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Mari et femme...






Il y a quelques jours, Il m'a fait comprendre que nous passerions la journée du lendemain ensemble, m'informant qu'Il avait déjà réservé le restaurant pour le déjeuner. C'était en semaine, jour de sortie scolaire, me laissant ainsi la possibilité de l'accompagner sur son lieu de travail. Je me dépêchais de me préparer rapidement en prenant soin de lui plaire, j'enfilais une robe en m'assurant qu'elle lui convienne, des bas, des talons mais pas trop (il va vraiment falloir que j'ose franchir le pas des talons hauts un jour), un léger maquillage des yeux.

J'imaginais cette journée teintée de rose (au goût de vanille) car ce jour-là nous fêtions un anniversaire particulier, un nouvelle année dans notre vie de mari et femme.
Avant de partir Il me dit qu'Il prenait sa sacoche éveillant ma curiosité.

Un passage à l'école et nous voilà en route. Le trajet est conséquent. Maître n'est pas du genre bavard, aussi je profite de cette route pour consulter mes blogs préférés, je lis ou relis des articles à hautes voix pour les lui faire partager. Maître connaît chacune des soumises auxquelles je suis attachée, et même si nous si ça n’est pas toujours le cas au sens physique, j'aime partager avec lui ces petits bouts de vie, ces autres liens différents et enrichissants.

- Garde juste tes bas.

Je fais glisser mon string le long de mes jambes  avant de le poser dans sa main.

- Tu n'as pas du bien comprendre. J'ai dit juste les bas.

Je comprends alors le sens de la consigne. J'ôte ma robe qu'Il balance sur le siège arrière, mon soutien-gorge et mes chaussures me retrouvant ainsi quasiment nue sur le siège passager. La vue semble lui plaire et bien que j'ai obéi sans réelle difficulté, je ne suis pas à l'aise. J'ai toujours peur d'être vue. De simples lunettes de soleil m'auraient permise d'être plus détendue, c'est un peu bête car au fond je sais que je connais personne sur cette route.

Voilà un autre aspect de ma soumission, bien loin de la douleur mais où Il joue en me plaçant dans une zone d’inconfort, me poussant parfois dans mes retranchements, m'obligeant à faire sauter mes barrières pour Le placer avant tout.

Il me tend ma veste que je laisse ouverte.

- Tu en auras besoin quand je te ferai sortir.

Je ravale ma salive ne sachant pas s'Il pense vraiment me faire sortir ainsi ou s'il s'agit juste de me le faire croire. Je mesure la chance d'être à "l'abri" dans la voiture, cela pourrait être pire.

- Caresse-toi.

Ma main se pose sur mon intimité, le geste est mécanique, il répond à son ordre, à un désir d'obéissance. Je n'en ai toutefois pas envie et intérieurement je me dis que je n'y prendrai pas de plaisir mais peu importe. Je garde tout cela pour moi car ce que je pense n'a pas d'importance en ce moment précis, ça n'est pas à moi de choisir ce que j'ai envie de vivre ou faire.
Je décide de fermer les yeux.
Cachée derrière mes paupières, les éventuels regards des automobilistes ne peuvent m'affecter, j'érotise la situation pensant que bien des hommes seraient heureux d'avoir une telle passagère, je doute que l'un d'entre eux se plaignent d'avoir croisé une femme nue, je les imagine penser que Maître est chanceux, le plaisir me gagne, me désinhibe, j'ouvre indécemment les jambes et me laisse submerger par l'orgasme. Maître vérifie par lui-même à quel point je suis trempée.


A mesure que les kilomètres défilent, je guette les chemins que nous dépassons où Maître aurait pu s'arrêter pour me mettre à l'épreuve. Un œil sur le GPS m'indique que nous ne sommes plus qu'à 15 km du bureau, je ne dis rien mais je souffle intérieurement en me disant que cette idée lui est passée et que bientôt Il me demandera de me rhabiller.

Nous ne sommes plus très loin du bureau. Situé en zone d'activités, les voitures sont nombreuses autour de nous, je lui fais remarquer que nous pourrions croiser une de ses connaissances, je lui demande ce qu'il ferait si c'était le cas.

- Il faudrait que je lui explique que tu es mon esclave.

Maître entre sur le parking de la société, une voiture est garée mais il y a de la place juste devant l'entrée néanmoins il choisit de se garer plus loin, face à d'autres bureaux, le parking étant bordé par plusieurs bâtiments.

- Ne bouge pas.

Maître fait le tour de la voiture, Il ne me demande pas de me rhabiller, j'en suis surprise et vient m'ouvrir la porte. Permission de fermer ma veste et remettre mes chaussures.

- Sors.

Me voilà les fesses à l'air (mon trench n'étant pas assez long pour les couvrir entièrement) sur le parking.

- Va chercher le courrier.

J'y vais le cœur battant, la boite aux lettres étant près de la route passante, j'espère en outre qu'aucun employé ne s'apprête à sortir. Il m'attend devant l'entrée, je lui dis que la boite est vide, ce à quoi Il me répond qu'Il le sait puisque à cette heure le facteur n’est pas encore passé.

Nous finissons par entrer dans l'agence, Maître ayant pris soin que nous soyons seuls ce jour-là.

Il me dit de retirer ma veste, me voilà à nouveau simplement vêtue de mes bas puis Il me fixe l'écarteur buccal en acier et me demande de Lui préparer un café.

Mon cœur s'emplit de joie, d'être là, simple esclave à Son service. Ça me plaît énormément tout comme l'idée d'être simple préposée au café pour Lui.

Je lui tends son café qu'Il pose sur son bureau en me disant de lui donner comme il se doit. Je le saisis à nouveau et lui présente sur la paume de main, agenouillée, tête baissée salivant plus qu'il ne faut sur le sol à cause de l'écarteur. Maître n'a jamais établi de règle précise sur la façon dont je devais le servir alors j'ai fait ce qui me paraissait approprié.

Maître passe son café sous le filet de salive puis passe le gobelet brûlant sur mes seins m'arrachant des petits cris.

Nous nous retrouvons ensuite dans la petite salle de réunion. Maître ne souhaite pas uniquement jouer sur l'aspect psychologique, Il me veut offerte à ses envies.

Les cordes tout d'abord, dans lesquelles Il comprime fortement ma poitrine et pince mes tétons avec un objet que je n'ai pas reconnu.

Étendue sur la table, fesses près du bord, jambes dans le vide, il attache mes bras tendus avec une corde, la position est très inconfortable, la douleur se fait vite sentir dans les épaules, j'ai l'impression d'être trop rigide. Puis Il lie mes jambes. Il m'offre du plaisir avec mon jouet jusqu'à ce que je jouisse, ce qui est plutôt rare quand Maître le tient. Les pieds détachés, il m'ordonne de me retourner sur le ventre. Le martinet échauffe ma peau, les coups sont appuyés, très rapides lorsqu'Il le fait tourner, les coups s'enchaînent, je ne trouve pas ma place, je ne sais pas comment placer mon visage sur la table pour que cela soit "confortable" et me permette de m'évader.
Maître se laisse aller, Il claque durement mes fesses avec sa main, Il délivre toute sa puissance au travers de ces lanières de cuir qui sont bien plus douloureuses qu'à l’accoutumée, à cela s'ajoute la douleur que je ressens dans la poitrine et qui me gêne (Maître ayant pincé mes tétons avec des baguettes chinoises alors que mes seins sont comprimés avec les cordes et comme je suis sur le ventre j'écrase ma poitrine sur la table). Cette douleur m’obsède, j'ai l'impression que je ne peux plus la supporter, je ne dis rien mais plus tard Maître me demandera ce qui ne va pas et m'ôtera les pinces (c’est encore pire quand on les enlève !).

C’est ensuite le tour du fouet, son instrument préféré. Je crois qu'il l'a fait claquer dans l'air pour me prévenir de ce qui m'attendait. Il cingle mes fesses déjà longuement échauffées. Étrangement les coups ne sont pas aussi douloureux que je le pensais, j'ai l'impression que la table absorbe une partie de la puissance du fouet en se cassant dessus mais Maître m'a dit après que ça n'était pas le cas et que le fouet n'arrivait jamais sur la table. J'aime ce lien, cette intimité qui se crée entre ma peau et le cuir tressé. Le fouet est si puissant. Parfois un coup s'égare volontairement sur le dos ou les cuisses, Maître me demande ma couleur et je crois lui avoir répondu plusieurs fois vert. C’est une de ces fois, au delà de l'explicable où je me sens bien sous ses coups avec une envie d'encore. Après avoir repris ma position sur le dos, Il me donne quelques coups sur la poitrine plus légers avant de venir prendre son plaisir en moi.

Agenouillée, Maître me retire mon large collier... un sentiment de tristesse m'envahit.

Nous sommes allés déjeuner puis pour profiter du peu de temps qu'il nous restait avant de reprendre la route nous sommes allés dans un grand espace commercial. Il y avait là des fauteuils pour se reposer, d'autres personnes y étaient installées, Maître s'est assis sur celui qui restait et d'un regard m'a fait agenouiller entre ses jambes, tête posée contre sa cuisse.

Que ça fait du bien de retrouver sa place... Retrouver cette lueur si particulière dans ses yeux, un moment fugace où nos regards se croisent, un sourire se dessine sur mes lèvres et avec respect j'incline la tête.
Même si nous n'avons pas encore le temps nécessaire pour vivre ainsi autant que nous le souhaiterions, ces petits riens, ces petits tout donnent un sens à ce que nous vivons. Je ne me conforme plus aux rituels parce qu'il est d'usage d'agir de telle ou telle manière mais parce qu'il y a redonné vie.

Mari, femme, Maître, esclave... Ensemble, nous avançons.


Commentaires

  1. Bonsoir Anaëlle,

    Quelle belle séance d'anniversaire ! Maitre Phénix a bien préparé les choses, comme Il sait bien le faire ^^
    Ton récit est très intense, j’en mouille ma petite culotte que je n’ai plus !
    Bisous à paillettes
    Mes respects à Maitre Phénix

    Dana
    Soumise novice de Maitre Fox

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    Réponses
    1. Bonjour Dana,

      Je te remercie pour ton commentaire :) c’est toujours un plaisir de te lire.

      Maître aime préparer, imaginer à l'avance ce qu'Il va faire de moi, laissant peu de place à improvisation bien qu'Il se laisse porter au gré de Ses envies sur le moment.

      Je suis vraiment ravie si ce récit t'a permis de ressentir l'intensité de cette journée particulière en faisant mouiller cette petite culotte imaginaire :)

      Mes respects à Maître Fox et une très belle journée à tous les deux.

      Des bisous pour toi,
      Anaëlle

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  2. Bonjour ma belle,

    Quel joli récit tu nous offres là encore une fois!
    Je t'ai accompagnée tout du long...ressentant ces appréhensions à être nue et peut-être vue dans votre voiture, cette petite peur à nouveau lorsqu'Il te fait chercher le courrier... J'étais là,posée non loin, et j'ai tout observé dans l'imagination débordante des méandres de mon esprit ...

    Bien évidemment, je vous ai suivi à l'intérieur : le spectacle fut d'un ravissement délicieux pour moi! J'en aurais presque ressenti moi-même la chaleur du fouet sur ma peau!

    Je te remercie pour ce magnifique partage, qui m'aura largement chauffée et éveillée mes sens déjà bien affamés!
    Tu sais que nous sommes jeudi, et que je retrouve mon Maître ce soir...sourire... je ne manquerais pas de faire part à mon Maître de ma lecture ici s'Il venait à me demander ce qui me cause, entre autre, autant d'émois...rires!

    et j'aime infiniment lire ceci: "Mari, femme, Maître, esclave... Ensemble, nous avançons." C'est tellement vrai <3.

    Je t'embrasse ma douce Anaëlle,
    Et merci à Vous, Maître Phénix pour cette surprenante et belle séance d'anniversaire.

    $akura, soumise dévouée de Maître Kat$uo.

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    1. Bonsoir ma jolie,

      Oh, la lecture de ton commentaire pourrait bien me faire changer d'avis sur la peur d'être vue. Si j'ai la chance d'avoir une spectatrice telle que toi ça change tout... J'aurais volontiers partager un peu ma place pour que tu goûtes à la chaleur du fouet. Me voilà, à mon tour, avec plein d'images dans la tête.

      Je pense que Maître Katsuo ne se plaindra pas de ton état, cela promet une (très) belle soirée.

      Je te laisse lui transmettre mes respects,

      Profitez bien de ce moment ensemble !

      Je t'embrasse ma belle,

      Anaëlle

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  3. Bonjour ma douce,

    Je ne sais pas si ton récit m'a porté chance...sourire, mais oui, la soirée d'hier fut... exceptionnelle en tout point! j'espère que mon Maître le mettra en public dès que je l'aurais écrit pour que tu puisses aussi en profiter ^^.
    Et ton message que je découvre ce matin, me met à nouveau plein d'images dans la tête...rire.... me voilà en train de nous imaginer partageant le fouet! C'est malin!

    Mais que nous sommes gourmandes!!

    Belle journée à toi ma douce Anaëlle,
    $akura, soumise dévouée de Maître Kat$uo

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  4. Mon esclave, ma Femme,
    Un anniversaire qui, comme ces derniers jours passés ensemble, montre à quoi pourrait ressembler notre future Vie.
    Tout ceci se met en place, les choses avancent .... et je suis heureux et satisfait de voir que cela te plait.
    Vivre à mes pieds, me servant, réalisant mes désirs quels qu'ils soient ... voilà ta place, que tu aimes tant.
    Dans quelque temps cette journée d'anniversaire sera quotidien ou presque et nous pourrons vivre tel que nous sommes : Mari, Femme, Maitre, esclave qui avancent ensemble
    Merci pour cette belle journée d'anniversaire et ton récit si proche du vécu et du ressenti.
    Je t'aime mon esclave
    Ton Maitre

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    1. Maître,

      Je Vous remercie d'être si présent à mes côtés. J'ai bien compris que même si dans un premier temps Vous ne souhaitiez me relever cette autre vie que Vous aviez imaginée, Vous aviez fait le choix de m'en donner un aperçu. Je ne parle pas uniquement de cette surprenante séance pour un anniversaire de mariage mais de tout ce qui a suivi après, toutes ces petites choses que Vous me faites vivre chaque jour et oserai-je dire que Vous tâtez le terrain pour voir si je suis capable de Vous suivre lorsque la chaîne se resserre.
      Je pense que Vous avez pu juger de ma sérénité lorsque je suis à Vos pieds, pour le coup au sens propre, m'endormir sur un coussin sur le sol en plein après midi était une grande première !
      Merci à Vous Maître de Vous occuper si bien de Votre esclave.
      Je Vous aime,

      Respectueusement,
      Votre esclave

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  5. Bonjour,

    vous écrivez très bien vos passions sm. Félicitation.

    voici mon blog http://camp-bdsm.blogspot.com/

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  6. J'aime le respect qui se dégage du mot "maître" à chaque fois qu'il est employé.

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    1. Merci, le respect est la base de toute relation et un point essentiel dans la nôtre.

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    2. Je ne peux qu'approuver!

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