Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

lundi 9 juillet 2018

Retour de vacances...



L'été est là, période attendue et redoutée à la fois. Fini les trajets scolaires, les devoirs le soir mais aussi les activités, ces seuls deux petits jours où nous avions la maison rien qu'à nous. L'idée de passer deux mois sans séances me donne le vertige mais cette période estivale est souvent celle de tous les possibles, où Maître pousse sa soumise, son esclave.

Peu avant notre départ, à l'aéroport mon esprit vagabondait déjà sur ce que Maître me ferait vivre cette année. Deux semaines loin de notre quotidien, des vacances en famille où j’espérais néanmoins que l'on trouverait un peu de temps pour nous deux. Il m'avait titillée les jours précédents évoquant la possibilité de jeux d'eau. Nous y avions brièvement goûté l'été dernier et je me voyais déjà devant lutter contre le manque d'oxygène dans l'océan (car assurément la piscine collective ne nous le permettrait pas), m'en remettre toute à lui dans un mélange de peur, d'excitation et d'abandon.

Nous avons retrouvé au cours de ce séjour beaucoup de tendresse, de complicité, de rires, de plaisirs simples, savourant le fait d'être ensemble. Nous en avions besoin. Pendant quelques jours nous avons essayé de mettre nos préoccupations de côté, couper autant que possible avec nos réflexes d'hyper connectés, les téléphones restant sagement au coffre la plupart du temps.

Maître ne m'a pas poussée aussi loin que les autres années. L'environnement ne s'y prêtaient pas vraiment, à cela s'ajoutait la proximité de la famille. J'ai jonglé du "tu" au "vous" finissant par ne plus savoir ce que je devais dire car cela changeait trop souvent, décidant finalement que c'était à Lui  de me corriger si je n'employais pas le pronom adapté. Pour Lui aussi, ce changement de position quasi constant était difficile à gérer, décidant qu'Il ne pouvait pas focaliser son attention là-dessus.
Maître a maintes fois fait jouir son esclave, un cadeau, loin de la frustration qu'Il me fait souvent vivre dans notre quotidien et contrastant avec des séances très jouissives.
Notre lien, bien que moins visible, s'exprimait d'un regard, dans des paroles pleines de sous-entendus, dans des petits services comme aller Lui chercher son café... Maître avait prévu quelques accessoires, c'est ainsi que je me suis retrouvée dans Ses cordes, sur le lit jusqu'à ce que la sonnette de la chambre se mette à retentir annonçant l'arrivée de la femme de chambre. Ce jour-là la chambre fut rapidement nettoyée, par égard pour elle j'ai enfilé rapidement une tenue avant qu'elle entre et nous sommes allés sur le balcon. Maître me fit cependant attendre agenouillée entre ses jambes, caressant la corde dans mon dos.
Nous avons profité de tous ces petits moments où nous étions à deux sans anticiper ce qui allait se passer, laissant place à la spontanéité et aux envies du moment. Je me suis retrouvée à moitié dénudée, en plein soleil sur notre balcon donnant sur le cours de tennis, yeux fermés, n'ayant d'autre consignes que de rester là sans bouger pour Son plaisir, ne sachant même pas si Maître m'observait encore jusqu'à ce qu'Il me rappelle avec une bouteille d'eau fraiche versée sur mon corps chaud qu'il n'était jamais bien loin.
Des petits défis pris au sérieux passant de la légèreté d'un moment en famille à "tu as cinq minutes pour me faire bander. Je te préviens je ferai tout pour résister" mettant mon imagination à l’épreuve. Je me suis trémoussée devant lui avec un sourire satisfait lorsqu'Il m'a dit ensuite "combien de temps pour me faire jouir ?" me laissant moi-même déterminer une durée que j'ai volontairement choisie très courte me laissant emporter par ce petit défi et redoublant d'efforts pour faire jouir Maître rapidement en sachant que la tâche ne serait pas facile car Il se contrôle si bien qu'Il peut faire durer son plaisir très longtemps.

Nous n'avons pas eu de moments seuls à la plage pour explorer les jeux d'eau tels que je les avais secrètement imaginés ce qui me laisse quelque peu frustrée. Maître m'a cependant fait goûter à d'autres jeux d'eau s'invitant souvent dans la salle de bain lorsque je prenais ma douche. Agenouillée devant lui, sans un mot, il a mis mes sens en ébullition me laissant imaginer quelque chose qui ne s’est pas passé, me demandant de m'occuper de lui devant son sexe dressé. Le lendemain s'est déroulé de la même façon. Le jour suivant, alors que je me lavais tranquillement, Il m'a rejointe un bandeau à la main. Je me suis de nouveau agenouillée devant Lui, les yeux, cette fois, cachés dans le noir total. Dans l'attente. Je ne sais dire si j'ai attendu quelques secondes ou plusieurs minutes ainsi. Bien sûr j'imaginais ce qu'il pourrait faire sans savoir si, comme les jours précédents, Il jouait une fois de plus avec moi. Je ne savais pas si nous réaliserions vraiment un jour ce à quoi Il me laissait penser.
Cette fois ce fut différent. Un fin jet chaud vint lécher mon épaule, ma poitrine - longuement - Maître devant contrôler son excitation pour réussir à uriner pour la première fois sur mon corps. Bien que je m'y attendais depuis plusieurs jours, j'ai été surprise de franchir ce cap.
Je me souviens du sentiment que j'avais eu en lisant des articles sur la douche dorée. Si je l'acceptais pleinement chez les autres j'avais du mal à m'y projeter, c'était "trop". Me concernant, je n'y voyais alors qu'un sentiment dégradant, d'infériorité, je ne voyais que le geste "se faire pisser dessus, comme un chien pisse sur une chose insignifiante" sans arriver à y associer une émotion positive.
Pourtant, lorsqu'Il l'a fait je n'ai ressenti aucune humiliation, aucune infériorité. Je n'ai pas pensé une seule seconde au respect qu'Il avait pour moi. Il me marquait, sa propriété, son territoire, excitée d'être infiniment à Lui. Il m'a fait ensuite essuyer son sexe avec la langue.
Je ne sais pas si Maître en avait envie depuis longtemps, pensait-il ressentir tant de plaisir à le faire ? Néanmoins ça ne fait aucun doute que cette pratique lui a plu. C’est donc avec plus d'assurance que je me suis retrouvée le lendemain dans la même position, bandeau sur les yeux, Maître ne se gênant pas pour me marquer une seconde fois, urinant sur ma poitrine. Cette fois, je pus entendre le son de sa voix dans ce huis clos où tout est permis "Pelote toi avec ma pisse".

Aujourd'hui il nous faut reprendre le quotidien portés par les souvenirs, le cœur rempli d'amour et  l'impatience de mettre en place au plus vite nos projets d'avenir.

2 commentaires:

  1. Et bien ma belle... certes point de jeux dans l'eau, mais une belle découverte dis moi !!! J'adore quand Maître m'arrose ainsi dans la douche, tout comme toi je ne me sens pas salie, juste un trouble délicieux et un agréable sentiment d'appartenance.
    Et comme je comprends ta frustration aussi, nos projets ont nous aussi été quelque peu contrariés, et c'est franchement frustrant. Mais il faut se dire que ce n'est que partie remise ! Votre beau projet ne pourra que se concrétiser, vu tous les efforts que vous consentez, et alors à vous tous les possibles ;-)
    Je t'embrasse très fort ma belle et te dis à très vite !
    Mes sincères respects à Maître Phénix.
    Tendrement,
    élerinna, kajira d'Elendil

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    1. En effet ma belle, même si je n'ai pas le sentiment d'avoir été confrontée à la difficulté comme les autres années, Maître m’avait réservée une troublante découverte.

      Ce que j'aime par dessus tout, c'est cette complicité que nous avons. Aller au-delà de ce que notre éducation nous dicte et accepter de vivre pleinement nos envies sans avoir à les brider, sans avoir peur de ce que l'autre va en penser.
      Une liberté que je chéris et qui rend, à mon sens, l'amour que nous avons ressentons encore plus fort car nous nous aimons dans la transparence.
      Pour le reste tu as raison, nous aurons d'autres occasions. ;-)

      Je t'embrasse bien fort ma belle,

      Mes respects, agenouillée, à Maître Elendil.

      Avec toute mon affection,
      Anaëlle

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