagnie, en me demandant par exemple d y aller sans vêtement, en me retrouvant nue en extérieur, en portant pinces et bijoux pour les seins sous mes vêtements ou à la vue de tous à la plage, en me faisant m'agenouiller à ses pieds en public...

Je savais par avance que les vacances scolaires seraient difficiles. J'aime bien sûr que mon enfant soit à la maison et le rythme moins stressant des vacances. Mais les séances me manquent. Lors de nos vacances en juillet nous avons eu beaucoup de moments à deux et il m'a fait vivre des choses incroyables. Ces vacances nous ont permis de voir que nous pouvions avoir une relation câline, complice, s'amuser ensemble et utiliser le "tu" tout en allant plus loin.

C’est ainsi qu'à notre retour, j'ai à nouveau utilisé le "tu" pour le quotidien et le "Vous" pour les moments où je le sentais vraiment mon Maître. Il a à nouveau utilisé des mots doux et peu à peu j'ai eu l'impression de voir le Maître s'effacer.

Oui mais qu'en était il de notre 24/7 ? Avais-je le droit de vivre ces moments ? Des journées sans ordres, sans consignes, si ce n'est le rituel de notre coucher où je m agenouille chaque soir à ses pieds. Pour Lui nous étions heureux ainsi et il ne sert à rien de vouloir ressembler à une image d'une relation D/s. Pour lui l'important du 24/7 c'est que je suis à sa disposition 24h/24h et que lorsqu'il me demande quelque chose il trouve forcément sa soumise. Je n'ai selon lui pas besoin d'être poussée chaque jour, il me sufit de rester à ma place et de répondre à ses attentes.

Je ne sais pas s'il en de même pour les autres soumises mais ce relâchement a été très difficile. Peur de perdre tout ce que nous avions gagné et de revenir petit à petit à nos anciennes habitudes.

La semaine dernière, pendant nos vacances, je ne me suis pas agenouillée à ses pieds le soir. Il m'en a fait la remarque mais sans m'y obliger, me demandant juste d'éteindre la lumière. J'avais pourtant besoin qu'il me l'ordonne, qu'il ne me laisse pas partir dans mes doutes naissants, qu'il s'impose à moi, me recadre et me fasse sentir soumise.

Une goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Prise d'une angoisse que je ne pouvais réfréner, je me suis interrogée sur notre relation. Pour moi il était évident qu'il ne prenait plus autant de plaisir à être mon Maître, qu'il était heureux tel que nous vivions, qu'il n'en demandait pas plus. Et moi qu'est ce que je devenais dans tout ça ? Me suffisait-il de patienter jusqu'à son nouvel ordre pour me sentir totalement à ma place ? Étions nous vraiment en train de vivre un 24/7 ou ne voulait-on tout simplement pas dire qu'il était impossible de le vivre ?

Cette phrase que j'avais lue quelques semaines plus tôt disant que le 24/7 n'était qu'un fantasme, qu'il était difficile de le vivre vraiment, en raison du travail, des obligations familiales, des corvées quotidiennes inévitables me revint en tête. Je ruminais dans mon lit avec l'impossibilité de m'endormir pendant que lui s'était endormi. Rien de pire à ce moment là. Je me sentais seule avec mes préoccupations qui ne concernaient à priori que moi. J'avais peur de lâcher des mots que je regretterais ensuite mais le tourbillon infernal était lancé dans ma tête et je finis par dire que nous allions probablement arrêté notre relation là.

Mon Maître n'a pas compris ce qui arrivait. Pour lui je me pose trop de questions au lieu de me laisser simplement vivre. Il m'a rappelé que nous savions que ces vacances scolaires seraient difficiles puisque nous ne sommes jamais seuls.

Bien sûr il avait raison et après avoir disjoncté, je me suis dit qu'effectivement il me fallait faire preuve de patience et attendre jusque la rentrée, en refusant néanmoins de mettre une étiquette sur ce que nous vivons. A quoi bon vouloir à tout prix classer notre relation. 24/7 (parce que je suis à sa disposition en permanence) ou non (parce que nos journées ne sont pas faites que de domination et de soumission), peu importe au fond.
L'important est juste de vivre sereinement, de le sentir mon Maître et de me sentir sa soumise lorsqu'il le décide et comme il le décide.

Il a su me démontrer que mes doutes étaient injustifiés. Je lui appartiens.