Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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dimanche 5 juin 2016

Punition




Hier, j’ai manqué à mes devoirs. Je savais pourtant qu’il attendait mon rapport, celui que je dois lui écrire après chaque séance. Je pensais lui écrire mais j’avais volontairement privilégié les recherches que je devais faire, des recherches impératives à effectuer pas seulement pour moi, pour nous. Ça m’a pris plus de temps que je ne le pensais et je n’ai pas eu le temps de lui écrire le rapport qu’il attendait. J’étais selon moi excusable, je n’avais pas eu le choix et et j’étais persuadée qu’il m’accorderait un délai supplémentaire.

Les 24 h étaient passées, je ne lui avais pas écrit et lorsque je me suis agenouillée comme chaque soir au pied du lit, il m’a dit que je serai punie. Mon « oui, mais… » ne servait à rien, je n’avais pas à me trouver d’excuse. Mon rapport qui devait être privé allait donc devenir un rapport public sur mon blog. Aux yeux de tous je devais lui écrire mes ressentis, lui rappeler comment il m’avait fait jouir. Il m’a demandé de le remercier de cette punition, ce que j’ai fait. Il avait raison. J’aurais dû me libérer du temps, pour lui. Je devrais également le remercier pour cette punition « légère », ça aurait pu être pire.

Maître, à la manière dont je vous avais écrit un de mes rapports, je relaterai donc notre séance en y ajoutant mes ressentis.

J’étais encore sous la douche lorsque la porte d’entrée s’est ouverte. Je regrettais de n’avoir pu me libérer plus tôt de mes obligations, je ne voulais pas le faire attendre. Il ne m’avait donné aucune consigne particulière, juste de l’attendre dans ma position d’attente à 18h30, pas d’indication pour ma tenue, je pouvais choisir ce que je voulais. Je choisis donc une tenue des plus minimalistes, un simple tanga en dentelle noire. Pas de bas, pas de haut, pieds nus, j’allais sans conteste rattraper mon retard. 

Je m’empressais d’aller dans la chambre. Je pris d’abord ma position devant le miroir, je m’observais et tentais de me corriger. Je voulais mon dos bien droit, les épaules en arrière, la poitrine offerte. Je rejoins ensuite mon coussin, fesses sur les talons, mains posées sur les cuisses, tête baissée. Il entra dans la chambre quelques minutes après.

– Vous n’avez pas respecté les consignes.

Comment ça ? Moi qui pensais agréablement le surprendre avec ma tenue c’était raté. J’avais sans nul doute raté son dernier texto lorsque j’étais en train de me doucher. Je descendis hâtivement les escaliers pour aller chercher mon portable. Il me voulait nue dans ma position d’attente. Je remontais dans la chambre et enlevais mon tanga. Je repris ma position, il était visiblement amusé et satisfait.

Il s’approcha de moi avec mon collier. Il me répétait à chaque début de séance « Vous savez ce que veut dire ce collier… », ce ne fut pas le cas cette fois. En effet depuis que nous sommes passés en 24/7, je ne deviens plus sa soumise au moment où il se referme autour de mon cou, sa soumise je le suis tout le temps, alors il me surprit en me disant
      –  Prête pour une séance ?
Prête je l’étais. Je n’avais qu’une hâte c’était de commencer. Je me demandais ce qu’il me réserverait aujourd’hui, jusqu’où il allait me pousser…

Il me demanda d’abord de me relever et de tourner devant lui. Je fis rapidement un tour sur moi-même, trop rapidement à son goût.  Je repris donc tranquillement, il était assis sur le lit et voulait me voir et me toucher. Etre ainsi exposée me gênait un peu, non pas que j’avais peur d’être nue devant lui, bien au contraire, mais comme chaque femme j’ai mes petits complexes. Je me demandais si lui aussi les voyait. A vrai dire je suis peut-être trop exigeante avec moi-même, il semblait apprécier le spectacle et ses mains se posèrent sur moi, sur mon ventre, mes fesses, mes cuisses…

Il passa ensuite les bracelets de contrainte autour de mes poignets, les reliant avec une chainette à l’anneau de mon collier et posa ensuite le bandeau de satin sur mes yeux. J’aimais être privée de la vue, je me sentais encore plus à lui, je ne pouvais pas anticiper ce qui allait m’arriver et j’aimais ça. 

Mains sur la tête il me fit m’allonger sur le lit. Je sentis quelques gouttes tomber sur ma poitrine. Ce n’était pas chaud, il ne s’agissait donc pas de cire. De l’huile de massage ? Il me demanda si la tendresse était incompatible avec nos séances. Cela me perturba. Je n’y étais pas préparée. La tendresse ne faisait pas partie de nos séances, ou du moins pas au point de me faire masser. 

Sa voix était suave et caressante, il me disait combien j’avais était une bonne soumise, j’avais obéi à tout ce qu’il m’avait demandé et ce massage était ma récompense. J’appréciais chacune de ses caresses, ses mains glissantes sur ma poitrine, le doux parfum de la framboise, en me demandant si notre séance ne serait que massage. Ça n’était pas ce à quoi je m’attendais mais j’étais bien décidée à en apprécier chaque minute.

Il descendit entre mes jambes et sa langue vint caresser mon intimité. Sa langue excitait mon clitoris, il me caressait comme je l’aimais, je ne pus retenir mes gémissements me concentrant sur sa bouche posée sur mon sexe. Mes pensées vagabondes me disaient combien il aimait me goûter, comme il aimait que je m’offre à lui de cette façon, je sentais le plaisir monter et lui demandais la permission de passer une main dans ses cheveux. Avec les chainettes ça n’était pas chose facile mais sentir ses cheveux, sa tête entre mes jambes me fit basculer, mon corps se cambra emportée dans la jouissance qu’il venait de m’offrir.

Je sursautais lorsque je sentis le womanizer entre mes jambes. Mon clitoris était encore sensible, mais ça n’était pas le souci de mon Maître. Je n’avais pas envie de ce jouet, j’avais envie de lui, qu’il me prenne. Je lui demandais d’un ton suppliant s’il allait lui-même s’occuper de moi.

        – Oh oui, je vais vous baiser !

Il n’en fallait pas plus pour m’exciter. Sa ceinture se fit caressante, la sangle de cuir lécha ma poitrine avant de s’abattre sur mon flanc et ma cuisse. J’étais dans ma bulle, là où plus rien n’existe. Je voulais sentir chacun de ses gestes, je voulais sentir sa ceinture encore et encore, j’étais prête à tout pour lui, arrivée à ce moment où il n’y a plus de limite. Il pouvait faire de moi ce qu’il voulait.

Mais ce qu’il voulait c’était juste que je me donne du plaisir, mon corps répondit à sa demande et un second orgasme m’emporta.

Il vint alors loger sa queue entre mes jambes et me baisa comme il aimait le faire ou comme j’aimais qu’il le fasse. Durement, profondément, rapidement. Il me demandait ce que j’étais.

        – Votre soumise, Maître.

Ce n’est pas ce qu’il voulait entendre.

        –  Comment aimez-vous vous faire baiser ?
        –  Comme une salope, Maître.
        – Dites-le. J’aime me faire baiser comme une salope
        – J’aime me faire baiser comme une salope.
        – Alors qu’est-ce que vous êtes, Anaëlle.
        – Je suis votre salope Maitre.
        – Oui et vous aimez vous faire défoncer…

Oh oui j’aimais ça ! Ses paroles crues intensifièrent encore mon plaisir. Il venait encore et encore dans moi, je le sentais au plus profond de ma chatte, me labourer sans ménagement.

Il s’allongea ensuite sur le dos et m’ôta mon bandeau.

        –  A votre tour de me baiser, montrez-moi !

Je descendis sur sa queue, j’avais envie de la voir rentrer en moi. J’écartais grand les jambes totalement impudique et tentais de me soulever, de glisser de haut en bas sur sa queue en la regardant me pénétrer.

        –  Sans les mains.

C’était difficile, mes mains revenaient sur son torse pour prendre appui.

        –  Sans les mains, Anaëlle.

Je voulais le baiser, comme lui m’avait baisée. Mon corps trouva son équilibre, je montais et descendais sur sa queue, je le laissais butter au fond de ma chatte, de plus en plus rapidement. Puis il me dit d’arrêter. J’en voulais encore, j’avais envie de lui crier « vert », ce mot d’alerte qui me sert à lui dire « j’ai envie de plus ».

J’entendais ses paroles qui m’excitaient chaque fois davantage.

        –  Oh putain… que vous êtes bonne !
Oh putain…

Mon corps ne répondait plus à ma tête, de toute façon je l’avais perdue, j’étais frustrée, je voulais encore bouger, me donner du plaisir sur lui. Sa queue était toujours logée entre mes jambes. J’étais folle de lui, haletante. Mes gémissements devinrent des cris, je sentais les crampes dans mes pieds, je savais ce que cela voulait dire, ce signe annonciateur d’un orgasme dévastateur. Sans même bouger j’hurlais mon plaisir, le corps moite de sueur, dans ce moment d’extase absolu, jouir avec lui était tellement plus fort, plus intense. Je m’écroulai sur lui chamboulée.

Il n’en avait pas fini avec moi et me demanda de reprendre le womanizer. Je n’en voulais plus. Il m’autorisa à prendre un autre jouet. Mon clitoris était sensible, mais il me donnait cette envie de toujours plus. Des pinces vinrent s’accrocher à me seins, je me caressais tandis qu’il me baisait encore à quatre pattes. Il s’écarta de moi et marqua mon dos de sa semence. Il ne me demanda pas d’arrêter, le jouet resta placé entre mes jambes jusqu’à ce qu’un ultime orgasme me submerge.

Il me retira ensuite mon collier, j’observais mon reflet dans le miroir, celui que j’aimais voir, le mascara coulé, le visage rougit.

Il m’avait fait vivre une séance différente. Je repensais à ce qu’il m’avait dit quelque jours plus tôt le bdsm n’est pas que fouet, la domination, la soumission, le respect peuvent s’exprimer autrement. Il était à sa place, j’étais à la mienne.

Merci Maître pour cette séance surprenante où la tendresse a su trouver sa place sans enlever l’intensité que j’aime tant retrouver.

12 commentaires:

  1. Anaëlle,

    Un si joli et sincère rapport va me donner envie de vous punir à nouveau, c'est si bine écrit.... à moins que ça me donne envie de vous baiser à nouveau.
    Content que vous ayez compris que BDSM n'était pas que fouet mais surtout respect.
    A la prochaine séance...
    En attendant journée sans sous vêtements aujourd'hui
    Votre Maitre

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    1. Maître,

      Je suis ravie que Vous soyez satisfait de mon article même si à mon goût j'aurais pu faire mieux.

      J'espère qu'il Vous donnera envie de me baiser plutôt que de me punir, je veillerai à ce que Vous n'ayez plus besoin de reprendre ma conduite.

      Votre Soumise.

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  2. Bonjour Anaëlle,

    Oh comme j'aime la punition de ton Maître ! Ton texte est si bien écrit, si agréable à lire. Tu as un style d'écriture fluide et très beau. Je n'oserais pas recommander à ton Maître de faire de cette punition une obligation, mais presque ;-)
    Mon Maître, en te lisant, m'a dit qu'il était entièrement d'accord avec la posture de ton Maître, dans cette manière de te faire découvrir tout le respect et la douceur d'une relation BDSM. Il est également dans cette vision et j'ai déjà eu le plaisir de goûter à une séance massage et douceur dans notre Donjon.

    Continue à écrire ainsi, c'est un vrai cadeau de nous permettre de rentrer dans ton monde, en levant une part du mystère de votre relation à tous les 2... Mais je dis ça, je dis rien ;-)
    J'attendrai avec impatience la décision de ton Maitre :-)

    Très belle soirée à toi et à ton Maitre,
    Bien à toi,
    Amazone

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  3. Bonsoir Amazone,

    Il n'y a pas que mon Maître qui va me faire rougir !

    Je te remercie beaucoup pour les compliments et de m'avoir transmis le sentiment de ton Maître. Ca me touche qu'il ait pris le temps de me lire.

    Je m'avance peut être mais je pense que mon Maître me permettra certainement d'écrire ce que nous vivons et tant qu'à faire sans que cela soit une punition ;-)

    Je te souhaite également une très bonne soirée aux côtés de ton Maître et de tes petits loups,

    Affectueusement,
    Anaëlle


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    1. Anaëlle, vos posts sont bien écrits.
      Ce n'est pas pour ça que je tolèrerai forcément d'écrire ce que nous vivons à chaque fois. Ou en tout cas n'en préjugez pas!
      Ma main me démange!

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  4. Bonsoir petite marmotte,

    merci pour ce texte et merci à ton Maître pour cette très belle idée de punition ! continue à te planter qu'on en profite un max lol
    J'ai aussi eu le droit à des séances de douceur et non le BDSM n'est pas limité au SM, il est ce que l'on en fait du moment que chacun reste à sa place.
    En tout cas, je suis très contente pour toi, enfin pour vous 2.

    Bises, petite marmotte et bonne soirée aux pieds de ton Maître

    Elenna

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    1. Bonjour Elenna,

      Je vois que tu me soutiens ;-)

      Pour moi la douceur est la tendresse c'est nouveau mais je sais qu'il veut me montrer par là que je n'ai rien perdu et que tout est compatible. Il n'y a pas une façon de vivre notre bdsm mais une multitude le tout est de rester bien ancrés dans nos places.

      Je te souhaite un très bon début de semaine,
      Bises
      Ta petite marmotte

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  5. Bonjour petite marmotte,

    Je suis toujours là pour te soutenir mais des fois vois-tu tu peux aussi faire les frais de ma teigne lol

    Je te l'ai déjà dit, on ne perd rien, on gagne... bon il y a des fois des ratés mais dans l'ensemble, on gagne vraiment...

    Bisous ma petite marmotte, j'espère que tes recherches seront plus concluantes aujourd'hui.

    Elenna

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  6. Bonsoir à vous...

    Etant particulièrement sensible au pouvoir grisant de certains mots, j'avoue que j'ai beaucoup aimé le dialogue avec Monsieur le Maître qui vous soumet...J'apprécie que vous n'ayez pas subi cela, mais au contraire participé à cet échange. Comme je trouve très agréable de ne pas s'enfermer dans des clichés quant à l'art de vivre la soumission et de faire vivre la domination. En effet, cet univers est vaste et le plaisir n'est pas que dans le fouet. A travers votre témoignage, je pense qu'on peut décomplexer en se disant que chacun a sa manière de faire. Cela doit se respecter.
    Humbles salutations.

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    1. Bonjour,

      Je vous rejoins totalement, chacun est libre de donner son sens à la domination/soumission. Il s'inscrit dans une histoire, celle de deux personnes, deux personnalités avec des envies, attentes, besoins qui peuvent être différents de ce qui se fait ailleurs. Cela n'empêche en rien d'avoir des ressentis, pratiques ou visions communes à d'autres niveaux mais on n'a git pas pour faire comme... Fort heureusement il n'existe pas un guide universel de bonnes pratiques sur l'art de dominer et soumettre.

      Bonne journée,
      Anaëlle

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  7. Très beau rapport. Merci d avoir partagé vos émotions, votre ressenti.
    Bonne journée.
    Maître O

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    1. Bonjour Monsieur,

      Je vous remercie pour ce compliment.

      Lorsque j'écris un article je le fais en toute transparence car j'ai à cœur de partager une partie de notre vie avec sincérité. Je suis ravie que ce rapport vous ait plu.

      Je vous souhaite également une très bonne journée,

      Respectueusement,
      Anaëlle

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