Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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samedi 14 janvier 2017

Quand le Maître est à la maison...



Bonne surprise hier, mon Maître a décidé de bosser depuis la maison (youhouuuu), c'est exceptionnel.

Chacun dans notre pièce, je n'ai découvert son mail qu'à 9h29 dans lequel il m'informait qu'aujourd'hui serait une journée sans sous vêtement et qu'il vérifierait à 9h30. Ni une ni deux, sans me poser la moindre question, ni me soucier s'il y a quelqu'un dans la rue j'ai ôté mon pull pour dégrafer mon soutien-gorge, retiré mon legging, le téléphone sonne (tant pis je rappelerai) et enlevé ma culotte. Il est arrivé à 9h30 comme il l'avait indiqué, j'avais toujours une manche à enfiler manche de pull à enlever mais j'étais satisfaite de mon déshabillage express.

Le midi, nous avons déjeuné au restaurant, peu après notre retour un texto me demandant de l'attendre à "quatre pattes sur le lit le cul à l'air". Il ne tarda pas à me rejoindre dans la chambre et glissa entre mes fesses mon plug (ça faisait longtemps) avant de me renvoyer à mes tâches.

Peu après second texto, nouvelle consigne, je dois aller me caresser en ayant le droit d'avoir du plaisir mais avec interdiction de jouir. Je remonte dans la chambre, il a enlevé la couette et posé sur le lit mon collier, des bracelets, un bandeau. Mon fairy m'attend, déjà branché. Je m'adosse contre la tête de lit, me saisis du jouet, je ne l'ai pas encore bien en main celui-là et ne pas arriver à m’en servir comme l'ancien me crispe. Je le place entre mes jambes, joue avec la molette, très doucement, un peu plus fort, encore un peu plus puis doucement, j'essaie de l'apprivoiser, hum je commence à sérieusement aimer, je sens la montée de plaisir, je devrais l'enlever mais j'ai envie de plus, je le maintiens entre mes jambes, soudaine montée plus intense, orgasme imminent, un brin de lucidité je le retire in extremis, j'aurais du le retirer avant, je me tortille, serre les jambes, la tension est à son comble, torturée, j'avais envie de jouir.Mon Maître me rejoint, vérifiant si ça m'a plu en passant les doigts sur ma chatte glissante.

Nue il me demande de m'agenouiller sur le parquet, mon collier se referme sur ma nuque, les bracelets se serrent autour de mes poignées, les chaines viennent s'y fixer, les yeux bandés, je lui rappelle comme à chaque début de séance mes mots d'alerte.

- Vous pensez les utiliser aujourd'hui ?

 - Non, Maître.

Les utiliser, je ne souhaite pas qu'il m'amène aussi loin, je ferai tout pour ne pas les dire, pour ne pas avoir cette impression d'avoir échoué.

Mon Maître me demande si j'ai mal aux jambes, ça me tire un peu mais je lui réponds que non.

- Très bien.

Puis il part, me laissant attendre. Je sens les effets du sport, je n'en peux rapidement plus. Il revient, me pose à nouveau cette question, je lui dis que j'ai mal, j'ai l'impression qu'il faut que je me relève, tout de suite.

- Vous tiendrez pour votre Maître. Vous savez ce que je vais vous faire aujourd'hui ?

J'ai entendu le bruit de la boite d'allumettes lorsqu'il est revenu et nous avons une nouvelle bougie à tester. Ce sera donc une séance cire. Nous avions évoqué une autre possibilité mais mon Maître ne semble pas prêt, c’est en tout cas ce qu'il m'a fait penser.

Mon Maître me relève, m'approche du lit, je m'allonge sur le ventre. La musique emplit la pièce. Mon Maître commence de douces caresses sur mon dos, un massage ? Puis un bruit de plastique froissé, une compresse qu'il passe sur ma peau pour la désinfecter.

- C’est ce que vous vouliez ?

Je sais ce qui m'attend, ce sont les aiguilles que je viens de lui offrir. Je prie intérieurement pour que tout se passe bien, j'en avais envie, le moment est arrivé, mais que vais-je ressentir ? Vais-je les supporter ?

Mon Maître me pique le dos avec la première (un "super" intérieur, je n'ai quasiment rien senti), au tour de la deuxième, je me suis trop vite réjouis, je la sens bien passer, ça pique, il faut que je respire un grand coup, c'est comme une prise de sang. J'analyse - trop. - l'appréhension liée à cette nouveauté m'empêche de pleinement profiter, de lâcher prise. Il en disposera encore six autres.

- Pour une première fois, j'arrête là.

Le ruban de satin s'enlace autour des aiguilles, mon Maître me fait quelques photos. La sensation n'est plus douloureuse, je les sens sur mon dos comme si la peau était un peu pincée par endroit.

Mon Maître m'enlève mon bandeau, il me câline, m'embrasse, me dit qu'il est fier de moi. Il m'amène vers le miroir, j'ai envie de voir, j'observe mon dos transpercé, le ruban de satin rouge, je lui dis que j'en aurais aimé encore d'autres. Je le laisse me photographier avant qu'il me ramène sur le lit.



Privée à nouveau de la vue, à quatre pattes, le paddle (auquel je n'avais encore jamais goûté) claque sur mes fesses. Encore un petit cadeau que je lui ai fait il y a quelques temps, j'ai eu ainsi l'opportunité de choisir, un côté en cuir et un côté plus moelleux en fourrure le seul que j'ai trouvé qui pouvait se rapprocher de celui de mon amie Amazone. Je m'étais alors dit que le côté moelleux serait parfait pour débuter et m'habituer. Mais mon Maître n'a visiblement pas compris pourquoi je l'avais choisi ou du moins n'a pas l'intention de l'utiliser en mode douillet. Il claque fortement ma fesse droite, puis ma fesse gauche, alternant droite gauche  mais en tapant toujours au même endroit, le côté moelleux me caresse les fesses parfois mais jamais pour taper, comme pour apaiser une seconde la douleur, seul le côté dur claque. J'essaie de me concentrer, de ne pas perdre face à la douleur, de résister. Mon Maître se saisit alors de la cravache, la douleur est bien plus cuisante, les coups arrivent toujours aux mêmes endroits, j'ai les fesses échauffées, je crie, je me tortille, mon Maître me demande de me remettre en place, j'ai mal, la cravache s'arrête, sa main la remplace, d’énergiques fessées sur mes fesses déjà sensibles.

Mon Maître commence à me baiser, à quatre pattes tandis que le rosebud est toujours en place, j'imagine son regard sur les aiguilles. Il les retira peu après. Aucune douleur, je suis soulagée, le plus dur est passé.

Je m'allonge sur le dos, le fairy entre mes mains.

- Caressez vous.

Je l'ai à peine allumé quand je sens la compresse humide sur mon sein. Pour le dos j'étais prête, pour les seins non, ça ne m'a pas traversé l'esprit à un seul instant qu'il puisse en avoir envie. L'émotion me gagne, me submerge. Mon souffle est saccadé, les larmes coulent derrière le bandeau, je perds pieds.

Mon Maître me demande si j'ai peur. Oui j'ai peur, je suis terrifiée.

- Si vous avez peur, c'est que vous n'êtes pas prête, je ne le fais pas.

Arrêter ? A cause de moi ? De mes envies ? Impossible.

Je lâche un "j'ai confiance en vous", "faites le Maître". Les larmes coulent toujours, l'aiguille se plante dans mon téton, ça fait mal, très mal. Mon Maître me baisse mon bandeau, mon regard se plonge dans le sien, il me dit à quel point il est fier, je suis une bonne soumise, je pleure, je ris, je suis à Lui. A cet instant plus rien ne compte, le temps semble s'être arrêté, nos yeux sont remplis d'amour, de complicité. Aller plus loin ensemble, tels sont les mots de mon Maître.

Mon regard se baisse sur mon sein, l'aiguille est "juste" plantée, il ne l'a pas transpercé de part et d'autre. Il désinfecte l'autre téton, cette fois je vois, je sais que nous sommes encore en train de vivre un moment merveilleux, je n'ai même pas besoin de sexe, ma satisfaction est là, je détourne le regard pendant qu'il plante l'aiguille, même douleur qui ne ressemble à aucune autre. Un cordon de satin vient relier les aiguilles entres elles.

A nouveau privée de la vue, ne m'attendant plus à rien, la cire chaude coule entre mes seins et sur mon ventre.

J'ose dire à mon Maître que j'ai envie de passer son test "Je sais soumise". C’est comme devenu indispensable pour moi. Celle que je suis lorsque je suis avec Lui ne ressemble pas à la femme que je suis chaque jour, je suis si bien , j'aime lui appartenir, j'aime découvrir avec Lui. A ce moment je me sens bien, je me sens vivre. Il me demande ce que je suis pour lui, je lui réponds "votre soumise... en apprentissage", ses mots me bouleversent "non plus en apprentissage", et pourtant, rien n'est officiel. J'ai l'impression d'être une demie soumise, je sais qu'Il n'en pense rien mais j'ai besoin de plus. je sais au fond de moi que j'ai beaucoup changé, je vois mes pas, mes avancées et je ressens fortement ce lien si particulier qui n'unit à Lui. J'ai encore beaucoup à apprendre et je souhaite que cela ne s'arrête jamais car c'est une des forces de notre relation, des merveilleuses découvertes mais j'ai l'impression que mon statut n'évolue pas alors que moi j'évolue. En écrivant ces lignes, j'ai l'impression de quémander ma place, ça m'insupporte, j'ai envie de tout effacer mais dois-je cacher ce qui se passe à l'intérieur de mon être ? Je lui appartiens corps et âme.

La séance continue, mon Maître reprend, fouille ma chatte avec ses doigts associés aux vibrations de mon jouet, que c'est bon, il me caresse comme je ne sais pas me caresser, le plaisir monte, je gémis, me tortille et jouis fortement, longuement.

Mon Maître me baise à nouveau mais je suis satisfaite, il m'utilise pour son plaisir avant de se retirer pour marquer mon corps de celui-ci.

Cette séance a été riche en émotion, surprenante, il y a eu tant de choses différentes qui se sont enchaînées si vite. Une heure et demie où je n'ai pas vu le temps passer.

Votre Soumise, heureuse d'avancer à Vos côtés.

mercredi 11 janvier 2017

Résolutions de la soumise



Le début d'année sonne pour moi comme un nouveau départ, une occasion de changer certaines choses, d'en entreprendre d'autres... Super motivée les premiers jours, les bonnes résolutions finissent généralement par s'effacer (manque de temps, manque d'envie...) mais cette année je suis bien décidée à les tenir et c'est pourquoi j'ai envie de les partager.

Je n'en ai pris que 3, ce qui n’est pas si mal :

- une sur le plan physique
- une sur le plan moral
- et une dernière plus particulière

Sur le plan physique rien de bien original, j'imagine que beaucoup de personnes prennent la même. Il y a 7 mois mon Maître m'a imposé deux séances de 30 minutes de sport par semaine. Je vous l'accorde ça ne fait qu'une heure, mais quand on n'est pas sportive le sport passe même après le ménage. Je n'aurais jamais tenu si cette consigne ne venait pas de lui, j'y pense à chaque fois que je monte sur le tapis de course (sur lequel je ne cours pas, je préfère les programmes de marche alternant marche rapide et rando digne d'un sentier de montagne). Sur les 7 mois je n'ai loupé que 2 fois, surpassant même les objectifs qu'il avait pour moi en doublant le temps des séances. J'ai donc décidé de continuer sur cette voie en passant à 3 séances d'une heure par semaine.

En 2016, j'ai souffert de mes allers retours sur les montagnes russes, des crises que je fais de façon totalement aléatoire en me disant que je ne suis bonne à rien qui mettent à chaque fois mon moral dans les chaussettes. Je vais donc essayer, oui essayer car ça ne va pas être simple de prendre confiance en moi et de m'estimer davantage. Si je regardais 10 ans en arrière je serais fière de tous les changements accomplis, j'osais à peine prendre la voiture, sortir seule... je me suis donc vraiment beaucoup améliorée mais le fait est que ces efforts ne sont pas suffisants pour ne pas replonger dans mes vieux démons, il faut désormais que j'arrête de penser que tout le monde est mieux que moi.

Enfin, l'année dernière mon Maître m'avait écrit un mail avec ses bonnes résolutions. Dans celui-ci il m'avait indiqué "cette année nous réaliserons votre fantasme le plus fou", j'ai dû lui écrire trois de mes fantasmes en dissociant pensées excitantes et véritables fantasmes que je souhaitais concrétiser. Il en a choisi un parmi les trois et m'a permis de vivre un moment complice avec une femme sous le regard de nos Maîtres.

Cette année Maître, nous réaliserons un de Vos fantasmes les plus fous.

Certains se disent peut-être que le Maître décide alors à quoi ça rime. Je répondrai simplement que le Maître certes décide mais à mon sens il se fixe lui-même des limites et ne cherchera à jamais à blesser sa soumise ni ne prendra le risque de fragiliser son couple.

Je suis aujourd'hui prête à repousser certaines limites et à Vous faire vivre Maître un de ces fantasmes, un que Vous n'auriez pas osé réaliser sans m'en parler ou de peur de casser quelque chose entre nous.

Nous avions déjà abordé le sujet l'année dernière sans aller au bout. Je Vous laisse donc y réfléchir et me dire celui que Vous aimeriez réaliser.

Si Votre souhait est toujours de vivre une séance avec 2 soumises, nous vivrons cette expérience à trois, dans le partage et la complicité en discutant préalablement et sans tabou de ce que Vous souhaitez, jusqu'où Vous aimeriez aller et nous en fixerons les limites ensemble.

J'ai confiance en Vous, Maître, arrêtez d'en douter.

mardi 10 janvier 2017

Petit défi du soir


Hier soir, après avoir exécuté notre petit rituel du coucher (agenouillée seins nus, moment où il me passe un bracelet avec lequel je dors chaque nuit), je me suis glissée avec son autorisation dans le lit, prête à regarder la télé.

J'ai alors entendu les paroles de mon Maître

- Sucez !

Je me suis alors placée entre ses jambes.

- On va voir si vous me connaissez bien. Vous avez 5 minutes pour m'amener au bord de la jouissance. Interdiction de me faire jouir sinon vous dormirez les mains attachées.
Si au bout des 5 minutes je n'ai pas envie de jouir, je vous attacherai également les mains pour dormir.

Hum, même si l'idée de dormir attachée me titillait, je me sentais mise au défi. Mon Maître m'a maintes fois dit que j'étais la reine, le rendre fou en le suçant fait donc partie de mes talents mais 5 minutes c'est quand même peu d'autant que forcément avec ce petit jeu il ne se lâcherait pas aussi facilement.

Sans perdre une seconde de plus, je descendis mon haut  et engloutit sa queue dure dans ma bouche, m'activant de haut en bas et de bas en haut, le titillant parfois avec la pointe de la langue, lapant son gland...

Je sentis alors qu'il était sur le point d'atteindre ce non retour et je me suis arrêtée comme il l'avait demandé, une lueur de satisfaction dans les yeux.

Mon Maître me demanda alors de reprendre, ce que je fis pour mon plus grand plaisir, le savourant, me délectant de son sexe durcissant encore entre mes lèvres, m'arrêtant à chaque fois juste avant que son plaisir n'atteigne le point de non retour.

Mon Maître passa les doigts sur ma chatte mouillée, j'ai cru qu'il allait me demander de me caresser, j'étais si excitée, mais il n'en fit rien.

Après un long moment j'ai senti son goût sur mes lèvres, satisfaite de son "pas mal" et je me suis blottie contre lui (ah la frustration !!!) pas de jouissance pour moi ce soir là mais un véritable plaisir de Vous servir, Maître !

samedi 7 janvier 2017

Reprise des séances





Aujourd'hui, nous avons repris les séances après plus de deux semaines de vacances scolaires. Des moments à deux, des cordes nous en avions eu mais les séances du vendredi ont un goût particulier. Plus "officielles", seuls à la maison, mon Maître peut jouer avec moi comme il le souhaite, l'ambiance est différente. Sans savoir vraiment pourquoi je voyais les heures défiler avec avec appréhension, comme si j'avais à la fois envie et peur de cette séance. Peur de ne pas être à la hauteur, d'être trop douillette, de ne pas retrouver cette petite bulle qui me plait tant. J'ai retrouvé cette peur au ventre, cette montée de stress avant l'arrivée de mon Maître.

J'ai préparé la chambre, comme à mon habitude, un peu de chauffage (voilà le bénéfice d'une séance prévue), une lumière douce, mon coussin placé sur le sol et le lit juste couvert d'un drap et d'oreillers. Je me suis préparée suivant ses consignes revêtant une nuisette noire nouée a niveau de la poitrine, entièrement ouverte sur le devant et un string. Rien de plus. Je rageais à l'idée qu'il me fasse encore porter une nuisette noire, comme si je n'avais rien d'autre à me mettre.

Je me suis agenouillée sur mon coussin, tête baissée, mains sur les cuisses attendant patiemment qu'il entre. J'ai retrouvé ma place, celle qui certes d'un point de vue physique me tire rapidement dans les jambes mais où je me sens bien.

Mon Maître m'a passé mon collier, me demandant de lui rappeler mes mots d'alerte. J'aimais les rappeler mais au bout de presque 2 ans je les connais bien mais cela fait parti de notre rituel. Mon Maître m'a ensuite bandé les yeux, attachés des bracelets autour de mes poignées en y accrochant des chaînettes. Il m'a demandé de me relever et mis en marche la musique que j'avais préparée. Nos séances se déroulent extrêmement rarement avec de la musique mais celle-ci m'a rappelé une de nos premières séances, que je n'oublierai jamais. La musique crée une atmosphère si différente, magique.

Debout j'ai relevé la tête, droite, les mains le long du corps, fière d'être sa soumise. Ses mains m'ont caressée le ventre, les hanches, les cuisses.De fugaces pensées m'imaginant danser nue avec mon Maître habillé ou m'imaginant placée là devant mes amies soumises. Mon esprit s’est vite recentré sur mon Maître. Il m'a déshabillée de façon très sensuelle, prenant son temps, m'effleurant avec tendresse. Nos mains se sont enlacées, ses bras se sont serrés autour de moi. Je me souviens de mon Maître me susurrant que j'étais magnifique avant que mes yeux sous le bandeau s'humidifient submergée par un trop plein d'amour et d'émotion. Il a recueilli de son pouce la larme qui roulait sur ma joue.




Les chaînettes ont été fixées à un crochet pour me maintenir les bras au dessus de la tête, les mains serrant ces chaines. La deuxième mélodie a débuté, celle qui m'entête depuis un moment, c'est alors que mon Maître a passé les cordes autour de mon cou, déjà habituée aux rugosités du jute, passant entre mes jambes avant de remonter dans le dos et d'épouser mes flans dans un aller retour de cordes me rendant plus féminine encore. C'était juste magique. Mon Maître a ensuite continué son cordage avec une seconde corde autour de la jambe, du haut de la cuisse à la cheville. Il a ensuite pris une troisième corde dont il s’est servi pour me surprendre en me donnant quelques coups sur les fesses avant de terminer son cordage de l'autre côté. Il m'a amené devant le miroir, mes mains ont effleuré son érection. Il a relevé mon bandeau. Je découvrais mon corps sublimé par ses cordes , mon mascara coulé, il m'a demandé si je me trouvais belle, je lui ai répondu que oui, j'aime me voir ainsi même avec les yeux coulés.

Allongée sur le lit, il a fait quelques photos avant de jouer avec mon nouveau fairy avant que je ne prenne la relève. Des pinces ont serré les pointes de mes seins, je pensais qu'il s'agissait des nouvelles et j'en ai fait part à mon Maître car elle pinçaient fortement. Mais non il s'agissait des anciennes, celles que j'avais tellement porté à un moment que l'été dernier j'étais toute affolée en me disant que mes seins devenaient moins sensibles car les pinces ne faisaient plus du tout souffrir, mais je peux être rassurée elles me font à nouveau bien mal.

La roulette de Wartenberg s'est glissée entre les cordes comme si elle dessinait chaque parcelle de peau visible entre les cordes, de douces caresses avant que mon Maître ne se décide à appuyer bien plus fortement me faisant gesticuler, voulant me faire lâcher prise, agacée par ce nouveau jouet que je n'arrive pas encore à bien prendre en mains et qui ne m'amène pas si facilement à l'orgasme comme l'ancien.

Je me suis souvenue que je n'étais qu'un corps répondant à son Maître, mon plaisir c'est d'être à lui et l'orgasme m'a emporté, profitant de celui-ci pour appuyer plus fort les pics sur ma peau. Ses baisers ont couvert mes lèvres tandis qu'il me maintenait le nez bouché, sa main autour de mon cou. A lui, rien qu'à lui, abandonnée, dans une confiance totale. Il m'a baisé comme il aime le faire, son tee shirt couvrant ma bouche comme un bâillon pourrait le faire.

Je n'ai pu m'empêcher de lui livrer mon envie, je lui ai dit qu'il pouvait se lâcher et faire ce qu'il voulait. Il m'a dit qu'il tait en train de le faire, sa queue au plus profond de mon intimité. Une main s’est posée sur ma joue, prêt à retirer mon bandeau. Ça n'était pas possible, je ne conteste jamais mais j'avais besoin de rester dans ma bulle, très émotive ce soir, versant de temps à autre quelques larmes. J'ai posé ma main sur la sienne, l'écartant puis la reposant. Mon Maître s'amuse depuis quelques jours à me pincer les joues et je sens bien que son envie est ailleurs mais il est parfois difficile d'accepter d'agir quand cela semble contraire à nos valeurs. Je lui donnais par ce geste mon accord, lui soufflant ainsi tacitement que j'étais prête. Sa main m'a giflé une fois, une seconde, une troisième. Certes il n'y a pas mis toute sa force et pour un homme je pense que ce ne soit que de légères gifles mais le geste était là et c’est à cet instant qu'il m'a fait jouir et qu'il a à son tour joui en moi.

C’est pour moi un grand moment. Je fais un clin d'oeil à celle qui sait ce que cela représente pour moi et à la réticence que j'avais pour ce geste au sein de notre relation. A vrai dire je pensais que jamais il n'existerait. Trop dégradant ou manquant d'amour. La vérité est que durant cette séance ce geste n'était que complicité, partage et amour.

J'aurais voulu dire à mon Maître au cours de la séance combien j'étais fière d'être sa soumise, que cette séance m'a énormément rapproché de lui, que ça me fait un bien fou de le retrouver, qu'avec lui j'irai plus loin et que j'ai désormais envie d'une suite.

Quand je suis retournée dans la salle de bain pour me rhabiller mon cœur me disait "remercie le de s'être occupé de toi", c’est bête mais j'avais peur de lui dire, ayant l'impression qu'il me croirait complètement givrée. Ces mots, coincés dans ma gorge, en le regardant, ont fini par sortir mais pas avec l’intensité que je voulais leur donner.

J'aime tellement être à vos côtés Maître !

Votre dévouée soumise, si heureuse de Vous appartenir.

jeudi 5 janvier 2017

Résolution du Maître



Une envie de partager avec vous la résolution de mon Maître. Son mail m'attendait, il me suffisait d'attendre minuit pour avoir le droit de le découvrir. Surprise des similitudes entre ce qu'il m'a écrit et le petit mot que je lui avais donné quelques heures avant, que j'aime cette fusion de nos pensées.

Voici donc un extrait du mail reçu :

"Ma Soumise, mon Amour,

Voici une année qui se termine avec de beaux moments et belles séances passés ensemble... de superbes moments et souvenirs mais malheureusement trop rares encore .... le temps passe si vite, trop vite avec Vous.

Alors voici ma bonne résolution pour cette nouvelle Année qui commence : profiter plus, passer plus de temps ensemble et pour ce faire (mais pas seulement) nous ferons chaque mois au minimum quelque chose d'exceptionnel en tant que DS mais aussi en tant que Mari et Femme.

En tant que Mari et Maître j organiserai ceci...

Prête pour cette nouvelle Année a mes côtés?

Je vous souhaite une merveilleuse Année à mes côtés remplie de joie, de bonheur et surtout de santé..."


Je suis très heureuse que nous ayons réalisé tous deux qu'il nous fallait passer plus de temps ensemble et que nous ne profitons pas assez.

Et bien entendu je suis toute émoustillée par toutes ces surprises à venir :)))

mardi 3 janvier 2017

Déclic de Noël



Premier article de l'année, je vais donc tout d'abord vous présenter mes meilleurs vœux. Que cette année soit pleine de complicité, d'amour, de bonnes surprises, de folles aventures et de belles rencontres.

Les fêtes sont désormais terminées. Visiblement le père Noël m'a trouvé bien sage car il m'a bien gâtée. Nous avons passé Noël en famille et au milieu des cadeaux se trouvait un paquet portant mon prénom suivi de la lettre "S." de  la part de "M.", difficile de faire plus explicite entourés de notre famille mais cette attention m'a mise dans tous mes états.

J'avais déjà découvert quelques cadeaux du mari, je regardais à présent le paquet, le cœur battant, découvrant un cadeau qui pouvait être ouvert devant tous, un joli caraco orné de dentelle. Ce cadeau avait une valeur différente car c'était le cadeau de mon Maître, il me fallait le remercier mais je ne voulais pas le remercier comme je l'avais fait pour mon mari même si mon mari et mon Maître ne font qu'un. Ce petit "s" me rappelait qu'à ce moment j'étais sa soumise. Quelque chose en moi me poussait à me mettre à genoux à ses pieds. Oui mais voilà dans la pièce se trouvaient parents, fratrie et autres membres de la famille ne nous connaissant que vanilles.

Hésitation, doutes... puis je me suis approchée de mon Maître et je me suis agenouillée devant lui pour le remercier, comme mon cœur me dictait de le faire. J'ai oublié en cet instant tous ceux qui étaient présents, je ne suis pas souciée des autres, je ne sais pas si quelqu'un m'a vue ou non, après tout nous étions en plein déballage de cadeaux, mais ça n’est pas le plus important, le plus important pour moi c'est d'avoir fait passer mon Maître avant et d'assumer celle que je suis pour Lui.

Mon Maître n'a pas souhaité que je lui offre son cadeau devant tous, il est vrai que je l'avais prévenu qu'il était délicat à ouvrir devant d'autres, les enfants se seraient aussi posés des questions, je me suis donc agenouillée dans l’intimité dans la chambre d'amis, bras tendus pour lui remettre, des cordes en jute qu'il s'est empressé de tester dès notre retour chez nous.

Ce soir là, je n'en avais pas trop envie, nous venions de faire la route, le boulot nous attendait le lendemain mais j'avais surtout imaginé le test de ces cordes dans un moment charnel avec un fond de musique... mon côté fleur bleue de retour et ça n'était assurément pas possible que cela se déroule ainsi ce soir-là.

Mais c’est le Maître qui décide. Je me suis donc retrouvée nue, parée de mon collier avec lequel j'ai dormi toute la nuit, bras tendus au-dessus de ma tête, yeux bandés découvrant la sensation nouvelle de ces cordes, beaucoup moins douces à cause des petites aspérités, de petits bouts de fils qui dépassent. J'informais mon Maître sur la possibilité de les huiler pour enlever ce côté peu agréable mais mon Maître m'a dit que c'est ainsi qu'il souhaitait les utiliser. Les cordes se sont resserrées fermement autour ma poitrine suivant l'inspiration de mon Maître, la sensation est tellement différente, les cordes ne bougent pas, ne glissent pas, elles compriment, vraiment, laissant plus de marques lorsqu'on les retire.

Il m'a fait me sentir sa chose, m'attachant ensuite mains et jambes outrageusement écartées, essayant mon nouveau jouet, un fairy black. Les cordes tiraient sur le bas des jambes, et je tentais tant bien que mal d'essayer de les soulager en les écartant davantage mais visiblement je manque quelque peu de souplesse.

Mon Maître m'a alors baisée, pour Lui, pour son seul plaisir, je me suis sentie simplement à Lui. Mon esprit a cédé le contrôle à ma chair. Etre un corps avant de tout analyser avec le mental, un corps appartenant et répondant à son Maître, le laissant me prendre et disposer de moi comme il en avait envie, où il en avait envie, savourant ses crachats de salive dans ma bouche comme une récompense.

Puis vinrent les mots de mon Maître, les seuls dont je me souvienne encore aujourd'hui "tu es prête", comme il me l'avait dit le soir du réveillon de Noël. Au lieu d'en être heureuse, l'émotion m'a gagnée mais une émotion teintée de tristesse.

Prête ? Oui, mais prête à quoi ? Prête pourquoi ? Ces mots je les ai déjà entendu il y a quelques mois, puis entendu à nouveau lorsqu'il m'a parlé de mon test (mais il lui manque quelque chose chose pour le réaliser ? j ignore ce dont il s'agit mais c’est à priori indispensable) et voilà que ces mots reviennent. Je suis heureuse d'être à la hauteur de ses attentes, qu'il me trouve "prête" mais j'ai envie de savoir ce que ça veut dire pour lui, j'ai envie d'une suite.

A défaut de savoir ce qu'il pense et les conséquences que ça aura, je sais ce que cela représente pour moi.

La nouvelle année a été pour moi l'occasion de lui faire un petit cadeau, cadeau que j'étais prête à lui offrir à genoux devant la famille (la belle cette fois). Mon Maître n'a pas souhaité de déballage public, il est facile de dire qu'on assume mais dès ce que cela touche au cercle de famille très proche c’est un peu plus compliqué par crainte de l'incompréhension et du jugement, ne sachant pas ce que mon petit paquet contenait et s'il révélait ou non explicitement notre lien.

Je voulais lui montrer la sincérité de mon engament, lui montrer qu'il passe avant tout et que je me fiche des autres, que je veux vivre ma vie, notre vie.

Mais je ne veux en aucun cas aller au-delà de ses demandes. Peut-être qu'il a raison, ne dit-on pas "pour vivre heureux vivons cachés" ?

Je lui ai donc offert dans l’intimité cette boite ne contenant qu'un ruban de satin et une aiguille accompagnée de cette petite citation d'Alfred de Musset "Je ne sais pas où va mon chemin, mais je marche mieux quand ma main serre la tienne"

Ce cadeau sans valeur pécuniaire a pour moi une valeur très symbolique, je m'en remets totalement à Lui et avec et pour Lui j'irai plus loin... en me laissant guider.

Que cette année nous apporte encore et toujours plus de bonheur et de complicité, Maître.

Je Vous aime.