Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

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vendredi 2 mars 2018

Amitié, complicité, sincérité... des souvenirs plein la tête.


Vendredi dernier nous avons pris la route pour participer à un grand événement dans la vie de nos amis Maître Elendil et Elerinna, un week-end où se mêleront personnes vanilles ou vivant de manière moins conventionnelle. Nous avons été très touchés par leur invitation, il était évident que nous allions tout faire pour y aller, impatients de les retrouver, de découvrir leur petit coin de paradis. Je me surprends encore de la puissance de notre lien, nous ne sommes rencontrés en "vrai" qu'une fois, lors de notre première soirée il y a près d'un an et pourtant notre attachement pour eux est très fort et profond.

J'ai stressé toute la semaine avant notre départ, l'organisation, la peur de ne pas être en forme lors de ce week-end... Je savais que nous allions rencontrer un couple Maître/kajira, Maître C. et T. que nous ne connaissons que via les réseaux sociaux mais pour qui nous avons un grand respect. Des tas de questions en tête, comment vais-je saluer ces Maîtres dans ce contexte où des personnes de tous horizons sont mélangés, en présence de nos enfants... est ce que je vais savoir me tenir (Maître ne m'avait donné aucune indication avant et m'avait dit qu'il faudrait me laisser porter) ? Vais-je être la hauteur ? Et s'il se passe quelque chose vais-je réussir à me laisser aller ou être bloquée dans la douleur ? Ma "résistance" me préoccupe.

A notre arrivée nos amis nous ont accueilli à bras ouverts, une gentillesse incroyable... nous saluons les autres invités, la majorité complètement étrangers à notre monde me présentant à la fois comme Anaëlle et avec mon vrai prénom (que je n'aurais finalement jamais entendu durant durant le week-end). Ce moment me paraît surréaliste, j'observe mon amie Elerinna, pétillante, portant un collier de chaîne et wahouuu personne ne fait de remarque, elle est elle, simplement , acceptée pour ce qu'elle est, pour ceux qu'ils sont, vivant librement sans non plus s'exposer. C’est la première fois que je vois tant de tolérance et je trouve ça génial. Un peu plus tard Maître C. et sa kajira T. font leur entrée, je n'ai aucun mal à les reconnaître, me voilà à nouveau impressionnée, c’est une chance - vraiment - de les rencontrer. Je ne sais pas comment saluer Maître C., je ne peux pas me mettre à genoux, je n'ose pas l'embrasser, j'ai bien trop peur de mal agir et de me prendre une remarque mais c’est lui qui s'avance vers moi pour me faire la bise vu le contexte et intérieurement je l'en remercie. T. me met rapidement à l'aise, elle est souriante, très douce, posée et nous papotons.

La soirée se passe à merveille, les visages se fatiguent et vue l'heure je me dis que nous allons tous aller coucher et qu'il se ne se passera rien de plus ce soir. Nous nous retrouvons tous les six, Elerinna est agenouillée près de son Maître, Maître m'invite à me placer à ses côtés également, et T. arrive toute pétillante et complètement nue. Les Maîtres ne tardent pas à réagir et nous demandent de nous déshabiller à notre tour. Je suis un peu gênée, le seul moment privé que nous avons partagé était avec os amis Amazone et Maître Alpha, nous nous connaissions déjà, la situation est nouvelle. J'obéis à la demande de Maître en ne gardant que mes bas. Vous ai-je déjà dit que j'étais extrêmement pudique avant ? Moi aussi, je m'étonne un peu.

Rapidement j'entends des cris autour de moi, Maître m'a demandé de me placer sur le bord du lit, buste contre le matelas tandis que mes genoux sont sur le sol. J'aimerais relever la tête et regarder ce qui se passe autour de moi mais je n'ose pas trop le faire, je ne sais pas si j'en ai le droit, alors j'écoute, me laisse porter par les cris et les rires et de temps à autre je lève la tête. Un couteau qui entaille la peau d'une sœur puis un impressionnant paddle à clous fait gicler son sang, une autre qui résiste aux nombreux coups de martinet donné avec force ou se donne elle-même des coups à la demande de son Maître, je suis admirative.
Maître commence doucement par le martinet puis sort son fouet, je grelotte, de froid, d'émotion, d’intensité ? Je ne sais pas, j'ai la joue contre les draps et je sens la lanière me piquer la peau. Bien qu'il n'y a ait pas eu de longue préparation pour me mettre en condition, je retrouve cet état que j'affectionne tant où je ne braque pas dans la douleur mais où je l'apprécie. J'ai du mal à retrouver ça chez nous, bien souvent mon esprit finit par se focaliser sur la douleur et à ce moment elle a tendance à m'envahir. Ce soir j'ai l'impression d'être ailleurs, c’est probablement plus qu'une impression et j'ai aujourd'hui du mal à me souvenir de tout. Maître demande de me lever, il me fouette l'avant du corps tandis que Maître C. s'occupe de mon dos, je mesure la chance que j'ai, honorée d'être ainsi fouettée par plusieurs Maîtres, je ne suis plus que sensation, complétement déconnectée, je tombe assise sur le matelas, mes mains se resserrent au dessus de ma tête, je ne pense plus, j'ai des fourmillements dans tout le corps, de la tête au pied, c’est indescriptible, j'aime tant cet état, plus rien n'existe, une envie d'encore, que ça ne cesse jamais. Les Maîtres s'arrêtent. Je regarde ma soeur, T., se faire gifler, impressionnée par la puissance du geste et la façon dont elle s'offre à son Maître. Des jeux d'aiguilles ensuite, encore une fois, j'en reste bouche bée, les autres Maîtres s'y mettent s'occupant chacune de leur esclave/kajira, un moment de communion où je saisis le bras d'Elerinna, je sais à quel point elle déteste ça, la main de T. prend ensuite la mienne quand Maître me place des aiguilles à la naissance des lèvres, je suis très touchée par ce geste, je trouve ça si beau...

Les jours suivants, la maison se vide peu à peu, il ne reste plus que nous. Les Maîtres quittent la maison et Maître en partant nous dit de ne pas être sages en leur absence. Je suis surprise, j'ignore ce que cela veut dire. Je vais me changer pour être "présentable" tout en me demandant ce qui va se passer, je ne sais pas, c’est le flou absolu, je ne me suis jamais retrouvée seule sans Maître mais je rejoins ma belle Elerinna. Nous discutons un moment, je sais que je n'oserai pas aller vers elle. Elle me demande si je souhaite voir tout leur matériel et bien sûr j'ai envie de voir, c’est une caverne d'Ali baba, elle me montre toutes sortes d'objets dont des badines, je lui dis que je ne connais pas, nous n'en avons pas. Je ne sais plus si je lui ai dit que je pensais ne pas aimer comme je déteste la cravache ou si au contraire je lu ai dit que ça me donnait envie. Elle me demande si je veux essayer ? Je ne réfléchis pas et accepte volontiers, c’est la toute première fois que je vais vivre cette expérience avec une femme, un fantasme qui me trotte dans la tête depuis longtemps mais je me garde de lui dire. Je me retrouve allongée sur le ventre, la robe relevée, une musique douce envahie la pièce, je sais qu'elle est aux petits soins pour moi. Sa façon de procéder m'est inconnue, de très légers coups répétés sans douleur à un rythme rapide accompagnés de temps à autre d'un coup plus cinglant, sa main si douce qui fait passer la douleur, c'est un mélange incroyable, j'aime beaucoup et me laisse faire avec plaisir les yeux fermés. Nos regards se sont croisés une fois dans ce mélange de douleur et de plaisir, je la trouvais si belle, agenouillée entre mes jambes tandis que je m'offrais totalement à elle, chanceuse de vivre ce moment d'extrême complicité, surprise aussi lorsqu'elle m'a montré la couleur de mes fesses ou les objets utilisés, je ne sais pas où j'étais, transportée sur mon petit nuage.

La veille de notre départ nous avons encore eu un moment à quatre, regardant Maître Elendil encorder avec aisance sa belle kajira, elle est superbe, s'assurant aussi de notre bien être. Elle m'a impressionnée tout le week-end, elle se tient si bien et sert les Maîtres avec une telle aisance.
J'ai commis une maladresse dont je n'ai pas mesuré l'importance mais dans laquelle je me suis enfermée. Sentiment de culpabilité, d'avoir tout fait foirer, de ne pas être à la hauteur, je m'en suis voulue terriblement et me suis repliée sur moi-même ne ressentant ni douleur ni plaisir sous le fouet même si Maître m'a dit que ça n'était pas grave et qu'Il avait compris ma démarche. J'ai du mal à décoller, à sortir de cet état mais si je prends plaisir à observer cette danse de fouet que font les Maîtres tour à tour sur cette belle kajira qui se dandine et gigote.
La séance se termine, je remercie Maître Elendil pour cette séance maladroitement, ayant probablement fermé les yeux à cet instant comme je le fais souvent qui aurait pu être associée à un manque de respect, je suis terriblement honteuse et gênée, je m'en veux énormément.

Mes émotions sont ce qu'elles sont, souvent dans les extrêmes et m'ont fait péter un plomb ce soir là, la fatigue, toutes ces émotions intenses et variées en quelques jours ont certainement contribué à me faire ressentir les choses encore plus intensément. Heureusement ce moment n'a pas duré et c'est en grande partie grâce à toi ma belle, merci d'avoir trouvé les mots justes et de m'avoir réconfortée.

Je n'ai parlé ici que de moments choisis mais nous avons vécu bien plus que ça. Je garde en mémoire chaque moment de ce magnifique week-end, toutes ces émotions, ce partage avec vous et toutes ces belles personnes présentes, la gentillesse incroyable de tout le monde, cette tolérance et acceptation de l'autre pour ce qu'il est, les éclats de rire, la complicité entre Maîtres, le partage entre esclave/kajirae, ces moments précieux qui nous ont énormément émus, le cadeau d'un Maître à un autre, nous sommes très touchés d'avoir votre première badine et Maître en fera sans nul doute bon usage.

Un immense merci à nos amis de nous accueillir ainsi, à Maître C. et T. d'avoir partagé avec nous ces moments, une belle rencontre et l'envie de vous revoir bientôt.

Merci Maître d'avoir permis cette rencontre et de Vous occuper si bien de votre esclave. Un aperçu de la vie dont nous rêvons. Je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre mais je sais que Vous m'accompagnerez sur ce chemin.

Mes respects, agenouillée, à vous Maître, Maître Elendil, et Maître C. et de gros bisous, avec la  permission de leur Maître à mes sœurs.

Me voilà à nouveau la tête dans les nuages.

7 commentaires:

  1. Quel merveilleux récit ma chérie, dans lequel je découvre encore davantage tes ressentis, tes doutes et tes envies.
    N'oublie jamais que tout ce que tu ressens est légitime, et surtout crois en toi autant que ton Maître croit en toi. Tu as été merveilleuse tout au long du week-end ma belle. Ton apparente sérénité, la façon dont tu as lâché prise et dont tu t'es laissée porter par ton Maître, la puissance de tes sensations également, m'ont réellement impressionnée. Et même si cela t'a demandé des efforts parfois pour prendre sur toi, cela n'en montre que mieux la qualité du dressage de Maître Phénix ainsi que ta propre volonté de t'abandonner en toute confiance, comme l'esclave que tu es. Et je trouve cela magnifique, tu le sais.
    Quant à la confiance que tu m'as accordée pendant notre petit moment à deux, j'en garde une émotion immense. Et pour répondre à ton interrogation, tu ne m'as effectivement rien dit sur le fait que tu n'aimais pas les badines, ou que tu pourrais en avoir envie, lol ! Mais après coup je dirais que tu aimes ça, non ???
    Cette complicité qui fut la nôtre tout au long du week-end vous donne effectivement un avant-goût de tout ce qui vous attend sur le chemin que vous empruntez, et pour ma part j'ai hâte de recommencer ! Ces moments nous ont apporté beaucoup à nous aussi, vous êtes des amis précieux, chers à nos cœurs, nous avons de la chance de vous avoir à nos côtés.
    Présente mes humbles salutations à Maître Phénix je te prie, ce fut un honneur de Le servir, comme de servir Maître Chax, et je t'embrasse tendrement ma toute belle.
    élerinna, kajira (pleine d'émotions) d'Elendil

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  2. Coucou ma belle,

    Merci pour ce si joli et touchant commentaire.

    Tu as raison il faut que j'apprenne à croire davantage en moi. Maître te dirait que je suis déjà bien plus épanouie et plus confiante depuis que je suis Anaëlle, son esclave et il a raison.

    Si je ressens souvent de la fierté, il m'arrive aussi de douter de moi particulièrement lorsque je ne me sens pas encore à la hauteur de mes sœurs. Oui je sais, cette réflexion n'a aucun sens et je sais très bien que toi ou T. m'avaient acceptée telle que j'étais sans jugement tout comme les Maître l'ont fait, il doit me rester un côté "impressionnée".

    Ah là là, la confiance (en moi) est encore fragile parfois mais je crois que notre chemin m'ôtera un jour ce poids ou l'allégera considérablement, je vois déjà comme ces quelques années m'ont fait évoluer.

    En ce qui concerne la badine, comment te dire... j'espère que Maître la sortira très bientôt ;-)

    Nous avons également hâte de recommencer :-D

    Je t'embrasse également avec tendresse,

    Mes humbles respects, agenouillée, à Maître Elendil,

    Anaëlle

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  3. Un magnifique week end rempli d'émotions et de moments intenses.
    De nouvelles expériences ...
    La rencontre de Maitres et de kajiras avec qui nous partageons la même vision de notre vie.
    Revoir nos amis qui nous ont fait découvrir leur petit paradis sur terre et avec qui discuter, se balader, partager et même aller en course ou faire la cuisine ... est un vrai bonheur !
    De merveilleux moments qui resteront gravés dans nos cœurs
    Le plaisir aussi de jouer avec toi mon esclave, tu es si belle sous le fouet ou prise dans mes chaines
    MERCI pour ce magnifique week end
    Je t'aime mon esclave

    Ton Maitre

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    1. En effet Maître, je ne sais pas quoi y ajouter si ce n’est qu'effectivement même le partage d'un quotidien (et je ne parle pas seulement du moment où Vous êtes allés en courses ;-)) devient un bonheur.

      Je crois que cela n'a fait que conforter notre projet de vie.

      Je Vous aime,

      Respectueusement,
      Votre esclave

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  4. Bonjour ma douce,

    Je découvre ce dernier récit avec un immense plaisir que tu arrives une nouvelle fois à nous faire partager !!
    Que de belles expériences, que de moments magiques et de rencontres magnifiques !

    Tu forces mon admiration une fois de plus, tant ton dévouement et ton désir de perfection sont perceptible au travers de tes mots... Et comme je te comprends. Moi qui perds tout mes moyens quand je me sens en échec.

    Mais tu n'as pas à rougir ma douce.. Enfin, sauf sur ton joli corps... Sourire...

    Tant de choses vécues et encore tant à vivre et découvrir... Qui sait, un jour peut être N/nous marcherons dans V/vos pas vers ces partages et découvertes.

    Je t'embrasse tendrement,

    Mes humbles respects à Maître Phénix.

    Sakura, soumise dévouée de Maître Katsuo.

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    1. Bonjour ma belle,

      Comme je suis heureuse de te retrouver ici, j'ai si souvent pensé à toi ;-)

      Oh que si tu vas me faire rougir.

      Je crois que nous nous retrouvons toutes deux dans ce dévouement et désir de perfection ;-)

      Il est vrai que j'ai du mal à gérer mes petites "gaffes" d’autant plus dans cette posture d'esclave mais il me faut les accepter pour m'améliorer, même si c’est difficile sur le moment j'apprends et cela fait aussi partie de notre chemin.

      Chaque rencontre, chaque partage est unique et si merveilleux quand on le vit si naturellement. J'aime cette complicité entre Maîtres, la tendresse et le soutien d'une sœur, le privilège de voir une autre bulle que la nôtre ou de la créer ensemble...

      Je vous souhaite d'aussi belles expériences mais il me semble qu'elles ont déjà commencé ;-)

      Je t'embrasse bien fort,

      Mes respects à Maître Katsuo,
      Anaëlle


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    2. Sourires.... Et roses aux joues...
      N/nous sommes encore loin de V/vous, mais qui sait... Un jour peut être, voyons ce que demain N/nous réserve.

      Et tu penses à moi ��.. Et souvent en plus ? Comme j'aimerais être dans ta tête ma douce parfois... Rires...

      Mais je te rejoins complètement sur ce partage merveille... Je ne connais pas (encore ?) la complicité qui peut exister entre Maîtres, maisons je connais désormais celle qui peut m'unir à une de mes sœurs dans ces instants de partages et.. Le mot magique me vient à l'esprit !

      Douce nuit à V/vous.

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