Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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jeudi 7 décembre 2017

Troublée...


Notre dernière séance remonte à une dizaine de jours. Maître m'a offert un cadeau, des baguettes chinoises en métal.Une séance anniversaire où j'ai servi de bougeoir, devant maintenir mes jambes à la verticale tout me caressant avec mon jouet... j'aurais bien pu mettre le feu au matelas si Maître n'avait pas été très réactif... la jouissance fait tout oublier, même le fait d'avoir une bougie dans la chatte. Une séance particulière où les lanières du martinet en cuir sont venues s'écraser sur mon visage.

J'aurais aimé faire le récit de ce moment pour le garder en mémoire mais le temps me manque en ce moment pour venir écrire sur mon blog. La période est chargée, la fin d'année approche, des préoccupations, le boulot qui empiète sur notre temps libre et nos week-end. Je patiente, j'attends, sachant que les circonstances sont particulières et puis le fameux "coup de mou" prend possession de moi me faisant perdre mes repères . Le Maître est moins présent dans les actes au quotidien car il y a mille choses à faire en rentrant le soir. Notre rituel du coucher où je m'agenouille seins nus à ses pieds est toujours là pourtant il n'a plus la même saveur, je ressens moins fortement ma condition. Petit à petit je dérape un plus, Maître me manque et en même temps je m'habitue à ces moments où il ne se passe rien qui rendent la vie un peu plus vanille. Je teste, je joue avec le feu parfois bravant certains interdits dans l'attente d'une réaction qui ne vient pas... Je n'ai plus la tête à rien, pas même aux séances dont je garde l'envie au fond de moi mais que j'appréhende à la fois et  je me replie en me disant que s'il n'y en a pas tant pis, je ne sais même plus si j'en souhaite une ou non.

C'est avec cet état d'esprit que j'ai reçu son mail mardi m'indiquant que nous aurions une séance le soir, quelques consignes, je devrais être vêtue de sous-vêtements rouges et de bas, inscrire quelque chose sur ma poitrine et mon ventre, préparer trois objets que j'aimerais que Maître utilise sur moi.

Je l'ai rapidement eu au téléphone, je lui ai fait part de mes préoccupations en lui souhaitant plein de courage pour réussir à me débloquer du quotidien. Il fut surpris et me demanda si je souhaitais reporter cette séance. Non, non... je ne veux pas avoir le choix !! Et je sais qu'au fond de moi je l'attends, j'ai cependant peur de rester bloquée et de ne pas l'apprécier à sa juste valeur.

J'essaie de me conditionner en me répétant en boucle des bribes de phrases "Je suis son esclave... je suis à Lui... je lui appartiens... accepter la douleur... l'apprivoiser... la douleur devient plaisir"

Me voilà à surveiller l'heure, calculant le temps qu'il me restera pour me préparer lorsque je rentrerai à la maison... une demie heure. Ça devrait le faire ! Je pose rapidement mes affaires à mon retour, vérifie la température de la chambre, il fait chaud, la playlist qu'il a souhaité est prête, j'aurai juste à l'allumer au dernier moment.
Je pose, avec hésitation, trois objets sur le lit. Je pense au fouet naturellement car il représente Maître. Il m'a cependant dit de préparer 3 objets que j'aimerais qu'il utilise sur moi et je ne me sens pas prête pour affronter le fouet. Je sors donc une bougie, la roulette de Wartenberg et ma laisse. J'aperçois le bâillon qu'il a récemment acheté, je l'essaye rapidement devant le miroir (curieuse idée, je ne fais jamais ça habituellement), je le pose sur le lit puis je me ravise et le replace dans l'armoire car cela ferait 4 objets, j'ai peur que Maître me dise que je n'ai pas lu attentivement ses consignes.

Je file à la salle de bain et prends une douche bien chaude. J'enfile mes sous vêtements, mes bas et regarde l'heure plusieurs fois sur mon portable. Un crayon khôl fera l'affaire pour écrire sur ma poitrine et mon ventre, je commence par le ventre où j'écris "ESCLAVE" en prenant soin de ne pas former le "s" dans le mauvais sens comme cela m'est déjà arrivé ce qui m'avait valu une remarque, j'aurais aimé écrire "obéissante" mais ça me paraît compliqué alors j'opte pour ce que je suis pour Lui, "DEVOUEE", sur ma poitrine. Il me reste moins de cinq minutes pour forcer sur le maquillage des yeux comme il le souhaite et me voilà dans notre chambre.

Mince, je pensais être à l'heure mais j'ai oublié de préparer le bandeau que je devais placer sur mes yeux, je ne le trouve plus, ça me stresse, je n'ai pas envie d'être en retard car je profiterai de mon statut d'épouse et je ne le veux pas, ouf je trouve un masque ça fera l'affaire, j'allume la musique et forcément le son n’est pas réglé sur le bon mode mais j'entends Maître monter alors je balance la télécommande sur la commode et m'empresse d'être présentable, agenouillée, dos droit, tête baissée.

Il s'approche de moi en lisant ce que j'ai inscrit pour Lui sur ma peau et en le citant à haute voix. Mon collier se referme autour de mon cou.

- Vénère-moi.

Je me prosterne à ses pieds, front posé contre le sol. La position dure plus longtemps qu'à l'accoutumée, j'aimerais me redresser car être complètement courbée aujourd'hui me fait peur mais je ne dis rien et j'attends qu'il m'invite à me retrouver ma position et  à me relever.

Il place autour de moi de lourdes de chaînes, elles sont glacées, j'ai horreur du froid et cela amuse Maître, quelques mousquetons pour bien les maintenir, elles sont d'abord fixées autour de mon cou et descendent  le long de ma poitrine et de mon ventre, quelques mousquetons autour des cuisses, elles entravent ainsi mes mouvements.

Je reprends ma position tandis qu'il appuie sur mon dos pour que je me place à quatre pattes, le martinet vient lécher ma peau puis la claquer doucement, quelques coups sur et sous les fesses, sur le dos... Maître me replace agenouillée et déboutonne son pantalon. Il est rare qu'Il pense aussi tôt à Son plaisir. Je commence à le lécher, le sucer, je m'applique à Lui donner du plaisir, j'aimerais tenir sa queue avec la main mais la chaîne est trop tendue, j'essaie de bouger les chaînes sur mes cuisses pour gagner quelques centimètres. Le martinet claque mon dos en même temps, c'est nouveau... je me concentre sur sa queue, sur le plaisir qu'elle me procure, le martinet est piquant mais je l'oublie car je suis dans le plaisir. Le sien m'encourage à continuer, à Lui offrir ma bouche plus profondément jusqu'à ce que cela devienne gênant. Maître ne jouit pas, il me relève, fouette ma poitrine, mes bras ne s'ouvrent pas totalement comme si je voulais me protéger, je m'en rends compte, ça ne me ressemble pas et je décide de m'offrir à Lui comme je l'ai toujours fait en les ouvrant davantage.

Il me fait m'allonger sur le lit, comme souvent je suis complètement désorientée. Il m'offre le plaisir du jouet entre mes jambes au dessus de mon string, seule ma poitrine est dévêtue. J'aimerais le tenir moi-même, j'en fais part à Maître qui une fois de plus est amusé par ma réaction car il sait combien j'aime pouvoir le placer exactement comme je le souhaite et Il m'accorde ce plaisir éphémère. La cire ne tarde pas à couler sur mes seins, elle est chaude, très chaude, il y en a beaucoup et la chaleur vive m'empêche de me concentrer sur mon jouet, Il emprisonne mes seins dans de coques de cire.

La roulette de Wartenberg vient parcourir mon corps. J'ai l'impression que cette séance n’est que pour moi. Maître utilise ce que j'ai préparé, Il m'a laissé choisir et utilise vraiment ces objets, ça n'arrive jamais. Faire plaisir à son esclave pour lui permettre de retrouver sa place ? Une vague de plaisir m'envahit, je crie, me cambre, un orgasme sans fin qui dure ou se répète, c’est délicieusement bon.

Maître fourre sa queue dans ma bouche et me fait l’avaler profondément, j'ai l'impression de ne pas pouvoir convenablement respirer, un mouvement de recul tandis que je l'entends dire qu'il ne m'a pas dit de bouger mais je finis par retirer ma bouche par reflex et me met à toussoter, soulagée de ne pas faire pire.

Maître me demande de lui donner du plaisir et de m'installer sur Lui, Il retire mon bandeau et je regarde ces chaînes autour de moi. Oh que je les aime !!! J'aime me voir ainsi enchaînée. Il n'y a pas de douleur mais ça me rappelle à quel point je suis à Lui. J'aimerais les garder, qu'Il m'oublie dans un coin et que je l'attende tout simplement parce que telle est ma place.

Il tire sur ma laisse, je ne sais plus quand il l'a placée, elle me fait beaucoup de bien. J'en avais besoin, elle me lie à Lui, je Lui appartiens, c'est tellement chargé de sens en cet instant, nous sommes liés l'un à l'autre et ensemble nous ne faisons qu'un.

Je regarde nos reflets dans le miroir et en cet instant je me plais, j'aime mon reflet, décoiffé, le maquillage coulé, les chaînes qui bougent au rythme des coups de Maître.

Oh que ça fait du bien de Vous retrouver, Maître !



11 commentaires:

  1. Mon esclave,
    Ton Maitre est toujours là, à tes côtés, veillant sur toi même si parfois tu en doutes et le ressens moins du fait des contraintes du quotidien.
    Mais les avancées sont là, demandant un investissement important surtout au point de vue temps .... mais nous n'avons jamais été aussi prêts de notre but et tu le sais.
    Alors ne doutes plus, laisse toi guider par ton Maitre.
    Cette séance à laquelle tu ne t'attendais pas en est la preuve : non seulement je peux encore te surprendre mais aussi tu peux déconnecter et te laisser porter parce que ta condition d'esclave est en toi, ancrée, naturelle, profonde, parce que ton Maitre est toujours là même si tu ne le sens moins parfois et surtout parce que cette vie nous correspond au plus profond de nous.
    Alors oui, plus que la douleur, ces chaines représentent ton appartenance, ta confiance que tu m'offres et j'aime te voir les porter.
    Merci pour cette beau post et cette belle séance tous les deux pleins d'émotions.
    Je t'aime mon esclave
    Ton Maitre

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    1. Maître,

      Je sais au fond de moi que Vous avez raison mais je reste une petite femme qui cogite parfois un peu trop. Comme Vous le savez je ne doute pas lorsque Vous êtes près de moi et c’est certainement la raison pour laquelle je retrouve ma place naturellement comme lors de cette séance.

      L'émotion ressentie (je ne parle pas de cette séance) mais de ce projet de vie dont nous avons parlé montre combien cela nous tient à cœur. Je me laisse emporte et j'ose dire que je suis impatiente de construire à Vos côtés ce nouvel avenir que nous désirons tant.

      Je Vous aime Maître,

      Respectueusement,
      Votre esclave

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  2. Bonjour je suis maitre Normand si tu veux un jour je te dresse vraiment demanxe a ton maitre ca me dera un plaisir de te dresser vraiment et tu devienne une veritable soumise .

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    1. Elle dis qu'elle a un Maître donc retourne apprendre le respect. Tu te dis Maître mais Maître de qui vus tes dires tu as pas de soumise a gérer. Et vus que tu as pas de soumise tu es Maître de personne juste un soi-disant dominant frustré de rien avoir. Alors avant de vouloir dressé qui que se sois comme tu dis revois le respect de rigueur dans le milieu qui est la base.

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    2. Bonjour,

      Un Maître véritable j'en ai déjà un et il me dresse parfaitement.

      Vous ne connaissez en rien notre vie et ce que nous traversons, si vous aviez lu un tant soit peu mon blog vous auriez ressenti que la soumission s'inscrit au plus profond de moi. Si vous ne le pensez pas ça n'est pas grave, je n'ai rien à prouver, chacun est libre de penser ce qu'il veut, ça ne changera rien à ma vie.

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    3. Qui es tu pour juger ainsi sans connaître?!
      Tu te dis maitre alors que tu n'es rien! Quand on ne connaît pas et qu'on n'a pas de charisme ainsi c'est comme quand on n'a pas de parachute ... on s'écrase!
      Passe ton chemin, tu n'es pas de notre monde.

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    4. oh mince, ça fait longtemps que je n'ai pas rigolé comme ça :-) :-) :-) Elle est bonne celle-là ! Parce que pour avoir eu l'honneur de goûter au fouet de Maître Phénix, l'idée que Son esclave ait besoin d'un autre "maitre" me fait plier de rire (dans le vrai sens du terme. Allez zou, un peu de sérieux sinon je vais en faire pipi dans ma culotte que je n'ai toujours pas :-) )

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  3. Belle esclave, quelques mots ici pour te rappeler que tes doutes sont naturels, mais que tu ne dois jamais oublier que ton Maître veille sur toi, fût-ce de loin. Maître Phénix a les mots justes, votre avenir est radieux, et les difficultés présentes ne sont que provisoires, avant une vie future éclatante, à votre image.
    Je pense fort à toi ma belle, et je t'embrasse encore plus fort. Mes humbles respects agenouillée à Maître Phénix.
    Tout tendrement,
    élerinna, kajira d'Elendil

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    1. Ma Belle Kajira,

      Ça fait du bien de te lire, je pense si souvent à toi.

      Je sais au fond de moi que tu as raison, je connais la raison de cet "éloignement" et c’est pour cela que je patientais sans rien dire mais peu à peu ne plus ressentir fermement ma condition m'a fait à nouveau glisser sur cette pente que je connais bien.

      Maître ne doute jamais de nous, au contraire, son regard est tourné vers notre avenir, celui qui nous correspond. Il va falloir que je lève moi aussi la tête pour ne pas perdre de vue la raison pour laquelle Il se bat.

      Je t'embrasse, moi aussi, très fort ma belle en te faisant un gros câlin,

      Mes respectueuses salutations, agenouillée, à Maître Elendil,

      Anaëlle

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  4. Bonjour ma toute belle,

    Ah ces moments "d'éloignement"... Notre si chère amie a bien raison : périodes normales et les Maîtres savent où Ils vont (et s'Ils ne le savent pas, c'est juste aussi ;-) )
    Je suis comme toi, "comme ci, comme ça" dans ces moments-là et au top du top quand Ils nous prennent en main. Bon, sinon, j'ai un remède que je trouve très efficace : une soirée gîte par mois ! :-) Comme ça, on reste sur notre nuage et dès que la descente s'amorce, pouf, 5h de séance et les esclaves sont calmées ! Le seul hic, c'est que je ne sais pas si nous en aurons les moyens (temps, etc...). Mais sinon, c'est une bonne solution, non ?

    Je t'embrasse fort ma belle, et ton Maître a raison : bientôt la vie sera différente.
    Amazone

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    1. Coucou ma belle,

      Quelle divine idée... Oui, oui, oui !! Mais nous risquons fort de ne plus décolorer et avoir les fesses arc en ciel en permanence même s'il semblerait qu'au fur et à mesure la peau s’habitue et ne marque plus.

      Je propose donc que nous servions de cobayes pour le vérifier :-D

      De doux baisers pour toi,

      Anaëlle

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