Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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mercredi 10 octobre 2018

Confidences...


Après avoir rédigé cet article en mode "brouillon", j'ai demandé à Maître s'il souhaitait le lire avant sa publication tant il est personnel. Je souhaitais avoir une validation de sa part avant de le diffuser publiquement. Il m'a répondu que non, que cet espace, mon blog, m'appartenait. Je le remercie de me laisser m'exprimer sans censure comme Il l'a toujours fait.



La période est difficile en ce moment. Les moments de forte complicité alternent avec un grand vide intérieur. Les articles postés irrégulièrement ici en sont un reflet. J'ai bon nombre de fois eu l'envie de venir expliquer ici ce qui n'allait pas pour moi car c’est bien de moi dont il s'agit sans pouvoir le faire, simplement dans l'attente d'un jour prochain meilleur.  Je me suis en partie éteinte dans cette attente, j'ai eu l'impression que l'essence même de ma soumission n'avait plus la même profondeur. Le sentiment de soumission est si propre à chacune qu'il est difficilement explicable. Je l'ai ressenti si fortement au fond de moi, je n'avais pour cela pas besoin de marques physiques, ça se jouait ailleurs, au fond de mes entrailles, j'étais fière d'être à Lui et ça me donnait la force d'affronter le monde entier s'il le fallait, j'aimais l'obéissance, l'intensité des séances... Et même si je ressens encore cela, une partie de ce sentiment fort s’est mis un peu plus en sourdine car Il n'était plus là pour nourrir ce feu ardent qui brulait en moi.

A cela s'ajoute l'impression d'avoir la tête trop pleine, non pas de nous, mais d'un tout, ça fait des mois que je sens que je sature. Un manque d'envie, d'enthousiasme, le besoin de me mettre à l'écart, de ne plus avoir de contact, même avec mes amies qui m'auraient peut-être comprises. Je n'avais pas envie d'en parler, je ne voulais pas être celle qui donne l'impression de se plaindre, j'avais juste l'envie de m'isoler et de vivre en ermite loin du monde.

Alors bien sûr tout n’est pas si noir que cela, dame nature et ses fluctuations hormonales m'ont amenée à franchir ce pas, à aller un peu trop loin, à noircir notre tableau dans une discussion sur l'oreiller lourde et pesante. Une fois prise dans ce tourbillon je me suis laissée emportée, non pas dans l'envie de tout faire exploser (bien que c’est ce qu'il a pensé) mais dans ce besoin de poser les choses, maladroitement, en sombrant, en nous enfonçant toujours un peu plus loin, je voulais qu'il prenne conscience de mes/nos difficultés. Ça ne fut pas facile, ni pour moi, ni pour Lui qui ne partage pas mon ressenti. Maître n'aime pas entendre dire que ça ne va pas. Je me pose trop de questions et il est vrai que j'ai une fâcheuse tendance à avoir des sentiments très extrêmes. La soirée s’est terminée avec pour seule issue une impasse dont nous ne pourrions pas sortir avant plusieurs mois.

C'est curieux quand on pense à l'origine de ce changement. L'année dernière nous avons évoqué l'idée de changer de vie, Maître m'a fait rêver en pensant à ce futur prochain où nous serions plus ensemble, où nous pourrions être nous, à cette condition plus présente. Il a travaillé dur pour ça, nous avons pensé que son investissement ne payerait pas mais à force de persévérance et de rebondissements, en début d'année, nous avons franchi cette première étape qui allait nous permettre de tout réaliser.

Bien sûr tout ne pourrait prendre forme du jour au lendemain tant les changements sont nombreux et importants, il nous fallait faire des concessions en attendant de faire nos recherches pour la suite mais nous ne pensions pas pas que ça serait si long.

Maître s’est rapidement projeté dans ce futur avec ardeur et impatience pensant à toutes les choses que nous pourrions vivre, à cette esclave qui serait à Ses pieds, à la façon dont Il la dresserait. Et c’est ainsi que ce projet commun idyllique a commencé à chambouler notre vie.
On n'a rien sans rien, c’est une évidence, le temps que nous passons dans nos recherches ne peut être consacré aux séances, il faut gérer les priorités si nous voulons avancer, néanmoins petit à petit j'ai eu le sentiment que nous vivions dans l'attente du lendemain, oubliant de vivre aujourd'hui. Les séances bien que toujours présentes se sont espacées, la fatigue s’est installée, et comme rien n’est jamais simple des soucis nous ont compliqué la vie... bref ce "tout" m'éloigne de ma place parfois. Mélange de doutes auxquels succèdent nos places si facilement retrouvées lorsque le Maître est là mais avec ce quotidien où les attentes de la part de Maître ne surviennent plus avec la même force et envie.

Lorsque j'ai demandé à Maître de devenir Son esclave, cela avait un sens, et comportait aussi un certain nombre de besoins parce que c’est ainsi que je m'épanouis, que je vis, que je vibre, lorsque je suis son esclave qu'il me dirige au gré de ses envies. Je suis devenue pleinement dépendante de Lui, à vrai dire je l'ai toujours été mais je me suis ouverte encore plus à Lui jusqu'à Lui remettre toutes mes clés et lorsque notre quotidien me rappelle notre ancienne vie bien sûr j'arrive à vivre, je retrouve mon petit train train, mais en sa présence je n'arrive plus à profiter pleinement de certains moments passés ensemble puisque j'attends que ce soit Lui qui me dise quoi faire, comment me comporter, qu'Il me dise simplement en rentrant du boulot le soir ce qu'Il a envie de faire, qu'Il me guide et lorsqu'Il ne le fait pas je suis si vide.

Nous avons pris le temps de réfléchir à notre relation, aux difficultés rencontrées. J'ai vidé mon sac noir sur blanc en Lui écrivant ce que ressentais, en Lui demandant aussi de réfléchir au tournant que nous voulions donner à notre relation. Esclave je l'étais toujours, du temps surtout, cette infinie patience dont j'essaie de  faire preuve, attendant que nous retrouvons notre dynamique, attendant un mail de sa part juste pour me signifier qu'Il n’est jamais bien loin, une simple consigne de faire du sport (que je fais désormais uniquement pour moi) ou n'importe quoi d'autre, faire quelque chose pour Lui parce qu'Il me le demande, le besoin de voir cette lueur dans ses yeux si présente lorsque je lui baise la main mais qu'Il ne montre plus assez au quotidien, j'ai besoin de voir que tout ce que nous vivons a un sens pour nous deux.

Je ne souhaite pas vivre dans l'illusion de ce que je ne suis pas. Ou je suis esclave ou je ne le suis pas, il n'y a pas d'autre choix, je ne ferai pas semblant. Aussi je lui ai proposé de redevenir sa soumise en attendant de pouvoir vivre pleinement ma condition d'esclave quand nous serions libérés de toutes ces contraintes qui pèsent sur notre quotidien. Il m'a fallu beaucoup réfléchir avant de Lui proposer, de peut-être même nous mettre en pause tout en continuant de jouer de temps en temps s'il le désirait. Ce matin là j'ai versé quelques larmes, seule. J'ai commencé à écrire ce mail en me disant que je ne lui enverrai pas, pas tout de suite en tout cas, attendant de voir l’évolution de la situation mais je l'ai eu au téléphone et je n'ai rien su Lui cacher car c’est ainsi, j'ai ce besoin de tout Lui dire, même s'il s'agit de banalités.  L'alchimie est toujours là, les séances surprenantes et riches en découvertes, à vrai dire nous allons de plus en plus loin, mais j'ai besoin du reste, de tous ces petits riens qui sont importants pour moi. Je ne peux attendre indéfiniment que tous nos projets se concrétisent pour vivre à nouveau, j'ai besoin de savoir ce que nous vivons vraiment en acceptant la réalité des choses. Maître est emprisonné dans son travail qui lui bouffe ses journées, nous pensions nous en décharger rapidement pour construire notre future vie mais la mise en place de celle-ci est plus compliquée que nous l'avions imaginée, plus longue, nos recherches nous prennent nos soirées, une partie de nos week-end, à cela s'ajoute bien sûr les aléas de la vie, les soucis qui s’enchaînent, j'ai vraiment l'impression d'être dans une période de poisse, que la roue ne tourne pas dans le bon sens.

Maître a écouté mes peines avec beaucoup plus de douceur que lors de notre discussion, il a accepté les responsabilités qui étaient les siennes dans cette distance que je ressens parfois. Il a choisi que je resterai son esclave aujourd'hui et demain. Il a pris conscience que malgré les difficultés nous avions besoin de temps pour nous parce qu'il est important de vivre aujourd'hui.

Il a décidé de me reprendre en main et a pris des engagements en me disant que le Maître était de retour.

J'ai pris conscience des difficultés qu'Il a à être Maître lorsque l'esclave ne met plus de bonne volonté. En effet, j'avais tant besoin de savoir que je faisais les choses pour Lui que j'avais décidé de ne plus faire ce qui ne le faisait pas réagir si ça n'était pas fait, je voulais que les choses viennent de Lui afin de les faire pour Lui, par choix ou par contrainte, parce qu'il ne peut en être autrement.

Alors même si j'ai besoin de sentir le Maître face à moi pour me sentir soumise, j'ai aussi envie d'y mettre de la bonne volonté en me conduisant tel qu'Il l'attend aujourd'hui.

Et si j'écris aujourd'hui ici, c'est parce qu'il s'agit pour moi, pour nous, d'un nouvel engagement.

2 commentaires:

  1. Ma chérie, ma toute belle, ma petite soeur,
    Je t'ai déjà dit tout ce que je pourrais écrire ici, je me contenterai donc de te réitérer mon soutien et mon affection. Quand tu veux, n'oublie jamais...
    Je t'embrasse très fort, mes humbles salutations à Maître Phénix.
    Tout tendrement,
    élerinna, kajira d'Elendil

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    1. Tu n'imagines pas à quel point tes mots m'ont émue, moi qui ai tant de mal à exprimer mes sentiments je reçois ce cocon de douceur qui me touche en plein cœur et j'ai juste envie de te serrer dans mes bras. Alors j'ose sortir de ma coquille pour te dire merci, merci ma chérie, ma précieuse amie, merci d'être là, merci d'être toi. Et à défaut de trouver les mots justes, je serai toujours là pour t'écouter si tu as besoin de moi.

      Je t'embrasse avec une infinie tendresse,

      Mes humbles respects, agenouillée, à Maître Elendil,

      Anaëlle

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