Accéder au contenu principal

Un goût d'exhibition



Exhibitionniste… Humm… Ouais, peut-être. Aguicheuse dans un parc, coquine à la plage, dévergondée devant des inconnus… j’ai déjà fait tout ça... bien à l'abri des regards lorsque les yeux fermés je me laisse emporter par mes pensées vagabondes.

Ça n’est pas d’ouvrir un imper devant des passants qui me titille (oups, désolée, j’avais oublié que je ne portais rien dessous), ce genre d’exhibitionnisme ne m’attire pas même si je reste bouche bée devant celles qui ont l'audace de le faire, mais le fait de recevoir des ordres, qu’on me dicte ma conduite.

La réalité est toute autre, même pas fichue d’obéir à mon Maître lorsqu’il m’a demandé pour la première fois de ressortir sans culotte d’une cabine d’essayage. Ah, je m’en suis voulue après ! Et je ne rêvais que de ça qu’il me le demande à nouveau.

Il m’a laissé attendre... longuement alors j’ai pris les choses en main, je suis sortie une fois sans culotte sous mon jean, ça l’a bien excité mais je ne lui avais en rien obéi.

Alors j’ai attendu encore jusqu’à ce qu’il me demande une fois en voiture d’ôter mon shorty. Ce jour-là je devais aller m’acheter des chaussures, j’étais en robe, sans soutif et sans culotte avec la vendeuse qui m’aidait patiemment à chercher ce que je voulais. J’ai eu chaud, très chaud !

Depuis ce qui me paraissait infaisable est devenu à ma portée, ma balader sans sous-vêtements ne me pose plus de problème, après tout c’est notre petit secret même s’il y a eu un petit impair. J’ai bien peur que des voisins du balcon d’en face aient vérifié en même temps que mon Maître que je ne portais pas de culotte en relevant ma robe.

Mon Maître n’est normalement pas pour me montrer, l’exhibitionnisme ne lui a jamais plu et c'est en partie pour cela que je dis qu'on peut être (très) surpris par le comportement de l'autre car il m’y fait goûter de plus en plus.

Parfois en m’en donnant l’illusion : se faire baiser à l’hôtel en ouvrant les voilages de la baie vitrée (j’ai découvert après qu’il s’agissait d'un vitrage sans tain).

Il m’a aussi amenée nue devant notre fenêtre au rez de chaussée parce que je lui avais dit de fermer les rideaux, je n'avais rien à lui dicter et il m'a fait comprendre qui décidait.
Nos voilages ne couvrent pas entièrement la vitre et je me sentais exposée, gênée d’être là, je n’avais pas envie d’y être, j’ai eu un mouvement de recul mais il m’a fait comprendre que je n'avais pas le choix. Heureusement la rue était déserte car ça m’aurait foutu mal de faire un signe de main, l’air de rien, pour saluer les voisins. Nous aurions été obligé de déménager, lol. Il m’a ensuite bandée les yeux et amenée jusqu’à notre porte fenêtre, celle qui donne sur le jardin partiellement entouré d’une haie et là j’ai flippé. Je me suis « merde, qu’est-ce que je fais s’il me me dit d'aller sur la terrasse ou dans le jardin ». Heureusement il n’en a rien fait mais m'a à nouveau amenée devant cette fenêtre qui donne sur la rue. J’avais toujours cette crainte d’être vue, je n’avais pas plus envie que tout à l’heure que quelqu’un me voit mais je suis restée là pour lui, pour lui obéir. A la fin de la séance, lorsque j'ai pu retirer mon bandeau j’ai vu qu’entre deux il avait fermé les rideaux !

Exhibition de notre relation, de ma condition lorsqu'il m'a demandé de mettre à genoux dans un parc très fréquenté. C'est la seule et unique fois où je me suis agenouillée à ses pieds en public, il n'y avait rien de sexuel mais ce fut un moment de grande émotion.

Il me pousse de plus en plus loin et semble finalement y prendre du plaisir.

Alors que nous sortions d’une grande zone commerciale et nous engagions dans la circulation, il m’a dit
      
      —     Vous avez 5 minutes pour enlever tous vos sous-vêtements.

Nous étions entourés de voitures mais je ne voulais pas le décevoir. J’ai rapidement dégrafé mon soutien-gorge en essayant d’attraper ces foutues bretelles par les manches de mon chemisier, quelle connerie d’avoir mis un chemisier ce jour-là, les manches ne sont pas tout élastique et j’ai bien galéré pour les faire glisser, encore un peu et c’était le chemisier qui y passait on était à la limite de la rupture... des coutures. J’ai ensuite enlevé mon jean et ma culotte, mon trench à moitié sur mes cuisses avant de remettre mon jean. l me voulait sans vêtement voilà qui était fait.

J’étais satisfaite, j’avais réussi dans le temps imparti à faire ce qu’il m’avait demandé sans rien montrer. Mais il n'en avait pas terminé.

      —     Ouvrez votre chemisier.

Je l’ai déboutonné timidement mais il me l’a largement écarté en me demandant de me peloter.
J’étais terriblement gênée, parfois nous entrions dans une ville (il y avait quand même ½ h de trajet), je tentais de mettre ma main sur me seins pour les cacher. J’étais très mal à l’aise de voir qu’en face nous croisions de nombreuses voitures, que les voitures devant nous pourraient sans doute me voir (à quoi sert le retro intérieur !).

      —     Vous aimez ça ?
      —     Je… suis trop gênée.
      J'étais tout simplement incapable d'y trouver un côté excitant.
      —     Fermez les yeux.

Je me suis cachée derrière mes paupières le reste du trajet, le chemisier ouvert sans savoir si nous avions croisé d’autres passants, si une voiture avait pu me voir en doublant, je n’ai même pas osé lui demander.
Les yeux fermés j’ai retrouvé mon petit monde. Mes fantasmes se sont mêlés à ce que j’étais en train de vivre. Une partie de moi était honteuse d’être affichée comme ça, l’autre en était excitée et dans cette contradiction mon intimité trempée a répondu à la question qu’il m’avait posée.

Commentaires

  1. Bonjour petite marmotte,

    Difficile d'etre exhibée pour des personnes comme nous qui sommes très pudiques avec notre corps... ton Maitre y va doucement, il sait y faire pour te faire monter en pression tout en te rassurant...
    Pour les autres voitures, fait le même test que moi, ensuite tu devrais être plus zen... ;)

    Je te souhaite une bonne journée

    Bises
    Elenna

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Anaëlle,

      Magnifique post ! Mon Maître ne m'a pas encore poussé aussi loin dans mes retranchements, même s'il m'en a menacé lors de notre dernier trajet en voiture. Brrrr...pour le moment, ça m'inquiète encore beaucoup !
      Si je peux me permettre, mes respects à Vous, Maître Phenix, pour la manière dont Vous aidez votre soumise à avancer. Je trouve Votre démarche si pleine de respect et en même temps, d'une volonté sans faille.

      Amazone

      Supprimer
    2. Bonjour Elenna,

      Je commence à prendre le recul nécessaire pour être apte à recommencer si l'envie lui venait à nouveau lors d'un trajet. En croisant c’est sûr trop rapide pour être vue, en doublant les voitures dans le même sens par contre là on voit de même s'il y a des passants.

      Je te souhaite une belle après midi,

      Bises
      Anaëlle

      Supprimer
    3. Bonjour Amazone,

      Merci :-)
      Mon Maître sait effectivement comment me pousser toujours un peu plus loin, de façon progressive pour faire tomber mes barrières.
      J'admire tout ce qu'il imagine pour me faire avancer, tout ce temps qu'il passe pour s'occuper de moi.

      Très bon après midi,
      Anaëlle

      Supprimer
  2. Bonsoir Amazone,
    En effet pousser Anaëlle n'empêche surtout pas le respect.
    Et puis il faut prendre son temps, avancer à notre rythme...ne pas brusquer les choses mais pousser à plus sinon la peur fait que l'on avance pas.
    Et qui n'avance pas recule!
    Bonne soirée

    RépondreSupprimer
  3. Bonsoir Anaëlle,
    Très beau post qui reflète parfaitement ces épisode de vie partagés...
    Exhiber un si joli corps comme le votre est un plaisir mais que je consomme avec modération car je ne suis pas très partageur....
    Votre Maitre

    RépondreSupprimer
  4. Bonsoir à vous...

    Je suis admiratif de vos réussites dans l'art de l'exhibition, qui s'accompagnent de difficultés que je comprends très bien, mais au final, vous y êtes parvenue et c'est ça qu'il faut retenir. J'avoue que ça me donne une forme d'angoisse de vous imaginer dans ces situations, angoisse propre à un handicap, donc soyez rassurée, vous n'y êtes pour rien...Pour le moment, par rapport à ce que vous m'avez exprimé, je vois une soumise qui se dépasse, et qui fait honneur à ce qu'elle veut être, profondément !
    Humbles salutations.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour,

      Merci Vache vavient, je suis touchée par votre commentaire.

      L’exhibition peut être vécue de tant de manières... une façon de simplement montrer que je suis à Lui en étant agenouillée en public (très heureuse d'avoir tant progresser depuis), simulée lorsqu'on se croit vue alors qu'il n'en est rien même si la pression et la peur sont bien là ou avec un "risque" réel d'être vue et c'est certainement ce qui est le plus angoissant car il n'y a pas d'issue, mille questions qui fusionnent dans la tête "qu'est ce que je fais si..." et à ces questions il n'y a que la réponse du Maître, la difficulté étant de ne pas réagir par réflexe mais d'attendre ses indications (parfois il devance certains situations et je sais ainsi par avance comment réagir), il faut vraiment s'abandonner et accepter de s'en remettre à lui et lui faire confiance.

      Je vous souhaite une très bonne journée,
      Anaëlle

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Lire vos commentaires est une de mes récompenses. Je vous remercie de me laisser une petite trace de votre passage.

Articles les plus consultés

Quand le Maître fait craquer son esclave...

 Deux heures, voilà deux heures que notre séance s'est terminée lorsque je débute la rédaction de ce récit. J'ai les fesses endolories, des marques enflées sur les cuisses, le dos parsemé de zébrures, des dizaines de petits points rouges sur le ventre, des hématomes sur les seins. Les cordes imprimées dans ma peau s'effacent quant à elles peu à peu. Mon corps raconterait certainement mieux que moi cette séance intense car tout est confus dans mon esprit, je ne sais pas ce qui s'est réellement passé, je peine à mettre des mots et des émotions sur la totalité de cette séance... Être ponctuelle, voilà ma première mission, essayer de m'organiser, définir combien de temps il me faut pour me doucher et me préparer. Le réveil indiquait 14h26 lorsque j'ai regardé l'heure dans notre chambre. Satisfaite d'avoir un peu d'avance, j'avais déjà mis en marche notre playlist, pas suffisamment fort pour qu'il l'entende car il me fallait encore m...

Les marques... de l'incompréhension à la fierté

Une envie de vous parler de ce sujet qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines : les marques. Pas celles qui laissent une signature indélébile, un marquage au fer, un tatouage mais simplement de ces meurtrissures éphémères laissées sur le corps par le Maître. Ma vision de celles-ci a beaucoup évolué depuis le début de notre relation et afin d'être totalement honnête avec moi-même mais aussi avec vous, il me faut tout d'abord évoquer ce qu'elles représentaient pour moi il y a quelques temps. A vrai dire, sans jugement, quelque chose chose m'échappait. Je ne comprenais pas cette exposition de fesses violacées par une soumise ou un Maître (d'ailleurs je tiens à préciser que nous ne sommes pas égales devant ces couleurs, certaines soumises marquent facilement et d'autres non, les couleurs à elles seules ne suffisent donc pas à plonger dans l'intimité et l'intensité d'une séance). Il me manquait le contexte, il n'y avait pas d...

Résolutions de la soumise

Le début d'année sonne pour moi comme un nouveau départ, une occasion de changer certaines choses, d'en entreprendre d'autres... Super motivée les premiers jours, les bonnes résolutions finissent généralement par s'effacer (manque de temps, manque d'envie...) mais cette année je suis bien décidée à les tenir et c'est pourquoi j'ai envie de les partager. Je n'en ai pris que 3, ce qui n’est pas si mal : - une sur le plan physique - une sur le plan moral - et une dernière plus particulière Sur le plan physique rien de bien original, j'imagine que beaucoup de personnes prennent la même. Il y a 7 mois mon Maître m'a imposé deux séances de 30 minutes de sport par semaine. Je vous l'accorde ça ne fait qu'une heure, mais quand on n'est pas sportive le sport passe même après le ménage. Je n'aurais jamais tenu si cette consigne ne venait pas de lui, j'y pense à chaque fois que je monte sur le tapis de course (sur lequel je ...

Le collier

Mon Maître m'a offert un collier (celui en photo tout en haut de mon blog) l'année dernière, je le porte lors de nos séances, très exceptionnellement dehors sous un foulard pour un bref moment. Bien avant qu'on soit en 24/7 j'ai émis le souhait d'avoir un collier à porter dehors, en public. Une façon de me sentir soumise en extérieur et de savoir ainsi si je sortais avec mon mari (vanille) ou avec mon Maître. Cette envie de collier revient de temps en temps dans les discussions mais je ne veux pas le forcer, la décision lui appartient, d'ailleurs vous avez remarqué je ne l'ai pas fait figurer dans ma wish list alors que bien évidement c'est la première chose à laquelle j'ai pensé. Notre passage en 24/7 n'a rien changé. je ne porte mon collier que lors de nos séances, le reste de la journée je n'ai aucun signe distinctif mais je n'ai plus de questions à me poser je sais que je suis tout le temps sa soumise. Le week end dernier ...

Le collier (suite)

Il y a un peu plus d'un mois je m'interrogeais sur le port d'un collier , pas un de cuir comme je porte lors de nos séances mais sur un collier à porter constamment, aussi bien en privé qu'en public. Et c'est justement de devoir le porter constamment et aux yeux de tous qui me perturbait, une partie de moi en avait envie alors que l'autre était incapable de l'assumer. Nos dernières vacances ont été riches en émotions. Mon Maître a été si présent pour moi et il m'a fait vivre des choses dont je me sentais pas capable. Deux semaines de bonheur avec seulement un manque, ce collier que j'aurais aimé avoir autour de mon cou. Il m'a manqué, vraiment, pour la première fois. Je me sentais sa soumise, j'avais envie de sentir ce lien d'appartenance, sentir son emprise sur moi et lui montrer à quel point j'étais toute à Lui. J'aurais aimé marcher la tête haute à côté de Lui. Fière de le porter, fière d'être à Lui, fière de m...