Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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mercredi 21 mars 2018

La quête du "parfait"...


Des mots qui me restent en tête, une besoin d'expliquer, de définir pour mieux comprendre.

La perfection, voilà ce dont il s'agit.

Un idéal, un leurre, une quête de l'impossible... personne n'est parfait, je le sais. D'ailleurs qu'est ce que cela voudrait dire ? Parfait suivant quelle norme, quel code, qui serait en mesure d'en juger ?

Je fais partie de ces personnes que l'on dit perfectionniste, je m'attache aux détails, au millimètre dans mon travail, à tout un tas de petite choses "inutiles".  Ça ne fait pas de moi une femme parfaite, ça ne m'empêche pas non plus de commettre des fautes, loin de là, ça fait de moi une femme exigeante et critique envers moi-même à tous niveaux et ayant du mal avec l'échec.

Je changerai bien des choses chez moi, je ne suis pas celle que j'aurais aimé être, j'aurais aimé avoir un truc en plus, une facilité, un talent particulier mais je n'ai rien de tel.

A défaut d'être une soumise parfaite, j'ai longtemps cru que je pourrai devenir au moins Sa soumise, Son esclave telle qu'il la rêve. Souhaitant être celle qui lui apporte tout ce dont Il a envie, tout ce qui Lui plait. Je ne peux d'ailleurs pas m'empêcher de penser que c'est peut-être possible car je suis ainsi, je veux toujours apprendre, m'améliorer pour mieux Le servir, Le rendre fier et mériter ce statut qu'Il a bien voulu me donner.

Je m'égare car ça n’est pas de moi dont je veux parler mais de Lui.

Ses paroles m'ont fait mal lorsque je les ai lues "je ne serai jamais l'homme parfait dont tu rêves".

Grand sentiment de tristesse, d'incompréhension aussi. Pourquoi ? C’est comme s'il me prenait un bout de ma vie, comme s'Il se mettait en situation d'échec cherchant à répondre à mes envies. Il sait ce qu'il représente pour moi, à quel point je suis souvent en admiration devant lui et ce depuis toujours.

Oui, je suis une grande rêveuse aussi, la vie n’est pas toujours facile, il me suffit parfois cependant d'une petite attention de sa part pour m'emmener sur un nuage et d'une petite chose aussi pour m'écraser le nez sur terre. Excessive, trop émotive.

Ma vie gravite autour de lui, un poids peut-être à porter...

Mais ça n’est pas la perfection que je cherche, c'est le respect de certaines valeurs, pas toutes, nous sommes différents, avec des idées différentes, mais certaines me paraissent essentielles au sein de notre couple.

Je n'ai pas l'impression de demander l'impossible, j’aimerais qu'il s'offre à moi comme je m'offre à lui, c’est peut-être là où je deviens exigeante sans m'en rendre compte, c'est d'une telle évidence pour moi.

Peut-être n'en a t-il plus conscience mais c'est lui qui m'a fait changer, il ne s'agit pas des changements dus à notre nouveau mode de vie.

Au tout début de notre vie vanille, il m'a appris la culpabilité, j'ai vécu de nombreuses années en me sentant coupable, coupable au point de ne rien pouvoir lui cacher comme si j'avais commis une faute grave, ce qui n'était pas le cas mais je n'avais pas le recul pour le comprendre. La peur d'avoir gâché un amour à peine commencé. Il m'a fait ressentir l'obligation de tout lui raconter, il ne m'en demandait certainement pas tant mais ce jour là un changement s'est opéré en moi. Choses parfaitement anodines ou non, blabla quotidien, je suis devenue transparente, il sait ce que je fais, ce que je lis, ce que je regarde, je lui ai ouvert mon jardin secret, mes pensées intimes. La jalousie, dans ces conditions, est forcément inexistante, je me suis mis des œillères, n'osant même pas croiser un regard... Les seules parts de "mystère" sont les quelques secrets que l'on me confie où je respecte la confiance qu'on me donne. Je n'en souffre pas, c'est ainsi, je n'arriverai plus à me changer.

Mon défaut est t’attendre la même chose que ce qu'il a ancré si profondément en moi.

Il est l'homme de ma vie, je sais au plus profond de mon cœur qu'aucun autre ne pourrait m'apporter de plus grand bonheur. Il est l'homme que je n'aurais jamais imaginé rencontrer, celui qui m'a fait comprendre ce que c'était d'aimer, celui avec qui je prends plaisir à avancer, celui qui donne un sens à mon existence.

Alors pour répondre à ses mots, il me faut définir cet homme parfait dont je rêve, cet impossible à atteindre selon Lui. Un homme prévenant, à l'écoute, de petites attentions, des discussions, la liberté de pouvoir tout se dire et tout partager en toute transparence, pas de tabou, raconter sans avoir à poser de questions, du partage, des câlins, du désir, des émotions, de la sincérité, de la confiance... faire sentir que nous sommes ensemble parce que nous nous sommes trouvés et que l'autre est toujours aussi précieux à nos yeux... au final ma quête impossible de la perfection n'est que le reflet de ma vision de l'Amour, je ne demande rien de plus. Cette description pourrait être la sienne, il y a si peu à améliorer. En attendant je continuerai de rêver car je suis ainsi.

Suis-je trop exigeante, Maître ?

Les choses que l'on croit simples sont parfois si compliquées.


vendredi 2 mars 2018

Amitié, complicité, sincérité... des souvenirs plein la tête.


Vendredi dernier nous avons pris la route pour participer à un grand événement dans la vie de nos amis Maître Elendil et Elerinna, un week-end où se mêleront personnes vanilles ou vivant de manière moins conventionnelle. Nous avons été très touchés par leur invitation, il était évident que nous allions tout faire pour y aller, impatients de les retrouver, de découvrir leur petit coin de paradis. Je me surprends encore de la puissance de notre lien, nous ne sommes rencontrés en "vrai" qu'une fois, lors de notre première soirée il y a près d'un an et pourtant notre attachement pour eux est très fort et profond.

J'ai stressé toute la semaine avant notre départ, l'organisation, la peur de ne pas être en forme lors de ce week-end... Je savais que nous allions rencontrer un couple Maître/kajira, Maître C. et T. que nous ne connaissons que via les réseaux sociaux mais pour qui nous avons un grand respect. Des tas de questions en tête, comment vais-je saluer ces Maîtres dans ce contexte où des personnes de tous horizons sont mélangés, en présence de nos enfants... est ce que je vais savoir me tenir (Maître ne m'avait donné aucune indication avant et m'avait dit qu'il faudrait me laisser porter) ? Vais-je être la hauteur ? Et s'il se passe quelque chose vais-je réussir à me laisser aller ou être bloquée dans la douleur ? Ma "résistance" me préoccupe.

A notre arrivée nos amis nous ont accueilli à bras ouverts, une gentillesse incroyable... nous saluons les autres invités, la majorité complètement étrangers à notre monde me présentant à la fois comme Anaëlle et avec mon vrai prénom (que je n'aurais finalement jamais entendu durant durant le week-end). Ce moment me paraît surréaliste, j'observe mon amie Elerinna, pétillante, portant un collier de chaîne et wahouuu personne ne fait de remarque, elle est elle, simplement , acceptée pour ce qu'elle est, pour ceux qu'ils sont, vivant librement sans non plus s'exposer. C’est la première fois que je vois tant de tolérance et je trouve ça génial. Un peu plus tard Maître C. et sa kajira T. font leur entrée, je n'ai aucun mal à les reconnaître, me voilà à nouveau impressionnée, c’est une chance - vraiment - de les rencontrer. Je ne sais pas comment saluer Maître C., je ne peux pas me mettre à genoux, je n'ose pas l'embrasser, j'ai bien trop peur de mal agir et de me prendre une remarque mais c’est lui qui s'avance vers moi pour me faire la bise vu le contexte et intérieurement je l'en remercie. T. me met rapidement à l'aise, elle est souriante, très douce, posée et nous papotons.

La soirée se passe à merveille, les visages se fatiguent et vue l'heure je me dis que nous allons tous aller coucher et qu'il se ne se passera rien de plus ce soir. Nous nous retrouvons tous les six, Elerinna est agenouillée près de son Maître, Maître m'invite à me placer à ses côtés également, et T. arrive toute pétillante et complètement nue. Les Maîtres ne tardent pas à réagir et nous demandent de nous déshabiller à notre tour. Je suis un peu gênée, le seul moment privé que nous avons partagé était avec os amis Amazone et Maître Alpha, nous nous connaissions déjà, la situation est nouvelle. J'obéis à la demande de Maître en ne gardant que mes bas. Vous ai-je déjà dit que j'étais extrêmement pudique avant ? Moi aussi, je m'étonne un peu.

Rapidement j'entends des cris autour de moi, Maître m'a demandé de me placer sur le bord du lit, buste contre le matelas tandis que mes genoux sont sur le sol. J'aimerais relever la tête et regarder ce qui se passe autour de moi mais je n'ose pas trop le faire, je ne sais pas si j'en ai le droit, alors j'écoute, me laisse porter par les cris et les rires et de temps à autre je lève la tête. Un couteau qui entaille la peau d'une sœur puis un impressionnant paddle à clous fait gicler son sang, une autre qui résiste aux nombreux coups de martinet donné avec force ou se donne elle-même des coups à la demande de son Maître, je suis admirative.
Maître commence doucement par le martinet puis sort son fouet, je grelotte, de froid, d'émotion, d’intensité ? Je ne sais pas, j'ai la joue contre les draps et je sens la lanière me piquer la peau. Bien qu'il n'y a ait pas eu de longue préparation pour me mettre en condition, je retrouve cet état que j'affectionne tant où je ne braque pas dans la douleur mais où je l'apprécie. J'ai du mal à retrouver ça chez nous, bien souvent mon esprit finit par se focaliser sur la douleur et à ce moment elle a tendance à m'envahir. Ce soir j'ai l'impression d'être ailleurs, c’est probablement plus qu'une impression et j'ai aujourd'hui du mal à me souvenir de tout. Maître demande de me lever, il me fouette l'avant du corps tandis que Maître C. s'occupe de mon dos, je mesure la chance que j'ai, honorée d'être ainsi fouettée par plusieurs Maîtres, je ne suis plus que sensation, complétement déconnectée, je tombe assise sur le matelas, mes mains se resserrent au dessus de ma tête, je ne pense plus, j'ai des fourmillements dans tout le corps, de la tête au pied, c’est indescriptible, j'aime tant cet état, plus rien n'existe, une envie d'encore, que ça ne cesse jamais. Les Maîtres s'arrêtent. Je regarde ma soeur, T., se faire gifler, impressionnée par la puissance du geste et la façon dont elle s'offre à son Maître. Des jeux d'aiguilles ensuite, encore une fois, j'en reste bouche bée, les autres Maîtres s'y mettent s'occupant chacune de leur esclave/kajira, un moment de communion où je saisis le bras d'Elerinna, je sais à quel point elle déteste ça, la main de T. prend ensuite la mienne quand Maître me place des aiguilles à la naissance des lèvres, je suis très touchée par ce geste, je trouve ça si beau...

Les jours suivants, la maison se vide peu à peu, il ne reste plus que nous. Les Maîtres quittent la maison et Maître en partant nous dit de ne pas être sages en leur absence. Je suis surprise, j'ignore ce que cela veut dire. Je vais me changer pour être "présentable" tout en me demandant ce qui va se passer, je ne sais pas, c’est le flou absolu, je ne me suis jamais retrouvée seule sans Maître mais je rejoins ma belle Elerinna. Nous discutons un moment, je sais que je n'oserai pas aller vers elle. Elle me demande si je souhaite voir tout leur matériel et bien sûr j'ai envie de voir, c’est une caverne d'Ali baba, elle me montre toutes sortes d'objets dont des badines, je lui dis que je ne connais pas, nous n'en avons pas. Je ne sais plus si je lui ai dit que je pensais ne pas aimer comme je déteste la cravache ou si au contraire je lu ai dit que ça me donnait envie. Elle me demande si je veux essayer ? Je ne réfléchis pas et accepte volontiers, c’est la toute première fois que je vais vivre cette expérience avec une femme, un fantasme qui me trotte dans la tête depuis longtemps mais je me garde de lui dire. Je me retrouve allongée sur le ventre, la robe relevée, une musique douce envahie la pièce, je sais qu'elle est aux petits soins pour moi. Sa façon de procéder m'est inconnue, de très légers coups répétés sans douleur à un rythme rapide accompagnés de temps à autre d'un coup plus cinglant, sa main si douce qui fait passer la douleur, c'est un mélange incroyable, j'aime beaucoup et me laisse faire avec plaisir les yeux fermés. Nos regards se sont croisés une fois dans ce mélange de douleur et de plaisir, je la trouvais si belle, agenouillée entre mes jambes tandis que je m'offrais totalement à elle, chanceuse de vivre ce moment d'extrême complicité, surprise aussi lorsqu'elle m'a montré la couleur de mes fesses ou les objets utilisés, je ne sais pas où j'étais, transportée sur mon petit nuage.

La veille de notre départ nous avons encore eu un moment à quatre, regardant Maître Elendil encorder avec aisance sa belle kajira, elle est superbe, s'assurant aussi de notre bien être. Elle m'a impressionnée tout le week-end, elle se tient si bien et sert les Maîtres avec une telle aisance.
J'ai commis une maladresse dont je n'ai pas mesuré l'importance mais dans laquelle je me suis enfermée. Sentiment de culpabilité, d'avoir tout fait foirer, de ne pas être à la hauteur, je m'en suis voulue terriblement et me suis repliée sur moi-même ne ressentant ni douleur ni plaisir sous le fouet même si Maître m'a dit que ça n'était pas grave et qu'Il avait compris ma démarche. J'ai du mal à décoller, à sortir de cet état mais si je prends plaisir à observer cette danse de fouet que font les Maîtres tour à tour sur cette belle kajira qui se dandine et gigote.
La séance se termine, je remercie Maître Elendil pour cette séance maladroitement, ayant probablement fermé les yeux à cet instant comme je le fais souvent qui aurait pu être associée à un manque de respect, je suis terriblement honteuse et gênée, je m'en veux énormément.

Mes émotions sont ce qu'elles sont, souvent dans les extrêmes et m'ont fait péter un plomb ce soir là, la fatigue, toutes ces émotions intenses et variées en quelques jours ont certainement contribué à me faire ressentir les choses encore plus intensément. Heureusement ce moment n'a pas duré et c'est en grande partie grâce à toi ma belle, merci d'avoir trouvé les mots justes et de m'avoir réconfortée.

Je n'ai parlé ici que de moments choisis mais nous avons vécu bien plus que ça. Je garde en mémoire chaque moment de ce magnifique week-end, toutes ces émotions, ce partage avec vous et toutes ces belles personnes présentes, la gentillesse incroyable de tout le monde, cette tolérance et acceptation de l'autre pour ce qu'il est, les éclats de rire, la complicité entre Maîtres, le partage entre esclave/kajirae, ces moments précieux qui nous ont énormément émus, le cadeau d'un Maître à un autre, nous sommes très touchés d'avoir votre première badine et Maître en fera sans nul doute bon usage.

Un immense merci à nos amis de nous accueillir ainsi, à Maître C. et T. d'avoir partagé avec nous ces moments, une belle rencontre et l'envie de vous revoir bientôt.

Merci Maître d'avoir permis cette rencontre et de Vous occuper si bien de votre esclave. Un aperçu de la vie dont nous rêvons. Je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre mais je sais que Vous m'accompagnerez sur ce chemin.

Mes respects, agenouillée, à vous Maître, Maître Elendil, et Maître C. et de gros bisous, avec la  permission de leur Maître à mes sœurs.

Me voilà à nouveau la tête dans les nuages.