Accéder au contenu principal

Encré dans ma peau

Tatouage BDSM
 

Les plus fidèles lecteurs de mon blog s'en souviendront peut-être. Voilà plus de quatre ans que Maître avait émis le désir de me faire marquer, de me faire porter un tatouage symbolisant mon appartenance.

Deux ans après, il reformulait son souhait dans un article qu'Il avait écrit sur notre nouvelle vie en souhaitant cette fois que nous nous fassions tous deux "encrer" notre Lien :

"... je te propose d’enfin réaliser notre projet de tatouage et d’en réaliser un chacun, symbolique qui marquera à tout jamais notre engagement, notre nouvelle Vie, signe de notre appartenance l’un à l’autre, de ma domination, de ta soumission, a(e)ncrés dans notre peau. "
 
Il nous a fallu du temps, beaucoup de temps. Ce ne fut pas facile de trouver l'idée, le bon dessin, le bon style, le tatoueur qui serait à l'écoute de notre Lien.
 
Un tatouage pour la vie sur une peau encore vierge de toute encre... Nous étions sans doute, comme souvent, en quête de "notre parfait". Moi, plus encore que Lui. Modifier mon corps, porter une marque indélébile que jamais je ne devrais regretter.

C’est ainsi qu'un peu plus de quatre ans plus tard, un matin, sans trop savoir pourquoi, nous parlons de ce fameux projet de tatouage. Maître y croyait toujours alors que je Lui disais qu'il fallait se montrer réaliste : si nous n'avions pas réussi à le faire en quatre ans, nous le ferions jamais. 

Coïncidence ou coup de pouce du destin... je recevais deux heures après cette discussion un message du tatoueur que nous avions contacté 18 mois plutôt tôt lors de sa participation à une convention. Je ne l'avais jamais recontacté depuis. C'est juste incroyable que ça arrive ce jour-là. Je me demande encore comment il a réussi à retrouver mon message.

Tout va très vite, il est de passage dans la région, il a une place... Il faut réfléchir vite, saisir l'opportunité. Nous savons tous deux, combien les places sont chères chez un artiste et demande souvent des mois voire des années d'attente. L'occasion ne se présentera pas deux fois. Tout se bouscule. Un rendez-vous quelques jours après pour parler de notre Lien, pour réaliser le dessin puis vient le jour du tatouage de Maître suivi du mien. Tout en finesse, sans fioriture, sans aucun symbole du BDSM, mais qui, à mes yeux, le représente.

Dans mon cœur et sur ma peau, je porte sa marque.
Dans son cœur et sur sa peau , Il porte notre Lien. 
 
Symbole de mon appartenance, symbole de sa domination, de notre engagement mutuel, notre relation Maître/esclave est à tout jamais a(e)ncrés en/sur nous.
 
Il fait partie de moi tout comme je fais partie de Lui.
 
Je suis à Lui, un peu plus encore, si tant est que cela soit possible.  J'aime contempler ces lignes qui me rappellent qu'Il fait partie de moi et qu'Il est toujours avec moi. 
 
Ensemble, nous avons franchi une nouvelle étape. Je suis si fière de Lui appartenir.

Commentaires

  1. Bonsoir Anaëlle ,

    Haaaaaa ! ! ! Cela fait plaisir à lire .

    J'aimerais tant savoir quel est ce fameux tatouage , mais je ne vous le demanderais pas .

    Vous avez ainsi inscrit sur votre peau ce lien qui vous qualifie si bien , une encre indélébile qui restera gravé pour toujours , qui signe vos deux appartenances mutuel , vos deux êtres à jamais unis ne formant plus qu'un .

    Bonne soirée ,

    Pierre ,

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Pierre,

      Alors que nous échangions il y a quelques semaines sur les tatouages je ne pensais pas que nous le réaliserions si vite après toutes ces années d'attente.

      Celui de Maître est à nos yeux chargé de symboles. Quant au mien il Le représente tout simplement. Nous l'avons choisi des lignes beaucoup plus féminines pour moi.

      Ce marquage de notre relation encrée dans notre peau représente ce lien qui nous unit et nous le portons avec un immense bonheur.

      Je vous souhaite de réaliser le vôtre,

      Bonne journée,
      Anaëlle

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Lire vos commentaires est une de mes récompenses. Je vous remercie de me laisser une petite trace de votre passage.

Articles les plus consultés

Quand le Maître fait craquer son esclave...

 Deux heures, voilà deux heures que notre séance s'est terminée lorsque je débute la rédaction de ce récit. J'ai les fesses endolories, des marques enflées sur les cuisses, le dos parsemé de zébrures, des dizaines de petits points rouges sur le ventre, des hématomes sur les seins. Les cordes imprimées dans ma peau s'effacent quant à elles peu à peu. Mon corps raconterait certainement mieux que moi cette séance intense car tout est confus dans mon esprit, je ne sais pas ce qui s'est réellement passé, je peine à mettre des mots et des émotions sur la totalité de cette séance... Être ponctuelle, voilà ma première mission, essayer de m'organiser, définir combien de temps il me faut pour me doucher et me préparer. Le réveil indiquait 14h26 lorsque j'ai regardé l'heure dans notre chambre. Satisfaite d'avoir un peu d'avance, j'avais déjà mis en marche notre playlist, pas suffisamment fort pour qu'il l'entende car il me fallait encore m...

Les marques... de l'incompréhension à la fierté

Une envie de vous parler de ce sujet qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines : les marques. Pas celles qui laissent une signature indélébile, un marquage au fer, un tatouage mais simplement de ces meurtrissures éphémères laissées sur le corps par le Maître. Ma vision de celles-ci a beaucoup évolué depuis le début de notre relation et afin d'être totalement honnête avec moi-même mais aussi avec vous, il me faut tout d'abord évoquer ce qu'elles représentaient pour moi il y a quelques temps. A vrai dire, sans jugement, quelque chose chose m'échappait. Je ne comprenais pas cette exposition de fesses violacées par une soumise ou un Maître (d'ailleurs je tiens à préciser que nous ne sommes pas égales devant ces couleurs, certaines soumises marquent facilement et d'autres non, les couleurs à elles seules ne suffisent donc pas à plonger dans l'intimité et l'intensité d'une séance). Il me manquait le contexte, il n'y avait pas d...

Résolutions de la soumise

Le début d'année sonne pour moi comme un nouveau départ, une occasion de changer certaines choses, d'en entreprendre d'autres... Super motivée les premiers jours, les bonnes résolutions finissent généralement par s'effacer (manque de temps, manque d'envie...) mais cette année je suis bien décidée à les tenir et c'est pourquoi j'ai envie de les partager. Je n'en ai pris que 3, ce qui n’est pas si mal : - une sur le plan physique - une sur le plan moral - et une dernière plus particulière Sur le plan physique rien de bien original, j'imagine que beaucoup de personnes prennent la même. Il y a 7 mois mon Maître m'a imposé deux séances de 30 minutes de sport par semaine. Je vous l'accorde ça ne fait qu'une heure, mais quand on n'est pas sportive le sport passe même après le ménage. Je n'aurais jamais tenu si cette consigne ne venait pas de lui, j'y pense à chaque fois que je monte sur le tapis de course (sur lequel je ...

Le collier

Mon Maître m'a offert un collier (celui en photo tout en haut de mon blog) l'année dernière, je le porte lors de nos séances, très exceptionnellement dehors sous un foulard pour un bref moment. Bien avant qu'on soit en 24/7 j'ai émis le souhait d'avoir un collier à porter dehors, en public. Une façon de me sentir soumise en extérieur et de savoir ainsi si je sortais avec mon mari (vanille) ou avec mon Maître. Cette envie de collier revient de temps en temps dans les discussions mais je ne veux pas le forcer, la décision lui appartient, d'ailleurs vous avez remarqué je ne l'ai pas fait figurer dans ma wish list alors que bien évidement c'est la première chose à laquelle j'ai pensé. Notre passage en 24/7 n'a rien changé. je ne porte mon collier que lors de nos séances, le reste de la journée je n'ai aucun signe distinctif mais je n'ai plus de questions à me poser je sais que je suis tout le temps sa soumise. Le week end dernier ...

Le collier (suite)

Il y a un peu plus d'un mois je m'interrogeais sur le port d'un collier , pas un de cuir comme je porte lors de nos séances mais sur un collier à porter constamment, aussi bien en privé qu'en public. Et c'est justement de devoir le porter constamment et aux yeux de tous qui me perturbait, une partie de moi en avait envie alors que l'autre était incapable de l'assumer. Nos dernières vacances ont été riches en émotions. Mon Maître a été si présent pour moi et il m'a fait vivre des choses dont je me sentais pas capable. Deux semaines de bonheur avec seulement un manque, ce collier que j'aurais aimé avoir autour de mon cou. Il m'a manqué, vraiment, pour la première fois. Je me sentais sa soumise, j'avais envie de sentir ce lien d'appartenance, sentir son emprise sur moi et lui montrer à quel point j'étais toute à Lui. J'aurais aimé marcher la tête haute à côté de Lui. Fière de le porter, fière d'être à Lui, fière de m...