Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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mercredi 17 octobre 2018

Notre future vie... (écrit par Anaëlle)

Cet article est écrit à la demande de Maître, Il m'a demandé d'y évoquer mes attentes sur notre future vie mais aussi la façon dont je me la représente... Parce que nous n'y sommes pas encore et que ce qui suit après n'est que ma propre vision, j'écrirai ce récit à la troisième personne.


Elle n'avait aucun mal à imaginer cette pièce. Elle s'y était tant de fois rendue en fermant les yeux le soir, au réveil au petit matin et à tout autre instant où son esprit s'évadait. Elle en connaissait chaque détail, les fauteuils qui étaient placés, la forme de la table basse, les divers instruments que son Maître pourrait utiliser, le mobilier... Elle pouvait presque toucher du bout des doigts le mur de pierre, sentir sa froideur et sa rugosité tandis qu'elle y serait maintenue, contrainte, aux anneaux d'acier. Elle se voyait déjà là, devant cette porte, le cœur battant, dans cet espace qui serait le leur au sein même de leur propriété. Lieu de délices ou de supplices, elle serait ici à Lui. Elle s'imaginait partageant leur refuge avec ceux qui, comme elle, sauraient l'apprécier. Bien que ce lieu la faisait fantasmer depuis  plusieurs mois, elle n'allait cependant jamais plus loin dans son imaginaire, elle voulait conserver une part de mystère, tout ce qui ne dépendait pas d'elle. Elle voulait avant tout y vivre ce que son Maître souhaitait.
Elle était consciente des difficultés qu'ils rencontreraient à posséder un tel endroit, leur donjon. Elle n'avait pas encore trouvé comment ils en interdiraient l'accès aux petits yeux curieux de la maison, ni même ce qu'elle dirait lorsqu'elle ferait visiter leur maison à la famille. Comment pourrait-elle justifier que ce soit la seule pièce dans laquelle personne ne pouvait entrer ? Il faudrait qu'elle trouve des solutions car ici commençait son rêve.

Elle souhaitait cette vie pleine de sérénité, loin du stress, des angoisses qui s'emparaient si souvent d'elle. Elle s'y voyait zen, heureuse, profitant de la beauté de la lumière dorée du soleil perçant les nuages. Elle s'étonnait souvent de ne pas y prêter plus souvent attention mais savait apprécier l'instant lorsqu'il se présenter à elle. A ce moment, plus rien d'autre ne comptait, la vraie vie était celle-ci, dans leur cocon, loin des tumultes qui empêchent souvent de savourer l'instant présent. Elle s'imaginait, assise sur la terrasse sous les rayons d'été ou au coin du feu, assise sur son tapis, un livre à la main ou apportant à son Maître un verre qu'ils partageraient seuls ou avec des amis, l'accompagnant en randonnée en famille ou à deux pour le plaisir de découvrir de jolis paysages, épuisés par le dénivelé, dans cet immense terrain de jeu que leur offrait la nature où son Maître lui ferait vivre bien des aventures.

Sous ses airs rêveurs, semblant déconnectée de la réalité, elle était aussi très terre à terre. Ils ne vivraient pas simplement d'amour, d'eau fraîche et de badine. Elle les imaginait liés autour d'une même activité, elle l'aiderait autant qu'elle le pouvait, elle l'accompagnerait à sa manière dans le développement de leur projet, ils travailleraient ensemble, de façon complémentaire. Ces moments ressembleraient peut être à la vie de Monsieur et Madame tout le monde mais elle espérait que d'être ensemble leur permettrait de vivre davantage sa condition.

Passer plus de temps ensemble, rien que ça, c'était un rêve. Elle avait passé tant d'années à le voir partir le matin et à l'attendre si tard le soir qu'ils ne pouvaient plus profiter de rien. Elle avait l'impression qu'on lui avait volé une partie de leur vie. Jamais ils ne pourraient rattraper ces moments perdus. Elle savait qu'elle n'aurait pas assez d'une vie pour profiter de Lui comme elle l'aurait voulu. Le travail leur avait assuré une vie confortable même s'ils n'avaient jamais fait de folies et il aurait été bien mal venu de cracher dans la soupe. Elle avait toujours encourager son Maître à aller au bout de ses envies car elle croyait en Lui plus qu'en aucun autre, elle connaissait sa soif d'apprendre, toujours et encore, de s'investir, de développer, de donner le meilleur de lui-même, c'était en Lui et elle ne pouvait l'empêcher. Elle savait qu'il avait les capacités de plus encore et elle fut toujours la première à le lui dire et à l'encourager à aller au bout des opportunités proposées. Elle se réjouissait de son épanouissement, de son ascension même si la tristesse prenait parfois le dessus voyant l'heure tardive à laquelle il rentrait. Elle connaissait cette dépendance de Lui depuis toujours, attendant ce coup de téléphone qu'il lui indiquerait qu'il était sur le chemin du retour, guettant l'horloge lorsque le temps défilait et qu'elle devrait se résigner à manger sans Lui. Maintes fois elle en fut en colère car sa vie ne commençait qu'en sa présence puis elle se résigna parce que ça ne servait à rien, jamais elle n'aurait le dernier mot. Cette fois, dans cette vie future, Il lui offrait la possibilité de ce temps ensemble. Elle savait qu’indéniablement ils seraient amenés à se serrer la ceinture mais elle y était prête parce qu'en échange, elle l'aurait Lui.

Sa plus grande crainte était de se planter, son esprit pragmatique l'avait poussée à envisager toutes les possibilités. Elle ne voulait pas se montrer trop optimiste sur leur projet par peur d'avoir mal apprécié la réalité car elle savait qu'une fois lancés il serait difficile de faire machine arrière et elle ne pouvait imaginer perdre cette chance qui lui était donnée d'être plus ensemble, aussi voulait-elle s'y engager, convaincue que ça allait marcher, ce qui avait rendu leurs recherches pour faire le grand saut longues et épuisantes. Cette période fut difficile à supporter, il fallait faire preuve de patience, elle aurait tant aimé avoir une baguette magique et que tout se mette en place très vite.

Elle se souvenait de la raison pour laquelle Il avait voulu changer de vie, de ce déclic qu'Il avait eu un soir où Il avait senti que les priorités de la vie n'étaient pas celles auxquelles Il s'était jusqu'alors toujours attaché. Ce soir là, au cours de leur première soirée privée, ils étaient "eux" avec tant de liberté, unis par une complicité indescriptible, entourés de personnes qui lui avait fait entrevoir une autre réalité. Et c'était pour "eux", pour vivre pleinement leur bonheur qu'Il avait décidé de tout changer.

Elle n'avait pas tout quitté pour la beauté des montagnes, elle n'avait pas tout quitté pour avoir un autre chez soi, elle n'avait pas tout quitté pour changer de vie professionnelle... elle avait tout quitté parce qu'Il lui avait promis une nouvelle vie, une vie dans laquelle leur relation Maître/esclave s'épanouirait. C'était pour cela qu'elle avait accepté. Il avait su la faire rêver avec ses mots alors qu'elle n'osait y croire, petit à petit elle s'était laissée porter par cet avenir sans vraiment savoir comment tout cela s'exprimerait.

Personne n'aurait pu deviner que leur vie était un peu moins conventionnelle qu'elle n'y paraissait à moins qu'Il ait clairement le désir de l’afficher. Ils étaient un couple parmi tant d'autres se promenant main dans la main ou poussant un chariot dans un magasin. Mais lorsqu'Il le demandait elle arborait fièrement son collier, sans gêne ni honte. Même si être tenue en laisse en pleine rue semblait quelque peu étrange pour certains elle levait la tête fière de sa condition. Elle respectait chacune de ses demandes, agenouillée aux yeux de tous quand et où il le désirait, sans se soucier du regard des autres, du qu'en- dira-t'on, fière de leur différence. Le but n'était pas de choquer mais de ressentir pleinement cette possession, elle était à Lui, objet de son plaisir, là pour satisfaire ses envies, répondre à Ses demandes, obéir sans poser de questions. Elle se sentait importante à ses yeux, elle aimait sentir son désir, il aimait s'occuper d'elle, inventer de multiples mises en scènes et même dans les cris et la douleur elle chérissait cette vie. A ses côtés elle n'était plus cette femme effacée, au travers de ses yeux elle avait retrouvé confiance en elle, Il était fier d'elle.

Elle aimait sentir leur lien au quotidien, pas uniquement lors de séances mais de toutes ces petites choses qui lui rappelait qu'elle lui appartenait, des rituels, une façon de s'adresser à elle, un regard qui en disait long. Il pouvait la laisser là, seule, dans un coin s'il l'avait décidé, disposer de son corps pour son plaisir ou pour satisfaire son sadisme.

Il lui ferait vivre nombre de découvertes et de plaisirs. Il lui ferait peut-être vivre des moments extrêmes, dans la peur et l'angoisse, dans un flot d'émotions incontrôlables la faisant douter de ses capacités. Il la pousserait alors dans ses retranchements les plus profonds et la pousserait à se dépasser pour Lui, à aller au-delà de ses propres limites.

Elle aimait savoir qu'elle partagerait cette vie avec son mari et Maître. Ensemble, il trouverait l'équilibre entre amour, partage, rire, complicité et servitude.

Il lui faudrait certainement du temps, beaucoup d'investissement pour s'occuper de Son esclave mais il avait changé de vie pour ça et n'oublierait pas ce qui les avait amenés là.

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Maître,

Je ne sais pas si ces images Vous aident à entrevoir la vie dont Vous m'avez fait rêver. Il est très difficile de décrire précisément ce que j'en attends car ce que j'attends dépend essentiellement de Vous. J'aimerais tant savoir à quelle vie Vous pensez lorsque Vous Vous projetez dans notre futur, dans ce que sera demain notre relation Maître/esclave.
Bien évidement j'attends plus de temps ensemble, je sais que nous aurons des obligations mais j'espère que ces obligations ne passeront pas avant "Nous" et que nous n'oublierons pas pourquoi un jour nous avons tout changé.
Je sais que l'investissement professionnel nous prendra énormément de temps mais il n’est pour moi pas incompatible avec l'attention, le regard de l'autre, l'expression de notre relation au travers de tous ces petits riens, ces petits tous qui changent tout. Nous tâcherons d'y trouver cet équilibre en conciliant un peu de toutes nos vies.
Vous m'avez beaucoup émue lorsque Vous avez évoquez pour la première fois le souhait de construire quelque chose de nouveau avec moi et c'est avant tout cela que j'ai envie d'y trouver.

Si Vous me le permettez, voici un extrait d'un texte que Vous aviez écrit qui m'a beaucoup touchée. C'en est un parmi d'autres qui m'ont amenée à croire en ce rêve :

"Depuis quelques mois, depuis une soirée, depuis la révélation, depuis ce moment magique, depuis ces rencontres formidables faites dans ce château, depuis ce déclic je rêve de cette nouvelle vie, d'une vie qui nous correspond, de notre vie dans laquelle nous serions nous, simplement nous.
Sans se cacher, dans la limite du respect de ces gens vanille qui croient tout savoir et nous jugent si rapidement, en vivant notre rêve tout simplement.
Cette nouvelle vie, elle est possible, j'y travaille depuis des mois. Prêt à faire d'énorme sacrifices pour l'avoir, pour l'offrir à mon esclave Anaëlle, pour nous l'offrir.
...
un jour, bientôt, j'en suis certain, je pourrai vous écrire en disant "nous commençons notre nouvelle vie avec mon esclave Anaëlle, enfin!".  

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