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Image par Pete Linforth de Pixabay |
Dresser un bilan de l'année écoulée sur mon blog est presque devenu une habitude. Nous sommes presque fin février alors il est plus que temps de me poser pour le faire.
2020 a plutôt bien commencé avec notamment la sortie numérique de mes deux nouvelles Tu t'appelleras Silana (qui vient tout juste de changer d'éditeur depuis le 12 février, vous la retrouverez désormais chez Libertine Editions) et Huis Clos.
Puis, alors que nous pensions enfin désormais avancer sur notre projet de vie (je vous avais indiqué dans mon précédent bilan que nous avions ENFIN trouvé où poser notre petit nid), tout s'est écroulé. Coup dur ! Mélange de tristesse, d’incompréhension mais également de découragement. Encore près d'une année perdue ! Après près de 3 ans de recherches et de travail sur ce projet, il nous a fallu repartir de zéro. Écumer à nouveau pendant des heures, des jours, des mois les petites annonces dans une période troublée par la Covid. Mélange à chacune de nos visites d'espoir de trouver notre perle rare et de désillusions. Nous nous sommes soutenus, remontés le moral quand l'autre n'y croyait plus pour continuer de croire que ce projet verrait le jour et faire preuve de - beaucoup - de patience.
Ce nouveau virus présent sur toutes les chaînes, dans toutes les discussions, dans ces débats sans fin autour de sa réelle dangerosité ne nous a pas facilité la tâche. Situation inédite, nous voici désormais confinés, enfermés entre nos murs. Bien entendu la situation nous inquiète, il s'agit néanmoins d'une occasion inespérée d'avoir Maître en teletravail à la maison, disponible s'il me sollicite ou petite souris s'il est occupé. La vie semble prendre un autre tournant, nos valeurs se rapprocher de l'essentiel.
Les soirées ont fatalement été bien moins nombreuses cette année : la découverte du Triskel de Maître Doberman avant que le confinement ne débute, quelques échanges précieux avec nos amis. Ces moments hors du temps où l'on se retrouve, où l'on se découvre, où l'on se rapproche, où l'on partage dans la simplicité du plaisir d'être simplement nous-mêmes. Nous avons eu quelques très belles séances à deux, à quatre ou un peu plus en veillant à respecter toujours les recommandations sanitaires.
Le mois d'Octobre fut l'un des plus beaux de cette année 2020. Une magnifique soirée privée où nous avons assisté avec beaucoup d'émotion à une très belle cérémonie de remise de collier, puis quelques jours beaucoup plus intimistes partagés à quatre. Nous avons également pu faire encrer dans nos peaux notre lien avant que Maître ne me remette quelques jours plus tard le nouveau contrat qui me lie à Lui.
Les souvenirs de tous ces moments qui nous font planer sur notre petit nuage (mais également permis de mieux comprendre certains phénomènes particulièrement troublants lors de redescente après une séance intense) s'accompagnent désormais de nostalgie.
Quelques petits soucis de santé, le manque cruel de sommeil nous rendent parfois un peu trop susceptibles. Même s'il ne s'agit que de petites tensions passagères, mon hyperémotivité ne les rend jamais simples à gérer.
Le télétravail ne laisse pas plus de temps libre pour nous retrouver, le temps des trajets s'est transformé en temps de travail.
Et le temps pour nous ? Il n'existe quasiment plus. Nous sommes dans "l'utile" tout le temps : travail, recherches, ménage, courses, obligations parentales...
Je n'ai réalisé que très récemment que les loisirs n'existaient quasiment plus : plus de resto, de ciné, de shopping, de rencontres, de soirées... . Être dans l'utile nous empêche de décompresser. La fatigue morale et physique s'accumule.
Chacune de nos journées est ponctuée de rituels. Cependant en cette fin d'année 2020, les séances s'espacent. Je suis en manque de Maître, en manque de N/nous. Le stress reprend beaucoup trop de place. Quand nous nous retrouvons, nos places reviennent avec une déconcertante facilité, la vie semble soudain plus facile, la complicité se renforce... Mais nous avons tant à faire que nous n'arrivons pas à changer l'espacement de nos séances.
Il y a tant d’attentes de part et d'autres, tant de besoins de rattraper le temps perdu et d'en profiter pleinement que nous en faisons sans doute un peu trop parfois. Les pleurs se sont ainsi immiscés lors de notre dernière séance pourtant si attendue. La fatigue accumulée, mon corps bien trop sensible depuis quelques mois (problème hormonal ?), ne m'ont pas permis de gérer une séance d'aiguilles où je me suis sentie au bout de moi-même et particulièrement déçue de moi. Nous nous étions sans doute également trop égarés dans diverses pratiques parce qu'une fois de plus nous souhaitions profiter à fond de ce moment à deux.
Je rêve d'évasion, de vacances où on se laisse aller en ne pensant à rien, de rencontres sans se poser de question sur ce maudit virus, de partages, de sorties où l'on discute autour d'un verre ou d'un bon repas.
Ce début 2021 ne le permet pas encore mais bien des choses ont changé depuis.
Le bilan de l'année écoulée est forcement mitigé.
RépondreSupprimerCe qui en ressort, ceux sont quelques oasis de plaisir au milieu d'un océan de frustration.
Et sur la carte de cette l'année commencée, je ne vois pas énormément de rivages heureux où accoster.
Courage et Patience, donc !
Bonjour,
SupprimerJe n'aurais pas mieux résumé le bilan de l'année écoulée. Ces oasis de plaisir permettent de tenir le coup et de continuer à avancer.
Le renouveau du printemps apportera peut-être son lot de bonnes nouvelles.
Bonne journée,
Anaëlle
Mon esclave,
RépondreSupprimerUne année en dents de scie, qui ressemble à le précédente, avec les difficultés liées à la crise sanitaire en plus.
Mais une année qui nous aura fait avancer avec de beaux moments de partage et certainement la préparation des conditions nécessaires à l'éclosion de notre projet de Vie.
Des hauts , des bas donc, beaucoup de patience qui finira par payer...
Des rêves partagés mon esclave, des rêves à partager.... bientôt
Ton Maitre qui t'aime
Maître,
SupprimerDepuis quelques temps, les années se ressemblent en effet Maître. J'espère que nous pourrons très bientôt pleinement nous retrouver et retrouver plus de légèreté dans notre vie. Il ne faut jamais se décourager alors dans l'attente de cette éclosion profitons de nos petits instants de bonheur.
J'aime tout particulièrement cette phrase qui résonne beaucoup en moi "Des rêves partagés mon esclave, des rêves à partager.... ".
Respectueusement,
Votre esclave qui Vous aime.
Bonjour Anaëlle ,
RépondreSupprimerOn ce rend bien compte dans votre bilan que " confinement ne rime pas avec "séances "!
Même si "Maître " est plus souvent là . . . . . . . .
Ce fut une année bien particulière , pour tout le monde . Apportant avec elle ces moment de joie et de plaisir (bien rare ) , mais aussi ces moments de tristesses ( beaucoup trop nombreux ) .
Concernant votre beau projet , il faut garder confiance , car bientôt un avenir tout beau frappera ou ( à déjà frappé ) à votre porte . Et là , vos larmes laisserons place aux sourires et aux rires .
Je ne vous souhaites que le meilleur ,
Pierre ,
Bonjour Pierre,
RépondreSupprimerJ'ai préféré attendre avant de vous répondre. Attendre que nous trouvions notre perle rare.
Une nouvelle aventure commence :)
Bon après-midi,
Anaëlle