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Bilan d'une semaine à deux


Voilà, notre semaine entière passée sans enfant à la maison s'est terminée hier. Être sans enfant nous arrive rarement, je pourrais même dire vraiment exceptionnellement. La dernière fois c'était au tout début de notre relation D/s, il y a un peu plus de 18 mois, mon Maître (que je n'appelais à l'époque pas encore comme ça) m'avait emmenée en week-end, quelques jours d'initiation, de découverte où j'ai appris à respecter ses premiers ordres et découvert le sentiment de devoir lui obéir mais aussi ce qu'était une relation où seul lui décide, gouttant pour la première fois à la compression des sangles (nous n'avions pas encore de cordes) sur mon corps.

Depuis nous avons parcouru beaucoup de chemin et apprenons que vivre notre relation au quotidien n'est pas toujours simple. Je pense notamment à la période de doutes lors de nos vacances où je le sentais moins présent. Je m'étais alors demandée si son envie de me dominer était toujours présente ou si vraiment il ne pouvait agir tel qu'il le souhaitait parce que nous étions constamment à trois dans un petit appartement.

Il m'a montré, cette semaine, que son envie de me dominer était toujours là et même bien là. Il m'a offert plus que je n'aurais pu l’espérer. Il a su me remettre en condition en me faisant me faire sentir ma place au travers de mon collier que j'ai porté quasiment toute la semaine, jour et nuit. Pas partout bien sûr il n'est pas assez discret pour ça alors lorsque je devais sortir dans un lieu public je lui demandais tout simplement l'autorisation de l'enlever. Vouvoiement constant, attente de son retour du travail le soir agenouillée...

Il n'a pas pu profiter de moi (physiquement) autant qu'il le souhaitait les premiers jours de la semaine. J'étais trop stressée. Compréhensif, il m'a laissé le temps de discuter le soir avec ma jolie Miss dans l'attente de notre rendez-vous, m'autorisant même à me réserver pour elle. Mais il s'est bien ensuite rattrapé.

Il m'a fait à nouveau goûter au martinet, celui à longues lanières, mains maintenues tendues au dessus de ma tête par les chaînettes, yeux bandés.  Cinquante coups sur les fesses, les flancs et au creux de mes jambes que j'ai compté un à un. Je sais qu'il m'a volontairement ménagée dans l'intensité portée, il aurait pu taper plus fort mais peu importe, j'étais à lui.

J'ai ensuite redécouvert le plaisir de la cire, laissant de côté notre bougie spéciale qui n'a de basse température que le nom pour des bougies classiques (plus supportables). J'ai ainsi pu apprécier la chaleur de la cire sur mon dos, mes fesses, et le ruisseau qu'il a fait couler entre mes seins.

Lui faire confiance. Me rappeler que que je dois le suivre les yeux bandés, tirée par ma laisse, en marchant le plus naturellement possible, sans avoir peur de mettre les pieds l'un devant l'autre. Une sensation d'abandon où je m'en remets à lui. Il m'a amené dans la salle de bain et m'a demandé de m'installer à quatre pattes dans la douche pour me laver de toute cette cire.

J'ai à nouveau goûté au plug, aux photos coquines, aux pinces à linge, aux pinces à seins, à la peur, à la douleur lorsque celles-ci vinrent pincer mes lèvres et mon clitoris, aux mots crus, à être son "trou" pour son plaisir.

Il m'a rendu infiniment gourmande, me faisant goûter à la triple stimulation. Mon plug entre les fesses, un gode dans la chatte (parfois remplacé par quatre de ses doigts) et mon vibro sur mon clitoris. Se faire prendre de partout en bonne petite salope, sensation terriblement délicieuse.

Il s’est voulu Maître de mon plaisir. Son plus grand plaisir est certainement de me voir jouir, il est donc rare qu'il m'empêche de le faire même s'il m'a par le passé déjà interdit de jouir, ou s'il me frustre régulièrement m'utilisant pour son seul plaisir. Et puis souvent lorsqu'on m'arrête en cours de route mon plaisir redescend et il faut tout recommencer.

Mais ce jour-là mon Maître a transformé mon envie de jouir en torture (petit clin d’œil à nos amis avec qui il en avait parlé). Je me suis caressée devant lui avec mon vibro auquel je peux difficilement résister, il a guetté mes réactions, ce signe annonciateur de mon explosion de plaisir, me retirant mon jouet au moment même où je sentais l'orgasme venir.
Une première fois, une seconde, une troisième, l'envie de jouir revenait rapidement mais je rageais qu'il s'en amuse autant, j'avais envie de me lâcher, d'être comblée, j'avais peur de ne plus réussir à jouir s'il m'en refusait encore l'accès. Mais il a continué à s'en amuser, à me frustrer, cinq ou six fois jusqu'à ce que je n'en puisse plus et que je le supplie de me laisser enfin jouir. Un orgasme libérateur, fort, intense.

Il m'a montré tout son plaisir à me contrôler, me demandant d'enlever mes sous vêtements lors de notre traditionnelle journée courses et son envie d'aller plus loin chez nous en lui demandant la permission d'aller aux toilettes et l'obligation de laisser la porte grande ouverte. Il ne s’est pas pour autant planté devant moi pendant que j'étais assise sur la cuvette. Il l'a fait avec respect en me faisant dépasser par étape les quelques limites de mon intimité qu'il me faut apprendre à repousser.

Une semaine merveilleuse où j'ai retrouvé ma place mais aussi mon petit nuage. Tout ce que nous avons vécu cette semaine nous a rendu encore plus complices. Je me suis agenouillée hier aux pieds du lit, pour une fois tête relevée, heureuse et souriante.

Je Vous aime Maître,
Votre dévouée Soumise

Commentaires

  1. Oh que ces instants sont précieux, ils nous reboostent et balayent tous les doutes et remises en question, ils nous replacent là où nous sommes si bien : à nos places, soumises aux pieds de nos Maîtres.

    Une bien belle semaine qui t'a été offerte par ton Maître, et c'est si agréable de lire ton bonheur et ta sérénité Anaëlle...

    Je t'embrasse, mes respects à ton Maître

    élerinna, la chose de Maître Elendil


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    Réponses
    1. Bonjour Elerinna,

      Tu as parfaitement raison. Cette semaine nous a fait le plus grand bien à tous les deux. Elle nous a permis de nous rapprocher, de retrouver notre place, une liberté dans notre façon d'être et d'agir mais aussi des moments complices que l'on perd parfois quand on se prend la tête avec les enfants (et encore je n'en ai qu'un de quoi je me plains).

      Je crois que nous avons ouvert les yeux. Il nous faut accepter que nous avons tout simplement parfois l'envie d'être juste tous les deux (ça n'est arrivé que 3 fois depuis sa naissance). En bonne maman poule, je culpabilise de le penser et de l'écrire car je suis scotchée à mon enfant depuis toujours mais il a lui aussi apprécié cette semaine loin de nous.

      Mes respects à Maître Elendil,

      Je t'embrasse et te souhaite une belle journée,
      Anaëlle

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    2. Bonjour Anaëlle,

      Magnifique semaine qui fait un bien fou !
      Pour ma part, je plaisante souvent en disant que j'ai (enfin) accepté mon statut de "mère indigne" :-) Comme toi, je suis mère poule et j'avais du mal à me séparer de mes louveteaux. Petit à petit, je me suis rendue compte qu'ils appréciaient ces jours sans parents et que, pour nous, c'était essentiel à notre équilibre de couple (encore plus maintenant ;-)) Ça n'arrive pas souvent mais quand nous sommes seuls, c'est juste merveilleux (et retrouver mes petits bouts est un immense plaisir. Tout le monde est joyeux et on en profite encore plus)

      Je te souhaite une très belle journée ainsi qu'à ton Maître,
      Amazone

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    3. Bonjour Amazone,

      Il me faut donc accepter moi aussi ce statut et accepter de vivre ces moments "libre" sans culpabiliser. J'ai toujours rêvé de week-end à deux même dans notre vie vanille, chose que nous n'avons jamais faite et maintenant je rêve tout simplement de pouvoir être moi à ses pieds et de séances ce qui n’est possible que lorsque nous sommes à deux.

      Une très belle journée aussi à tous les deux,

      Bises
      Anaëlle

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  2. Bonsoir ma petite marmotte,

    Quelle belle semaine ! Je suis heureuse que vous ayez pu profiter, que tu aies réussi à repousser encore tes limites...
    Quel bonheur de se sentir à sa place, n'est ce pas ?

    Je suis très heureuse de te lire si bien. Encore une belle semaine dont tu te souviendras longtemps :)

    Je te souhaite une bonne nuit (même si tu y es déjà) et une bonne journée

    Bises
    Elenna

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    1. Bonjour Elenna,

      Oh que oui une belle semaine, c’est si bon d'être à sa place, je ne m'en lasse pas bien au contraire ça me donne envie de rester sur mon petit nuage. Le bonheur ne tient parfois pas à grand chose :)

      Je te souhaite une très bonne journée ainsi qu'à ton Maître,

      Bises
      Anaëlle

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  3. Bonsoir Anaëlle,

    Quel plaisir de lire cette délicieuse semaine que tu vous avez passé ensemble. Merci pour ce partage.

    Maman poule en puissance, j'avais également énormément de peine à me séparer de mes enfants. Durant des années c'était une souffrance de à chaque départ.
    Quand le BDSM est arrivé dans ma vie, j'ai commencé à me réjouir du départ des enfants qui signifiait une séance intensive. J'ai appris à apprécier l'absence des enfants et ce moment ou j'avais le droit de n'être que femme, que soumise, qu'à Lui.

    Puis est survenu l’adolescence... et là tu pries pour que prochain départ soit bientôt ^^ rires

    Bonne soirée

    Sôleille

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    Réponses
    1. Bonjour Sôleille,

      Merci pour ton commentaire :)

      Je vois qu'au final je ne suis pas la seule maman à être dans ce cas. Tout comme toi depuis que nous avons commencé notre vie bdsm j'ai encore plus envie de moments juste à deux. Au quotidien ça n’est pas facile car même s'il y a désormais l'école, mon Maître ne finit pas le boulot assez tôt mais on arrive à s'arranger avec les activités extra scolaires (il n’est pas prêt de louper une séance de sport lol).

      Je n'en suis pas encore à l'adolescence, mais plutôt en pré-adolescence et je peux te dire que c’est déjà dur dur je crois que je ne veux même pas savoir ce qui m'attend par la suite, je risque de démissionner.

      Bonne journée,
      Anaëlle

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